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Pochette de l'épisode 90 du podcast Ose Écrire

ÉPISODE 90SOLO22 FÉVRIER 202647 MIN

BD de Maghla VS À pied d'œuvre, funny encounter

Clarté · Intentioncongruencepourquoi écrire
00:0047:02

FACE A — LES 16 CHAPITRES · CLIQUE POUR ÉCOUTER

Pourquoi tu écris ? Non, vraiment : pourquoi ?

CE QUE RACONTE CET ÉPISODE

Il existe deux grandes postures en écriture, et je les tiens d'un échange avec Wajdi Mouawad. La première vise le public. C'est l'équivalent d'un film Marvel, ou d'un Grand 8 à la fête foraine : tu sais que ça va monter, que ça va descendre, quelles émotions tu vas traverser et à quels codes tu seras confronté. Certains livres fonctionnent exactement comme ça, et ils portent une intention parfaitement claire, celle de plaire au plus grand nombre.

La seconde, je l'appelle l'écriture des tripes. L'auteur s'y surprend lui-même. Il y met son inconscient, ses expériences, ses traumatismes, ses amours. Il vit le processus comme une transformation, et le livre final porte ce chemin. L'intention n'est plus de vendre mais d'explorer sa propre unicité et d'en faire une histoire.

Aucune des deux ne vaut mieux que l'autre. Le piège arrive quand on veut les deux en même temps. Écrire pour soi tout en se demandant à chaque page si ça plaira à l'éditeur, à tel lectorat, si ça rapportera. C'est vouloir marcher sur deux chemins à la fois, et c'est un coup à se perdre dans les broussailles au milieu.

La seule exigence à avoir avec soi-même, c'est la congruence entre ce qu'on veut vraiment obtenir et ce qu'on fait au quotidien. Sinon, on finit par mourir de faim sur la route.

LE CAROUSEL DE L'ÉPISODE

CAROUSEL À VENIR

Les slides de cet épisode arrivent bientôt dans la bibliothèque visuelle.

Face B — le transcript

L'ÉPISODE MOT À MOT · LES TIMECODES LANCENT L'ÉCOUTE

Évidemment, tu te doutes bien que ce n'est pas moi qui ai tapé tout ce transcript à la main… Alors oui, il y a parfois des incohérences et des erreurs. Comme quoi, rien de mieux que d'écouter l'épisode plutôt que de le lire !

Deux actus qui se percutent

Yo yo yo, c'est Ybelion, vous êtes dans l'épisode 90 d'Ose Écrire. Et aujourd'hui, on se retrouve pour parler d'actualité brûlante. Un film à pied d'œuvre est la sortie de la BD de Magla. Ces deux sujets se sont collapsent dans ma tête et ont fait naître plein de beaux sujets à évoquer. Et surtout, une joyeuse excuse pour parler d'écriture, des intentions qu'on a avec l'écriture, de l'importance que ça revêt pour nous et de l'importance de l'alignement et de la congruence dans tout ça. Je vous laisse à l'écoute et à bientôt. Moi, c'est Sam Ybelion de Mon Nom de Plume. Je suis écrivain, coach et j'accompagne celles et ceux qui veulent renouer avec leur rêve d'écriture. T'écoutes un podcast dont l'intention est simple. Te donner inspiration, outils, motivation, discipline, bref, tout ce qui peut te permettre d'oser écrire. En gros, c'est un peu dans le titre, quoi. Ose Écrire.

Hola, mis amigos. J'espère que vous allez bien. Bienvenue dans ce nouvel épisode d'Ose Écrire. Je suis tout à fait excité de l'épisode d'aujourd'hui parce que j'ai bu beaucoup trop de café. Alors, pour ma défense.

Prépa marathon en ce moment, comme je vous l'ai déjà dit, probablement. Je suis dans une phase où je commence à m'alimenter en courant pour commencer à voir comment mon corps réagit. Bon, alors, pour l'instant, je touche de la peau de singe. Je réagis très bien. Mais, mais, mais, mais, mais, mais, mais, mais, mais, mais, mais, dans le gel de tout à l'heure, il y avait de la caféine. Donc, en gros, au lieu d'être à 2-3 cafés, j'ai l'impression d'être à littéralement 6. Donc, je ferai attention à l'avenir parce que là, là, je sens qu'il y en a un peu trop. Donc, j'ai pris ma tasse coque et j'ai mis dedans de l'eau.

« À pied d'œuvre » : le ciné avec maman

Donc, aujourd'hui, vous n'aurez pas des pauses café, mais vous aurez des pauses eau. Voilà, voilà. Aujourd'hui, je suis vraiment ravi de vous retrouver pour discuter d'un sujet qui m'a passionné et qui, évidemment, retombe sur le sujet principal qui m'anime au quotidien et qui anime ce podcast. C'est dans le titre, écrire. C'est un sujet un peu aussi d'alignement des étoiles puisque, bah ouais, tout a, tout est, tout est rentré en contact dans ma tête aujourd'hui et a fait genre, waouh, mais attends, est-ce que, est-ce que là, là, j'ai pas un truc que j'ai envie de partager ? Donc, ni une, ni deux, paf, je branche la caméra, j'allume les lumières, je branche mon micro et let's go, here we go again, it's me Mario, tout ça, tout ça et on y va.

