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Pochette de l'épisode 73 du podcast Ose Écrire

ÉPISODE 73SOLO14 DÉCEMBRE 202524 MIN

La peur ne disparaît pas, elle se traverse

Clarté · Identitépeuroser
00:0023:45

FACE A — LES 16 CHAPITRES · CLIQUE POUR ÉCOUTER

CE QUE RACONTE CET ÉPISODE

« Je le ferai quand je n'aurai plus peur. » C'est confortable, et c'est faux : la peur ne disparaît pas. Elle se cache, elle se transforme, elle devient invisible. Et pendant que tu attends, ta tête travaille contre toi : elle te montre la réussite des autres, elle laisse Tata Jacqueline t'expliquer qu'il faut dix-huit ans d'études de lettres pour écrire un livre. Tu récoltes ainsi des peurs que tu n'avais même pas au départ. Le temps ne soigne rien : l'expérience et l'action, si. La peur est une porte qu'on n'ose pas ouvrir et derrière laquelle il n'y a souvent rien. Impossible de savoir si le filet est là avant de sauter : c'est le saut qui le crée, et ce sera le tien, construit de tes forces. Dans l'épisode 73, je partage aussi l'exercice qui débloque quand les mots manquent : à quoi ressemble ta peur, une couleur, un animal, une musique ? À écouter là où tu écoutes tes podcasts.

LE CAROUSEL DE L'ÉPISODE

CAROUSEL À VENIR

Les slides de cet épisode arrivent bientôt dans la bibliothèque visuelle.

Face B — le transcript

L'ÉPISODE MOT À MOT · LES TIMECODES LANCENT L'ÉCOUTE

Évidemment, tu te doutes bien que ce n'est pas moi qui ai tapé tout ce transcript à la main… Alors oui, il y a parfois des incohérences et des erreurs. Comme quoi, rien de mieux que d'écouter l'épisode plutôt que de le lire !

Intro : la peur d'écrire

Yo yo yo, c'est Ybelion, vous êtes dans l'épisode 73. Je suis désolé, j'étais obligé d'oser écrire. Et écoutez, je suis ravi de vous accueillir aujourd'hui. On parle de la peur, de la peur d'écrire et d'oser faire ce pas qui nous terrifie. Je vous laisse avec ça et je vous souhaite une très bonne écoute. A très vite. Moi, c'est Sam Ybelion de Mon Nom de Plume. Je suis écrivain, coach et j'accompagne celles et ceux qui veulent renouer avec leurs rêves d'écriture. T'écoutes un podcast dont l'intention est simple. Te donner inspiration, outils, motivation, discipline. Bref, tout ce qui peut te permettre d'oser écrire. En gros, c'est un peu dans le titre. Ose Écrire.

Oh là les amis, j'espère que vous allez bien. J'enregistre cet épisode entre deux coachings. Donc, je vais aller straight to the point pour pas arriver en retard. Mais quand même, vous donner un maximum de valeur. On est sur l'épisode 70 quelque chose. J'ai toujours adoré dire 70 et 90. Je trouve que ça, ça ne vaut mieux que 70 et 90. C'est mon petit côté disruptif peut-être. Ou worldwide, je ne sais pas. Bref, ravi de vous retrouver aujourd'hui. J'ai en ce moment une imagination foisonnante sur ce que j'ai envie de raconter en podcast.

Les épisodes bilan à venir

Malheureusement, comme vous le savez, on ne peut pas tout faire. Donc, j'applique ce que je dis aux auteurs de faire avec leur histoire. C'est-à-dire qu'il y a toujours un ordre de priorité dans ce qu'on a envie de traiter. Et donc, je m'applique ce même alignement entre mes rêves, ma réalité et mes actions. Même dans les idées de podcast. Donc, oui, j'ai plein d'idées. Est-ce que je vais pouvoir toutes les traiter ? Non, parce qu'il y en a beaucoup trop. Donc, je les traiterai dans l'ordre de priorité. D'ici la fin de l'année, quand même, j'aimerais bien vous faire deux épisodes un peu particuliers. Un sur un bilan un peu global de l'année. Et quelles leçons j'ai pu en tirer ? Et quelles leçons pourraient vous servir ? Dans ce bilan, j'aimerais bien aussi parler des objectifs de l'année prochaine. Et moi, qu'est-ce que j'utilise pour justement me fixer ces objectifs ? Alors, je vous vois venir.

