Ep 152 · Introduction : 32 conseils, 5 niveaux00:00
CE QUE RACONTE CET ÉPISODE
J'ai classé 32 conseils d'écriture, et celui que j'applique chaque jour a fini tout en bas.
« Écris tous les jours » me réussit depuis plus de trois ans, comme à plusieurs auteur·ices que j'accompagne. Je l'ai quand même rangé au niveau « pas la cible » de ma tier list, à cause de ce qu'il provoque quand on le balance à tout va. Quand il va à contre-courant de la vie de quelqu'un, cette personne s'y perd totalement.
En séance, je vois des rythmes très différents tenir : le rendez-vous quotidien pour certain·es, de grandes plages en semaine ou le week-end pour d'autres.
Le conseil que j'ai placé au sommet, c'est « la discipline bat la motivation ». Par discipline, j'entends ton rythme d'auteur·ice, loin de toute autoflagellation. La motivation, je peux te la donner en cinq minutes au téléphone : elle tiendra deux jours. Ton rythme prend le relais ensuite, c'est lui qui rend le projet durable.
C'est tout l'enjeu de la Clarté de Rythme : savoir de quoi tu as besoin pour que l'écriture s'ancre dans ta vie sans tirer un trait dessus.
Qu'est-ce qui fait que tu as envie d'y retourner demain ? Pour moi, c'est le seul objectif.
Les 30 autres conseils passent au classement dans l'épisode 152 du podcast Ose Écrire, à écouter là où tu écoutes tes podcasts ou à regarder sur YouTube.
#OseEcrire #ecriture #writersofinstagram
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Face B — le transcript
L'ÉPISODE MOT À MOT · LES TIMECODES LANCENT L'ÉCOUTE
Évidemment, tu te doutes bien que ce n'est pas moi qui ai tapé tout ce transcript à la main… Alors oui, il y a parfois des incohérences et des erreurs. Comme quoi, rien de mieux que d'écouter l'épisode plutôt que de le lire !
Tu cherches un passage précis ? La table d'écoute passe les transcripts de tous les épisodes au peigne fin.
Introduction : 32 conseils, 5 niveaux
Bienvenue dans cet épisode hors série où on fait la tier liste de tous les plus grands conseils d'écriture. Et parmi tous les langages que porte notre très belle planète, j'ai décidé de parler celui des faits. Ouais, on va leur dire aujourd'hui. Je vous souhaite une très bonne écoute. Moi c'est Sam, Ibéléon de Monon Plume. Je suis écrivain, coach ICF et j'ai créé Ose Écrire, un accompagnement pour celles et ceux qui veulent enfin accomplir leur rêve d'écrire un livre. Ce podcast a la même intention. C'est ton rendez-vous inspiration, discipline et passage à l'action. Et si ça te parle, abonne-toi, mets 5 étoiles et partage autour de toi. Parce que plus il y a de gens qui osent, plus d'autres oseront à leur tour. Allez, c'est parti et bonne écoute. Coucou les amis, j'espère que vous allez bien. Je suis ravi de vous retrouver aujourd'hui pour... Je pense que ce sera un épisode hors série du podcast.
Alors je ne sais pas quand il sortira. Est-ce que je le laisserai un dimanche ? Est-ce qu'il sera en bonus ? Je ne sais pas. Mais en tout cas, je suis ravi de vous retrouver pour cet épisode. Où on va faire tout simplement la tier liste des conseils d'écriture les plus connus, les plus mainstream. On va les prendre un par un. Il y en a 32. Je les ai classés par catégorie. Et vas-y, c'est la roue libre. C'est la roue libre. On va les ranger dans une belle tier liste que j'ai faite ici. Alors, vous pouvez voir que j'en ai fait plusieurs, mais aujourd'hui, on va s'arrêter sur les conseils. On verra les autres plus tard. Mais vous retrouverez évidemment les tropes, les genres, les procédés d'écriture. Et les pokémons aussi, parce qu'il faut bien que je m'amuse aussi un petit peu. Donc parfois, je fais des trucs juste pour mon kiff à moi. Bref, dans cette tier liste, 5 niveaux, rien de très nouveau.
Peut-être juste les noms. Et paf, ça fait des chocs à pic. En tier S. Génie intemporel, ou presque. En A. En B, ça casse pas. Mille et une pattes. A, mille pattes. En C, c'est plutôt bien. Mais oui, parce que le mais, évidemment, absorbe tout l'énergie de ce qui a été dit avant. Et en D, on va dire pas la cible. Voilà. Pour pas dire qu'on trouve que c'est nul. Je rigole, bien évidemment. Et finalement, chacun trouvera sa vérité. Écoutez, on va démarrer pour cette magnifique tier liste. 32 conseils d'écriture. Je vais probablement dire beaucoup de choses intéressantes. Ou pas, je ne sais pas. Non, bien sûr que si elles seront intéressantes. Oh là là, ne vous inquiétez pas. Bref, je vais vous lire les catégories, d'abord. Donc, première catégorie. Je les ai sur le côté, là. Vous ne les voyez plus au montage, mais je vais vous les lire. Donc, la première catégorie, c'est les conseils, genre, avant d'écrire.
Ensuite, c'est les conseils de discipline. Ensuite, c'est les conseils qui concernent le premier jet. Ensuite, c'est les conseils qui concernent l'histoire. Puis, le style. Et enfin, la réécriture.
Écoutez, sur ces belles paroles, je vais me servir de ma petite infusion. Et puis, c'est parti. On va commencer par le premier. Installez-vous bien. Vous pouvez regarder cette vidéo sur YouTube. Vous pouvez l'écouter, sincèrement. Ça va être pareil pour vous. Je vais bien prendre le temps de lire les conseils, de les expliquer rapidement. Je ne suis pas là pour vous faire un cours de technique. Vous avez compris que moi, la technique, écoutez... Second vidéo à chaque fois. Bref. C'est parti. Catégories avant d'écrire. On les fait dans l'ordre des catégories.
Sachez que cette tier list, évidemment, n'engage que moi. Voilà. S'il y a un conseil qui vous touche et que je le mets en D parce que je dis qu'il est éclaté, écoutez, c'est le plus important. Le plus important, c'est que vous, il soit haut dans votre cœur. S'il vous aide. C'est le principal. Voilà. Bref. Je dis ça parce que le premier, il est nul.
Fais un plan avant d'écrire
Je rigole. Je rigole. Je rigole. Le premier, c'est fait un plan avant d'écrire. En gros, c'est de décider... Alors, on pourrait le dire de différentes manières.
Et en fait, voilà, tout de suite, là, tu vois, je le... Alors, je vais le prendre dans sa version extrême. C'est-à-dire que faire un plan avant d'écrire, c'est vraiment genre le méga architecte. Genre le gars, il détaille tout. Tu vois, genre big plan, il sait où il va, il fait toutes les étapes, tout le chapitrage, les scènes, etc. Si tu vois le conseil comme ça, franchement, moi, je le mets en D, en dernière position, parce qu'il y a plein de gens à qui ça ne va pas du tout correspondre. Et il y a plein de gens pour qui ça va être même, au contraire, paralysant. Et il y a plein de gens pour qui ça va même être une pression. Et donc, ça va juste appuyer sur leur croyance, leur peur, leur limite.
Enfin, leur croyance limitante, leur limite, sky the limit, comme on dit. Maintenant, on pourrait aussi dire, voilà, c'est une histoire d'intention. Si tu t'arrêtes là, tu diras savoir où on va. Là, il serait en tiers S, en fait. Parce que si tu n'as pas d'intention, ça ne sert à rien, quelque part. Mais que tu sois... Alors, vous savez, je n'aime pas trop ces thèmes-là, mais parce que la vérité se situe entre les deux, c'est un spectre tout ça. Mais que tu sois à l'opposé du spectre architecte ou de l'autre côté, côté jardinier, quelque part, l'intention est toujours importante. Donc, ça, ce n'est pas un conseil, c'est presque une vérité absolue. Donc, je prends le conseil dans sa version la plus brute, à savoir, on doit faire un plan avant d'écrire. Et je suis catégorique, ça, je le mets en D. On va dire que je ne suis pas la cible parce que je suis convaincu que c'est un faux conseil pour énormément de gens, en fait.
Ouais, ça fait bien, parce qu'en fait, ça fait travailler. C'est-à-dire que c'est facile, quand tu vois quelqu'un qui est bloqué, de lui dire, non, mais t'inquiète, fais un plan. Alors oui, ça lui donne l'impression d'avancer. C'est encore pire, procrastination active. Donc, c'est absolument horrible. Donc, je le mets en D parce que ça correspond maximum à 50% des écrivains, peut-être. Voilà.