Les deux événements qui se sont collapsent dans ma tête et qui me font enregistrer cet épisode, c'est le premier, un moment mère-fils tout à l'heure. Après cet enregistrement, je mets mes baskets et hop, je pars rejoindre ma mère au cinéma. Nous allons voir, à pied d'œuvre, si je dis pas de bêtises, attendez, laissez-moi checker quand même que je dise pas, une énorme ânerie. Tac, à pied d'œuvre, tout à fait, l'histoire vraie d'un homme qui renonce à son métier pour se consacrer à sa véritable passion, l'écriture, et qui découvre la pauvreté. J'adore, j'adore, j'adore, j'adore, j'adore cette thématique.

« Tu veux aller à Paris et à Bordeaux en même temps »

La BD de Maghla et le débat qui s'enflamme

J'ai très hâte de voir comment il traite le sujet de l'écriture, des intentions d'écriture, bref, de un peu tout ce que j'ai envie de vous évoquer aujourd'hui, avant même d'avoir vu le film. Je vous reparlerai peut-être du film si je l'ai trouvé cool. Et le deuxième sujet, qui a collapse avec ça. Désolé, j'aime trop le mot collapse et j'aime bien le dire avec un petit accent américain. Ah, je sais que c'est insupportable, mais pitié, pitié, c'est génial. Désolé pour ça, autorisez-le moi. Le deuxième sujet, c'est le sujet de Magla, qui a une influenceuse, une youtubeuse, appelez-la comme vous voulez. Je ne lui ferai pas l'affront et je n'aurai pas l'autre cuidance de vous la présenter. Vous la connaissez probablement. En tout cas, moi, étant un enfant de YouTube et grande dédicace à ceux qui, comme moi, ont connu YouTube au début, moi, j'ai découvert YouTube grâce à Diablo X9 et Monsieur Levé 12 qui faisaient des vidéos sur Call of Duty.

Je passais des heures à jouer à Call of Duty quand j'étais petit, surtout parce que c'était une manière de retrouver mes potes et j'ai trouvé ça génial. Un de mes meilleurs amis, nous sommes devenus meilleurs amis parce que nous jouions à Call of Duty en sortant de nos cours en première. On passait toute la soirée à jouer au Call of, jusqu'au moment où on devait quand même un peu faire nos devoirs. Mais c'est comme ça qu'on s'est rapprochés. Voilà, donc gros big up à cette époque-là qui, je ne sais pas si ça arrivera un jour, je suis un petit peu nostalgique de cette période-là. Et en même temps, il y avait l'insouciance et il y avait peu de sens à part le fait de relâcher peut-être la pression et de profiter naïvement de ces moments avec ses amis. Et il y a cette phrase mythique de, il y a un jour, on s'est quitté après une séance Call of Duty comme ça en micro avec mon meilleur pote et ça a été la dernière.

Et je trouve ça, voilà, je suis un peu nostalgique de cette période-là. Écoutez, ça me donne envie d'organiser une soirée Call of Duty. Advienne que pourra. Bref, tout ça pour dire que Magla a sorti, a annoncé un gros projet qui est une PD qui s'appelle Sip & Gossip basée sur un concept qu'elle tient sur YouTube où elle est en podcast finalement avec un invité. Il y a son penchant, si je ne dis pas de bétive, Flip & Go Sleep. J'ai vu l'épisode avec Feldup, c'est pour ça que ça me parle.

Et vaste débat, vaste débat qui naît de cette annonce, puisqu'on voit qu'elle a été aidée aux scénarios, aidée aux illustrations. Donc le débat s'enflamme.

Les gens, d'ailleurs, l'attaquent complètement à tort. Bref, on ne va pas parler de ça. C'est complètement stupide d'attaquer les gens comme ça. Cela étant dit, évidemment, je trouve ça extrêmement intéressant de voir à la fois le même jour presque dans ma tête ce truc de je vais aller voir un film sur les écrivains et la pauvreté et à côté de ça, une influenceuse qui sort un livre dont elle n'a pas produit la majeure partie. Et de facto, si ce livre existe, c'est que tous les parties prenantes s'y retrouvent et donc gagnent de l'argent. Alors tout de suite, disclaimer, disclaimer. On n'est pas ici pour parler de savoir si c'est bien ou mal. Ça, c'est un débat de valeur. C'est extrêmement personnel. Chacun trouve midi à sa porte et on n'est pas ici pour tirer à boulet rouge. Ça se dit ça ? Bref, on n'est pas ici pour taper sur les doigts d'un tel ou d'un tel.

Voilà cette introduction. Moi, ce qui m'intéresse derrière, c'est de parler justement de l'intention derrière des projets comme ça. Voilà pour la petite introduction. On va tirer ce fil-là. On va voir ce que ça nous apprend sur ce qu'est écrire, sur l'acte d'écrire, sur ce que ça peut représenter dans un cas comme dans l'autre. Et let's go, explorons ça ensemble. Explorons ça ensemble. Alors, il y a un point que j'annonce tout de suite. Alors là, pour le coup, dans cet épisode, j'ai pris quelques notes. Pourquoi ? Parce que j'ai commencé à enregistrer sans prendre quelques notes. Et j'avoue que je suis parti un petit peu dans tous les sens. Ça m'a évoqué plein de sujets. C'était un peu trop tentaculaire. Donc, je me suis dit, écoute mon Sam, ni une ni deux, t'arrêtes les 20 minutes d'enregistrement. Tu prends le temps de juste écrire ABC. Et comme ça, il y aura un tronc, il y aura un squelette.