Je vous parlerai à moitié d'objectifs smart. Pour moi, ça, c'est peut-être la face visible de l'iceberg. Mais il y a plein de choses qui se cachent derrière. Oser se mettre des objectifs pour l'année à venir. Et puis, l'autre, c'est un épisode sur ce qui a pu me marquer de mes lectures en 2025. J'ai eu un rapport, je dirais, sporadique avec l'écriture en 2025. Il y a eu des phases où j'ai beaucoup lu, notamment au milieu de l'été. Il y a eu des phases où je n'ai pas du tout lu. Des phases où je lis un peu. En ce moment, je lis un peu. Je suis en train de lire Le signe noir de Nassim Nicolas Taleb.

« La peur ne disparaît pas, elle se traverse »

Stranger Things et les leçons qu'on en tire

Franchement, c'est un livre génial. J'ai néanmoins des journées très chargées en ce moment. Et donc, le soir, j'avoue que l'envie de se mettre sur un livre qui parle de la puissance de l'imprévisible et qui regroupe un peu beaucoup de choses, que ce soit des écudes sociologiques, mathématiques, statistiques, bref. Parfois, ce n'est pas le plus simple. Donc, voilà. Je suis un peu en lâcher prise et je me laisse porter par tout ça. Bref, je vous ferai cet épisode aussi. Et à partir de là, j'aurais aussi envie de vous faire ce qu'évidemment, la saison 5 de Stranger Things a commencé à sortir il n'y a pas longtemps. Et je me suis rendu compte qu'en fait, c'est vrai que ça faisait tellement longtemps, ça fait quasiment 10 ans, je crois que ça a commencé Stranger Things. C'est un truc de fou. Et quelque part, ça a quand même marqué une grande partie de la pop culture. Et tu te dis, putain, c'est fou qu'un truc comme ça, anodin qui sorte, à un moment, se transforme en phénomène culturel comme ça.

Du coup, je me suis tout retapé sur mes moments off. Comme j'avais déjà un peu tout vu, j'écoutais un peu. Je ne faisais pas que ça, je n'étais pas en mode fixé sur ça. À part la saison 5, forcément, parce que je ne l'avais jamais vu. Mais j'ai fait un peu le même exercice que pour Zootopie. J'ai noté les quelques trucs qui m'ont marqué dans Stranger Things. Et j'ai envie d'en faire un truc aussi où je dis, bon voilà, voilà Stranger Things. Et voilà mon avis totalement subjectif sur Stranger Things. Mais surtout, voilà ce que ça a pu m'apprendre et ce que j'ai envie d'en retirer moi comme leçon. J'aime bien faire cet exercice. Alors, je ne le fais pas pendant que je regarde parce que je suis quand même dans une démarche de me détendre. Mais a posteriori, m'interroger sur ce que moi ça peut m'apporter. Ça me fait relativement plaisir. Vous le partagez, c'est encore mieux.

Une semaine d'auteurs en visio

Donc voilà. Cela étant dit, aujourd'hui, je voulais vous parler d'un sujet qui a été le thème de ma semaine. Cette semaine, j'ai eu plein de coaching. J'ai eu plein d'auteurs en visio. Pourquoi je le fais en visio d'ailleurs ? Tiens, très bonne question. C'est très important de voir la personne pour ressentir ses énergies. Il y a beaucoup de choses qui passent par le non-verbal, par les silences que tu vois, par le corps, par la manière dont ils bougent dans l'espace quand tu poses des questions, quand on répond aux questions. Donc c'est extrêmement important de voir la personne. Voilà. Au téléphone, ça n'a pas du tout le même impact. Donc j'ai eu plein d'auteurs en visio cette semaine. Là, je vais encore en avoir quelqu'un en suivant. C'est pour ça que vous voyez que je suis un petit peu speed.

