J'ai enregistré cet épisode entre deux coachings, en tenue de course sous ma chemise, en une seule prise.
Le podcast part chez mon assistante le jeudi ou le vendredi matin, c'est la règle du jeu qu'on s'est fixée. Cette semaine, mon seul créneau tombait entre deux appels, alors je l'ai pris.
Me responsabiliser me rend surtout plus léger. Quand je me dis que je n'ai pas pris le temps de changer mes chaussures de course, je vérifie si ça compte vraiment. Elles tiennent encore : je laisse tomber, et ma tête se libère.
Avec ton livre, une semaine sans écrire peut se lire de la même façon : qu'est-ce qui a manqué, et qu'est-ce que tu remets ? Tu repars de ce qui t'a fait commencer, un rêve, une fierté, l'envie de le transmettre, et le geste revient entre tes mains.
C'est ça, la Clarté d'Intention : elle te replace au centre, et la culpabilité perd sa prise.
L'épisode entier est à écouter là où tu écoutes tes podcasts.
#OseEcrire #ecriture #writersofinstagram
LE CAROUSEL DE L'ÉPISODE — CLIQUE UN SLIDE POUR L'AGRANDIR
Face B — le transcript
L'ÉPISODE MOT À MOT · LES TIMECODES LANCENT L'ÉCOUTE
Évidemment, tu te doutes bien que ce n'est pas moi qui ai tapé tout ce transcript à la main… Alors oui, il y a parfois des incohérences et des erreurs. Comme quoi, rien de mieux que d'écouter l'épisode plutôt que de le lire !
Tu cherches un passage précis ? La table d'écoute passe les transcripts de tous les épisodes au peigne fin.
Introduction
Bienvenue dans cet épisode. On parle d'euphorie, on parle des utopiales, on parle de la différence entre instinct et intuition, on parle de responsabilisation au service de la déculpabilisation et on parle aussi de mon ancien prof de physique qui adorait raconter des histoires. Je vous souhaite une très bonne écoute. Moi c'est Sam, Ibéléon de Mon Amplume. Je suis écrivain, coach ICF et j'ai créé Ose Écrire, un accompagnement pour celles et ceux qui veulent enfin accomplir leur rêve d'écrire un livre. Ce podcast a la même intention. C'est ton rendez-vous inspiration, discipline et passage à l'action. Et si ça te parle, abonne-toi, mets 5 étoiles et partage autour de toi. Parce que plus il y a de gens qui osent, plus d'autres oseront à leur tour. Allez, c'est parti et bonne écoute. Bonjour, bienvenue dans ce nouvel épisode. Est-ce que c'est la course ? Oui, bien sûr, mais je suis ravi de vous retrouver aujourd'hui. Ah là là, je...
Comment introduire cet épisode ? Écoutez, j'avais demandé à sortir de ma chambre, à basculer aux écrivains dans beaucoup plus de réalité. J'ai donc travaillé en ce sens. Évidemment, la vie est toujours bien faite. Il y a un milliard de choses qui se passent. Donc, je me retrouve avec un tas de choses à faire, un tas de choses à prévoir, un tas de voyages à organiser, enfin de déplacements plutôt que de voyages. et je me retrouve pris par le flot de la vie. Et je dois vous avouer que c'est trop cool. Je suis trop content. C'est exactement ce que je demandais. Et c'est marrant parce que j'observe une position un peu ambivalente. Vous savez, ça va vous parler, puisque si vous m'écoutez, vous êtes dans un processus d'écriture, etc. Vous allez comprendre ce que je veux dire. Quand on met de la conscience sur ce qui doit changer, là, comme dit Ouajdi, on commence à l'éprouver.
On n'est plus dans je sais, on est dans j'éprouve. Ok, donc on met de la conscience. Et on commence à réfléchir aux petits pas qu'on peut faire pour déverrouiller tout ça et aller vers le changement.
Naturellement, on met les actions en place parce qu'on est là pour changer. Et une fois qu'on a mis les actions en place, on a inconsciemment un petit truc d'alerte qui tient beaucoup plus du réflexe, quelque part, qui tient beaucoup de « je déconstruis quelque chose avec lequel j'ai toujours grandi », qui est comme une petite voix qui dit « oh là là, tu devrais arrêter tout ce que tu entreprends, reviens, reviens au statu quo que tu connaissais si bien ». Et c'est la peur qui parle, évidemment. C'est le cerveau avec son fusil à penball dont on a déjà parlé. C'est les injonctions, les croyances imitantes, tout ce que vous voulez. Et je m'observe, donc avec cette petite voix qui me dit… Et alors, je vais vous donner un exemple plus concret pour justement que vous compreniez. J'ai eu la chance, dans ces démarches-là, d'obtenir une accréditation presse pour couvrir le Festival des Utopiales à Nantes.