Un livre de plus entre les mains des gens

Ça sera beaucoup plus intéressant. Donc, il y a un tronc. Vous allez me voir, regarder mon téléphone de temps en temps. Et ce que je voulais partager à la fin, pour qu'on soit quand même très clair sur ce que j'en pense quand même de tout ça, c'est que, quelles que soient les intentions, à la fin, Mag la partage un livre. Elle met en contact des gens qui l'apprécient et qui se retrouvent sûrement dans les histoires qu'elle partage. Elle met dans leurs mains un livre. Elle les met en contact avec l'objet livre. Et pour moi, ça, ça restera précieux et important, quoi qu'il arrive.

Et ouais, voilà. Ça, c'est vraiment un point d'attention que j'ai envie de partager. C'est, plus il y a de livres qui sont écrits, mieux c'est. Plus il y a de gens qui sont en contact avec des livres. Plus il y a des gens qui, philosophes, qui s'interrogent, qui réfléchissent en lisant des livres, en découvrant des livres. Et bien, quelque part, qu'importe l'auteur tant que le lecteur s'en saisit. Et ça, c'est puissant. Et c'est aussi une des forces de l'écriture. C'est ce pouvoir démiurgique qu'il a une fois que le lecteur se saisit de l'objet.

Voilà, voilà. Cela étant dit, nous allons dérouler un petit peu les différents points qui sont apparus dans ma tête quand ces deux sujets ont éclaté en se rencontrant dans mon petit cerveau de fou créatif. Hop, pose haut.

La vraie question : quelle intention derrière ?

Vous pourrez admirer le dessin super subtil de cette magnifique tasse avec un coq, ma foi, de toute beauté. Donc, le premier sujet et la première question que ça soulève. Alors, on a vu plein de gens débattre sur les réseaux. En tout cas, j'ai vu plein de gens débattre sur les réseaux en disant ce qu'elle fait, c'est bien, ce qu'elle fait, c'est mal. Qu'importe, comme je disais, c'est un débat de valeur. La vraie question, c'est quelle est l'intention derrière ? Qu'est-ce qu'on valorise quand on parle de livre ? Quand on parle d'écriture ? Quand on parle d'art ? Est-ce que c'est l'objet final ? Est-ce que c'est l'acte en lui-même ? Sincèrement, pour moi, c'est là que tout commence. Et c'est vraiment un débat très intéressant à démêler. Et à mon sens, le niveau de réponse qui est intéressant, c'est l'intention qu'on met derrière. Au-delà de l'acte d'écrire, au-delà de l'objet final, l'intention première qu'on a avec la création de cet objet livre, définit finalement si ce qu'on fait à la fin est une réussite ou pas, est important ou pas, bien ou mal, bref.

Les deux postures, héritées de Wajdi Mouawad

Comme je le dis, on s'en fiche un petit peu. Je vais essayer de simplifier, mais pour moi, il y a deux postures en écriture.

Posture 1 : le Marvel et le Grand 8

Et ça, je le tire d'un échange que j'ai eu la chance d'avoir avec Wajdi Mouahad, qui est un auteur et dramaturge français qui a notamment dirigé le théâtre de la Colline à Paris. J'ai eu la chance un jour de pouvoir échanger avec lui. Et il m'a partagé sa vision, en tout cas, des deux types d'écriture et d'art au sens large. Parce qu'à l'époque, il avait cité un exemple de cinéma que je vais vous reciter ici. Et les deux morceaux étaient l'un, c'est, quelque part, si je devais grossir le trait, le commercial. C'est les films Marvel. Quand tu vas voir un film Marvel, tu sais ce que tu vas trouver. C'est un blockbuster. C'est l'équivalent d'aller dans une fête foraine et d'aller au Grand 8. Tu sais à quoi t'attends. Tu sais que ça va monter, que ça va descendre. Tu sais quelles émotions tu vas ressentir. Tu sais par quoi tu vas passer. Tu sais à quelle trope tu seras confronté.

Et tu n'es pas surpris, mais ce n'est pas négatif de le dire comme ça. Et ça, je veux bien que vous l'entendiez. Il n'y a pas de jugement de valeur entre l'une des approches ou l'autre approche. Et donc, tu sais à quoi t'attends.

Et bien, c'est pareil. Il y a certains livres, tu sais. Voilà. C'est des livres, tu sais, qui vont se vendre. Tu sais qu'ils vont plaire. Tu sais qu'ils vont jouer de manière presque parfaite avec les codes actuels, avec la vibe actuelle, avec ce qui fonctionne, avec les modes, etc.

Et l'objet livre incarne cette intention de plaire au plus grand nombre et de vendre. Et ce n'est pas négatif de dire ça. Attention, je le répète, ça peut être une intention de dire mon intention, c'est de faire un livre qui se vend. Évidemment, la démarche de Magla avec Sip & Gossip, c'est de toucher sa communauté et de vendre cette BD. Ça ne veut pas dire que c'est bien ou que ce n'est pas bien. Ça veut dire que c'est l'intention. L'intention derrière, c'est ça. Quand on a cette intention en tête... Attendez. Non, je vais dérouler comme ça. Quand on a cette intention en tête... La démarche de Magla est finalement très bonne. Elle est très congruente. Elle est très alignée. Mon objectif est de toucher ma communauté et de lui faire plaisir. De lui partager une BD qui la renvoie à un concept que je partage déjà, qui, je sais, leur plaît. Et je vais m'entourer de toutes les personnes qui vont me permettre, moi, Magla, je parle comme CGTL, me permettre de proposer une BD qui va plaire à ma communauté.

Moi, je trouve que c'est génial comme intention. Et à ce moment-là, s'entourer d'un scénariste, s'entourer d'illustrateurs, ça fait sens. Et ça donne naissance à une BD que la communauté de Magla sera très contente d'avoir.