Le thème de la semaine : la peur

Je suis toujours speed, mais bon, j'essaie de trouver des excuses quand même. Oh là là. Et donc j'ai eu plein d'auteurs en visio. Et le thème de cette semaine, ça a vraiment été la peur. La peur de se lancer. La peur de sauter dans le vide. Et j'ai plein de choses à dire sur cette peur. Je pense que ce que j'aurais envie de dire, et je l'ai partagé un peu en story, c'est que la peur ne disparaît pas. C'est un mythe, à mon sens, de penser que la peur va disparaître.

C'est confortable de vouloir attendre qu'elle disparaisse. Parce qu'on se dit, ça permet de se dire, ah, je le ferai plus tard, quand la peur aura disparu. La peur ne disparaît pas. La peur peut se cacher. La peur peut se transformer. Et elle est maligne. Elle peut prendre des formes, parfois, qu'on n'imagine pas, qu'on ne voit pas, qu'on ne repère plus. Et c'est très néfaste à long terme pour la personne qu'on a envie d'être et les projets qu'on a envie d'accomplir.

Elle se traverse, avec et malgré

Voilà. Et donc, ça a été le thème de la semaine. La peur ne disparaît pas. C'est ça que je disais. La peur, elle se traverse. La peur, elle se traverse. Et c'est comme ça qu'elle s'apaise. Et il n'y a pas d'autre choix que d'un moment oser se jeter avec et malgré cette peur. Pourquoi je dis avec et malgré ? Alors malgré, forcément, parce que les choses qui font peur, quelque part, c'est un peu inconfortable. Par contre, pourquoi je dis avec ? Parce que le fait que cette peur existe donne plein d'indications sur les points que vous auriez potentiellement à travailler pour la traverser. Et tous ces points-là sont des clés qui vous appartiennent. Et ce que je veux dire par là, c'est que moi, je peux vous donner mon avis quand je vous aime. Et la vérité, c'est que les leviers, les forces, les croyances, c'est que vous qui pourrez les trouver. C'est toute la démarche de coaching.

C'est celle-là que j'applique avec les gens que j'accompagne. C'est-à-dire qu'on part de leur peur et on creuse leur réalité pour savoir ce qui se cache en dessous. Et comment on en fait une force, comment on le recadre pour se remettre en action d'écrire et aller atteindre à la fois la personne qu'on a envie d'être, c'est le projet qu'on a envie d'accomplir. Et donc, avoir ses peurs est quelque part déjà une bonne nouvelle parce que ça traduit l'importance que revêt le projet et la personne qu'on a envie d'être, qu'on a envie de devenir. Et aussi, nous donne énormément de clés de compréhension sur ce qui nous gêne et ce qui nous bloque. Et ça, c'est top. On est obligé, quelque part. Si on ne fait rien, il ne se passe rien. Et si on ne tente rien de différent, il ne se passe rien de différent. Si aujourd'hui, vous n'avez pas écrit le livre dont vous rêvez, c'est peut-être, et en fait, pas peut-être, c'est aussi parce qu'il y a des choses que vous n'osez pas faire, il y a des peurs que vous n'osez pas confronter, il y a des endroits et des cailloux dans votre chaussure intérieure que vous n'osez pas aller titiller.