Opportunité de dingue, je suis trop content, je vais pouvoir voir les coulisses d'un festival, discuter avec des auteurs, je vais même avoir du temps dédié avec certains que j'ai sélectionnés. ça va être incroyable. Mais là, pour le coup, je suis dans sortir de ma chambre. Je suis dans rendre écrire plus réel. Et ça, c'est challengeant pour moi parce que j'étais confortable dans ma chambre, quelque part. Mais voilà. Donc, je m'observe à me dire « Oh là là, t'es sûr que se déplacer jusque là-bas, ça va pas te faire perdre du temps ? Est-ce que t'auras le temps de tout faire ce que tu dois faire ? » Etc. Bon, je shutdown ces voix en me disant « Écoute Sam, t'étais arrivé à un point de toute manière où t'avais envie de basculer dans la réalité. C'est exactement ce que t'es en train de faire. Là, ce n'est plus que la peur qui parle. » Et évidemment, toutes les peurs, je vais pas vous faire la liste, mais bref.
Tout un paquet de trucs qui remontent et qui me disent « Oh là là, tu devrais surtout ne pas sortir de ta chambre. » Eh bien, je vais sortir. Voilà. Peur, écoute-moi bien, je vais sortir. Et donc, je me retrouve dans cette espèce d'émulsion. J'ai l'impression, attendez, je bois une gorgée de mon rooibos et je reviens à vous.
Les Utopiales et le thème de la perspective
Je me retrouve, vous savez, cette sensation quand vous avez bu trop de café. Vous avez comme un espèce d'énergie, tu débordes d'énergie, tu vois. Eh bien, j'ai cette sensation en continu en ce moment. C'est incroyable. Et donc, je me couche tard, je me lève tôt, les yeux écarquillés, en me disant « Putain, j'ai tellement hâte de me mettre à ce que je dois faire aujourd'hui. » Donc, c'est dingue et c'est trop cool. Et donc, j'en profite. Et donc, je préviens ma peur. Je lui dis « Non, non, non. On va kiffer cette vibe euphorique. Évidemment, après, il va y avoir une redescente, on aura besoin de se reposer, etc. » Mais là, kiffe la vibe, tu vois. Et donc, c'est trop cool. Je vous fais donc ce petit partage autour des Utopiales parce qu'au-delà du festival, c'est aussi la thématique du festival qui m'a beaucoup parlé.
Festival dont le thème est la perspective. La perspective, c'est absolument génial comme thème. Ça veut tellement dire de choses. Alors évidemment, il y a par exemple la perspective en dessin. Ok, c'est peut-être celle qui me parle le moins. Mais après, il y a tout le reste. Il y a la perspective qu'on porte sur le passé, sur le présent, sur le futur, pour nous, pour le groupe dans lequel on s'inscrit, pour les groupes dans lesquels on ne s'inscrit pas, pour l'humanité tout entière, pour le monde tout entier, pour la race humaine entière. Bref.
Et il y a aussi les perspectives sur nos propres croyances, nos propres enjeux, nos propres idées. Et ce mot me touche parce qu'il est très représentatif de la posture de coach. On est toujours dans une volonté de faire prendre conscience d'eux. Et donc, de faire ce qu'on appelle des recadrages. C'est par exemple quelqu'un qui me dirait qu'il est bloqué parce qu'il ne se sent pas légitime, de lui demander qu'est-ce qui, pour lui, définit la légitimité, et ensuite de lui dire « Ok, et si cette définition, c'était autre chose ? » Là, on est dans un recadrage purement sémantique, de dire « Ok, aujourd'hui, tu penses ça, et si tu m'en donnais une autre, ça serait laquelle ? » Elle sera bonne, pas bonne, je ne sais pas. Mais en tout cas, elle permet de mettre des mots différents sur un même concept. Et ça, on est dans du recadrage. On est dans un changement de perspective.
Et c'est pour ça que ce mot de perspective, il me parle beaucoup. Donc, c'est avec ce mot-là que j'ai envie d'aller interviewer les auteurs que je vais avoir la chance d'interviewer. Alors, c'est marrant parce qu'il y a tout un tas d'auteurs aux Utopiales. Franchement, la liste est longue comme le bras. Évidemment, je ne connaissais pas tout le monde. J'ai pris le temps de regarder un petit résumé de la plupart des auteurs. Et c'est marrant parce que je me suis vu, tu vois, tu dois sélectionner les auteurs avec qui tu as envie de pouvoir échanger. Et je dirais surtout avec qui tu vas avoir la chance d'échanger parce qu'évidemment, ils donnent de leur temps, etc. Et tu te surprends très mécaniquement à dire, oh là là, je ne vais prendre que les grosses têtes d'affiches. Et en fait, je me suis surpris après assez naturellement à explorer, tu vois, le profil de chacun et à me dire, wow, cette personne-là, elle a l'air passionnante parce qu'il y a un métier qu'elle fait qui résonne avec moi, parce qu'il y a une thématique particulière qu'elle traite dans un livre qui me parle beaucoup, parce qu'elle a un hobby qui me parle beaucoup.