Posture 2 : l'écriture des tripes

Finalement, c'est du win-win partout. Tout le monde est content. L'intention initiale est respectée. L'alignement entre... L'objet, l'acte et la conclusion souhaitée est droite. Enfin, l'alignement est là, quoi. Et donc, ça fait sens. Ça fait sens. Il y a ce deuxième pan de l'écriture qui est l'écriture... Comment je pourrais l'appeler ? L'écriture des tripes. Celle où l'auteur va, en se surprenant soi-même de ce qu'il va écrire, il essaie ses tripes, son inconscient, ses expériences, ses traumatismes, ses amours, ses énergies, etc. Il va vivre ce processus d'écriture, cette transformation va transparaître dans le livre, et le livre final, l'objet final, portera ce chemin.

Et ça, moi, c'est l'écriture qui me touche le plus. Évidemment. parce que c'est ce que je fais moi-même, parce que c'est ce à quoi j'accompagne les auteurs, et parce que, tout simplement, moi, cette unicité, cette authenticité que porte une personne qui a le courage de traverser toutes ses peurs pour les mettre dans un livre et le livrer au regard extérieur, moi, ça me touche vraiment très très fort. L'intention ici, elle est quand même très différente de la première. L'intention ici, elle n'est pas de vendre. L'intention, elle est d'explorer sa propre unicité, sa propre personne, et d'en faire une histoire. Et c'est pas du tout la même chose. Et là, je fais un, je fais le, le, le, hop, pardon, désolé, Voltaire Aboy, désolé, petite pause pour tout tout qui se met à aboyer en plein épisode et c'était bien casse-oreille, donc j'ai préféré cut ce morceau. Ça arrive assez peu dans les épisodes de podcast que je fasse du montage au milieu.

Généralement, je coupe juste le début, la fin, hop, et c'est bon, je touche à rien. Bref, je reviens au sujet qui nous intéresse, à savoir ces deux types d'écriture, ces deux intentions derrière et là, je fais le parallèle avec ce que je partage notamment avec Aux Écrires et notamment aux primo-auteurs.

Quand on est dans une démarche de ce second type d'écriture et donc on a envie de le faire pour nous, de le faire pour l'exploration de notre personne, et bien, c'est très important d'aller interroger ce pourquoi je le fais. Je vais partager une liste de questions juste après mais je finis de tirer ce fil.

Paris et Bordeaux : le piège des deux chemins

C'est très important d'identifier le pourquoi je le fais parce que ça permet de garder l'alignement dont je parlais avant. Si tu te laisses parasiter par l'objectif d'être édité, de vendre, d'être populaire, etc. etc. C'est l'équivalent de vouloir marcher sur deux chemins en même temps. C'est un coup à se perdre dans les broussailles au milieu. C'est comme si tu voulais aller à Paris et à Bordeaux au même moment. Évidemment, c'est pas possible. Et donc, à un moment, cette intention, tu dois l'asseoir. Tu dois l'asseoir. Tu dois faire un choix.

Les questions pour trouver son pourquoi

Pour identifier son pourquoi, on retombe sur cette question d'intention personnelle. Et, bon, je le partage souvent, donc c'est pour ça, vous n'êtes pas surpris, mais c'est très important. Et je vous invite à faire ce travail sur l'intention personnelle. Pour quelles raisons tu écris ce livre ? Pourquoi il est important pour toi aujourd'hui et maintenant ? Qu'est-ce qui va changer dans ta vie ? Une fois que tu l'auras écrit, qu'est-ce qui va t'apporter ? Qu'est-ce qui va te permettre de faire ? Et derrière ça, ton environnement, comment il va le transformer ? Etc. Etc. De creuser ces questions, ça te permet de mettre le doigt sur l'importance que ce livre a pour toi, de te connecter à ton intention profonde et d'y rester attaché.

Très souvent, dans, sincèrement, la plus grande majorité des cas, quand on démarre et quand on a ce rêve d'écrire un livre, c'est toujours un objectif personnel. On le porte en nous et on a envie de voir cette histoire qu'on est les seuls à avoir en tête. On a envie de la voir sur papier. Et donc, quand on creuse ces questions, on se rend bien compte qu'en fait, c'est important pour nous parce que ça représente une idée qu'on n'a pas exploité mais qu'on a depuis la sixième. Ça représente cet héritage qu'on a envie de laisser à nos enfants. Ça représente cet hommage qu'on a envie de faire à notre grand-père, à notre arrière-grand-mère. Ça représente cet accomplissement personnel. Ça représente cette apothéose de regarder le chemin parcouru et de se dire « Putain, merde, je l'ai fait. J'ai écrit mon livre jusqu'au bout. » Quand on a identifié tout ça, on a de la matière pour aller se battre tous les jours et développer sa routine, son rituel d'auteur et sa posture d'auteur pour aller écrire ce livre.

Quand on sait pourquoi on se bat, c'est beaucoup plus facile de se battre. et surtout, ça permet de commencer à travailler le lâcher-prise sur ce parasitage dont je parlais de l'édition, de la vente et de la popularité.