« Le temps fait son effet » : le mensonge

C'est pour ça que je dis toujours aux auteurs que je reçois, évidemment, on va travailler. Et oui, je vais être challengeant parfois, je vais te poser des questions qui grattent. Mais c'est pour ça que c'est efficace. Et comme c'est fait toujours dans un cadre de bienveillance qui vise à pousser à l'action et à se questionner sur soi-même et comment on a envie de se transformer, c'est pour ça que c'est efficace. Donc oui, la peur ne disparaît pas. Et il y a une phrase qu'on entend beaucoup, le temps fait son effet. Alors on l'entend aussi beaucoup dans un contexte, je dirais, amoureux. Après une rupture, on peut se dire, oui, le temps va faire son effet, il va gommer la douleur, l'émotion. La peur est une émotion, donc c'est pour ça que ça se rejoint quelque part. En fait, non, ça se rejoint tout court. Et on dit, ouais, le temps fait son effet. Mais c'est mensonger de dire que le temps fait son effet.

Si on attend juste comme ça, allongé dans notre lit, ou qu'on traverse la vie sans prendre le temps de s'arrêter sur ce qui nous fait peur, sur ce qui nous crée ses émotions, il ne se passera rien. On n'avancera pas, on ne changera pas. Donc le temps fait son effet, un peu mensonger et un peu... C'est un peu scaché. Par contre, ce qui fait son effet, c'est l'expérience et l'action. Et là, la posture est totalement différente. La posture est totalement différente.

Quand on ose se plonger dans l'action et l'expérience, là, les choses commencent à changer. Et là, ça fait son effet. Et c'est comme ça qu'on traverse une peur. En se le tendant dans le vide.

Ouais, ouais, ouais, ouais, ouais, ouais. C'est que comme ça. Il y a deux choses, quand même, qu'on peut partager. Déjà, et ça, je dédicace à Manon qui se reconnaîtra, qui m'a partagé quelque chose qui a fait écho à une image que j'avais en tête, mais que j'avais jamais verbalisée de cette manière. Et je trouve que la manière est très percutante. C'est pour ça que je me permets de la réutiliser.

La porte derrière laquelle il n'y a rien

La peur est comme une porte qu'on n'ose pas ouvrir. Et on se rend compte, en fait, qu'en l'ouvrant, il n'y a rien derrière. C'est exactement ça. Et deuxièmement, quand on se lance dans quelque chose qui nous tient à cœur, on se lance dans le vide, on se jette dans le vide, on a peur, mais on se jette quand même. Et en fait, c'est quand on ose se jeter qu'on voit le filet apparaître. Quand on est sur le point de se jeter, impossible de savoir si le filet est là ou pas. Et donc, on est obligé de se jeter dans le vide. Et ça, oui, c'est terrifiant. Mais l'action de se jeter, c'est ça qui va créer le filet. Et quel filet ce sera ? Quelque part, c'est toujours ce que je dis aux gens que j'accompagne aussi. et ça vous aidera.

Actions cure fear

Ce filet, il sera pour vous. Ce que j'entends par là, c'est que si vous regardez le filet qu'a utilisé quelqu'un d'autre, ça ne vous donnera pas de clé vraiment suffisamment précise pour développer votre propre filet et vous dire que oui, avant de sauter, c'est bon, j'ai un filet. Quand vous allez sauter, vous allez vous découvrir, vous allez creuser en vous, vous allez explorer, c'est ça qui va définir le filet sur lequel vous allez tomber. C'est cette action dosée qui crée le filet. Et c'est comme ça que la peur se soigne, c'est en osant sauter et en osant créer son filet. En anglais, il y a une phrase qui m'a toujours marqué, c'est actions cure fear. L'action soigne la peur. Je trouve que ça claque plus en anglais et puis c'est toujours bien de faire le mec bilingue. Le mec insupportable. Et voilà, actions cure fears. C'est important, c'est important, c'est important, vraiment, c'est important de se rendre compte que jamais la peur disparaîtra parce qu'on attend qu'elle disparaisse.