« “Évite les clichés” ? Conseil de m*rde. »
Écris ce que tu connais
Autre conseil dans la catégorie avant d'écrire, c'est le write what you know. Écris ce que tu connais. Va chercher ta matière dans ta vie, ton métier, ta ville, tes colères. Alors, celui-là, moi, je le trouve masterclass, ce conseil. Alors, c'est-à-dire que c'est pareil. Je vais le noter masterclass avec la finesse que j'y mets moi. C'est-à-dire, on ne se restreint pas à dire, OK, il faut écrire du contemporain, qui se passe en France, concernant un jeune homme de 30 ans, a.k.a. moi. 31, en vérité. Non, c'est-à-dire qu'à chaque fois, c'est oui, on va mettre de nous dans le texte. Et c'est même important de mettre de nous. C'est ça qui fait que le lecteur accroche. C'est ça qui fait qu'il a envie de revenir. Donc, celui-là, écris ce que tu connais, write what you know, c'est vraiment un tiers S, c'est exceptionnel. Je le rangerais presque dans les vérités absolues, tu vois, comme le coup de l'intention.
Mettre de soi dans le livre. Alors, ça me paraît essentiel, et en fait, ça me paraît presque impossible de faire sans. Je n'arriverais pas, je pense, à écrire un livre en étant totalement détaché. Ou alors, il faudrait que je le fasse écrire par une IA sans rien lui dire, tu vois. Mais là, du coup, quel serait le sens et quel serait l'intérêt ?
Ouais, moi, je pense, je ne suis pas sûr d'arriver à écrire un bouquin sans y mettre de moi. Parce qu'en fait, tu le fais même inconsciemment, tu vois. Donc, voilà. Donc, celui-là, tiers S, pour moi, c'est quasiment, enfin, c'est presque impossible de ne pas mettre de soi dans un livre. En tout cas, c'est mon parti pris. Et moi, j'encouragerais même les gens à les piocher dans tout ce qu'ils ont, dans tout ce qu'ils ont vécu, dans tout ce qu'ils ont fait, dans tout ce qu'ils aiment, dans tout ce qu'ils n'aiment pas. Bref, absolument tout. Absolument tout. Et c'est même un très, très bon déclencheur comme outil de créativité. Si vous avez l'impression de ne pas être créatif, je ne sais pas, prenez votre téléphone, vous ouvrez une photo au hasard. Je suis quasiment sûr que vous avez une histoire à raconter sur cette photo. Et ça peut être la base d'une histoire, tu vois. D'une histoire contemporaine, mais aussi d'une histoire de fantaisie, tu vois.
Genre, je ne sais pas, tu prends une photo, je peux faire l'exercice, là. Hop, je monte mes photos au hasard, comme ça, je vous regarde, je mets stop, j'ouvre la photo. OK, vous voyez, là, c'est Voltaire qui joue dans la mer.
Et bien, je peux décider que le personnage principal de mon histoire, c'est Voltaire, sauf qu'il parle. et qu'il fait des vacances à la plage. Donc, voilà. Donc là, je bascule dans une histoire fantastique, tu vois, ou même de fantaisie, si c'est absolument normal qu'un chien parle. Voilà. Donc ça, c'est Masterclass comme conseil, vraiment. Je pourrais le répéter à qui veut l'entendre. Et d'ailleurs, c'est la clarté d'identité dont je parle. C'est ça, en fait. C'est OK, de quelle permission j'ai besoin ? Qu'est-ce que j'ai envie de m'autoriser ? Tout ça par rapport à mon intériorité, tu vois. Ça, ça touche à nous. Voilà. Donc oui, écrivons ce qu'on connaît, mais ce qu'on connaît au regard de tout ce qui compose notre vie. Parce que, par exemple, parfois on ressent des émotions, ça n'a pas de sens de dire qu'on les connaît ou qu'on est capable de les expliquer. Non, ça ne sert à rien parfois de mettre de la rationalité sur ce qu'il n'y en a pas.
Écris pour toi
Acceptons juste que, OK, je l'ai ressenti, donc je suis légitime à l'écrire et à la faire traverser à ceux qui me liront. Voilà. Ensuite, écris pour toi. Le dernier conseil dans Avant d'écrire. Choisis ton sujet et tes longueurs sans te demander ce qu'en penseront un éditeur ou ta famille. Bah oui. Oui, mais je ne peux pas décemment le mettre en tiers S pour la simple et bonne raison qu'il me paraît tout à fait légitime de vouloir écrire pour quelqu'un d'autre que soi. Et d'ailleurs, il y a plusieurs épisodes où j'ai des auteurs qui m'ont partagé qu'ils écrivaient pour être lus, pour une audience spécifique.
Donc, je vais le prendre dans ce cas-là. C'est-à-dire, ok, est-ce que le texte... En gros, ça serait, tu prends tous les écrivains du monde et tu leur poses cette question. C'est quoi le plus important pour toi ? Que ton livre te corresponde et soit vraiment très, très transformatoire pour toi, mais qu'il ne soit pas tellement lu. Ou alors, à l'inverse, qu'il soit énormément lu, mais qu'il ne te transforme pas forcément. Alors évidemment, généralement, les deux restent liés quand même, mais volontairement, tu poses ce dilemme-là. Et en fait, les réponses seront toujours...
Ça ne sera jamais unanime. Il y a des gens qui écrivent pour être lus par une certaine audience. Et c'est tout à leur honneur. L'important, c'est toujours ce que je répète, c'est la clarté d'intention. C'est donc de savoir à qui on a envie de s'adresser, pour quelle raison on écrit ce livre et qu'est-ce qu'il raconte. Ce trio d'intentions, cette triptyque, ce trépied, tient dans la congruence entre le résultat qu'on entend et la raison profonde pour laquelle on le fait.
Et si c'est aligné avec le fait qu'on a envie, par exemple, d'écrire des livres, je ne sais pas, pour enfants, eh bien, trop bien, tu vois. Donc, ce conseil-là, écrit pour toi, c'est un bon conseil, mais ça peut être un mauvais conseil quand la personne est très alignée, très congruente avec le fait qu'elle a envie d'écrire pour une cible ou pour une raison qui n'est pas personnelle. Dans le sens, par exemple, moi, j'écris pour mon accomplissement personnel, je suis content que mes livres existent, je suis content qu'ils soient disponibles, je suis content que les gens les lisent, mais la raison première, je viens chercher le chemin, je viens chercher la transformation, je viens chercher l'accomplissement personnel, l'héritage, l'hommage, la guérison, bref, plein de choses, mais pas volontairement, je ne mesure pas la réussite de mon livre ou la quantité de lecteurs que j'ai touché. Donc, écrit pour toi, je ne serai pas aussi dur que fais un plan avant d'écrire parce que écrit pour toi, c'est quand même un bon conseil, donc je vais le mettre en je vais le mettre en génie intemporel ou presque parce que je le vois un petit peu plus haut que la moyenne quand même.
Je pense que de manière générale, on écrit toujours un peu pour nous. ça, c'est un peu ma conviction personnelle, c'est pour ça que je le mets en A.
Alors, conseil, écrit tous les jours. Alors, vous pourriez vous dire, vous pourriez vous dire, oui mais Sam, toi, t'écris tous les jours, t'écris tous les jours depuis le 1er janvier 2023. c'est vrai. Je suis extrêmement talentueux.
Van Appart. Écrit tous les jours est un conseil que je vais ranger comme fait un plan en D parce que ça peut être un très mauvais conseil pour beaucoup de gens. Là, on touche au cœur de la clarté de rythme et donc de quoi j'ai besoin dans mon processus d'écriture, dans mon rythme d'écriture, dans ma discipline d'écrivain pour que le processus s'ancre dans ma vie sans tirer un trait dessus. Il y a des gens, si tu leur dis d'écrire tous les jours, ça va tout faire exploser et ça n'a aucun sens. J'ai des auteurs que j'accompagne qui effectivement écrivent tous les jours comme moi. J'ai des auteurs que j'accompagne qui ont des sessions d'écriture dédiées dans la semaine. Parfois, c'est trois sessions de deux heures. Parfois, c'est que le week-end et des sessions de six heures.
Parfait, parfait, parfait. Tu vois ? Et donc, si tu imposes à quelqu'un d'écrire tous les jours alors que ça va à contre-courant, à contre-courant de sa vie elle-même, ça n'a pas de sens. Ça n'a pas de sens, tu te perds totalement. Donc, écris tous les jours et peut-être l'un des pires conseils qu'on peut donner à quelqu'un comme ça sans contexte. Tu vois ? Évidemment, quand tu creuses avec les gens, ça arrive assez souvent de tomber sur des gens qui sont très responsifs. Putain, j'ai le mot qui vient très...
qui se retrouvent beaucoup dans ce conseil-là parce que ça va beaucoup les aider dans leur clarté d'intention, dans leur clarté d'identité à ancrer tout ça et à progresser petit à petit. Tu vois ? Mais, c'est un conseil qui amène beaucoup de positifs à la majorité des gens mais qui peut amener vraiment beaucoup de négatifs à une petite partie. C'est pour ça que je le mets en D parce que balancer à tout va comme ça, je trouve que c'est un mauvais conseil.