Parce que, avec une intention personnelle, si vous conservez cette volonté de popularité, d'être édité, d'être lu, de gagner beaucoup d'argent, en fait, vous créez une dissonance entre le pourquoi vous le faites et la direction que vous souhaitez prendre et là, vous vous retrouvez entre Paris et Bordeaux et évidemment, c'est bloquant. Évidemment, c'est bloquant. parce que c'est tout simplement pas possible d'aller à Paris et à Bordeaux en même temps. Alors, entendez-moi bien, je ne dis pas qu'en choisissant d'écrire pour vous, vous ne serez jamais édité. Pas du tout. Pas du tout. Je dis juste que à un moment, il faut lâcher prise. Il faut, il faut, il n'y a pas d'injonction. Je vous invite à faire un choix entre l'importance pour vous ou l'importance d'être édité. Faites ce choix-là en conscience et en ayant analysé le pourquoi, le pourquoi c'est important pour vous et lâchez prise sur le second. Ça vous permettra de faire des choix tout au long du processus d'écriture qui seront bien plus efficaces et toujours alignés avec votre volonté.

Cela vous permettant de conserver votre motivation parce que vous nourrissez toujours et tout le temps votre pourquoi. Si vous vous posez perpétuellement la question de ah oui, mais mon texte il ne va peut-être pas plaire à l'éditeur et cette personne et ce groupe de personnes peut-être que je ne vais pas leur parler et du coup mon livre ne va pas les toucher et du coup je ne gagnerai pas d'argent. Bon. Eh bien, vous allez faire des choix qui ne vont pas nourrir le c'est important pour moi et en ne nourrissant pas ce c'est important pour moi à un moment vous allez mourir de faim sur la route de l'écriture. Voilà. Voilà. J'aime bien cette image j'y avais jamais pensé mais effectivement il faut nourrir le important ça permet de garder ce moteur et ça rejoint la phrase que je partageais avant quand on sait pourquoi on se bat c'est vachement plus facile d'avancer.

1 à 2 % des écrivains : les vrais chiffres

Voilà, voilà. une fois que j'ai dit ça eh bien on voit bien qu'il y a ces deux chemins et on voit bien dans le dans le pardon dans le sujet qui nous intéressait là avec l'exemple de Magla que en fait les deux intentions sont tout à fait louables et tout à fait ok quand elles sont dans cette démarche d'honnêteté et d'alignement avec l'objectif et et voilà voilà voilà maintenant derrière il y a ouais je conclurai je conclurai comme ça parce que j'aime bien le mot de congruence je pense que l'exigence qu'on doit avoir avec nous-mêmes c'est surtout la congruence entre ce qu'on a envie d'obtenir et ce qu'on fait au quotidien voilà si vous avez envie d'obtenir un livre qui représente vous votre personne votre transformation et votre accomplissement personnel et bah ne vous comportez pas au quotidien comme quelqu'un qui a envie que son livre soit beaucoup vendu que son livre le rende populaire et que son livre soit édité par une très grande maison d'édition les deux sont pas incompatibles mais c'est très souvent en embrassant pleinement le premier que le deuxième arrive d'ailleurs voilà ouais je pense que c'est ça le plus important c'est cette congruence entre ce qu'on a envie d'obtenir et ce qu'on fait cela étant dit ça m'a aussi fait tilt sur sur ce côté l'écriture et et la et la pauvreté parce que je regardais du coup en en discutant du film avec ma mère qu'on allait aller voir effectivement il y a genre ça dépend des sources et du salaire qu'on prend mais globalement il y a 1 à 2% des écrivains qui doivent toucher plus de 2000 balles tu vois donc tu te rends bien compte que vu que ce chiffre prend dans la moyenne ceux qui gagnent beaucoup parce que très célèbres de par leurs écrits ou de par la personne qui sont tu te rends bien compte que la plupart des auteurs comme toi et comme moi dans notre réalité ces chiffres là ne sont pas les mêmes donc tu te rends compte que vivre de l'écriture alors c'est pas impossible évidemment certains le font mais c'est pas aussi facile que ce qu'on pourrait croire je dirais voilà et donc forcément tu te dis putain merde mais là il y a une influenceuse qui écrit pas son livre et qui va gagner de l'argent avec alors que moi je m'évertue comme pas possible à essayer de vivre de ma plume et j'en vis pas ouais j'entends ça peut ça peut piquer un petit peu ça peut piquer un petit peu par contre cet état de fait et je vais être