Et il y a un truc encore plus insidieux qui fait encore plus de mal, c'est que, en fait, plus vous attendez, plus vous vous éloignez de ce que dit votre cœur et de ce que dit votre corps, plus vous laissez votre tête prendre le contrôle. La tête, elle ne fait qu'une seule chose, c'est alimenter ses peurs. Elle va vous donner un milliard de raisons pour vous dire, tu vois, t'as raison d'avoir peur. Je te donne un exemple. Si aujourd'hui, t'as envie de te lancer dans l'écriture, mec, t'as un peu peur et donc tu décides de freiner et de dire, je le ferai plus tard. Qu'est-ce qui va se passer jusqu'à ce plus tard ? Ben, c'est simple. Tu vas voir la réussite de Madame A à gauche. Tu vas lire le livre de Madame B en oubliant qu'il a été réécrit et corrigé huit fois. Tu vas écouter Tata Jacqueline te dire que écrire un livre, c'est quand même super compliqué.

Il faut vraiment avoir fait 18 ans d'études de lettres pour écrire un livre. Voilà. Et là, ça va juste nourrir tes peurs. Ça va juste nourrir tes peurs. À la fin, tu vas développer des croyances et des peurs que tu n'avais même pas au début. Et tu vas dire, ben oui, c'est vrai en fait. Il faut avoir fait 18 ans d'études de lettres pour écrire un livre. J'avais raison d'avoir peur. Tu es en train d'acheter tes propres limites. Tu es en train de te dire à toi-même que tu as raison de douter de toi. Tu as raison d'avoir peur. Mais c'est dommage quand même alors qu'elles n'existaient pas au début et que ce simple mouvement d'oser un moment t'aurait libéré de tout ça. Tu ne serais même pas posé la question de savoir s'il fallait 18 années de lettres si tu n'avais pas laissé l'occasion et le temps à Tata Jacqueline de te le dire.

Ou en tout cas, si tu n'étais pas laissé l'occasion de l'entendre. Parce qu'on en revient toujours. Là, le vrai moteur, c'est toi. Ce n'est pas les autres. Voilà. Ce n'est pas les autres. Et c'est tout ce que j'adore dans la posture de coach. C'est qu'on vient chercher les leviers des personnes. On vient les aider à développer leur discipline. Pas une discipline factice ou secrète qui viendrait de quelqu'un d'autre. Là, leur, le moteur intérieur qu'ils ont. Comment ils sont connectés à leur amour de l'écriture. Comment ils vont affronter et traverser cette peur. C'est ça qui est génial. C'est ça qui est génial. Et je trouve que le message est plein d'espoir à savoir que en fait, rien n'est futile. Rien n'est... Quelque part, il n'y a aucune fatalité. Il y a... On a toutes les réponses. Et maintenant, voilà, il faut oser accueillir.

Alors, soit tout seul, évidemment. Moi, je prône l'accompagnement parce que j'en ai fait moi-même beaucoup et que je kiffe ça et que c'est mon métier et que c'est mon ikigai. Donc, je kiffe. Mais il y a des gens qui arriveront très bien tout seul et c'est tant mieux, tu vois. Et parfois, il faut oser aussi entendre de recevoir de l'aide et d'oser entendre et de recevoir le questionnement des gens. C'est pour ça que je dis toujours qu'il y a des trucs qui grattent. Parce que ces questions qui vont te confronter à tes peurs, voilà, on n'est pas au salon de thé, quoi. On n'est pas au salon de thé, on n'est pas au PMU. Il y a des questions qui grattent.

Bref. Bref, bref, bref. Voilà ce que j'avais à dire sur la peur. La peur de se lancer, elle est terrible. Franchement, elle est terrible. Elle est terrible et elle tue beaucoup plus de romans que le manque de technique, le manque de légitimité ou tout autre piège dans lequel on peut tomber quand on écrit un livre. C'est terrible. C'est terrible. Et une question, vous voyez, là, je pars dans comment on peut résoudre aussi tous ces problèmes de peur.

