Ep 38 · Intro : 30 ans, Michael Scott et signaux faibles00:00
CE QUE RACONTE CET ÉPISODE
Tu dors chez un ami la veille d'un train à prendre. S'il voit que tu ne te réveilles pas, il chuchote d'abord, puis te secoue, puis finit par te jeter du lit avec un seau d'eau. La vie fonctionne exactement pareil : elle envoie des signaux faibles, de plus en plus forts, jusqu'à la grosse claque. Une douleur au genou avant la blessure, des mauvaises journées qui s'accumulent au travail, ou en écriture ce « je m'y mets ce week-end » répété jusqu'au « de toute façon, j'abandonne toujours tout ». Dans l'épisode 38, enregistré la veille de mes 30 ans, je raconte l'anniversaire passé seul qui m'a appris mon rapport au regard des autres, le jour où un ami m'a dessiné le mur dans lequel je fonçais, et Théo, le colocataire qui a sauvé mon stage aux États-Unis en me réveillant à temps. Apprends à écouter les murmures avant que la vie ne crie. À écouter là où tu écoutes tes podcasts.
LE CAROUSEL DE L'ÉPISODE
CAROUSEL À VENIR
Les slides de cet épisode arrivent bientôt dans la bibliothèque visuelle.
Face B — le transcript
L'ÉPISODE MOT À MOT · LES TIMECODES LANCENT L'ÉCOUTE
Évidemment, tu te doutes bien que ce n'est pas moi qui ai tapé tout ce transcript à la main… Alors oui, il y a parfois des incohérences et des erreurs. Comme quoi, rien de mieux que d'écouter l'épisode plutôt que de le lire !
Intro : 30 ans, Michael Scott et signaux faibles
Yo yo yo, c'est Ybelion, vous êtes dans le 38e épisode d'Ose Écrire et aujourd'hui, premier jour de mes 30 ans, on parle de 30 ans justement, on parle de Michael Scott, on parle aussi de Pierre Grimbert, de Ouajdi Mouahad et surtout du mot qu'on doit écrire aujourd'hui, sans se soucier de celui qu'on doit écrire à la toute fin. Je vous souhaite une très bonne écoute et je vous dis à très vite. Moi, c'est Sam, Ybelion de mon nom de plume. Je suis écrivain, coach et j'accompagne celles et ceux qui veulent renouer avec leurs rêves d'écriture. T'écoutes un podcast dont l'intention est simple, te donner inspiration, outils, motivation, discipline, bref, tout ce qui peut te permettre d'oser écrire. En gros, c'est un peu dans le titre quoi, Ose Écrire. Coucou les amis, qu'est-ce que ça fait plaisir de vous retrouver pour cet épisode 38. Et oui, cette fois, j'ai vérifié avant de commencer à quel numéro j'étais.
Et je l'ai bien là, on est bien sur le 38. Et je peux vous dire que je suis tellement content de vous retrouver maintenant. Pour beaucoup de raisons. La première étant que je n'ai pas enregistré depuis quasiment deux semaines. J'exagère, mais à peu près. L'épisode 37, je l'avais enregistré en début de semaine, puisque j'allais voir ma grand-mère après. Et là, on est fin de semaine. J'enregistre l'épisode 38. Donc, il s'est passé environ deux semaines. Ça a été dur, je vous jure. À la fin, j'envoyais des vocaux à mes potes, parce que j'avais besoin de parler. Ce n'était pas possible. Je suis resté trop longtemps à ne pas parler, à ne pas sortir tout ce que j'ai là dans la tête qui pop. Je vois le petit Voltaire toujours aussi mignon. Bref, j'ai plein de choses à vous raconter aujourd'hui. C'est un épisode, je ne sais pas. Préparez-vous à être surpris. Moi aussi, je n'attends que ça.
C'est ça que j'aime dans ces épisodes. En fait, c'est ça. Partager des petits bouts de vie, des petites leçons, des petits trucs que j'ai pu apprendre, des petits trucs que j'ai pu noter. Et là, j'en ai noté beaucoup cette fois. Pourquoi je suis très content de vous retrouver aussi ? Parce que la dernière fois, je ne sais pas pourquoi le Djennali m'a trop fait rigoler.
Alors, j'ai fait une cure. Pendant 3-4 jours, j'ai écouté J'aimerais Tellement. Et c'est passé. Maintenant, ça va. Je ne suis plus trop en manque de Djennali. Mais je ne sais pas ce qui m'a pris. Franchement, je n'essaierai pas à vous dire mais quel kiff. Ça fait du bien parfois de retomber dans ces plaisirs coupables d'enfance. Dites-moi si vous avez un plaisir coupable. Je ne citerai pas la personne mais j'en ai parlé avec quelqu'un qui m'a dit que son plaisir coupable c'était celui de Colonel Réel. Et je ne peux que valider à 100%. J'adore moi-même cette chanson. Je me rappelle que quand elle est sortie, c'était mais genre... Tout le monde écoutait ça, quoi. On était... Je crois que c'était début du lycée pour moi, peut-être. Mais c'était un truc de fou, quoi. Vraiment un truc de fou. T'avais envie d'être celui. Je ne pousserai pas la chanson, même si j'en meurs d'envie. J'en meurs d'envie.
La figurine guépard de Ose Écrire
Quoi d'autre ? Je le vois légèrement dans le décor. Je vais... Ah non, ouais. J'ai reçu des nouvelles figurines de mes personnages de Ose Écrire. Notamment le gars, Guépard, qui est exceptionnel. Moi, je suis obligé de vous le montrer. En fait, il y a eu un petit problème dans le... Les livreurs ont fait n'importe quoi et du coup, la petite statue s'est désolidarisée de son socle. Il faut juste que je mette un petit point de colle, ça va être nickel. Mais attendez, je vous la montre.
Il est absolument exceptionnel. Vraiment, il a ses petites boucles et tout. Genre, il est trop beau. Alors, le problème, c'est que la mise au point, je ne sais pas, à les garçons... Bon, je vous le montre vite fait, comme ça. Hop. Qu'est-ce qu'il est beau, je l'adore. Alors, je l'adore à plusieurs égards parce que déjà, il a une histoire exceptionnelle dans Ose Écrire. Un peu inspiré de moi, forcément. Il a aussi un manteau, un trench, un trench léopard. Enfin, guépard, du coup. Absolument exceptionnel. Tellement beau. J'aimerais avoir ça dans ma garde-robe. Il a aussi des lunettes. Des lunettes. Alors, guépard aussi. Un motif guépard. J'adore. Il m'en faut aussi. En gros, vous voyez ce petit personnage ? C'est comme ça que j'aimerais m'habiller. Voilà. Je le repose derrière, je vous récupère.