assez cache en le disant j'espère que tu m'en voudras pas toi qui m'écoutes cet état de fait il dit rien sur ce que fait Magla en fait parce que comme je te le disais juste avant ses intentions étant claires ses agissements étant congruents avec l'objectif qu'elle a envie d'interdre bah c'est tout à fait ok par contre ça en dit beaucoup sur sur nous ce sentiment parfois d'injustice ou de jalousie ça dépend chacun mettra le mot qu'il veut ici mais ça en dit beaucoup plus sur nous et ça c'est intéressant d'en faire quelque chose d'aller identifier ce que ça ce que ça nous apprend sur nous sur notre situation sur notre rapport à l'écriture par exemple ça pourrait être si je devais creuser peut-être un petit peu plus je l'ai connu à un moment ça me l'a pas du tout fait là aujourd'hui parce que justement c'est quelque chose que j'ai travaillé il y a quand même bien longtemps maintenant mais ça me l'a fait à un moment je saurais plus dire avec quel putain c'était quel bouquin qui m'avait j'arrive pas à me rappeler bref il y a un moment j'ai eu cette sensation et moi j'ai été touché par un profond sentiment d'injustice quelque part de me dire putain mais moi je trime comme pas possible pour écrire mon premier roman en espérant peut-être pouvoir en vivre alors je fais une parenthèse moi vous voyez j'ai justement fait bien le deuil de ça pas de manière négative mais je suis très très congruent mon objectif c'est que les livres que j'ai dans ma tête existent soient disponibles par contre la finalité de ça se vend ça se vend pas pour moi c'est totalement secondaire c'est c'est vraiment un plaisir personnel l'acte d'écrire est un plaisir voir la finalité est un plaisir et si ça intéresse des gens et si ça touche des gens c'est vraiment du bonus quelque part voilà tout ça j'ai pu y arriver parce que je me suis arrêté justement sur l'analyse de ces sentiments négatifs que je pouvais avoir à l'époque qui était de voir quelqu'un comme ça de se dire attends moi je trime comme pas possible et quelqu'un ne fait pas le scénario ne fait pas les dessins et gagne beaucoup d'argent avec tout ça ah putain l'injustice l'injustice de fou que je ressentais maintenant qu'est-ce qu'elle qu'est-ce qu'elle m'apprend cette injustice bah elle m'apprend que en fait j'ai sûrement j'avais sûrement un travail de lâcher prise à faire sur sur les intentions que j'avais avec mes livres en fait quand je me suis pensé sur cette injustice je me suis rendu compte que ce qui me touchait profondément c'était alors il y avait le sujet de gagner de l'argent avec mais en fait ça comme je vous l'ai dit c'est assez vite réglé mais surtout derrière il y avait le sujet de elle a un livre et pas moi elle a un livre et pas moi et ça quand tu fais ce constat là ça fait mal ça fait mal et donc vous voyez ça me touche encore quand j'y repense et donc quand t'as fait ce constat là et bah la conclusion c'est de dire ok en fait je me rends compte que ça me touche cette situation parce que moi-même j'ai pas écrit le livre qui compte vraiment pour moi ok constat fait qu'est-ce que je peux faire aujourd'hui pour aller chercher cette version de moi que je suis pas encore voilà et bah peut-être commencer à travailler autour de tout ça pour aller chercher ce livre que j'ai profondément envie d'écrire et c'est quand on est dans cette démarche là que là franchement tout s'éclaire parce que tu te rends compte que les épisodes négatifs qui peuvent venir parasiter toi et te créer cette espèce d'injustice de jalousie mettez-y les mots que vous voulez comme je disais et bah tu te rends compte qu'en fait c'est des vrais révélateurs de ta propre situation et que ça te permet d'aller trouver des clés qui te permettent toi-même d'évoluer et d'aller atteindre cet objectif que t'as pas et par ailleurs c'est une démarche que je vous invite à avoir perpétuellement dans la vie quand quelque chose vous irrite de vous demander qu'est-ce que ça touche en vous pour que ça puisse vous irriter et quand on creuse on voit on remarque aussi qu'on identifie des systèmes de valeurs qui peuvent être différents et qui comptent dans ce jugement je reprends l'exemple que j'ai cité là en fait moi je me rends compte que j'écris pour moi je me rends compte que en lâchant prise sur cet objectif de vente d'édition qu'on nous martèle dans la tête comme si c'était absolument obligatoire !