Parfois, il est très difficile. Excusez-moi, j'ai mangé une noisette juste avant et voilà, je sentais que j'avais un truc coincé dans les dents, ça m'énervait. Cette pause est en fait, revenons à nos moutons. Parfois, c'est très dur de mettre des mots sur cette peur et je le comprends. c'est difficile. Maintenant, moi, il y a un exercice que j'apprécie énormément. C'est, ok, cette peur, elle ressemble à quoi ? Si tu devais me la décrire, physiquement, elle ressemble à quoi ? Et là, on n'est pas dans une considération de tête. Justement, on veut sortir de la tête. Qu'est-ce que les émotions et qu'est-ce que le corps nous dit ? Qu'est-ce que l'instinct nous dit ? Ah bah, cette peur, elle a une espèce de forme de diable, un peu protéiforme. Elle ressemble un peu à un lion mais qui serait un peu surdopé. Et puis, il est plutôt, il tend vers le rouge et en fait, il n'a pas de crinière, il a vraiment des cornes.

Donc, plutôt une lionne en fait. Et une lionne du diable quoi. Et vous voyez là, cette image, alors, je pourrais l'analyser parce que c'est vraiment ce qui m'est venu spontanément. Mais, toutes ces clés veulent dire quelque chose. Et donc là, si j'étais en coaching avec quelqu'un qui me dirait ça, là, j'irais creuser. je dirais, ok, c'est marrant que tu amènes l'image du lion puis de la lionne. Qu'est-ce que ça veut dire pour toi ? Qu'est-ce que cet animal, il représente ? Tu me parles du diable, qu'est-ce que ça représente pour toi ? Qu'est-ce que ça vient toucher chez toi comme valeur, comme croyance, comme injonction, comme quelque chose qu'on a pu dire, bref, tu vois ? Et on creuse autour de là. On creuse, toute la symbolique des images est extrêmement puissante pour démêler des nœuds qu'on n'ose pas démêler, d'habitude. Et ça, c'est absolument clé que vous pouvez faire l'exercice de plusieurs manières. Quand on est en coaching, évidemment, je le fais à l'oral parce que j'ai la personne en face.

Si c'était une musique, ce serait laquelle ?

Mais quelqu'un qui n'arriverait pas à mettre de mots dessus, je pourrais lui demander de le dessiner. Je pourrais lui demander de me dire, bon, bah vas-y, il te fait penser à quel film récent ? Si c'était une couleur, ça serait quoi ? Si c'était un ciel, ça serait quoi ? Une météo ? Si c'était une musique, ça serait laquelle ? Et on peut partir de là aussi. Ça serait super intéressant, tu vois. Quelqu'un est bloqué, voilà, j'ai peur, peur de quoi ? Je ne sais pas. Elle ressemble à quoi ? Je ne sais pas. Ok, si c'était une musique, cette peur, ça serait quoi ? Ah putain, ça serait une musique de Joule.

Ok, intéressant. Qu'est-ce que ça t'évoque ? Tu vois, et tirer creuser par là. Toutes les choses qu'on a, toutes les images qui nous viennent en tête ont une importance, représentent quelque chose et allons creuser. J'adore. Et zéro tacle à Joule, j'adore, j'adore, j'adore. et j'ai beaucoup aimé à un moment, la parenthèse d'ailleurs, mais la transition qu'il y a eu entre beaucoup de gens qui disaient Joule, c'est René de fou malade et à un moment de dire ah ouais, le mec a quand même sorti un nombre d'albums quand même totalement délirant. En fait, peut-être que il y a du talent et du travail sous ça et c'est indéniable. Tu ne peux pas être, tu ne peux pas faire autant de trucs sans avoir ni du talent ni des forces exceptionnelles enfin bref. Il y a plein de choses à en tirer et d'ailleurs, d'ailleurs, parenthèse, autre chose qui peut nous donner beaucoup d'indications et qui rejoint un peu aussi toute la représentation dont je parlais.