Bon, je l'ai coupé au montage, mais vous ne m'avez pas vu, j'ai galéré de fou. Bref. J'ai passé deux semaines à peu près en famille. C'était trop cool. Ça fait à la fois du bien de couper et ça me fait aussi cette sensation bizarre.
Il y a un moment, j'ai envie de... Ah ! D'y aller, quoi. Et de foncer tout droit et de continuer à créer des choses et à continuer à accompagner les gens, à leur permettre toujours plus, etc. Alors, forcément, le processus, notamment de création de contenu, commence à être un peu rodé maintenant. Donc, vous voyez toujours, il y a très peu de semaines où je zappe un jour de publication. J'entends les publications de vidéos qui sont à peu près une fois tous les deux jours, grosso modo. Les bilans de semaine, tout ça, sont des choses que je m'organise toujours pour faire. Alors, à la fois parce que ça me tient à cœur de vous les partager à vous, mais aussi parce que ça me tient à cœur de le faire pour moi. J'ai besoin, je pense, que cette discipline m'est nécessaire. pour asseoir une certaine forme de légitimité. Je me sens beaucoup plus légitime quand j'ai partagé 100, 200 et bientôt un jour, 1000, 2000 vidéos, je ne sais pas.
Voilà. Quand on sera à 200 podcasts, ça sera exceptionnel. Et ça sera peut-être totalement différent. Et je ne sais pas quelle tête ça aura, mais ça aura évolué, c'est sûr. J'ai des étoiles dans les yeux, rien d'y penser. Je sais qu'on y arrivera un jour, mais quand ? À ce rythme-là, avec les podcasts à deux qui vont arriver en plus, j'en ai un la semaine prochaine, un autre celle d'après, et j'en ai beaucoup à relancer où on s'était dit, vas-y, on fera ça à la rentrée. Les auteurs qui viennent aussi souvent me plug avec d'autres qui verraient bien passer. Donc, il y en a plein, j'ai trop hâte, j'ai trop hâte, ça va être trop bien. Donc ça, plus les épisodes tout seuls que j'ai toujours envie de faire, peut-être que plus vite que ce que je pense, on aura 100, 200 épisodes de podcast. Alors, en plus, ce qui est marrant, c'est que c'est exactement le message que j'ai partagé aujourd'hui en shorts, ou en réel, en fonction de la plateforme, comme un contenu court, quoi.
« Écoute tes signaux faibles »
Témoin de mariage la veille de mes 30 ans
Non, je ne l'ai pas, c'est celui, si, si, si, c'est celui que je partagerai aujourd'hui. Alors, oui, oui, paf, paf, contexte. J'enregistre un vendredi soir. Je viens de rentrer chez moi, j'avais trop envie d'enregistrer, donc j'ai fait tout ce que je devais faire, et je me suis préparé pour demain parce que je suis témoin de mariage, et ça, c'est exceptionnel, j'ai trop hâte, la journée de demain va être exceptionnelle. Mais j'avais trop envie d'enregistrer, donc il est très tard, mais ce n'est pas grave, donc je n'ai pas de café, j'ai une bouteille d'eau cette fois, donc vous aurez des pauses eau et pas des pauses café, même si j'aurais adoré tourner cet épisode absolument surexcité. Mais bref, tout ça pour dire que j'enregistre pour l'épisode qui sortira dimanche, dimanche 10 août, jour officiel de mes débuts de 30 ans, et ça, c'est exceptionnel. C'est-à-dire que je vais être en soirée de mariage, paf, minuit, ça va voler la vedette, mon frérot.
Voilà, je suis désolé au marié, je serai la star de la soirée après. C'est pas vrai, bien évidemment. Mais je suis quand même extrêmement content parce qu'une très grande partie de tous mes amis seront là et ça me fait extrêmement plaisir de partager ce moment-là avec eux. Bref, cet épisode du coup 38 sort le 10 août. Donc le premier jour d'une quelque... en quelque sorte une nouvelle vie. Le début de la trentaine, c'est exceptionnel. Voilà. Je le dis souvent, mais c'est quelque chose qui me terrifiait avant le passage du temps. Quel que soit l'anniversaire, je trouvais que tu sentais que le temps passait. Il y avait un truc, voilà. Tu passais une année et t'es obligé de faire le bilan. En tout cas, moi, je l'ai toujours ressenti comme ça. Tu regardes. Dire, tu fais, mais qu'est-ce qui s'est passé cette année, etc., etc. Et très souvent, ça me faisait peur, en fait. Je voyais qu'il se passait rien.
Il n'y avait rien dont je pouvais vraiment être fier. Il n'y avait rien qui me faisait vraiment dire ah, je vais dans le bon sens, quoi. Et là, c'est la première année que je fête mon anniversaire, que je suis aligné avec ce que je fais, que je suis extrêmement fier de la vision que je partage, que je suis extrêmement fier du business que je construis, que je suis extrêmement fier de ce que j'écris, que je suis extrêmement fier des gens que j'accompagne, que je suis extrêmement fier d'avoir un petit toutou désormais, que je suis extrêmement fier d'avoir une certaine forme de liberté, même si, évidemment, si je ne fais rien, il ne se passe rien. Donc, je suis quand même attaché à moi-même, on va dire. En tout cas, je suis mon propre patron, quoi. Donc, c'est moi qui me gueule sur moi pour me dire de me bouger, quoi. Bref, c'est la première fois que je suis aussi excité d'entamer une nouvelle année parce que je me dis mais c'est dingue tout ce qui va se passer cette année.
Je ne sais pas exactement ce qui va se passer, mais c'est dingue tout ce qui va se passer. Et j'ai quelque part extrêmement hâte d'arriver le 10 août 2026 de regarder, de me dire « Waouh, il y a eu tout ça ! » Et de refaire le point en disant « Putain, toutes les premières fois de cette année-là, ça sera ça. » Et ça, c'est dingue. Voilà. Il y a toujours des belles choses, des belles choses à tirer. Et donc, je disais ça parce que vous pensez que je pars dans tous les sens mais très souvent. Et si ce n'est pas toujours, si quasiment toujours en fait, je me suis perdu dans ma phrase, mais bref, je retombe toujours sur mes pattes. Voilà. C'est comme s'il y avait un fil directeur, je prends, je fais une petite boucle, hop, et j'arrive au même endroit. Je disais ça parce que le réel que je vais partager aujourd'hui est un réel dans lequel je dis qu'on sous-estime toujours ce qu'on fait en plusieurs mois et qu'on surestime ce qu'on fait en quelques jours.