La discipline bat la motivation
Voilà. La discipline bat la motivation. Bon, celui-là, il est en S, il n'y a même pas de débat à avoir. Alors, attention, quand je mets le mot discipline, je ne parle pas d'un truc autoflagellant où on se force à faire quelque chose. Je parle réellement de notre rythme d'auteur, donc de notre clarté de rythme. Donc, tu vois, c'est typiquement le lien avec le truc d'avant, écrire tous les jours. c'est si mon rythme et ma discipline d'auteur, c'est d'écrire trois fois par semaine, c'est cette discipline qui battra la motivation. Parce que la motivation, c'est bien beau. Il faut cinq minutes, voilà, vous m'appelez, cinq minutes au téléphone, on raccroche, vous êtes motivé. C'est facile d'attraper la motivation de quelqu'un et de tirer dessus et qu'il se sente motivé pendant deux jours. La motivation, ça ne suffit pas dans un processus. Comment je transforme cette motivation ? Comment je l'ancre à mon processus ? Comment j'en fais quelque chose qui devient durable, pérenne et qui a un impact sur le projet que je porte ?
Fixe-toi un objectif de mots par jour
Voilà. Donc, discipline, balle, la motivation, c'est pareil. Je le mettrai presque comme une vérité absolue. Ok, c'est parti. Fixe-toi un objectif de mot par jour. Bon. Celui-là, il rentre pareil dans la clarté de rythme.
Je pense que lui, franchement, je le mettrai dans... J'ai ni un temps... Ouais. Fouin, non, je vais le mettre dans Sacaspa à 1000 pattes parce que... Parce que... En fait, il est extrêmement pertinent et c'est la façon la plus facile de tracer sa progression. Maintenant, il y a quand même une grande partie des gens à qui ça peut mettre une pression. Il y a une grande partie des gens qui s'en foutent en fait parce que... Ce qui les intéresse, c'est juste de savoir qui s'y sont mis. Donc, par exemple, l'assiduité. Je m'y suis mis cinq fois cette semaine. Sept fois cette semaine. Ok, j'ai une assiduité. En fait, il n'y a que ça qui compte. J'ai écrit 200 ou 2000 mots. C'est pareil pour moi.
Il y en a certains où ça va être beaucoup plus du feeling. Tu vois, c'est simplement... Ok, là, j'ai passé une bonne séance. Et c'est ça qui me donne envie d'y retourner. C'est ça toujours le principal. C'est ça le seul objectif. Le seul objectif, c'est... Ok, mais qu'est-ce qui fait que j'ai envie d'y retourner demain ? Voilà. Et si, compter les mots, c'est une tannée... Bon. Et d'ailleurs, c'est pour ça que j'ai mis à dispo sur le site, alors en version gratuite, voilà, vous avez l'IO, le tracker d'écriture. Pour les gens que j'accompagne, évidemment, c'est un truc un peu plus poussé, c'est un peu plus intéressant. Et surtout, ça reste... Enfin, il y a une base de données, quoi. Parce que là, l'IO, si vous supprimez vos cookies, en gros, quand vous revenez le lendemain, c'est sauvegardé sur vos cookies, en gros. Voilà. Parce que je n'ai pas envie de m'embêter !
Bref, l'IO, cependant, marche très bien sur l'annulgateur. Si vous supprimez pas votre historique et vos cookies tous les deux jours, c'est nickel. Et vous voyez, ça, c'est une friction que je voulais retirer. Parce qu'en fait, il y avait beaucoup aussi de trackers de mots qui étaient pas pratiques, moches, difficiles à mettre en place, ou le faire sur un tableau Excel, c'est bien, mais en fait, après, tu te perds, et puis c'est chiant, et puis c'est pas toujours accessible. Enfin bref, il y a plein de trucs qui font que il pouvait y avoir de la friction sur ça. Donc, ça me semblait très important de gommer cette friction-là pour que le compte de mots devienne agréable et devienne un moteur pour ancrer le rythme. Cela étant dit, il y a plein de gens avec qui ce moteur ne sert à rien et où ils auront des mesures beaucoup plus cœur ou beaucoup plus corps. Voilà. On est toujours sur cette triptyque index de conscience, tête, la rationalité, compter, le cœur, les émotions et le corps, le mouvement.
Ensuite, le conseil, le fameux conseil write, drunk, edit, sober. En fait, on pourrait le prendre de différentes manières ce conseil. On pourrait le prendre stricto sensus, écrire bourré et corriger sobre. Je ne vous le conseille pas, ça voudrait dire que vous devriez écrire votre premier âgé en étant totalement sous. Pas terrible. Mais je vais le prendre dans une version peut-être un petit peu plus moderne, en tout cas moi, comment je l'imagine. c'est ne retravailler ce qu'on a écrit qu'à la fin du premier jet. Et ça pour moi, c'est vraiment godlike comme conseil. Je vais le mettre en A, en génie intemporel. Parce que, et pas en S, pour quelle raison ? Parce que je pense qu'une fois qu'on a écrit un premier livre, une fois qu'on commence à bien se connaître, qu'on a conscience de nos blocages, de ce qui peut nous ralentir, etc. On peut arriver à des processus où on fait lire avant la fin du premier jet.
Je me rappelle par exemple de Thibaut qui était venu dans le podcast qui faisait lire les chapitres au fur et à mesure en alpha lecteur.
Je pense aussi à Nefeli qui, je pense que vous n'aurez peut-être pas encore entendu le podcast. Donc, je vais spoiler un petit peu, mais bref, qui elle, quelque part, voulait bien que les dix premiers chapitres soient fixés, ce qui lui permettait de bien ancrer ses personnages pour elle. Et ensuite, elle ne corrigeait plus rien jusqu'à la fin du premier jet. Donc, vous voyez, quand on arrive à un stade un peu plus avancé, je dirais, quand on est au-delà d'être primo-auteur, là, le conseil devient pas forcément vrai. Donc, c'est pour ça que je le mets en A et pas en S. Je ne sais pas pourquoi je me mets à moucher au moment où j'enregistre.
Lis beaucoup, écris beaucoup
Apparemment, le dieu des conseils d'écriture n'aime pas que je les trie. Ok, conseil d'après, lis beaucoup, écris beaucoup. Oui, oui, oui, et en même temps, je n'ai pas envie de faire le mec élitiste. Il y a des gens qui peuvent écrire des bouquins sans lire. Il y a des gens qui écriront un seul bouquin, donc ça dépend. C'est quoi que tu appelles lire beaucoup, c'est quoi que tu appelles écrire beaucoup. c'est ça le problème de ce genre de conseils. C'est pas du tout smart, tu vois. C'est pas mesurable, il n'y a pas de temps, il n'y a rien.
Lire beaucoup, beaucoup ça veut dire quoi pour lire, ça veut dire quoi pour écrire. Donc, lis beaucoup, écrire beaucoup, dis comme ça, j'ai envie de le mettre dans c'est plutôt bien, mais tu vois. Et on sait quoi. Après, voilà, ça aide forcément. je pense que quand c'est dans une démarche qui s'ancre aussi avec ce qu'on a envie d'atteindre, tu vois. Comment comment l'écriture me sert, comment l'écriture n'est pas quelque chose dans lequel je fuis pour ne pas écrire, comment à l'inverse, écrire est une fuite pour ne pas lire et je sais pas, tu vois, ça peut être plein de choses. Donc, je trouve que c'est un bon conseil, mais vas-y, c'est, j'ai pas l'impression que c'est ce conseil-là qui va faire la différence, tu vois. Et en fait, j'ai même l'impression, et c'est peut-être pour ça que je le mettrai si bas, tu vois, instinctivement, c'est que quand tu dis ça à quelqu'un, il va prendre le truc le plus facile, tu vois, il va faire, ah ok, il faut que je lise beaucoup.
Ne lis rien pendant ton premier jet
Et donc, il va se palucher des tas de livres avant de commencer à écrire. C'est pas comme ça que c'est quoi que tu veux faire ? Tu veux devenir le plus grand lecteur que la Terre ait porté ou tu veux écrire des histoires ? Bon, si c'est la deuxième option, va pas me lire dix bouquins avant, genre, pose-toi la question de quoi t'as besoin pour écrire là, tu vois. Et si, dans ton procédure d'écriture, tu te dis, je sais pas par exemple, ok, j'ai une faiblesse sur telle ou telle chose et j'ai vraiment la sensation profonde que je dois apprendre à faire, je sais pas, des descriptions, bah ok, va lire les 100 premières passes du Chineur des Anneaux, tu sauras décrire la comté et advienne que pourra ensuite, tu vois. Mais c'est toujours pour moi une seconde logique. Si la priorité, c'est d'écrire des histoires, ok, concentre-nous sur ça, tu vois. Donc c'est pour ça que je le mettrais bas.