Tout ce dont on n'a pas besoin pour écrire

et en acceptant qu'en fait moi j'ai envie de le faire profondément pour moi et j'ai envie que mon livre que dans mon livre ne transparaissent que moi voilà je me rends compte qu'en fait moi et Magla on n'a pas la même intention donc on ne va pas comparer deux choses qui ne sont pas comparables ils ok en fait et on retombe sur cette double notion qu'on peut avoir dans l'écriture et on retombe sur ok en fait cette frustration cette injustice cette jalousie que j'ai pu ressentir en fait il se trouve que ça met en lumière juste ma propre dissonance d'intention et voilà et donc ce qu'il me reste à faire c'est d'aller travailler sur ces intentions et donc d'aller questionner mon pourquoi et donc d'aller me demander qu'est-ce que ce livre représente pour moi là aujourd'hui et maintenant pourquoi j'ai envie dans dix ans qu'on se rappelle de moi pour ce livre etc etc et là ça devient intéressant voilà et donc quelque part c'était ça le principal sujet que j'avais envie que j'avais envie d'amener et et ouais et j'ai très je suis très curieux de découvrir ce film qui va parler du rapport à la pauvreté en écriture de voir comment ils vont adresser ce sujet de voir si justement il y aura cette notion de le faire pour soi ou le faire dans un but éditorial et je trouvais que le le film était un bon un bon moyen de rappeler rappeler cela d'autant plus avec l'actualité de Magla et là je le répéterai une dernière fois mais grand bien grand bien lui fasse moi je trouve que c'est une belle initiative de pousser un concept et de le rendre matériel dans un monde où on a beaucoup grandi quand même avec cette immatérialité des vidéos de rendre ça matériel oui ça parlera à sa communauté oui ça parlera pas à sa communauté vous voyez moi par exemple franchement sip and gossip ça me touche pas mais tant mieux en fait ça veut dire qu'elle a très bien fait son travail et qu'elle sait à qui elle s'adresse et que et c'est là qu'on ressent aussi son alignement d'intention et ça moi je trouve ça je trouve ça très bien ça fait que des gens vont être en contact avec une BD peut-être des gens qui n'ont jamais vraiment lu de BD peut-être que ça leur ça leur donnera envie de découvrir d'autres BD peut-être qu'en allant en recevant cette BD là ils se diront ah mais en fait il y en a peut-être d'autres ah j'ai envie d'aller découvrir ça peut-être qu'ils tomberont sur je sais pas la BD de la Horde du Contrevent et ils se diront putain mais cette BD aussi elle était géniale et si j'allais lire le vrai livre et peut-être que du coup ils liront la Horde du Contrevent de Damasio peut-être que ça les ouvrira à découvrir la fantaisie française et peut-être qu'ils iront lire du Grimbert et peut-être qu'en découvrant le secret de J ils se diront ah mais attends et si j'allais explorer la fantaisie au sens plus large et ils découvriront les annales de la compagnie noire ils découvriront la Belgariade ils découvriront Tolkien ils découvriront tout ça et vous voyez c'est pour ça que c'est hyper important et c'est cool que des gens partagent et créent des objets livres parce que ça met les gens en contact avec avec avec le monde du livre et franchement je pense que le monde ne dira jamais non à plus de gens en contact avec le monde du livre parce que quelque part on dit souvent que le savoir est une arme et c'est probablement vrai voilà voilà cela étant dit si je devais conclure je dirais merci au film à pied d'oeuvre merci à Magla de m'avoir permis et d'avoir comme ça cogité dans mon cerveau pour ramener ces sujets là je conclurai aussi en disant que voilà les intentions qu'on porte avec notre roman sont crucial à identifier posez-vous la question de pourquoi vous le faites pourquoi ce roman est important là maintenant et aujourd'hui et pas dans dix ans vous pouvez même vous poser des questions plus challengeantes dans dix ans pour quelle raison j'ai envie qu'on se rappelle de moi et sur ma tombe il y aurait écrit quoi il y aurait écrit a écrit des livres dont il est profondément fier ou a écrit des livres qui se sont beaucoup vendus voilà quelle est la chose que vous préfériez vous pouvez aussi vous poser la question entre quelle est la meilleure des situations un livre dont vous n'êtes pas spécialement fier mais qui est énormément vendu ou un livre dont vous êtes profondément fier mais que presque personne ne lit voilà ces réponses à ces questions vont vous amener des vrais des vrais phares dans l'obscurité des vraies étoiles du berger et ça va vous permettre aussi de faire la dissociation entre les intentions de tout un chacun et les objectifs qui peuvent être différents en fonction des volontés qu'on a il faut tout pour faire un monde acceptons-le et voilà voilà voilà moi évidemment vous savez si je devais conclure sur ça et pour boucler de manière beaucoup plus personnelle je suis profondément touché par ce rapport très personnel qu'on a à l'écriture une question que je pose très très enfin non pas très souvent en fait une question que je pose tout le temps aux auteurs que j'accompagne avant même de commencer à travailler avec eux et de signer quelques quelques contrats que ce soit c'est moi je peux te faire une promesse c'est celle de t'amener un manuscrit terminé par contre celle que je peux pas te faire parce qu'elle viendrait parasiter ton objectif qui est d'écrire pour toi pour toutes les raisons que tu m'as énoncées et pour toute l'importance que revêt ce livre que t'as pour objectif une promesse que je peux pas te faire c'est celle que ton livre va beaucoup se vendre et que tu vas être édité par une grande maison d'édition est-ce que t'es ok avec ça et là quand la personne me dit oui et que je sens cette sincérité et cette énergie de sincérité et bah je suis sûr que la personne même si elle arrive pas encore à lâcher pris sur ce regard des autres je suis sûr qu'elle va réussir à le faire et qu'elle va réussir à développer ce rituel d'auteur ces intentions d'auteur qui vont lui permettre d'accomplir ce livre et d'enfin toucher du doigt toute l'importance qu'il revêt pour lui ou pour elle voilà voilà bah c'était génial de parler de tout ça aujourd'hui je suis super content c'est des sujets qui sont toujours très passionnants ça m'a rappelé en plus mon échange avec OHD que j'avais trop trop aimé écoutez je vous souhaite d'identifier le pourquoi vous écrivez je vous souhaite de d'oser écrire je vous souhaite d'oser lire voilà et je vous souhaite d'accomplir le plus de choses possible n'hésitez pas à me dire si cet épisode vous a plu n'hésitez pas à laisser un pouce une note sur les applis de podcast bref tout ça tout ça c'est vrai que je le fais pas souvent mais n'hésitez pas ça m'aide énormément sur ce je vous souhaite une très bonne journée soirée goûter etc etc moi je file au cinéma pour ce petit moment Mère Fils et je vous souhaite une très très bonne continuation soirée hop hop hop me revoilà