Par exemple, je me rappelle, il y a un auteur qui fait beaucoup de muscu. Je trouve ça génial. Je me dis, putain, mais du coup, on va avoir ce point commun qui va nous permettre d'avoir un échange d'autant plus authentique et d'autant plus intéressant et enrichissant. Et donc, tu te surprends, voilà, à faire une liste d'auteurs où tu ne sais pas s'ils sont connus, très connus, pas connus, mais ce n'est pas grave, on s'en fout en fait. Le sujet n'est jamais ça. Le sujet est toujours l'authenticité de l'auteur qu'on a en face de nous. Et j'aurais presque tendance à dire que parfois, les plus beaux partages ne viennent pas de ceux qui sont les plus connus. Évidemment, ça paraît idiot de dire ça, mais c'est tellement vrai. Donc, j'ai très hâte de couvrir ce salon. Du coup, vous aurez, si tout se passe bien, évidemment, mais pourquoi ça se passerait mal, vous aurez un épisode de podcast spécial dédié avec les petites interviews que j'aurais pu faire.
Vous aurez aussi un partage plus global de ce que j'ai pu ressentir et de tout ce que ça m'apprend, ce genre de salon, sur l'écriture, les thématiques, le monde de l'écriture. Bref, il y a tellement de choses qui vont émerger, c'est sûr, mais je vais me laisser porter. Pour l'instant, j'arrive, quelque part, je n'ai pas d'attente particulière, je ne vais pas chercher quelque chose de particulier. j'ai très hâte de découvrir et très hâte d'explorer ce thème des perspectives qui, comme je le disais, me passionne tout à fait. Voilà, pour l'introduction à ce podcast. Donc, je suis en émulsion, c'est trop cool et ça fait plaisir de vous retrouver.
Ce que la peur m'apprend sur l'écriture
Qu'est-ce que tout ça nous apprend sur l'écriture ? Petit point d'étape avant de rentrer dans les sujets que je m'étais notés, dans ma petite note brouillon que j'ai appelée podcast mi-octobre, ça nous apprend que les étapes sont toujours les mêmes. On met de la conscience sur un enjeu personnel qu'on a, ensuite, on prend des engagements, on ancre une volonté d'action et là, la peur réapparaît. Et à ce moment-là, c'est de notre responsabilité de se saisir de cette peur et de quand même aller répondre à nos engagements.
Voilà ce que ça m'apprend. Et c'est trop cool. Vive le fait d'oser, quelque part. Bref, on bascule dans l'épisode. Alors, épisode, vous voyez, je vous décris un peu la situation pour vous expliquer à quel point c'est le rush, quelque part. J'étais off lundi, mardi, mercredi, donc c'était trop cool. Ça m'a fait du bien. Bon, j'ai quand même un petit peu travaillé. Voilà, c'est du off, du off contenu parce qu'on n'est pas totalement, je ne suis pas encore capable, je dirais, de m'autoriser 48 heures de pause en coupant tous les réseaux, etc. À mon sens, j'ai aussi un devoir d'être là pour les coachés, par exemple, qui auraient besoin. Alors évidemment, encore une fois, croyance limitante, il faut répondre le plus vite possible. Évidemment, ce n'est pas le cas. Mais en l'occurrence, j'aime bien avoir cette disponibilité. Ça me permet aussi de garantir qu'ils avancent dans leur bonne direction.
Bref, donc, moment de pause quand même. Et donc, j'ai calé la plupart de mes coachings aujourd'hui. On est jeudi aujourd'hui, j'ai calé la plupart de mes coachings aujourd'hui. Sauf que du coup, j'ai très peu de trous. Donc là, je suis entre deux trous. J'ai fini un call, j'ai mangé rapidement et là, j'en ai un autre dans un peu moins d'une heure. Donc, hop, j'enregistre entre deux trucs. Donc là, c'est sûr, il n'y aura qu'une prise au podcast, je n'ai pas le temps de recommencer. Et du coup, vous voyez, je suis déjà en tenue de sport. Vous voyez, j'ai mon espèce de lycra moulant en dessous là parce qu'après, il faut que j'aille courir. Enfin, j'ai envie d'aller courir dans ma démarche de guérison de ma jambe gauche. Et du coup, optimisation du temps. Je suis déjà en tenue de sport. Comme ça, au moment où je vais pouvoir aller courir, j'ai juste à débâcher la petite chemise que j'ai rajoutée par-dessus.
Pour avoir l'air professionnel quand même. Voilà. Vous voyez, je suis en tenue de course, en tenue de course habillée et je suis dans le flot de cette journée. Et donc là, vous avez accès à la pleine authenticité sans filtre et sans préparation parce que de toute manière, je n'ai pas le temps de faire du montage, de couper des trucs ou de recommencer. Et aussi parce que, vous voyez, encore une fois, démarche de responsabilité, c'est important de... Voilà le message que vous devez retenir. c'est important de se responsabiliser dans ce qu'on fait de nos journées. Par exemple, c'est... Depuis peu, c'est une assistante que j'embrasse au passage qui s'occupe de publier notamment les posts tout autour du podcast pour le bon déroulé et pour le bon déroulé de son travail. Évidemment, je ne peux pas lui envoyer tout le truc le dimanche matin en lui disant hop hop hop, fais fixe ça pour le dimanche après-midi.