Ne lis rien pendant ton premier jet. Ça c'est en D, je sais même pas, je sais même pas que c'était un conseil. Enfin, si, je vois le délire, c'est genre en mode pour pas te polluer, tu vois. Ça peut être un bon conseil dans... Mais tu vois, c'est même pas un conseil comme ça qu'on peut donner. À mon sens, c'est quelque chose auquel l'auteur arrive quand tu tires un fil, tu vois. Si par exemple, tu tombes sur un auteur qui est très sensible au regard des... au regard par livre interposé des auteurs qu'il adore. Bon, ben là effectivement, peut-être que quand tu vas creuser ce fil, tu vas voir qu'en fait, il attend tellement de ressembler à un auteur que du coup, ça parasite sa propre écriture et que ça lui crée un syndrome de la page blanche. Bon, ok, une fois que tu as mis le doigt sur cette courantie limitante, tu réfléchis à, ok, qu'est-ce qu'il voudrait à la place, quelles options s'ouvrent à lui et peut-être qu'il va arriver sur une conclusion de, en fait, je ne vais pas lire cet auteur pendant que j'écris.
Ok, là, dans ce cas-là, c'est... Mais jamais je dirais à quelqu'un comme ça, en le croisant dans la rue, tu aurais un conseil pour quelqu'un qui veut écrire un livre, je ne lui dirais jamais ne lis pas pendant ton premier jet, ça n'a pas de sens.
Le premier jet est toujours mauvais
Donc, non, je le mets en D sans aucun remords. Le premier jet est toujours mauvais, ça c'est un conseil masterclass, ça c'est pas vraiment un conseil quelque part, c'est presque, c'est presque, c'est presque une évidence, tu vois, c'est quelque chose, une phrase très rassurante quelque part, oui, le premier jet est toujours mauvais et tant mieux, et tant mieux, et tant mieux, s'il n'était pas mauvais, quelque part, on ne l'appellerait pas premier jet, on l'appellerait version finale à publier, tu vois.
Et donc là, on retombe un peu sur le... Non, en fait, j'allais dire, il ressemble un peu au write, drink, edit, sober, but, pour moi, ce n'est pas le cas.
Ne corrige pas pendant que tu écris
Pour moi, c'est un peu une évidence, le premier jet est toujours mauvais. Après, la manière avec laquelle on ne le rend pas mauvais, là, effectivement, on peut rentrer dans les logiques que j'expliquais, soit, effectivement, je fais réécriture première, enfin, relecture première, réécriture après mon premier jet, soit j'utilise un processus d'alpha lecture pendant l'écriture du premier jet, mais ça, c'est, c'est comme je disais, dans un stade plutôt avancé et ça dépend des gens. Donc là, on tombe dans le conseil que je disais tout à l'heure, le write during edit sober, mais pour le premier jet est toujours mauvais. Pour moi, ça, c'est, c'est, alors, conseil tiers S, tu vois, c'est un conseil, tu vois, c'est presque, je dirais le conseil comme ça, c'est, fais en sorte que ton premier jet soit mauvais, ça voudrait dire que tu l'as terminé, tu vois. Ça, c'est pas mal. Oh, attends, et j'aime beaucoup cette phrase. Fais en sorte que ton premier jet soit mauvais, ça voudra dire qu'il est terminé.
Magnifique. Ok, ne corrige pas pendant que tu écris. Bon, ça, c'est un peu une redite. Eh ben, écoutez, ne corrige pas pendant que tu écris.
Ah, quoique non, oui, non, je sais pourquoi. C'est bon, je vois de quoi je parle. Alors, je parlais, en fait, là, j'englobais le processus d'après le premier jet quand t'es en première, en première relecture. Enfin, c'était le prolongement pour moi. C'est-à-dire que dans mon déroulé des étapes, tu fais d'abord un premier jet et ensuite une première relecture pendant laquelle tu ne corriges rien, simplement tu te fais comme une carte mentale, tu vois. Tu te notes tout ce qui vient, etc., etc. Tu bâtis ta cohérence d'ensemble, quel personnage, les temporalités, bref, tu mets tout à plat, tu vois. Et en fait, pour moi, c'est extrêmement important dans ces deux phases, quand tu retournes dans des chapitres précédents, de simplement noter en commentaire ce que tu ressens, ce que tu aimerais corriger, etc., etc. Ça permet de ne pas mettre le doigt dans l'engrenage d'un truc qui devient exponentiel et totalement fractal. Donc, ne corrige pas pendant que tu écris.
Je le mettrai, en fait, au même niveau que le Write, Drink, Edit, Sober parce que c'est un peu le même genre de conseil. D'ailleurs, franchement, j'aurais pu en mettre qu'un seul. Mais bon. Ne montre ton premier jet à personne. Celui-là, je l'avais mis à part parce que là, c'est vraiment le côté regard des autres. C'est qu'est-ce que je vais chercher.
Et là, ne montre ton premier jet à personne. Ah, c'est compliqué de répondre à soleil, mais... Moi, je conseille toujours de faire une première réécriture personnelle avant de le montrer.
Parce que ça permet, tu vois, d'arriver à une version où on a lissé toute la cohérence. Ne montre ton premier jet à personne. Franchement, je vais le mettre au même niveau que Ride, Branked it sober et ne corrige pas pendant que tu écris. C'est un peu la même typologie de conseils, en vérité. Ce n'est pas sur des phases totalement identiques. Ce n'est pas sur des enjeux totalement similaires.
Mais c'est un peu la même chose. C'est-à-dire que pour les primo-auteurs, j'aurais tendance à leur dire de suivre les étapes. C'est-à-dire un premier jet, une première relecture. Pendant ces deux phases-là, on ne corrige rien. Ensuite, on passe sur une première réécriture. Là, on corrige. Et ensuite, on montre à quelqu'un. Mais une fois que j'ai dit ça, c'est ça qui rend le conseil très bon. C'est parce que ça, ça permet de travailler sur son intériorité, sur son processus interne, sur ses croyances limitantes, sur la posture d'auteur qu'on a envie de développer, d'arriver à une version où on est confiant et ensuite de le montrer au monde.
Show, don't tell
Mais, ce n'est pas vrai pour tous les auteurs. C'est pour ça que je ne le mets que en A. qui est en A. Ok, on arrive sur le plus grand conseil de l'écriture. Et vous le savez, vous le savez, le show don't tell.
Bon, en gros, c'est... je ne saurais même pas... Enfin, il est tellement connu ce conseil. Vous savez, c'est genre, tu ne dis pas Paul était avare, tu dis Paul recontait ses pièces.
Voilà, c'est-à-dire que... Ou alors, il faudrait plutôt dire Paul recontait les pièces que lui rendait la boulangère, tu vois. Parce que du coup, il recontait les pièces rouges sur une boulangère baguette de 1 euro, tu vois.
Donc, ça montre qu'il est avare sans le dire. Alors, ce conseil... En fait, le truc, c'est que tu ne peux pas le mettre en S, mais tu ne peux pas vraiment le mettre en bas parce que... Je vais le mettre en A, donc en génie intemporel ou presque, parce que si tu ne fais que du show don't tell, quelque part, parfois, tu alourdis tes trucs, tu vois. Parfois, c'est plus simple d'écrire Paul était avare que d'écrire Paul recontait la monnaie de ses pièces quand la boulangère lui rendait la monnaie sur 2 euros pour sa baguette classique tradition achetée boulevard je ne sais plus où à 1 euro 10, tu vois.
Paul était avare, c'est très bien aussi, tu vois. Donc, c'est un bon conseil et c'est un bon conseil quand on débute parce que en fait, j'ai la sensation à force de voir le procédé, de lire des primo-auteurs, de travailler avec des auteurs, que le show don't tell vient presque plus souvent d'une précipitation, d'une excitation trop grande à l'idée d'avancer plutôt que d'une vraie volonté de mal faire ou tu vois, ou plutôt d'un truc qui traduit qu'en gros, tu n'es pas doué, tu vois.