Et là, arrivé au 10 août 2025, quand je compare au 10 août 2024, je vois tout ce que je ne pensais pas accomplir. Je me suis sous-estimé quelque part.
Et ça fait plaisir. Pour vous donner un petit comparatif, alors, sincèrement, l'année dernière, c'était un peu une année compliquée. Voilà. Personnellement, professionnellement, bref, c'était une année compliquée. Donc, j'ai passé le 10 août, c'était... Ah ! Voilà quoi. Voilà. Je ne sais pas comment vous dire ça, plus que comme ça, c'était... Ah ! Et en plus, je l'ai passé tout seul cet anniversaire. Alors, quelque part, c'était cool. Voilà, je me suis fait un petit resto tout seul, ça m'a fait du bien, j'étais peinard, très bien. Mais quand même, quelque part, ça m'a rendu triste, un petit peu. Je suis obligé de l'avouer.
Même si j'ai été fier de le faire, ça m'a rendu un peu triste. Parce qu'en plus, il y a toujours ce truc dans les anniversaires, je trouve... Alors, c'est ma vision, vous la partagerez peut-être pas, mais je la partage. C'est ça qui est bien dans ce podcast-là où on ne sait pas trop où on va, c'est qu'on partage des choses, bon, qui sont parfois très personnelles, mais peut-être qui résonneront en vous.
Le regard des autres et l'accueil du livre
Bon, en tout cas, ça m'a énormément poussé. C'est que, l'année dernière, je me suis rendu fort... En fait, j'attendais... Tous les messages de joyeux anniversaires me font plaisir. J'aimerais bien dire que... j'attends pas de messages. J'aimerais bien dire que ça m'importe pas que les gens pensent à moi ou pas. Mais c'est pas vrai. Je me mens... Je me suis toujours un petit peu menti sur ça. Et je fais quelque chose de... Je pense un peu pernicieux pour ma personne. C'est qu'il y a certains messages que j'attends plus que d'autres. Et très souvent, c'est des messages de gens qui... dont je suis pas forcément la priorité. Ou en tout cas, ils pensent pas à moi forcément. Et ça veut rien dire sur eux. Ça veut juste dire des choses sur moi. Et l'année dernière, je me suis rendu compte parce que j'ai pas reçu certains messages que j'attendais. Je me suis rendu compte que j'étais extrêmement attaché au regard des autres.
Et me rendre compte de ça m'a permis de détricoter énormément de choses. Ça m'a, pour reboucler sur l'écriture, parce que là, vous vous demandez où je vais, mais vous verrez, c'est toujours... Tout est une question d'écriture. Pour moi, dans ma vie, tout est une question d'écriture. Quand on est passionné d'écriture, tout est toujours une question d'écriture. De me rendre compte que j'attendais ce regard des autres m'a permis de me dire en quoi c'est important pour toi que cette personne réagisse. Est-ce que vraiment c'est important ? Et si elle réagissait pas, qu'est-ce que serait le pire qui puisse arriver ? Et le meilleur, au contraire. Ça m'a fait beaucoup écho sur l'accueil que pourrait avoir mon livre. Parce que le 10 août, un mois après, mon livre sortait, les premiers lecteurs l'auraient dans les mains.
Je me suis senti à l'aise après ça, en me disant il y a des gens qui vont pas t'acheter ton livre. Il y a des gens qui vont pas aimer ton livre. Mais ça veut rien dire sur toi. Ça veut dire... Enfin, en tout cas, pardon, enfin oui et non. Ah là là là là, attention, hop hop hop.
Ça ne veut rien dire sur ta manière d'écrire. Et par contre, la réaction des gens ne veut rien dire sur toi. Voilà. Et c'est toi qui gères la manière dont réagissent les gens. C'est à toi de l'accepter. Voilà. Je voulais pas me mélanger, donc j'ai bien... J'ai essayé de vous repréciser. Voilà. quand quelqu'un n'apprécie pas votre livre, ça ne dit rien sur votre qualité intrinsèque d'écrivain.
Et ça vous en apprend sur vous, sur la manière dont vous avez d'encaisser ce que les gens peuvent penser de votre livre. Voilà. j'ai pris le temps pour prononcer ces mots pour ne pas mélanger toutes les idées. Donc, l'année dernière, passé cet anniversaire tout seul, m'a fait me rendre compte de ça. Et c'était douloureux. Voilà, je le dis, c'était douloureux de me rendre compte que j'étais attaché à ces sentiments-là d'avoir besoin que quelqu'un te souhaite joyeux anniversaire pour te sentir bien un jour dans l'année.
Pourquoi ? Le fait qu'il n'ait pas pensé à toi avant ou après, c'est presque pire que le fait qu'il y pense que le jour de ton anniversaire. Bref, j'ai eu de grandes réflexions sur ça. Ça m'a appris beaucoup de choses. Ça a nourri aussi beaucoup ce que je peux mettre dans l'écriture. Je parle toujours, j'ai toujours très envie, je prends énormément de notes, j'attends de finir la Sourde Alliance, je m'y mettrai après, mais il y a cette romance que j'ai envie d'écrire. Quelque part, tout ça nourrit, nourrit cette romance. Et j'ai très hâte de voir où ça va me donner. Bref, cette année, tout change. Demain, c'est un mariage, il y aura plein de gens. Je passerai un 10 août au milieu de plein de gens.
Ça sera cool. Voilà. Est-ce que je serai totalement détaché de certains messages qui m'arriveront ou pas ? J'aimerais bien vous dire que oui, mais c'est un travail de longue haleine et je pense que certains messages me font plus plaisir que d'autres, bien évidemment. C'est extrêmement égoïste de dire comme ça, mais c'est sûrement le cas. Je vous dirai la prochaine fois.