On tire le fil de l'importance d'un livre
Ça ne marche pas comme ça. Il y a... Quelque part, on se fixe les règles du jeu. Et donc, dans les règles du jeu, il y a envoyer le podcast. Généralement, c'est le jeudi ou le vendredi matin. Et donc là, je suis à la limite. C'est-à-dire que, en fait, je n'ai pas tellement d'autres créneaux. Donc, c'est pour ça que c'est important de le faire maintenant. Comme ça, on reste OK avec, quelque part, le contrat qu'on a mis en place. Et c'est pour ça que, quelque part, c'est toujours ça qui est important de faire avec l'écriture. C'est comment aussi, et ça d'ailleurs, ça renvoie à l'épisode de Ose lire avec Ose lire dont je parlais, c'est comment je sépare l'écriture de moi pour être capable de lui être redevable, quelque part. Tu vois ? Comment j'arrive à me responsabiliser vis-à-vis de cette écriture ? Et quelque part, ça vient aussi d'un travail d'importance. Là, on touche vraiment à la clarté d'intention et plus précisément à l'intention personnelle avec, enfin, en tout cas, un, deux, trois, pardon, l'intention personnelle qui est vraiment pour quelle raison je fais tout ça.
Parce qu'en tirant ce fil-là, on tombe sur des raisons d'importance qui deviennent plus grands que nous, plus grandes que nous. Ça peut être, par exemple, ce livre va me permettre d'accomplir un rêve, de toucher la fierté et ensuite de le transmettre à mes enfants. Et ensuite, de tirer ce fil-là. Qu'est-ce que ça permettrait que tes enfants aient accès à ce livre ? Eh bien, ça leur permettrait d'eux-mêmes comprendre qu'ils ont le droit de rêver. Et ça permettrait de leur faire comprendre tel sujet, tel sujet, tel sujet. Ok, et une fois que tes enfants ont compris ça, comment ça coulisse dans leur vie ? Qu'est-ce que ça leur permet ensuite ? Et vous voyez là, l'importance du livre grossit. Et ça, ça permet quelque part de la séparer de nous, de notre intériorité, et ensuite, d'être capable de lui être, de devoir lui rendre des comptes et donc d'avoir une posture presque de responsabilité vis-à-vis de l'écriture.
« Je suis responsable de la bonne santé de mon écriture, je suis responsable de l'existence de mon livre, je lui dois ça pour toute l'importance qu'il est. » Et hop, et là, tout de suite, vous voyez, ça fait naître quelque chose qui va au-delà de la motivation. C'est plus ça, c'est quelque chose qui rajoute des bûches dans l'embryon de flammes qui est notre motivation et qui s'éteindrait si on ne remettait pas des bûches. Voilà, donc cette posture de responsabilité vis-à-vis de quelqu'un ou vis-à-vis de notre écriture, elle est très importante. C'est aussi ça qui nous permet de reprendre la maîtrise de notre temps. Je le répète souvent, c'est la différence entre « je n'ai pas le temps d'eux » et « je ne prends pas le temps d'eux ». Il y en a une qui est responsabilisant, pas l'autre. Et même si, évidemment, il y a plein de choses qui ne sont pas de notre responsabilité, qui nous tombent dessus et qui font qu'on ne peut pas faire les choses exactement comme on voudrait, ça aide énormément, inconsciemment, de se placer dans une posture de responsabilité.
Parce que ça nous permet aussi de ne plus nous placer dans des situations où on pourrait être impacté par quelque chose qui n'est pas de notre fait.
Je pars cinq minutes plus tôt chez le kiné
Je ne sais pas, je peux vous citer un exemple tout con. J'ai rendez-vous chez le kiné à 10h, j'ai 10 minutes de route, je pars à 9h50, s'il y a un accident sur la route, évidemment que ce n'est pas ma faute si j'arrive en retard. Évidemment, l'accident, ce n'est pas toi qui l'as provoqué, il est là, on espère que tout le monde va bien et on est en retard. Mais quand tu as une posture responsabilisante, tu peux te dire OK, comment je fais pour tamponner cette interaction qui n'est pas de mon fait ? Eh bien, si je prends 5 minutes d'avance et que je pars à 9h45, ça me permet d'arriver à l'heure même s'il y a un souci. Vous voyez, la posture responsabilisante, elle te permet toujours d'avancer dans la direction que tu as, 1, 2, 3, pardon, d'avancer dans la direction dans laquelle tu as envie d'aller, tout simplement. Et donc, pour devenir la personne que tu as envie de devenir.