Parce qu'une fois que tu as compris, une fois que tu as unlock le petit cadenas dans ta tête qui te fait identifier le show don't tell, tu ne le rates plus en fait, tu relis tes trucs, voilà. c'est le grand classique, par exemple. Moi, celui que je chasse beaucoup dans mes textes parce que quand c'est le genre le personnage sentit la colère, tu vois. Parce que quand je suis dans le processus d'écriture, le poser, en fait, attention, petit développement personnel, j'ai, un des grands enjeux personnels que j'ai rencontrés dans ma vie, c'était verbaliser les émotions, tu vois. Être ok avec le fait de partager la colère, la tristesse, la peur, notamment les émotions qu'on appelle un peu inconfortables, pas la joie, en gros, la joie, ça va. Et comme ça me demande un effort, parce que ça a été un effort personnel pour me l'autoriser, comme ça me demande un effort, quand je suis dans le processus de premier jet, donc dans une écriture très instinctive, et bien en fait, écrire l'émotion est pour moi compliqué.
Ça casse mon flot. Donc je préfère écrire, si je reprends mon personnage principal dans l'étreinte éthérée qui est juste derrière ici, Balthème sentit la colère monter en lui. En l'occurrence, c'est toujours du jeu, donc c'est plutôt je sentais la colère monter en moi. Je préfère faire ça au premier jet et au deuxième passage, ok, là je vois le verbe sentir, je suis dans du show, enfin du tell pur, comment je le show ? voilà. Donc conseil masterclass quand même, mais pour moi, c'est pas un gage de qualité, tu vois, de le respecter. Enfin, je veux dire, c'est pas, pardon, pas un gage de qualité, mais ça, en fait, si vous utilisez encore le tel parfois, ça ne veut rien dire sur votre niveau en tant qu'auteur. Et c'est pour ça que tous les conseils d'avant vis-à-vis du premier jet, ils sont importants. Parce qu'en fait, c'est ça aussi le processus d'écriture, tu vois, c'est un apprentissage continu.
Toujours la juste limite entre se trouver naïvement génial et avoir l'honnêteté intellectuelle de porter un regard critique sur ce qu'on écrit. Donc, se trouver naïvement génial quand on écrit une super scène et qu'on laisse un je sentais la connerie remonter en moi et naïveté et honnêteté intellectuelle, enfin pardon, plus naïveté, mais honnêteté intellectuelle de quand on est dans le processus de réécriture, le voir et dire ok, là il faut que je le corrige. Voilà.
Le fusil de Tchekhov
Autre conseil, tous les objets doivent servir le fusil de Tchekhov. Oui, je le mets en B parce que c'est un outil hyper puissant, tu vois, c'est hyper satisfaisant aussi pour le lecteur qui le devine, tu vois, qui se dit oh putain, il y a un truc un peu chelou là, je suis sûr que ça va servir. Donc, c'est très satisfaisant pour le lecteur de deviner, de deviner ce qui se trame, tu vois, mais franchement, ce n'est pas une obligation non plus. Tu peux mettre des objets sans qu'ils doivent servir, à tuer quelqu'un à la fin, tu vois. Donc, j'aime bien, mais c'est toujours pareil, en fait. C'est le genre de truc que tu dois le gérer avec parcimonie parce que sinon, tu te retrouves avec 50 000 fusils de Tchekhov et à la fin, en fait, c'est le truc de trop de fusils, tu le fusils, tu vois. C'est pour ça que ça ne casse pas mille pattes à un mille pattes, tu vois.
Même si, attention, un fusil de Tchekhov bien placé, tu vois, genre juste au début ou à un moment dans un truc, tu vois, très délicat, très, très, très fluide. Putain, à la fin, quand ça te percutait, tu fais, ah putain, je le savais. Ça, c'est exceptionnel. Donc, c'est un super procédé d'écriture à utiliser avec parcimonie, tu vois. Au contraire du premier jet toujours mauvais qui ne savait pas à utiliser avec parcimonie, ça, c'est à tartiner partout, tu vois.
Commence in medias res
Autre conseil, on doit toujours commencer immédias res, donc en plein milieu de l'action, au milieu des choses, c'est un peu pareil, en vrai, je ne sais pas, en fait, j'ai presque envie de dire ouais, c'est plutôt bien, mais tu vois, en vrai, oui, mais il y a plein de romans, je ne sais pas, je lis un roman très calme, je lis un essai, je n'ai pas envie d'être immédias res, tu vois, je ne sais pas, c'est, oui, c'est un bon conseil, mais vas-y, tu vois, voilà, je n'ai pas grand chose à dire de plus, mais j'aime bien le immédias res, par contre, je trouve que tu as l'air intelligent, c'est comme la confiture, tu vois, tu peux l'étaler, ouais, moi j'écris immédias res, clin d'œil, clin d'œil, voilà, au premier date, je vous conseille, si vous n'êtes pas sur quelqu'un qui lit beaucoup, ou qui écrit beaucoup, ouais, moi je, moi je suis quelqu'un d'immédias res, moi, moi je suis dans le mouvement, moi je suis dans la vie, tu vois, bref, ne commence jamais par la météo, alors oui, c'est ce fameux conseil qui dit, ne pas, en gros, ne pas commencer par le soleil se levait, alors, c'est marrant parce que ça c'est un conseil que je donne souvent, au contraire, quand on ne sait pas, voilà, genre on est bloqué, page blanche, et bien généralement je conseille de commencer par un truc aussi basique que ça, tu vois, commence par écrire le soleil se levait et puis complète ce qui vient, tu vois, ne commence jamais par la météo, ben je sais pas, t'écris un livre sur la météo, les personnages c'est le soleil et les nuages, bien sûr que si, il commence par la météo, donc c'est un bon conseil mais c'est des conseils qui noient le poisson en fait, c'est des genres de conseils qui ne te font pas avancer en fait, donc je le mettrais pareil, c'est plutôt bien, mais tu vois, et, franchement, je suis presque en train de me demander si je ne les mettrais pas en D, tu vois, parce que c'est des conseils qui noient le poisson, mais bon, en soi, c'est pas non plus, ça va tuer personne, tu vois, bon, ouais, je le mets en C en vrai, je le mets en C, évite le prologue, alors, évite le prologue, je ne sais pas comment dire que je m'en bats les, voilà, je vais dire pas la cible, ça pour moi là, c'est vraiment un truc qui noie le poisson total, de 1, et, je trouve que ça n'a pas trop de sens, là où je suis d'accord, c'est que le prologue ne doit pas être un chapitre 1, un prologue est quelque chose que tu n'es pas censé lire pour comprendre l'histoire, c'est-à-dire que c'est presque décorrélé de ton intention, tu vois, donc, pour moi, c'est cette règle-là que tu dois avoir en tête quand tu décides si tu mets un prologue ou pas, mais, en soi, il n'y a pas de mal pour un prologue, le principal piège des prologues, c'est que généralement, ils sont écrits comme des chapitres 1, donc, tu vois, voilà, alors, je vais vous faire le combo ultime, en gros, on te donne un conseil, il faut absolument que tu commences in media, stress, donc là, tu te dis, ah merde, putain, moi, je voulais commencer par une description, je vous prends par exemple l'exemple de mon premier roman qui commence depuis 50 ans, l'académie de la magie libre, je ne sais pas quoi, voilà, c'est vraiment un truc très prologue dans le ton, presque, tu vois, alors, on me donne ce conseil, eh mon Sam, tu devrais commencer une media, stress, bon, bah ok, du coup, je me dis, merde, vas-y, hop, je vais faire une scène d'action, donc là, c'est balté, mais le rock qui se tape dessus, sauf que, moi, je suis bien obligé de garder mon truc avec l'académie pour expliquer dans quel contexte tout ça se passe, parce que c'est important pour moi, donc, je le mets en prologue, mais sauf que c'est un chapitre 1, ça ne s'appelle pas un prologue, puisque c'est nécessaire à comprendre tout ce qui se passe après.
Donc là, tu foires les deux, c'est-à-dire que tu fais un prologue qui n'est pas un prologue et tu fais, du coup, un chapitre 1 qui n'est pas une media, stress. Voilà, donc ça, c'est, voilà, je le mets, je le mets en D, on va dire, pas la cible, voilà. Sois sadique avec tes personnages.
Ouais, ça, c'est un bon conseil, ça, je vais peut-être même le mettre en S. Je vais m'expliquer, je vais m'expliquer. En fait, je pense, et c'est pour moi cette interprétation du conseil, c'est, fais traverser à tes personnages ce qu'ils ont besoin de traverser. Et ça, ça oblige à leur faire traverser des choses qui sont difficiles. Les histoires racontent des évolutions. Sinon, on écrit un livre d'histoire, enfin genre une encyclopédie, tu vois. On raconte des changements, des évolutions. Donc, qui dit changement dit évolution, dit conflit de valeurs, mélange entre ce dont on pourrait avoir besoin et le désir qu'on a, etc.