« Si vous cherchez la reconnaissance, achetez-vous un chien »
Bref, j'ai très hâte. Le moment où vous écouterez ça, je serai en plein dedans quelque part. Et je ne sais pas quoi vous dire, franchement, c'est trop bien. c'est trop bien. Après avoir parlé comme ça pendant un quart d'heure, je vais ouvrir mes notes et vous partager toutes mes réflexions des deux dernières semaines. Alors, déjà, il y a un truc qui m'a fait rire, que j'ai entendu et alors je ne sais plus où c'est, mais qui disait, je ne sais pas si, je ne sais pas, je me suis, finalement, ça rejoint un peu ce que je vous disais juste avant. Si vous cherchez la reconnaissance, achetez-vous un chien ? Merde, j'ai pris un chien. Putain, voilà.
Voilà, j'ai soigné mon manque de messages d'anniversaire par l'accueil de Voltaire dans ma famille. Oh là là là là. Bref, je pense que c'est une manière assez rigolote de réussir à se détacher, justement, du retour des gens. Quelque part, quelque part, ce que peuvent penser les gens, ne dit rien vraiment, enfin, ne dit rien du tout de la manière dont on écrit, c'est ce que je disais juste avant.
Expériences, lectures, conversations : les trois piliers
Il faut toujours se réinterroger sur, ok, pourquoi cette personne, on attend, on attend une réflexion ? Bref, ce truc m'a fait rire, je ne sais pas pourquoi, je pense que parce que ça résonnait énormément avec ma situation. et après, il y a un autre truc que j'ai noté, j'ai entendu ça dans un podcast mais je n'arrive plus, je n'arrive plus à me rappeler, je n'arrive plus à me rappeler. Mais il disait que les trois points importants dans une vie, c'était les expériences, donc le fait de faire des choses, de découvrir des choses, d'oser, essayer, d'accepter de se tromper, les lectures, donc apprendre, voilà, et ça rejoint un peu les expériences, la lecture est une expérience en soi, la lecture est une connexion à un univers, à une histoire, voilà, qui nous est racontée. Et le troisième, c'est les conversations, les autres, voilà, ce que peuvent nous apporter les autres, que ça soit une inspiration pour une histoire, que ça soit une aide pour un projet, comme un accompagnement en écriture, par exemple, clin d'œil, clin d'œil, ou que ce soit simplement pour s'évader, discuter, profiter du bon temps avec les gens qu'on aime.
et je pense que ça représente bien, ouais, un, c'est une vie que j'aime bien dans l'idée de dire qu'il y a des expériences, il y a des conversations, il y a des lectures. Les trois se renvoient, les trois s'inspirent, et ils parlaient là de la vie en général, mais dans un contexte d'être écrivain, d'être écrivaine, c'est un peu les trois piliers des choses qui nous inspirent. Le fait d'essayer des choses, le fait de discuter avec des gens, et le fait de lire les histoires des autres.
J'ai trouvé ça magnifique, j'avais besoin de vous le partager. Et ça serait sûrement à développer, il y aurait plein de subtilités, il y aurait plein de subtilités.
Qu'est-ce que ça m'évoque comme ça ? Là, vous voyez, je réfléchis en direct. Je réfléchis en direct. C'est un peu une triptyque. Ouais, ça se répond extrêmement bien en vérité. Parce que quand tu discutes avec les gens ou quand tu lis des livres, ça peut t'inspirer de nouvelles expériences. Ce sont aussi, comme je disais, des expériences en soi. Quand tu discutes avec des gens, ils peuvent te conseiller des nouvelles lectures. C'est ce que fait, je sais pas, la dernière fois, je vous parlais d'un livre sur l'instinct que j'ai lu, c'était Lynn qui me l'avait conseillé. Je suis allé chez ma grand-mère, elle m'a conseillé plein de livres. Vous voyez, notamment un truc dont je connaissais pas, alors c'est un truc historique, mais ça me fait plaisir de le partager, une BD sur le remembrement dans la Bretagne et la Normandie après la guerre. Bref, hyper intéressant. Un truc que je connaissais pas. Vous voyez, ça a nourri, ça a nourri, ça me donnera sûrement d'autres inspirations.
Ça a aussi résonné avec ce que je peux penser parfois de la politique, on va dire. Tu vois, ça a résonné, ça, je me suis dit, ah ouais, il y a des trucs que je comprends mieux maintenant. Ça, ça joue aussi sur ce qu'on peut interpréter maintenant. Bref, on n'est pas là pour faire de la politique forcément, mais... Et les expériences qu'on va faire vont influencer sur les gens qu'on va rencontrer, donc les conversations et donc les lectures. Et c'est magnifique. C'est trois points qui se renvoient toujours la balle, l'un entraîne l'autre, l'autre entraîne celui d'avant et celui d'après. Je trouve ça magnifique. Il y a cette espèce de roue d'incertitude. Tu vois, quand tu le mets le pied dans une conversation, dans une lecture ou dans une expérience, quelque part, tu ne sais pas trop où ça va t'amener. Tu ne sais pas trop si ça va t'amener à une autre conversation, une autre lecture, une autre expérience ou à un truc, une révélation, une prise de conscience.
Bref, tu ne sais pas. Et ça, je ne le répéterai jamais assez mais c'est super cool. C'est une prise de conscience d'ailleurs, pour moi, encore plus récente et encore plus forte qui est que, et je pense que je vais le répéter à tout bout de champ maintenant, qui est que quand on écrit un livre, le seul pas qui compte, c'est le pas qu'on doit faire maintenant. Alors pour tout vous avouer, j'ai pris conscience de ça parce que je suis en phase 2 de réécriture de mon second livre, donc après les commentaires de bêta lecture. Et il y a un passage, alors c'est un passage un peu cryptique que j'aime bien, bref, je n'en dis pas plus, mais le personnage dans ce passage cryptique partage ce truc de dire le pas qui est important, c'est celui que tu dois faire maintenant parce que celui qui est avant, il n'a aucun sens dans l'action que tu es en train de mener et celui que tu dois faire juste après, il n'a aucun sens si tu ne fais pas celui que tu dois faire maintenant.