Là, l'exemple du kiné, mais ça peut être tout et n'importe quoi. Ça peut être, vous avez rendez-vous avec votre coach d'écriture, clin d'œil, clin d'œil.
Vous savez qu'il faut 5 minutes pour vous connecter. La première fois, il y a une mise à jour de je ne sais pas quelle application qui fait que vous arrivez en retard. Bon, ok, ce n'est pas de votre faute. Mais posture responsabilisante, personnelle, ce n'est pas quelqu'un ne doit pas vous flageller pour ça. Et puis, ça arrive d'être en retard. Attention, ce n'est pas ça que je veux dire. Mais, ok, comment je fais pour reprendre le contrôle ? Comment je fais pour réasseoir ma responsabilité de la bonne arrivée à l'heure ? Eh bien, je me prépare à la connexion 10 minutes avant, comme ça, ça me permet d'éviter s'il y a une mise à jour. Voilà. Vous comprenez la logique derrière ce côté très responsabilisant. En fait, il paraît fortement, quelque part, coincant, mais au contraire, il est très libérateur. Parce qu'il nous emmène, il nous permet d'aller là où on a envie d'aller. et ça devient une mécanique très inconsciente quelque part.
Quand ça devient un réflexe de dire « je n'ai pas pris le temps d'eux », en fait, on identifie très vite ce qui devient important pour nous ou pas. Parce que quand, je ne sais pas, il y a un truc pas important, par exemple, aller, je ne sais pas, je n'en sais rien, changer de chaussure de course, je vois mes chaussures de course, je ne sais pas pourquoi c'est ça qui vient. « Oui, je n'ai pas pris le temps d'aller changer mes chaussures de course, est-ce que c'est important ? Non, parce que celles-là sont encore en forme. Ok, finalement, je m'en fous. Du coup, c'est l'espace mental qui se libère. Donc, ça permet aussi cette posture de responsabilité d'identifier ce qui est important pour nous ou ce qui ne l'est pas. Voilà pour cette parenthèse qui est quand même venue du principe que je dois envoyer en temps et en heure à mon assistante tous les éléments du podcast pour qu'elle puisse faire son travail de la bonne manière.
On m'envoie un manuscrit comme à un éditeur
Voilà. Cela étant dit, maintenant, j'ai effectivement pas mal de choses à vous partager. Alors, déjà, une première chose, on dit toujours « Oui, c'est super compliqué d'être édité, tout ça, tout ça. C'est vrai. Mais, mais, mais, mais, il y a quand même quelques étapes, je veux dire, à respecter quand on envoie son manuscrit. Pourquoi je dis ça ? Parce que j'ai reçu un mail d'une personne qui m'a envoyé son manuscrit en me disant « Voilà, j'adorerais être publié dans votre maison d'édition. » Ben, c'est cool, mais je ne suis pas une maison d'édition. Donc, si tu veux, je vois le mail et la première chose que je me dis, c'est « La personne ne s'est pas renseignée. » C'est vrai, c'est pas vrai, je ne sais pas, je ne porte pas du tout de jugement sur cette personne ni sur son texte, d'ailleurs. Mais donc, du coup, elle n'a pas de réponse. Et du coup, elle nourrit un truc en disant « Voilà, j'envoie mon texte mais je n'ai pas de réponse. »
Mais oui, mais donc, c'est bien pour ça que renseignons-nous, encore une fois, mettons de la clarté sur les intentions qu'on a. Et là, je vous renvoie typiquement à l'épisode qu'on a enregistré avec Virginie, épisode 149, de « Qu'est-ce qu'on attend finalement en tant qu'éditeur ? » En l'occurrence, Virginie, parce que moi, je ne suis pas éditeur, donc le mail, je l'ai accueilli, mais c'est tout.
Qu'est-ce qu'on attend ? Et derrière, c'est toujours, voilà, pareil, à mon sens, l'intention. Donc, qu'est-ce que vous allez chercher dans cette démarche d'édition ? Qu'est-ce que vous pouvez apporter à la maison d'édition ? En quoi c'est un partenariat qui sert les deux parties ? Etc. Il y a plein de choses à creuser dans ça, mais le message que je voulais faire passer avec ce mail qui m'a fait sourire quand je l'ai reçu la semaine dernière, c'est simplement je sais que quand on sort d'un processus d'écriture en entier avec premier jet, première réécriture, deuxième réécriture, on est très euphorique, on a envie que les choses aillent vite. Hop, prenons le temps de trois respirations, le temps d'identifier ok, quelles seraient les maisons qui seraient pertinentes pour mon projet et ensuite, bâtissons un dossier qui est pertinent avec les éléments qu'on a pu identifier avant. Et là, hop, on envoie et on a déjà beaucoup plus de chances d'avoir une réponse parce que si vous envoyez un mail pour être publié à tous les codes d'écriture, vous n'allez pas avoir beaucoup de bonnes réponses positives et le pire sur lequel vous pourriez tomber, c'est quand même quelqu'un qui vous dit oui, oui, je connais quelque chose, t'inquiète et puis en fait, qui n'a absolument rien à voir avec ce que vous recherchez.