Tout ça se résout quand on place nos personnages face aux responsabilités qu'ils doivent prendre. Ça nous oblige à un peu de sadisme, quelque part. Alors, le conseil se veut un peu piquant parce qu'il y a le mot sadique, mais tu vois, sinon je dirais soit vrai avec tes personnages. Rends tes personnages responsables, au sens de, ils ne doivent pas être responsables en soi dans l'histoire, ils peuvent être irresponsables, mais fais-les traverser ce qu'ils doivent traverser. Voilà, ose le faire. Et donc, par rapport à ça, ce conseil-là, je le trouve exceptionnel. Et d'ailleurs, et c'est ça qui est exceptionnel en écriture, c'est que très souvent, quand on n'ose pas le faire, c'est que nous-mêmes dans notre propre vie, on n'ose pas faire cette chose-là. Baltem, par exemple, je le disais tout à l'heure, j'ai eu de gros enjeux à déposer mes émotions, inconfortables.
Baltem est quelqu'un complètement coincé dans sa tête et c'est qu'au tome 2 où il commence à s'autoriser ses émotions. Et ça m'avait résisté pas mal de temps et je sentais toujours un espèce d'inconfort, je me disais, putain, c'est fou, il y a un truc qui ne va pas dans cette histoire, dans son arc-là, il y a un truc. Puis au moment où j'avais compris que Baltem, c'était moi et que je devais le mettre face à ses responsabilités de tu dois utiliser tes émotions, tu dois les verbaliser, hop, tout de suite, tout s'est débloqué. Comme par hasard, c'était aussi mon propre enjeu. C'est magnifique. Donc ça, sois sadique avec tes personnages, c'est top, top, top, top, top, conseil. C'est en estière, paf, ça fait des chocs à piques. Vraiment.
Termine chaque chapitre sur un cliffhanger. Alors ça, moi je suis hyper fan de ça parce que c'est le contenu que j'aime beaucoup consommer dans les livres. Tu vois, même quelqu'un qui m'écrit un essai, s'il y a des chapitres, évidemment, j'adore que ça conclue par une question un peu existentielle. Je suis là en mode, oh putain, mais qu'est-ce qui va se passer la page d'après ? Donc je suis très fan des cliffhangers, donc je suis un petit peu biaisé sur ça, mais je vais le mettre en...
En fait, ah putain, c'est difficile parce que j'allais dire je le mets en B, sauf que derrière, il y a un peu aussi le comment je donne envie au lecteur d'y retourner. Tu vois, donc, je suis peut-être un petit peu biaisé, mais je vais le mettre en génie intemporel ou presque. Termine sur un cliffhanger.
La théorie de l'iceberg
Parce que je pense que le suspense, ça fait partie du rythme en fait. Ça fait partie du rythme et tu peux avoir des cliffhangers justement où c'est plat, tu vois. ça termine sur on était beaucoup de rythme et puis hop, un petit rythme. Et tu te dis putain, c'est presque bizarre qu'il y ait un petit rythme alors qu'on était très très haut. Qu'est-ce qui va se passer juste après ? Donc, ouais, je le mettrai en A quand même parce que je pense que c'est très très cool. Et je ne sais pas si vous avez remarqué, mais je suis hyper confort dans cet épisode. J'ai le fauteuil un petit peu affalé, je suis dans mon pull d'hiver hyper confortable. Je suis en grand kiff avec une boisson chaude. Voilà. Et je parle d'écriture. Laisse tomber, incroyable. Incroyable. Prochain conseil, théorie de l'iceberg.
C'est tout le truc qui consiste à dire ok, tu montres qu'une petite partie de ton, enfin pas de ton histoire, mais de ton univers.
En fait, je ne sais pas trop quoi penser de ce conseil parce que c'est marrant parce que quand je faisais la liste, je me suis dit putain, je ne sais pas trop ce que je vais dire sur ce conseil. En fait, je ne sais pas trop quoi enfin en fait, en fait, quand tu appliques cette théorie-là, ça veut dire que tu t'es vraiment concentré sur qu'est-ce qui sert les intentions de mon histoire. Et donc, tu as vraiment un univers qui est au service de l'histoire. Mais, tu n'as presque pas forcément besoin d'exploiter, de savoir tout ce qui ne concerne pas ton histoire. Tu peux très bien écrire un monde de fantaisie et ne connaître que la partie où se passe ton histoire et tout le reste, quelque part, tu ne l'as pas encore exploré.
Donc, je le mettrai en B. Tu vois, ça ne casse pas un mille pattes à un mille pattes. Voilà. c'est un bon conseil. S'il est appliqué dans le sens, OK, l'univers au service de l'histoire. Voilà. Mais, c'est un mauvais conseil si tu te dis, OK, il faut absolument que je construise tout mon univers avant d'exploiter juste le petit morceau qui concerne mon histoire. Non. Là, dans ce cas-là, tu tombes dans le même piège de world building que si tu partais bille en tête à vouloir faire une encyclopédie de ton univers. Donc, c'est pour ça que c'est un conseil à bien prendre, à bien cadrer, tu vois. Il dit, si tu as un univers vaste déjà écrit, tu n'as pas besoin de tout dire. Pas d'info dumping. Mais il ne dit pas, écris tout ton univers puis exploite qu'une petite partie de cet univers. Tu vois ce que je veux dire ? C'est pour ça que je le mets en B, du coup.
L'enfer est pavé d'adverbes
Ah, l'enfer est pavé d'adverbes. Bah, écoutez, moi, je suis désolé. je suis désolé, moi, je n'ai pas la cible du tout. Un grand fan des adverbes en ment, évidemment.
Mais, je trouve que c'est un mauvais conseil parce que les adverbes sont importants dans un texte. Maintenant, c'est vrai que quand on est débutant, on a tendance à surutiliser les adverbes. Mais, ça ne se règle pas en disant n'utilise pas d'adverbes. Ça se règle en mettant de la conscience sur ce mécanisme automatique qu'on développe. Tu vois ce que je veux dire ? Je ne sais pas si tu vois la différence, mais c'est important de ne pas se priver de trucs. Tu vois ? À part si tu es dans un objectif, je ne sais pas, tu fais de l'olipo ou un thème créatif marrant. Mais, il n'y a aucune obligation à ne pas utiliser d'adverbes. Au contraire, il y a des adverbes qui parfois servent. Tu vois, même à l'oral, on en utilise beaucoup en vrai. Des évidemment, des exactement, tout ça. Parfois, c'est comme des ponctuations. Donc, je dirais l'enfer est parfait d'adverbes, mauvais conseil.
N'utilise que « dit »
Mauvais conseil. N'utilise que dit. Alors ça, c'est un conseil qui est sous-côté de baiser. Ça, je le dis. Je vais le mettre en génie intemporel ou presque. Alors, il ne s'agit pas de mettre que des incises avec des dit. pour porter les dialogues. Mais, mais, mais, mais. En fait, c'est marrant parce que quand on débute, on a tendance à mettre dit partout par réflexe. Donc, c'est moche.
Puis, on remarque que c'est moche. Alors, on se dit, ok, on va mettre des mots un peu stylés. Genre, clama, réclama-t-il, rétorqua-t-il, s'insurge-t-il. Bref, tu peux en mettre plein comme ça. Et en fait, ça, c'est bien, mais vous voyez, c'est très marqué. C'est-à-dire que si tu utilises une phrase qui claque, alors déjà, l'insurrection peut se chaudronter justement dans la phrase et pas dans le verbe. et puis, si tu as une phrase qui claque, qui finit par s'insurge-t-il, s'insurge-t-il, il prend la lumière, tu vois, il est impactant, il est visible. Et donc, quelque part, il te détourne, il détourne ton intention de la phrase qui claque. Donc, c'est là que dit est ton ami, tu vois, c'est là que c'est bien d'utiliser dit. Ce que dit, il est invisible. Dit, il te sert juste à rappeler qui parle. Et donc, ta phrase, elle continue à claquer. Et pour peu que tu es chaudronter l'insurrection, c'est banco, tu vois, c'est banco.
Donc, c'est pour ça que je trouve que c'est un très bon conseil. N'utilise ce que dit. Alors, évidemment, il n'est pas à prendre au sens littéral du terme, tu vois, il ne s'agit pas de mettre que le mot dire, mais voilà. Et autre conseil pour les dialogues, c'est qu'on pense toujours aux incises à la fin, genre, ah là là, je bois du thé, dis-je.
Mais en fait, tu peux mettre les incises au milieu, ah là là, je bois du thé, dis-je. Avant de mettre du sucre, ben non, ça ne marche pas du coup.