Michael Scott : le mot qui compte, c'est celui de maintenant
Bref, en relisant ça, je me suis dit mais putain, c'est tellement vrai, c'est tellement vrai et au même moment, je publiais ma vidéo où je suis en train d'imiter Michael Scott Big Up at the Office qui est une série exceptionnelle qui a plein de choses à nous apprendre où il dit que quand il commence une phrase, il ne sait pas où elle va mais il espère juste qu'elle va se terminer et toutes les cases se sont alignées et je me suis dit mais putain, mais c'est tellement comme ça que doit fonctionner l'écriture ou en tout cas, c'est comme ça que j'encourage les gens à faire fonctionner leur écriture parce qu'il n'y a jamais de doit ou de faire, toujours, toujours, on évite les injonctions. Mais oui, finalement, le mot qui est important, c'est celui que tu dois écrire maintenant, c'est celui qui va être écrit, c'est pas celui que tu viens d'écrire ou c'est pas celui que tu vas écrire à la fin.
s'interroger sur le mot qui aura à la fin de notre manuscrit juste avant qu'on mette justement le mot fin, point. Il n'a pas de sens sans le mot qu'on doit écrire maintenant. C'est celui-là qui est important, c'est le mot de maintenant. C'est pour ça que c'est toujours comme ça qu'il faut commencer quelque part. Hop, de mettre un premier mot sur une phrase, sur une page pardon, ou dans une phrase d'ailleurs, ça marche aussi. Et puis après, de s'interroger sur celui qu'on va mettre juste après. Finalement, je suis en train de me rendre compte que c'est le fonctionnement des IA, putain, j'ai oublié le terme technique. Bref, des IA comme ChatGPT qui finalement complètent des textes à trous. Genre, elles estiment la plus haute probabilité du premier mot et après, elles font comme ça et elles complètent. Et quelque part, c'est un peu ça qu'il faut qu'on fasse. Hop, on met un premier mot et après, on se dit, bon, je viens d'écrire jeu.
Qu'est-ce que je vais mettre après ? Ouais, peut-être un verbe, c'est pas mal. Hop, allez, hop, et on continue comme ça. C'est génial, là, je suis en train de faire la connexion dans ma tête avec ce que je disais et je crois que là, c'est une des rares fois où je me suis perdu. Hop, alors je vais essayer de rembobiner. Donc je disais, c'est génial. Oui, voilà, c'est une prise de conscience, c'est ma prise de conscience récente que j'ai eue parce que les étoiles se sont alignées entre cette citation de Michael Scott, ce que j'ai pu lire dans mon livre et le fait de me dire, mais putain, mais oui, il faut juste ce mot, le mot de maintenant. Voilà.
Pierre Grimbert et les chemins de Ji
En parlant de ça, en parlant de mots, là, ça me fait paf, tilt, j'ai fini un livre qui était un très bon livre. Alors, je peux le montrer d'ailleurs, c'était vraiment un très bon livre. Pierre Grimbert, les chemins de J, j'adore l'univers de J, j'ai grandi avec l'univers de J, j'étais extrêmement content de redécouvrir l'univers de J. Je dois vous avouer que ce n'est pas un livre qui m'a fait, genre, wow, c'est une, oh là là, comme avait pu me faire, en fait, ouais, en fait, tout le cycle de J, quasiment. Ouais, ouais, dans tous, dans, ouais, tous, en fait, je ne sais pas pourquoi j'essaie de choisir, tous. Celui-là m'a moins fait cet effet-là, j'étais néanmoins très content de re-rencontrer les personnages, ce n'est que le premier tome, j'ai très envie de découvrir le deuxième et très envie de découvrir le troisième. Pierre Grimbert est très fort pour, pour, asseoir une espèce de, j'ai ce sentiment, là, j'y repense comme ça, en lisant chaque cycle, à chaque fois à la fin, t'as un, paf, un effet wow, t'as pas, peut-être dans le premier tome, je ne me rappelle pas parce que j'ai toujours lu tous les tomes d'un coup, donc c'est vrai que là, c'est la première fois que je lis une série de Pierre Grimbert découpée.
Bref, tout ça pour dire que c'était un super livre, j'ai passé un super bon moment. Juste après, je commence Anima de Ouachdi, c'est un livre dont je suis extrêmement content parce qu'en plus, il est dédicacé par Ouachdi, que j'ai eu la chance de rencontrer la colline, bref, c'est une discussion, j'y repense, c'était exceptionnel, je vous en parlerai un jour. Mais là, je commence Anima et là, on n'est plus du tout dans le même registre d'écriture. C'est juste totalement différent. Il n'y a pas de hiérarchie de valeur. Il y a peut-être une hiérarchie de ce que tu peux aimer ou pas et moi, j'avoue être hyper sensible au style d'auteur, d'artiste, comme moi je dis, c'est absolument phénoménal. c'est-à-dire que tu lis ce texte-là et tu te dis mais comment il a pu penser à écrire quelque chose comme ça ? C'est génial, c'est génial. Et il m'a fallu trois chapitres pour comprendre qu'Anima était construit du point de vue d'animaux.
Dire que le titre du chapitre est le nom latin de l'animal qui est le point de vue de la scène. Et donc, j'ai l'impression, j'ai lu que quelques chapitres, mais qui va nous raconter finalement une élucidation, ça se dit ? Vous me direz si ça se dit, bref, vous avez compris, de crimes avec plein de points de vue d'animaux comme ça qui vont être au fur et à mesure. C'est génial, c'est génial. Et j'ai remarqué ça après trois chapitres et en lisant le premier, je me suis dit putain, c'est fou, il y a un truc de point de vue, je sens qu'il y a un truc mais je le comprends pas. Et après, je me suis dit ah mais oui, c'est parce qu'on était du point de vue d'un chat, bien sûr, c'est logique. C'est incroyable, c'est incroyable. Et je comprends pourquoi quand on s'est rencontré, il m'a dit voilà, il y a deux genres d'écriture sans hiérarchie, il n'y en a pas un qui est mieux que l'autre.
Mais t'as les trucs efficaces, tu vois. Il m'a cité, et c'est un très bon exemple, les Marvel. Quand tu vas voir un Marvel, tu sais à quoi t'attendre, tu sais la claque que tu vas prendre, tu sais que ça va être génial parce que tu sais ce que tu vas y trouver, tu connais la recette du génial. Il a comparé ça quand tu vas dans un parc d'attractions et que tu prends un grand 8, tu sais à quoi t'attendre et c'est pour ça que tu y vas. Et après, il a mis une autre catégorie qui est un peu ce qu'on pourrait catégoriser comme étant des écrits d'auteurs ou des films d'auteurs ou ce genre de choses qui sont des choses tu sais pas ce que tu vas trouver. Tu sais pas. Et je trouve que c'est magnifique parce que ça prouve bien qu'en écriture, tout est possible. Voilà. Tout le monde peut écrire, tout le monde peut raconter une histoire et il y a tellement de manières de raconter et parfois qu'on vous trouve extrêmement bizarre peut être un point positif de fou malade.