Les nouveaux abonnés qui n'ont rien à m'acheter
Et c'est ça aussi, c'est que on a de, enfin, je vais parler pour moi en l'occurrence, moi je suis dans une posture d'accompagnant mais j'ai un domaine de prédilection et donc, c'est aussi pour ça que les premiers échanges avec les gens sont importants parce que ça me permet de savoir si je suis la bonne personne pour aider et c'est pour ça, ça me fait toujours marrer en ce moment, je suis aussi dans un processus de rattraper tous les messages Insta que je n'ai pas envoyés aux nouveaux abonnés. Et alors, t'en as certains qui me répondent en disant non mais moi, j'ai rien à t'acheter. Et bien, ça tombe bien parce que j'ai rien à te vendre en fait, je ne te connais pas, je ne sais pas si t'es bloqué, je ne sais même pas si tu écris, je ne sais pas si tu cherches de l'aide, je ne sais pas de quelle aide tu aurais besoin, je ne sais pas si on s'entend bien, je ne sais pas si j'ai envie de travailler avec toi, je ne sais pas si tu as envie de travailler avec moi.
Bref, la liste des questions est interminable. Donc, ce message-là est simplement un message de curiosité et aussi de remerciement parce que, évidemment, dans une posture de partage de contenu, sans les gens qui consomment, je serais... Enfin, le contenu n'a presque aucun sens. Donc, évidemment que je suis très reconnaissant des gens qui me suivent. Voilà. Petite chose qui me fait toujours sourire. Et c'est vrai que, et là, je suis obligé d'abonder dans leur sens aussi, c'est qu'on a été aussi très mal habitués et il y a tellement de messages de prospection que c'est vrai que c'est dur quand on en reçoit un de ne pas se dire oh là là, qu'est-ce qu'il a encore à me vendre ? Et ça, quelque part, je ne peux que rejoindre cet avis-là parce que c'est vrai qu'on en reçoit beaucoup et c'est vrai que parfois, il y en a qui sont très pushy et que ce n'est pas très très agréable.
En tout cas, moi, ça ne marche pas du tout avec moi. Quelqu'un qui me dit ni bonjour ni au revoir, qui n'essaie même pas ce que je fais avant de voir si j'aurais potentiellement besoin d'aide et qui m'envoie juste un truc en disant j'ai analysé ça, est-ce qu'on peut prendre 15 minutes pour en parler ? Non. Bah non, parce que je ne sais pas qui t'es. Donc déjà, bonjour. Voilà, bref, mais ça, c'est très personnel encore une fois. Et là, vous voyez un autre parallèle que je peux faire avec l'écriture, c'est que la manière avec laquelle j'agis, donc la manière avec laquelle j'interagis avec les gens qui me suivent est très représentative de la manière avec laquelle j'aime bien qu'on agisse avec moi. Voilà. Et je dis que c'est pareil en écriture parce qu'en fait, c'est exactement ce, ce que je vais m'autoriser à traverser en écriture, c'est exactement ce que les lecteurs vont traverser en me lisant.
et c'est en s'autorisant la pleine exploration des émotions, la pleine exploration de nos intentions, la pleine exploration de notre authenticité, nos caractères uniques, que les gens vont pouvoir traverser eux-mêmes tout ça, tout ce qu'on aura posé dans ce livre-là. Et ça, malheureusement, enfin, en tout cas, plutôt heureusement, il n'y a que en osant regarder ce qu'on doit traverser qu'on le traverse. Et c'est ça qui est assez fascinant en écriture. C'est qu'on essaie au début de mettre des barrières entre nous et le texte et on se rend compte que c'est quand on fait sauter ces barrières que le texte arrive. Magnifique. Bref, premier partage. Le second partage, c'est un partage très précieux qui m'a été fait.
Et en fait, je vous partage même une prise de conscience que j'ai eue dans ma démarche d'amélioration continue en tant que coach. Je suis suivi par une superviseuse, j'en ai déjà parlé dans plusieurs épisodes et les séances de supervision se passent globalement comme une séance de coaching. Donc, t'es coaché, en gros. Et c'est trop cool d'être coaché, mais c'est pour ça que j'adore coacher aussi, évidemment. Et je vous partage la prise de conscience que j'ai eue dans cet échange. J'ai eu une prise de conscience concernant la différence entre l'instinct et l'intuition. Je vous la partage au cas où, vous aussi, comme moi, vous aviez tendance à faire l'amalgame sur certaines situations. En tout cas, là, en l'occurrence, je parlais d'une situation particulière où je parlais beaucoup d'intuition et elle m'a fait prendre conscience qu'en fait, je mélangeais instinct et intuition alors que je ne les mélangeais pas dans d'autres situations. Très intéressant. Ça m'a appris beaucoup de choses.