Enfin si, si je décris ce que je dis, pardon. Voilà. Ah là là, je bois du thé, dis-je. Et je vais aller chercher du sucre pour mon thé. Voilà, l'incise est au milieu. Ça pourrait être ah là là, je bois du thé et je vais aller chercher du sucre pour mon thé, dis-je. Et ça peut être aussi jeudi, deux points, ah là là, je vais aller chercher du sucre pour mon thé. Voilà, tu peux mettre l'incise avant, à la fin, au milieu. Et en fait, quand tu jongles entre ces trois trucs-là, puis plus parfois le fait d'utiliser des mots autres que dire, en fait, tu verras que tout de suite, tout s'adoucit, tout devient plus cohérent, plus léger, plus aléatoire, tu vois. Parce qu'en fait, il n'y a rien de pire dans les dialogues que de voir une certaine répétité. tu vois, genre, nanana, dis, nanana, dis, nanana, dis, nanana, etc. Et si tu casses les patterns, mais simplement, sans chercher à casser les patterns, tu vois, genre, fais-toi confiance, vois, quels sont les mots, quelles sont les phrases qui portent l'intention pure de la scène, tu vois, presque.
C'est pour ça, je disais l'exemple de la phrase. Si la phrase de la scène qui porte l'intention, si cette phrase pleine d'insurrection, ne vient pas foutre un s'insurgèse, parce que sinon, ça prend toute la lumière à la place de la phrase qui porte l'intention. Voilà.
Conseil, évite les répétitions. Alors, aussi étonnant que ça puisse paraître, je vais le mettre en B. ça casse pas mille pattes à mille pattes à mille pattes, parce que, alors j'irai pas jusqu'à dire que c'est évident, parce que c'est pas évident, moi-même, j'utilise beaucoup de répétitions et ça se corrige toujours à la première écriture, mais il y a plein d'endroits où t'as envie d'utiliser des répétitions et j'ai été, par exemple, très étonné dans le livre de Ouajdi que j'ai lu récemment, il utilise volontairement des répétitions. Il y a un truc aussi très litanique, je sais pas si litanique est un mot qui existe, mais en rapport avec la litanie, il y a un truc très, très roulant, très mécanique, très dans le rythme, donc ça peut être un très, très puissant outil. Si tu t'interdis totalement les répétitions, aïe, ça peut faire très mal à certains endroits, mais c'est pas, c'est pas aussi grave que les adverbes, je dirais, parce que de manière générale, c'est vrai qu'on essaie d'éviter les répétitions.
Si t'as dix fois le mot plage en deux lignes, bon, voilà quoi, c'est encore pire pour les verbes un peu ternes, tu vois, si t'as dix fois le mot faire, mettre, être, voilà, ça peut devenir un petit peu lourdingue à la longue.
Évite les clichés
Évite les clichés, ça c'est un conseil de merde, je vous le dis moi, le, alors, ce que évite les clichés, tu peux comprendre, évite les tropes, du coup, les tropes, c'est des clichés, tu vois, donc, alors absolument pas d'ennemis to lovers, bien sûr que non, c'est, les gens viennent pour les clichés, si t'as zéro cliché dans ton histoire, qui va être intéressé en fait, tu vois, ouais, je suis désolé, je mets les pieds dans le plat, mais évite les clichés, je trouve que c'est un vrai conseil de merde, voilà, je suis désolé, pour donner un peu plus de contexte, je pense que, évite les clichés, met une pression, parce qu'on a l'impression qu'on doit absolument être révolutionnaire dans ce qu'on amène, mais, le côté révolutionnaire de ce qu'on amène vient de notre unicité, vient du fait qu'on a un chemin de vie unique, une manière de voir la vie unique, qu'on a des inspirations qui viennent d'à droite à gauche et qu'on fait un mélange en nous et qu'on le pose sur le papier à notre manière, tu vois, mais, ça vient pas du fait qu'on écrive une histoire qui n'existe pas, on répète toujours, on est des passeurs d'histoire, on répète la même chose depuis Shakespeare, depuis les grecs, ils ont tout inventé, vous lisez l'Odyssée, ça couvre 80% des histoires aujourd'hui, tu vois, donc, évite les clichés, c'est un beau conseil qui noie le poisson, tu vois, mais il sert vraiment personne, voilà.
Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement
Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement. Alors, ça, je l'ai laissé parce que j'aime beaucoup la formule, je trouve ça très joliment dit, tu vois, mais, en vrai, c'est un peu, en fait, non, moi, il m'enferme trop dans un truc d'architecte, alors que, il y a des énonces très claires qui sortent comme ça sans qu'elles aient besoin d'être construites ou conçues, donc je vais le dire, c'est plutôt bien, mais, voilà. parce que, peut-être que ce qui s'énonce clairement est peut-être bien conçu, tu vois, l'œuf, la poule, je ne sais pas, mais tu peux dire une phrase très juste sans avoir passé dix minutes à tourner ta langue dans ta bouche, tu vois. Donc, ce qu'on sait, c'est pareil, il te coupe de ton instinct, il te coupe de ton corps, il te fait rester dans la tête, alors que, serre-toi de ton corps et de ton cœur parce que parfois, c'est de là que va venir l'épiphanie, tu vois.
Cherche le mot juste. Alors, je l'ai séparé encore des autres et lui, je vais le mettre en... en... je pense que je vais le mettre en A. Pourquoi ? Parce que... en fait, tout de suite, je pense à la poésie, tu vois, au fait que parfois, tu cherches un mot parce que comme ça, il te permet de rentrer dans les douze pieds de l'Alexandre 1, tu vois.
Chercher le mot juste, c'est à la fois un appel à notre tête mais aussi un appel à notre instinct. Et c'est pas un truc mécanique, tu vois, c'est pas... c'est pas... tu fais pas sur les... sur tous les... sur tous les mots, tu fais pas cette recherche, mais parfois, c'est... tu lis une phrase à haute voix et... ah, inexplicablement, tu te dis il manque un truc, tu vois. Et bah là, cherche le mot juste. Cherche le mot qui fait basculer la phrase de il manque un truc à putain, c'est exceptionnel. Et donc, cherche le mot juste, je trouve que c'est un bon conseil quand il est pris dans ce sens-là, dans le sens de fais-toi confiance. si tu sens qu'il y a quelque part une injustesse dans la phrase que t'es en train de relire, évidemment, t'es en train de la relire et de la réécrire parce que t'es à l'étape, t'es pas dans le premier jet à rentrer dans une boucle de correction perpétuelle, et bah fais-toi confiance.
Si t'as l'impression que ça sonne pas juste, c'est peut-être qu'il y a effectivement un truc à corriger, tu vois. Varie la longueur de tes phrases. Alors, oui, moi je le mettrai en B, ça casse pas mille et une pâte à un mille pâte. C'est un conseil de rythme, tu vois. Oui, c'est intéressant de pas avoir toujours des phrases qui font la même taille. En même temps, tu vas pas dire ça à un mec qui écrit en alexandrin, tu vois.
Mais, pourquoi je le mets en B et pas plus haut ? Parce que c'est aussi un, ça peut être un piège, tu vois. Si t'es concentré que sur la longueur de tes phrases, tu te déconnectes de tout le process d'écriture. Donc, c'est pareil, c'est dans les conseils à prendre avec modération, tu vois. C'est dans les conseils à prendre en « ouais, c'est bien de le rappeler de temps en temps et puis de voir et de dire « ah ouais, là peut-être je pourrais varier, tu vois ». Mais en soi, mais en soi, c'est pas un conseil game changer, genre t'as pas besoin de te le répéter comme tous les jours, t'as besoin de te répéter tes intentions, tu vois.
Évite les verbes ternes
Ou le besoin de mettre tes personnages face à leur responsabilité ou le fait que ta discipline battra ta motivation, ton rythme battra ta motivation ou le fait que le premier j'ai est toujours mauvais. Donc, ouais, je le c'est B, B, B, B, B, B, B, B, B, Alors, les verbes ternes, je l'ai dit un petit peu avant, évite les verbes ternes. En fait, je vais le mettre exactement comme le mot dire. Alors, peut-être un petit peu en dessous parce qu'ils sont peut-être plus facilement évitables, mais c'est pareil, ça n'a aucun sens de vouloir retirer tous les « être », « avoir » et « faire » de ton bouquin. Donc, je le mettrai en B parce que c'est bien d'y être attentif, effectivement, notamment, par exemple, faire, il y a beaucoup de verbes qui expliquent comment on fait quelque chose. Donc, c'est intéressant de les utiliser eux.
Voilà. Et parfois, c'est encore une fois, il ne faut pas le voir comme une... genre, un truc qui touche à la technique. Parfois, c'est juste de l'inattention ou simplement parce qu'en fait, on écrit vite. Donc, simplement, mettant de la conscience, ça peut être dans notre écriture, simplement. tu vois. Et en fait, ça devient réflexe. C'est ça aussi.