Il s'agit d'être congruent entre ce qu'on cherche dans l'écriture et ce qu'on attend comme retour. Parce que bien évidemment, quelqu'un qui écrirait pour vendre, qui aurait envie d'un best-seller, je déteste ça, vous commencez à me connaître, je n'ai pas le secret pour écrire un best-seller et c'est même pas cette partie-là qui m'intéresse. Moi, j'aime bien la partie très personnelle de l'écriture, le rapport à ce truc qu'on a en nous, qu'on est les seuls à avoir. J'ai envie que tous les gens soient capables d'écrire leurs livres d'auteurs. Leurs trucs que personne d'autre pourrait écrire. Il n'y a pas de recettes pour écrire ce genre de choses et c'est ça qui est magnifique.
Les idées meurent, pas les livres qu'on écrit
Et c'est ça qui me parle beaucoup plus. Et c'est pour ça que je disais qu'il faut être congruent parce que si on a envie d'écrire un best-seller, c'est beaucoup plus dur d'aller se pencher vers ça, vers le côté auteur, on va dire. Encore une fois, je le répète, il n'y a pas de hiérarchie de valeur entre les différents styles. Tout se vaut, tout est bien, tout est génial. Je préfère le dire. On n'est pas là pour se faire des ennemis. Bref. Voilà. Et du coup, j'ai pris une grosse claque et là, j'ai vraiment très très envie de lire. J'ai très très envie de continuer à découvrir Anima. Je vous en parlerai, c'est sûr et certain, mais trop bien. Allez, hop. Encore un petit peu. Qu'est-ce que j'ai pu noter récemment ? Oui, j'ai écrit Les idées meurent, pas les livres qu'on écrit. Je suis désolé, c'est un peu cash, mais c'est la vérité. Voilà. C'est-à-dire que c'est bien d'avoir plein de belles idées.
Malheureusement, si on ne les écrit pas, on ne s'en rappellera pas. Ouais, c'est un peu triste. Et je dis ça en toute bienveillance parce que c'est quelque chose avec lequel j'ai dû être confortable un moment. Je ne me permettrai jamais d'être hyper challengeant si ce n'est pas des choses qui peuvent me challenger moi aussi. Cette phrase-là me challenge beaucoup parce que, évidemment, j'ai plein plein d'idées.
Et tu te dis toujours oui, oui, machin, machin, mais la vérité, c'est que tu ne peux pas traiter toutes les idées à la fois et donc, tu dois les hiérarchiser et certaines sont plus importantes que d'autres. C'est pour ça que c'est extrêmement important. Je le répète toujours quand je dis ok, la première chose à faire quand tu commences à écrire un livre, c'est de commencer à t'interroger sur les intentions que tu as avec ton livre, avec toi-même, etc. C'est tout le principe de l'acronyme révélateur dont je parle à chaque fois et que je vous dis que si ça vous intéresse, vous pouvez m'envoyer un message pour que je vous en parle.
C'est extrêmement important de s'interroger sur les intentions qu'on a avec notre roman parce que ça nous permet de hiérarchiser les idées, d'exploiter celles qui nous tiennent vraiment à cœur. C'est-à-dire celles qui sont les plus congruentes avec ce qu'on a envie de faire.
Toutes les grandes périodes de frustration que j'ai eues, alors avoir toujours un peu de frustration, c'est plutôt bon signe parce que ça veut dire aussi qu'on a ce rapport à l'écriture, on a envie, on est appelé par l'écriture. Mais là, je parle vraiment de frustration, de se dire j'arriverai jamais à tout faire, j'arriverai jamais à rien, bref, bref, etc. Et quand on devient, enfin pardon, putain, j'allais dire quand on se congruente, mais ça veut absolument rien dire, donc je rembobine et je change ma phrase. Quand on s'interroge sur toutes ces intentions qu'on a avec nos livres, avec nos romans, etc. etc.
Il y a un moment, cette frustration elle est gommée parce qu'on est aligné avec l'endroit qu'on a envie d'atteindre et ça solutionne tellement la vie en fait. Ça simplifie notre fonctionnement d'écrivain et d'écrivaine parce qu'on se dit ok, là de toute façon je travaille sur l'idée qui me tient le plus à cœur. Je vais faire celle-là déjà. Voilà. Comme ça, un livre existera. Cette idée ne va pas mourir. Et j'aime beaucoup, tu vois, les idées meurent pas les livres, ça a quelque chose, en fait ça a quelque chose de presque négatif. On se dirait presque, c'est un peu comme dire oui mais choisir c'est renoncer.
Choisir, c'est préférer
Et en fait, on peut le retourner, on peut se dire choisir c'est préférer. Voilà. En identifiant l'idée qui nous parle le plus, qui est la plus pertinente pour nous, on accepte qu'en fait, c'est exactement celle-là qu'on a envie d'exploiter. C'est elle la plus importante. Il n'y a que elle qui compte. Voilà.
Et c'est marre. Ah putain, j'aime trop faire des parallèles, je suis désolé. Je fais des raccourcis, t'as remarié aux cartes. Mais je vous ai dit le dernier épisode que je regardais une série qui s'appelait Blackish, ils ont fait des dérivés de la série avec notamment Grownish qui est la série basée sur la première fille de la famille Johnson. Et il y a un épisode où Zoé est partagé entre trois mecs. Voilà, il y a trois mecs qui l'aiment et en fait, elle a l'impression de tous les aimer. Et c'est cette histoire de OK, quelle est l'idée qui me tient le plus à cœur et quelque part exactement pareil que de dire OK, quel est le mec qui compte le plus pour moi, quelle est la nana qui compte le plus pour moi. Bref, ce parallèle me fait rire. Mais c'est fou comme il y a certaines... En fait, je crois que c'est ça que j'aime dans les citations un peu philosophiques parce qu'en fait, elles s'appliquent à énormément de domaines de vie et au moment où tu les entends, tu as toujours l'impression qu'elles résonnent fortement en toi parce qu'en fait, tu as toujours une...