Et donc, il y a eu cette différence qui était faite entre l'intuition qui est comme, quelque part, un éclair, un flash, un truc qu'on sent qui se passe beaucoup dans le corps quand on a la justesse. Par exemple, ça peut être que tu as en face quelqu'un qui te raconte son histoire et puis d'un coup, tu as un flash et tu te dis « Ok, je viens de comprendre ce qu'il peut se jouer et je vais lui partager. » Là, je partage dans la démarche de coach parce que ça m'arrive beaucoup. Je vois des gens et puis d'un coup, je me dis « Ah, c'est bon. Là, il vient de me donner une suite de mots qui me fait apparaître un fil et j'ai envie de le saisir. » Donc ça, c'est le côté intuition, intuitif. Et puis, il y a le côté instinct qui est beaucoup plus animal, qui est beaucoup plus dans la perte de contrôle presque, dans l'explosion, etc.
Et mettre le doigt sur cette différence m'a grandement conforté dans le fait que, en fait, j'ai le droit d'avoir confiance en mon intuition et que les fois où j'ai l'impression qu'elle est fautive, c'est parce qu'en fait, c'est l'instinct qui parle. Et c'est intéressant parce que j'avais jamais fait cette distinction, en l'occurrence, dans ce cas-là. Et ça m'a éclairé de me dire « Ah, mais en fait, c'est pas un problème d'intuition. L'intuition peut être juste, bonne, fausse, mauvaise. Il n'y a pas de souci, en fait, tant que ça sert la personne en face. Mais se laisser emporter par son instinct et donc tomber dans des décisions, par exemple, purement émotionnelles, hors de toute rationalité, et bien là, ça n'a plus rien à voir avec l'intuition. Et ça m'a beaucoup soulagé. Je ne sais pas si c'était très clair parce que, encore une fois, pour moi, c'est quelque chose que je suis en train de démêler. Si je devais le reformuler pour être un petit peu plus clair, j'étais dans une démarche d'essayer de comprendre ou en tout cas, d'essayer de faire confiance à mon intuition et d'arrêter de mentaliser tout et donc de transformer tout en décision rationnelle.
Et en creusant, en tirant le fil, je me suis rendu compte que les décisions dont je parlais, où j'avais eu l'impression d'être impulsif, n'étaient pas des décisions intuitives, mais des décisions instinctives, au sens de l'instinct animal. Et que même, au contraire, l'intuition savait que la décision instinctive n'était pas bonne. Et donc, quand ma superviseuse m'a fait ce partage en disant, j'entends comme une confusion entre l'instinct qui est ça et l'intuition qui est ça, qu'est-ce que ça t'apprend ? Et bien oui, effectivement, ça m'apprend qu'en fait, les décisions que je pensais intuitivement mauvaises, en fait non, elles étaient instinctives et surtout, l'intuition savait très bien qu'elles étaient mauvaises au sens, pour moi, tu vois. Voilà. Et donc, trop intéressant de mettre le doigt sur cette différence. Et vous voyez à quel point la vie est une démarche d'apprentissage continu. Mais attention, il ne s'agit pas de basculer dans toujours vouloir creuser plus sur sa personne. Entre deux creusages de plus sur sa personne, il est important d'y trouver l'action.
Se trouver génial, puis se remettre en question
C'est pour ça qu'on est dans une démarche très itérative, par exemple, avec Ose Écrire et les gens que j'accompagne. On ne passe pas perpétuellement notre temps à travailler sur nous. Non, on travaille sur nous, mais surtout, qu'est-ce que ça me donne ? Et il n'y a que au regard de l'action qu'on fait que le travail sur soi il est intéressant. Et ça rejoint beaucoup une boucle dont je parle quand je parle d'écriture qui est trouver son texte naïvement génial et puis ensuite avoir l'honnêteté intellectuelle de le remettre en question. C'est pareil en fait sur le travail sur soi. Il y a un moment, ok, tu travailles sur soi, mais une fois que tu as découvert quelque chose, ça te met en mouvement, tu vois que ça marche, profite, trouve que tu es génial, agis, kiffe, tu vois. Et puis après, quand ça redeviendra compliqué, là, tu auras l'honnêteté intellectuelle de remettre en question ce que tu es en train de faire.
Et tu vois, c'est toujours cette boucle. Parce que si tu es simplement dans le juste, je me trouve génial, tu verses dans l'arrogance et le risque, c'est, je ne sais pas, ICAR, ne rien faire, la procrastination ou l'explosion, le burn-out, ça peut être plein de choses. Et en même temps, si tu es que dans la remise en question, et bien en fait, tu es dans l'anxiété, la nostalgie, le non-mouvement, l'immobilisme, etc. Et donc, c'est bien une espèce, enfin, un espèce d'équilibre entre la réflexion et l'action et comme ça, et ça tourne, et ça tourne, et ça tourne. Et le fait que ça tourne, ça met en mouvement, voilà, comme une roue. Et hop, ça va tout droit. Voilà. Et donc, c'est trop cool.