écoutez je vous fais ce petit message en off parce que je je voulais vous faire un retour du coup sur le film à pied d'oeuvre écoutez c'est un film que j'ai dans l'ensemble apprécié et pour tout vous dire je trouve qu'il y a une très belle phrase dans le film je vais vous la lire et après je vais vous dire pourquoi je trouve quand même que le film manque à côté de passe à côté de cette réelle intention il y a une phrase qui est dite à la fin du texte qui est achever un texte ne veut pas dire être publié être publié ne veut pas dire être lu être lu ne veut pas dire être aimé être aimé ne veut pas dire avoir du succès avoir du succès n'augure aucune fortune et je trouve que le message de ce message là il est très parlant c'est pour ça que dans cet épisode j'ai rappelé autant l'importance du pourquoi on le fait parce que c'est important de se câbler sur le bon chemin pour en profiter aussi et qu'importe le résultat tant qu'on a la transformation et écrire un livre et vivre ce chemin c'est tellement transformatoire et tellement puissant qu'à la fin qu'importe qu'importe et en même temps c'est parce qu'on lâche prise qu'on obtient un résultat qu'on espérait parfois pas du tout ou qu'on espérait plus et c'est ça la différence et le problème du film je trouve c'est que quand je repars de ce film je repars avec deux croyances à mon sens qui sont écrire c'est souffrir et écrire c'est être publié parce que le personnage principal du film se retrouve justement confronté à c'est un auteur déjà quelque part établi parce qu'il a déjà publié dans une grande maison d'édition il m'a semblé voir Gallimard passer sur les couvertures à la fin mais je ne suis pas tout à fait sûr mais bref publié déjà dans une très grande maison d'édition une éditrice qui lui dit écoute j'attends de toi que ton prochain texte soit ton best-seller alors bon je ne vous raconte pas le genre de pression que peuvent mettre ce genre de phrases ça pour le coup je trouve que ce n'est pas du tout un cliché il suffit de dire ça à quelqu'un pour que tout d'un coup tout se coince dans sa tête et malgré qu'on lui dit ça il décide de continuer à écrire et il décide de ne pas abandonner ce rêve et il y a cette résilience qui est quand même très belle dans le film et donc il va au bout des choses il se met à faire des petits boulots pour pouvoir survivre et continuer à écrire et dans cette souffrance et dans ce petit boulot il vit ce qui sera son réel livre apprécié par l'éditrice vendu et à la fin on le quitte il est l'éditrice lui dit ok je vais t'éditer et voilà on le voit signer des bouquins etc et ce que je trouve c'est que le film aurait pu faire le choix d'asseoir réellement ce en fait j'ai choisi de devenir écrivain parce que j'ai envie de véhiculer mes idées et le film fait ce choix à la fin plutôt de passer sur en fait raconter ses idées c'est bien mais être édité c'est quand même le but et je trouve ça tellement tellement tellement dommage et quelque part j'aurais aimé tu vois si je devais réécrire ce film j'aurais aimé que à la fin quand l'éditrice lui dit écoute ce livre là je l'accepte mais par contre je vais pas te payer plus parce qu'on t'a déjà avancé sur celui d'avant et bah qu'ils lui disent écoute je te fais un fuck et et en fait j'en ai rien à foutre d'être édité ce livre il représente une partie de ma vie et j'ai envie que les gens le lisent avec ou sans toi et là quelque part on aurait eu parce qu'en plus il continue à la fin à faire ses petits boulots parce que parce que c'est comme ça qu'il aime vivre et que ça lui laisse cette liberté de choisir les moments où il écrit et à ce compte là il aurait pu continuer et se libérer totalement du monde éditorial qui sans se rendre compte est celui qui lui met la pression en fait et lui dire bah écoute moi je vais continuer la vie que j'ai là et voilà et c'est pour ça que je suis sorti un peu mi figue mi raisin de de ce film là parce que je trouve qu'il mélange un peu plusieurs intentions et surtout qu'il véhicule bah quelque part des des clichés extrêmes en écriture il n'y a pas besoin de tout sacrifier pour écrire un livre il n'y a pas besoin d'être publié pour se dire écrivain il n'y a pas besoin d'être de gagner sa vie en vendant des livres pour se dire écrivain et pour aimer écrire il n'y a pas besoin de souffrir le martyr pour écrire un livre il n'y a pas besoin de fumer des clopes et de boire du café pour écrire des bonnes pages il n'y a pas besoin d'être en bataille avec son ex-femme ses parents pour écrire un livre et j'aurais aimé voir un film qui me propose une vision de l'écriture qui assoit cette intention de dire l'écriture c'est à la fois pour tout le monde l'écriture ça peut être pour soi et c'est extrêmement transformatoire et ça permet d'embrasser des chemins de vie qui nous correspondent et dans lesquels on est beaucoup plus ancré voilà voilà voilà un peu mon avis un peu brutal comme ça et quelque part voilà je sors mitigé du film mais il m'a fait me poser toutes ces questions il m'a même chamboulé à certains moments parce que tu ressens à un moment cette peine qu'il a et tu vois qu'en fait ça va être super dur de vivre de sa plume et et tu sens que et tu te dis mais merde à quoi bon écrire quoi à quoi bon écrire et au moment où j'ai pensé ça tu vois où le film m'a renvoyé ça je me suis dit ah putain j'espère que ce film ne va pas en décourager plus d'un tu vois et quelque part c'est c'est peut-être que vous voyez là encore une fois je vais faire l'exercice que ce dont je parlais juste avant avec Magla mais quelque part je pense que si j'avais vu ce film avant d'avoir eu toutes ces prises de conscience qui m'ont amené là où je suis aujourd'hui peut-être que ça m'aurait découragé d'écrire et ça me terrifie et c'est pour ça que je crois que j'en veux un petit peu au film parce que je pense qu'il me renvoie à une image de moi qui à un moment fut terrorisée et qui à un moment a passé sa vie à se dire non mais en fait l'écriture c'est pas pour moi parce que j'arriverai pas à en vivre parce que je suis pas assez talentueux et je trouve ça j'aime pas j'aime plus ça j'aime plus ça donc voilà voilà ce que j'aurais envie de conclure c'est que ce film m'a rappelé que l'écriture c'est pour tout le monde que l'écriture ce n'est pas souffrir que l'écriture ce n'est pas être publié et que l'écriture c'est avant tout un chemin personnel un chemin de transformation un chemin où on se découvre un chemin qu'on apprécie parce que se découvrir et se comprendre c'est indescriptible voilà voilà écoutez cette fois c'est vraiment la fin et voilà je vous fais des bisous les copines je vous fais des bisous les copains à très vite c'était Ybelion et je vous fais des bisous les copines les copines et je vous fais des bisous les copines les copines les copines les copines les copines les copines les copines les copines les copines les copines les copines les copines les copines les copines les copines