Pardon, pas toujours. Tu as souvent une problématique. Voilà, parfois c'est l'amour, parfois c'est l'écriture. Bref. Et il y a un moment où tu tombes sur cette citation et tu fais putain, mais c'est fou. Voilà, il y a ce domaine-là et là, bam, cette citation arrive et ça marche. Et en fait, ça marche souvent dans plein, plein, plein de domaines de vie. Et c'est génial. Donc, plutôt que de dire les idées meurent et pas les livres, je préfère dire en choisissant notre idée préférée, on est sûr de la faire exister. Et ça, c'est magnifique. Voilà, c'est magnifique. Ça fait naître l'idée, on va lui donner vie. Voilà. Et on va le tenir à la fin entre nos mains. C'est incroyable. C'est incroyable. Allez, autre note. J'avais écrit oui, c'est lourd avec une énorme faute d'orthographe. Bref.
Knut, le prénom qui réclame son histoire
Ouais, oui, j'avais... Oh là là, oui, putain, mais comment je vais faire pour parler de tout ça ? Bon, ça, je vous partage. Vous me direz ce que vous en pensez. Peut-être que vous l'utiliserez vous-même dans un de vos romans. Je suis allé dans un musée sur l'histoire des romans. Des romans. J'ai mélangé deux termes que je voulais dire. L'histoire des normans en Sicile. Parce que oui, les normans sont allés à un moment conquérir un bout de la Sicile. Je trouve ça dingue. Je n'étais pas au courant. Bref, on a visité un musée sur ça et donc on a pu voir l'arbre généalogique des normans qui ont été là-bas. Le premier étant Tancred, je crois, si je ne dis pas de bêtises. Après, il y en a eu des noms beaucoup plus classiques mais il y en a eu un et le mec s'appelait Knut. C-N-U-T. Knut. C'est exceptionnel comme nom. Et genre, je me suis noté, j'ai écrit titre de la note non stylé, ensuite, j'ai écrit Knut et voilà.
Et là, je l'ai en tête mais tellement fort que j'ai l'impression qu'il faut que je me mette à écrire une histoire et que le personnage principal s'appelle Knut. Voilà. Qu'est-ce que vous pensez de ce nom ? Moi, je trouve qu'il claque. Alors, j'ai l'impression dans mon imaginaire à moi que quelqu'un qui s'appelle Knut serait forcément quand même relativement grand, plutôt costaud, je l'imagine bien torse nu, genre un bon 110-120 kg mais que du muscle avec une énorme hache et pas forcément le couteau le plus aiguisé du tiroir, la frite la plus dorée du paquet.
J'en cherchais d'autres mais je ne les ai pas donc ce n'est pas grave. Mais voilà, un bon gros soldat quoi, Knut. Vous voyez ce que je veux dire ? J'adore. J'adore. Donc c'était la parenthèse non stylée.
Je ne tourne pas les pages, je les écris. J'adore. Est-ce que j'ai besoin d'épiloguer sur cette citation ? Ça rejoint un peu ce que je disais juste avant. à savoir que les idées qu'on choisit vont exister. On va les écrire. On va arrêter de tourner des pages de notre carnet d'idées et paf ! On va écrire. La meilleure d'entre elles. Enfin en tout cas celle qui est plus importante pour nous. Parce que la meilleure est un jugement de valeur. Là, celle qui est la plus importante pour nous.
Bah ouais, écoute, j'en avais fait un podcast, il y a un épisode qui s'appelle On va réécrire l'histoire au lieu de la lire. Bah écoute, je ne tourne pas les pages, je les écris. Fais écho à ça, je vous renvoie à cet épisode-là. Ça dit plein de choses et c'est extrêmement intéressant. Et il y a une citation, je finirai sûrement avec ça, ça fait déjà 37 minutes que je parle. il y a une citation. Non, ce n'est pas une citation, c'est quelqu'un qui fait une comparaison entre la vie et les amis. Comme ça dit comme ça. Mais je vais vous expliquer. Et je ferai un parallèle avec l'écriture, bien évidemment. Il explique dans l'exemple que si on a un train à prendre et qu'on va dormir chez un ami pour aller prendre ce train, cet ami va être impliqué et s'il voit qu'on ne se réveille pas, il va gentiment nous dire de nous réveiller.
Les signaux faibles : l'ami qui te réveille
Au début, il va juste dire Sam, réveille-toi, tu es en train. Moi, tu es là, tu fais tu ne te réveilles pas. Après, il va te bousculer un peu plus. Puis après, il va te bousculer un peu plus fort. Et puis à un moment, il va te jeter du lit, saut d'eau froide et te mettre des claques pour que tu te réveilles et que tu ne rates pas ton sein. Et le parallèle qu'il fait, c'est qu'il dit la vie vous envoie des signaux faibles et ces signaux sont de plus en plus forts. Au début, ils sont très faibles, puis faibles, puis moyens, puis un peu forts, puis très forts. Et à un moment, bam, grosse claque. Et il dit qu'une des...
qu'un des... pas des secrets, mais qu'une des méthodes pour aborder la vie est d'essayer de faire attention à ces signaux faibles, d'essayer de les... de les entendre, d'apprendre à les écouter. Ça peut être une limite physique quand on s'entraîne trop. Par exemple, on a une toute petite douleur au coude, au genou qui commence à naître. Mais là, peut-être que c'est un signaux faible de dire, OK, sur les 3, 4, 5 prochains jours, je vais peut-être un peu moins m'entraîner pour aller pas taper la grosse blessure. ça peut être aussi un jour, on se réveille, on va au travail et on passe vraiment une mauvaise journée. Et puis, ça devient récurrent. Voilà, on passe de plus en plus de mauvaises journées. Et puis là, vraiment, c'est quasiment tous les jours. Eh bien, j'aime beaucoup cette phrase qui dit que quand on... deux jours de suite, on n'a pas envie de faire ce pour quoi on s'est levé, peut-être qu'il faut s'interroger sur est-ce que ce truc est obligatoire, est-ce que je peux pas faire autre chose.