Quand quelque chose vous énerve profondément, vous voyez, ça marche avec la peur, ça marche aussi avec la colère, la jalousie, bref, ce que vous voulez, interrogez-vous sur, ok, qu'est-ce que cette personne elle s'est autorisée que moi je ne me suis pas autorisé et qui me met en colère ?

C'est une question qui fait un peu mal parce que parfois ça fait voir la vie de manière différente. Voilà. C'est une question extrêmement puissante, ça marche avec plein de choses. Dès qu'il y a un truc qui vous énerve, dès qu'il y a un truc qui vous met hors de vous, posez-vous la question ok, qu'est-ce que cette personne elle a compris que moi je n'ai pas compris ? Et ça va vous aider à démêler le nœud qui vous gêne. Et la réponse parfois est aussi simple de dire bah en fait, je remarque qu'il a osé faire ça et que moi je n'ai pas osé le faire.

Ok. Ok. Mais en fait, peut-être que tu es totalement ok avec le fait de ne pas oser faire ça parce que ça ne correspond pas à ton système de valeur. Sauf que ça, si tu ne mets pas le doigt dessus, tu ne le seras pas et tu te contenteras de la frustration, de la colère que tu peux ressentir quand tu vois ou entends cette personne. Tu vois ? Et donc toujours s'interroger sur ça. Ok, qu'est-ce qu'il a compris que je n'ai pas compris ? Et là, je rabats sur l'écriture parce qu'on est quand même censé parler de ça dans ce podcast, c'est vrai. Dans ce podcast numéro 70 quelque chose. ça marche aussi en écriture. Quand vous voyez quelqu'un réussir et que ça vous irrite. Ok. Qu'est-ce que cette personne elle a réussi que je n'ai pas réussi et qu'il me met en colère ? Qu'est-ce qu'elle a osé faire que je n'ai pas osé et qu'il me met en colère ?

Ne jamais transformer l'exercice en auto-flagellation

Ça parle toujours de vous. Ça parle souvent de vous. Et c'est intéressant de le savoir, c'est intéressant de le reconnaître et attention, attention au warning et c'est très important, c'est important de ne pas s'auto-flageller avec ça. Voilà. Surtout, ces démarches et ces questions, elles sont dans un but de mettre en valeur et en relief vos forces, vos leviers, vos croyances positives, vos systèmes de valeur, etc. etc. etc. Toutes ces questions ne visent pas à vous auto-flageller mais visent à vous connaître mieux pour trouver les clés dont je vous parlais au début. Vous trouvez votre discipline qui va vous permettre de vous connecter à votre amour de l'écriture et quotidiennement d'aller chercher ce livre et ce rêve que vous avez. Voilà.

Écoutez, franchement, j'ai parlé 20 minutes. Je crois que c'est pas mal. C'est pas mal pour l'épisode du jour parce que j'ai parlé vraiment des sujets qui me tenaient à cœur. J'en ai plein d'autres. Par exemple, ne pas culpabiliser de vouloir écrire, ne pas culpabiliser de pas vouloir écrire, pourquoi les challenges d'écriture sont des pièges, le processus d'écriture de grands auteurs analysés. Bref, vous voyez, j'ai une tonne de sujets. Là, je vous ai balancé quelques petites idées comme ça. J'arrive très fort et très vite avec ça mais chaque chose en son temps, vous savez les priorités. Voilà. Et donc, je finirai avec ça. vous avez peut-être peur et c'est à la fois OK et surtout super bien parce que ça veut dire que tout ce que vous avez envie de faire est important pour vous. Maintenant, oui, la peur ne disparaîtra pas. Par contre, vous pourrez la traverser si vous osez faire un pas dans le vide et remarquez que le filet apparaît quand on saute mais pas n'importe quel filet, le vôtre.

sur ce, je vous souhaite une très bonne soirée et je vous dis à très vite les copines et les copains. Des bisous. Sous-titrage ST' 501