Tous ces conseils qui concernent un peu la technique, la taille des phrases, éviter les verbes ternes, chercher le mot juste, utiliser le mot dire, machin, etc.
En fait, tu n'as pas besoin de ça pour écrire. Et puis, quand tu seras dans ta réécriture, ok, là, peut-être, fais attention aux verbes ternes, très bien. C'est très bien. Et puis, la prochaine fois que tu continueras à écrire, tu l'auras éprouvé. Tu auras modifié des phrases ou d'utiliser un verbe ternes. Et donc, quand tu seras dans le processus d'écriture de ton deuxième livre, par exemple, dans ton deuxième premier jet, instinctivement, tu utiliseras moins de verbes ternes. Et voilà. Et repeat, comme ça. Il faut faire confiance aussi au processus d'apprentissage continu, au rythme d'auteur qu'on s'impose et qui ne se base pas simplement sur notre motivation qui nous tombe du ciel de temps en temps. Parce que ce rythme, en fait, il ancre aussi tous ses conseils. Et il place ses conseils sur le bon niveau de justesse dont on en a besoin, nous.
Kill your darlings
Peut-être que certains vont avoir besoin de se répéter très souvent que, attention aux adverbes, peut-être que d'autres, pas du tout. Et donc, c'est là, le curseur se place en fonction de quelle phase de vie d'écrivain on est. Par exemple, dans ma réécriture en ce moment, je suis très attentif aux sentir, aux émotions, du coup. Moins aux verbes ternes, peut-être. Parce que je l'ai beaucoup plus appris sur les deux premiers. Donc là, ça a été beaucoup plus naturel. Je ne l'ai quasiment pas relevé.
Voilà un exemple. Ok, un des autres, un des autres, conseils les plus connus. Kill your darling. Tue tes chéris. Supprime les passages que tu préfères quand ils ne servent pas le livre. Alors oui, évidemment, tu ne vas pas tuer tous les chapitres que tu aimes bien. Mais oui, alors là, par contre, quand ils ne servent pas le livre, ça c'est du big S. C'est du grand épave, ça fait des chocapic. Tout ce qui ne sert pas le livre, ça dégage, ça dégage. On n'a pas le temps pour ça en fait. on veut écrire une histoire, on a une intention, il y a des scènes, elles sont peut-être géniales, on est peut-être trop fiers de les avoir écrites. Tu sais quoi ? Supprime les, mets-les dans un dossier trop fiers d'avoir écrit et hop, tu l'utiliseras plus tard ou tu le reliras quand tu ne te sentiras pas bien. Mais si ça ne sert pas à l'intention de ton histoire, ça n'a pas de sens de le laisser.
Voilà. Donc ça, c'est un peu cash, tu vois, mais c'est un bon conseil, le kill your darling. On voit que les conseils qui sont en anglais sont assez hauts.
Deuxième jet = premier jet moins 10 %
Coïncidence ? Je ne sais pas. Autre conseil, deuxième jet égale premier jet moins 10%. Ça, c'est un conseil mathématique, un conseil très tête, pas la cible. Ça n'a aucun sens.
Genre, si ton premier jet fait 100 000 mots, tu dois lui retirer 10 000 mots. C'est un non-sens. C'est un non-sens. Tu ne sais pas. Tu ne sais pas. Fais confiance à ton processus de réécriture. Sois clair avec tes intentions. Sers les intentions de ton livre, tes intentions personnelles et l'intention du lectorat à qui tu as envie de parler.
Et ça va se faire tout seul, en fait. Ton premier jet sera peut-être, enfin, ton texte final sera peut-être plus grand que le premier jet ou à l'inverse sera plus petit. Very good. Dans les deux cas, c'est très bien. Et en plus, ça ne prend même pas en compte la diversité qu'on a dans les auteurs. Certains auteurs écrivent un premier jet très rapide, très instinctif et ils rajoutent beaucoup de choses. Par exemple, je me suis surpris, moi, à être beaucoup plus attentif aux émotions et aux descriptions sur l'écriture du tome 3. Et donc, en fait, je rajoute pas mal de choses.
Laisse reposer ton manuscrit six semaines
D'autres auteurs, beaucoup plus architectes, par exemple, vont prendre beaucoup plus de temps pour écrire leur premier jet et, oui, là, ils vont couper, ils vont élaguer, parce que, du coup, ils vont s'épandre un peu dans les descriptions et ça va faire peut-être un petit peu trop. Donc, ils vont en retirer. Mais tu vois, ça dépend. Si tout le monde appliquait le moins 10%, il y aurait plein de best-sellers et plein de livres extraordinaires qu'on n'aurait jamais écrits.
Laisse reposer ton manuscrit 6 semaines. Alors, je suis sceptique sur les 6 semaines parce que chacun trouvera sa justesse. Par contre, laisse reposer ton texte, ça, c'est une très très bonne idée, notamment entre l'étape du premier jet et de la première relecture pour avoir le temps de souffler un petit peu, tu vois, de poser le texte, de voir comment il infuse, de voir comment il se calme, tu vois.
Lis ton texte à voix haute
Alors, moi, je conseille à chaque fois minimum 2 semaines. Ça peut être 4, ça peut être 6. 6, c'est presque la limite haute, tu vois. Parce qu'après, c'est OK, mais est-ce que tu ne déconnectes pas totalement de ton processus ? Bon. Ça, c'est un peu ce que je répète aussi. On a le droit de s'accorder des pauses, ça n'enlève rien à tout ce qu'on a accompli et ça ne détruit pas l'identité d'auteur qu'on a construit à travers notre rythme. Voilà. À un moment, notre identité d'auteur n'est plus du tout corrélée au rythme qu'on suit. Et au contraire, c'est très rassurant parce que on sait qu'on pourra replonger dans notre rythme quand on aura envie de replonger dans notre rythme. Donc ça, c'est un bon conseil, de laisser reposer son manuscrit. Et le dernier, lis ton texte à voix haute et ça, c'est bengueur comme conseil aussi. Alors, ce n'est pas obligatoire de le faire partout mais je le mettrai en A aussi parce que c'est extrêmement efficace notamment par exemple pour les dialogues, pour sentir la cohérence des dialogues, leur caractère vrai.
Donc, c'est un super conseil. Et quelque part, nos profs de français nous l'avaient dit, Flaubert, il avait un gueuloir, je crois, ou un hurloir, je ne sais plus comment ça s'appelait et il gueulait ses textes. Bah ouais, il avait raison. C'est hyper pratique de faire ça. Donc, je le conseille aussi. Je le conseille aussi.
Et bah voilà, on a une magnifique tier list là. Est-ce que j'arrive à vous l'afficher en entier ? Il faudrait que j'arrive à dézoomer sur la page. Comment je fais ça ? Il faudrait que...
Les cinq conseils que je garde tout en haut
Hop ! Voilà, magnifique. Voilà, donc on garde les 5 plus beaux conseils. Écris ce que tu connais. Donc, connecte-toi à ton intériorité, à toi, mets de toi dans le livre. Le premier G est toujours mauvais, c'est vrai.
Et heureusement qu'il l'est. Heureusement. La discipline bat la motivation, ton propre rythme est important, c'est ça que ça veut dire. Sois sadique avec tes personnages, mets-les face à leurs responsabilités, fais-leur traverser ce qu'ils ont besoin de traverser, comme toi, traverse ce que tu as besoin de traverser en osant écrire. et le dernier, kill your darling. Oui, l'important, c'est l'intention du texte et pas notre kiff pur et dur. Le kiff est important, évidemment, mais ce qu'on a envie de faire, c'est de raconter une histoire. Concentrons-nous sur l'intention de cette histoire. Voilà. Écoutez, on s'est bien amusé, franchement, c'est très cool. Donc, je vous souhaite une très bonne fin de journée, ravie d'avoir partagé ce moment avec vous. Écoutez, moi, je vais retourner à mon allergie. Je vous fais des bisous et prenez les conseils. Attention, si, dernier petit partage. Prenez les conseils que vous avez envie de prendre, laissez ceux que vous n'avez pas envie de prendre.
Faites-vous confiance et osez écrire aussi. Des bisous. C'était Béliant. Merci. Merci d'être là, épisode après épisode. Si ce podcast t'inspire, t'aide ou te met du baume au cœur, t'abonner, mettre 5 étoiles et le partager, c'est le meilleur moyen de m'aider à toucher le plus de gens qui ont un livre en eux. Parce qu'après tout, plus il y a de livres écrits et mieux le monde se porte. A très vite. Ose Écrire. A très vite. a très vite.
Ancien ingénieur en sûreté nucléaire, j'ai tout quitté pour l'écriture. J'anime Ose Écrire et j'accompagne les auteurs autour de trois clartés : le rythme, l'identité, l'intention. Toi aussi, tu as un livre qui attend ?