C'est un peu ça aussi. Tout ça, c'est des petits signaux faibles. Pour savoir, par exemple, si je suis à ma place dans le travail, c'est l'exemple-là. Moi, j'ai un signaux faible que j'ai pas vraiment écouté, d'ailleurs. C'est pareil dans les relations et c'est pareil quand vous vous dites oui, non, mais mon livre, je vais l'écrire, je vais m'y mettre ce week-end. Hop, ça s'y met pas ce week-end. Oui, non, mais je vais m'y mettre, je vais m'y mettre, je vais m'y mettre. Et ça accumule les signaux faibles. Et puis, à un moment, on se dit non, mais de toute façon, j'abandonne toujours tout. C'est pas, voilà, c'est pas possible. Bah, signaux faibles, voilà. Quand vous commencez à voir que vous écrivez pas, signaux faibles, voilà. Là, c'est le moment où vous m'envoyez un message pour me dire, écoute Sam, là, j'écris plus, là, j'ai un problème, j'arrive plus, j'arrive plus. Voilà, c'est le moment où vous m'envoyez un message.
Écoutez vos signaux faibles. Oh là là, c'est la pire pub que j'ai faite. Oh là là. Pour vous faire, pour vous donner un exemple un peu plus concret, au moment où, moi, j'ai décidé de me faire accompagner pour construire mon accompagnement, justement, pas faire n'importe quoi, construire quelque chose de qualitatif avec une délivrabilité vraiment 5 étoiles, j'étais un peu dans ça. C'est-à-dire que j'avais des signaux qu'on me renvoyait, que tout me renvoyait.
Les algorithmes, les statistiques, comment fonctionnaient mes interactions avec de potentiels gens que je pourrais accompagner. Bref, vraiment tout. Me renvoyait des petits signaux qui disaient, Sam, t'es sûr que tu vas dans le bon chemin ? T'es sûr que c'est ça qu'il faut que tu fasses ? Et j'ai eu beaucoup de mal à les écouter. Et c'est pour ça que je ne remercierai jamais Ludo à un moment de m'avoir dit écoute Sam, je te fais un dessin, c'est simple, tu vois tout ce que tu viens de me raconter ? Là, là, là, là, là, ça c'est des signaux faibles. Et c'est simple, ce qui va se passer, c'est que si on ne travaille pas ensemble maintenant, dans 6 mois, tu vas revenir me voir en disant ouais, je suis dans la merde, voilà, il ne s'est rien passé. Et donc, je ne remercierai jamais assez Ludo de m'avoir ouvert les yeux, je ne me remercierai jamais assez, surtout moi, d'avoir donné une chance à ça et de m'être dit ok, en fait, je vais écouter tous ces signaux faibles et je décide que je ne vais pas me prendre le mur, je vais l'esquiver.
Et donc, vous voyez, je fonçais à grande vitesse là comme ça dans un mur et on m'a prévenu que j'allais foncer dans un mur et donc j'ai fait un petit drift comme ça et je suis passé à côté du mur et hop, j'ai récupéré la route et ça file tout droit. Les gens qui m'ont vu en vidéo, ils ont dû se dire il est malade ce type et les gens qui m'ont juste écouté, et ils ont dû se dire il est malade ce type. Bref. Voilà.
Théo et le train pour le visa américain
Voilà pour, je crois, ma dernière note. Je ne suis pas sûr. Voilà, soyez donc, apprenons à écouter la vie qui nous envoie des petits signaux faibles comme l'ami qui veut nous réveiller pour ne pas qu'on rate notre train. D'ailleurs, alors, je pourrais finir sur ça, il écoute de toute manière, mais big up à Théo, mon coloc, mon coloc, quand j'étais à Grenoble qui m'a réveillé le jour où je devais prendre mon train pour Paris pour aller faire mon visa et aller faire mon stage aux Etats-Unis. Sans lui, j'aurais raté ce train, sans lui, j'aurais pas pu avoir mon visa, sans lui, j'aurais pas pu faire mon stage aux Etats-Unis à l'étranger. Bref, parfois, le hasard de la vie tient au fait qu'on écoute le signaux faible ou même parfois très fort parce que là, il a dû me réveiller fort en me disant Sam, t'avais pas un train important. Je vous jure, je me suis réveillé en catastrophe, j'ai fait OK, il faut que je parte dans 5 minutes sinon je rate mon train.
J'ai mis une chemise, j'étais pas douché, pas brossé les dents, j'avais une tête de déterré, je suis arrivé dans le train, j'étais suant parce que j'avais couru sinon je ratais mon train, c'était une condition aussi.
Voilà. Mais heureusement, la vie m'a mis un signaux fort qui s'appelait Théo ce jour-là. Est-ce que c'est une bonne manière de conclure le podcast ? Peut-être.
Team Pita, évidemment
Mais j'ai envie de le finir en vous posant une question. J'ai eu un éternel débat qui est revenu sur le devant de la scène tout à l'heure. Donc j'étais dans le train, je m'ennuyais un peu, ma sœur commence à discuter d'une série sur Amazon Prime dont j'ai oublié le nom, mais un triangle amoureux et donc toujours cette bataille en se disant OK, je suis team A ou team B, tu vois. Et donc on a reparlé un peu des éternels duels de team, comme ça, il y en a plein, mais là, on en a parlé de deux dans Hunger Games, team Pita ou team Gale. Et là, je me suis sincèrement demandé, et vous allez me dire, est-ce qu'il y a vraiment des gens qui sont team Gale ? Vraiment, dites-moi, je ne comprends pas, je suis désolé, je ne suis pas du tout avec vous. Vraiment, Pita ou rien. Voilà. Après, il y a l'éternel team Jacob ou team Edward.
Je dois avouer que Twilight a un côté tellement kitsch que j'ai du mal, j'ai beaucoup de mal à choisir l'un ou l'autre. je les trouve tous les deux terriblement cringe à certains moments qui fait que j'ai du mal à me dire que je vais être team Edward ou team Jacob. Mais, parce qu'on doit prendre position dans la vie, je dirais que je suis plutôt team Edward.
Ouais, simplement parce que je crois que je n'aime pas du tout la coupe de cheveux de Jacob au début. c'est un jugement totalement subjectif. Voilà, voilà, sur ce, Gorges et d'eau.
Je vous souhaite une très bonne soirée. Je vous dis à très vite pour un épisode le premier où j'aurai vraiment 30 ans quand je tourne. et puis quoi d'autre, franchement ? Écoutez, faites-vous plaisir, écoutez-vous, kiffez votre écriture.
Pensez seulement aux mots que vous avez besoin d'écrire maintenant et pas celui de la fin. Laissez-vous porter comme Michael Scott dans The Office. Kiffez, quoi. Voilà, voilà. Sur ce, je vous fais des bisous, les copains. Je vous dis à très vite.