Vos retours sur la tier list, et pourquoi elle déculpabilise
Il y avait un autre sujet aussi qui m'a fait grave marrer cette semaine. J'en parle juste après. D'abord, je parle d'un... J'ai eu beaucoup de retours sur l'épisode 152 et merci beaucoup.
Sur les conseils d'écriture, ça m'a fait trop marrer de faire cette vidéo tier liste. J'en referai d'autres dès comme ça. S'il y en a que vous aimeriez bien voir, n'hésitez pas à me faire un petit message. Je me ferai un plaisir d'explorer ce qui peut être intéressant à explorer. Et le mot qui est le plus revenu, c'est déculpabilisant. Et je suis hyper content qu'on me partage ça parce que c'était vraiment le but, que ça soit déculpabilisant. Parce qu'en fait, on entend tellement de conseils qui veulent dire, et vous l'avez bien vu, un même conseil peut dire quelque chose et son contraire. Et donc, remettre de la conscience dessus, remettre de la personnalisation sur ses conseils, ça permet d'être déculpabilisant. Parce que responsabilisant. En fait, je ne sais pas si vous voyez le lien avec ce que je veux dire, mais avec ce que j'ai partagé avant et ce que je veux dire ici.
Quand on est dans une démarche de s'approprier un conseil, on est dans une démarche de connaissance de soi, on est dans une démarche de reprise de pouvoir et donc de responsabilisation. alors que quand tu es dans une posture déresponsabilisante de chercher le bon conseil, tu es dans une posture d'attente, donc d'immobilisme et évidemment que ça ne peut pas marcher. Parce que tu attends que quelqu'un qui n'est pas toi, qui n'est pas expert de ta vie, te dise quoi faire pour devenir la personne que tu as envie de devenir. Ça ne marche pas comme ça. En fait, il y a un moment, il faut mettre de la clarté sur la direction et la personne qu'on a envie de devenir. et puis, il s'agit de mettre de la conscience et de la clarté sur notre fonctionnement, etc. qui nous permet d'accueillir ou pas les conseils. C'est pour ça qu'à mon sens, et là encore une fois, je prêche pour ma paroisse, donc il y a peut-être un biais d'objectivité ici, mais c'est pour ça qu'à mon sens, l'écriture se situe toujours au niveau personnel et que la meilleure posture pour adresser cet enjeu personnel est la posture de coach parce qu'elle ne va pas simplement donner du conseil simplement sur ce qui semble marcher, mais non, elle va permettre à la personne d'aller creuser en elle pour résoudre son problème avec sa solution.
Et c'est ça qui marche, c'est ça qui est magnifique. Et quelque part, tout corrobore ça parce qu'en fait, dès que je parle à un écrivain, je me rends bien compte que son processus de fonctionnement n'est jamais le même que celui avec qui je parle après. Et dans les coachers que j'ai pu avoir, que j'ai et que je vais avoir, je vois bien qu'aucun n'a le même fonctionnement.
Donc ça veut bien dire qu'à un moment, c'est toujours très personnel. Tu vois ce que je veux dire ? Quelque peur, une preuve par l'empirisme.
Et donc, cette démarche déculpabilisante, elle est extrêmement intéressante parce qu'en fait, elle est très responsabilisante. Et c'est vraiment ce sentiment de ne plus se sentir coupable, par exemple, de ne pas appliquer, je ne sais pas, le chaud d'ondes-tels de manière abrupte comme ça. En fait, elle est très responsabilisante et c'est pour ça qu'elle est déculpabilisante parce qu'elle te replace au centre. Et donc, tu t'autorises à te dire je suis la meilleure personne pour décider quel conseil me va ou pas. Et ce n'est pas machin parce qu'il a écrit 15 livres et ce n'est pas bidule parce qu'il a accompagné un milliard d'auteurs et ce n'est pas machine parce qu'elle a une formation sur l'écriture et ce n'est pas truc-muche parce qu'il a donné trois masterclass. J'en sais rien, tu vois ce que je veux dire ? Non. Non, non, non. Les conseils sont toujours à entendre parce que je ne dis pas que tous ces gens-là donnent de mauvais conseils.
Mais les conseils sont toujours à remettre dans le prisme de nos intentions et de notre rythme et de notre identité. Et on retombe sur les trois piliers, les trois clartés d'os écrire. Voilà.
Magnifique, n'est-ce pas ? J'ai été trop content de cet épisode et j'ai trop envie de le faire pour d'autres conseils, j'ai trop envie de le faire pour tellement d'autres choses. Ça va être cool. Et j'aime beaucoup ce rôle déculpabilisant que je peux avoir. En tout cas, c'est une cape que je m'accroche autour du cou avec grand plaisir et plus il y a de gens qui se sentiront de moins en moins coupables, je pense qu'il y aura de plus en plus de livres écrits et donc que le monde se portera mieux. Parce qu'évidemment, je suis convaincu que les livres ont un pouvoir démiurgique et qu'ils changent le monde. Voilà. Il est temps de prendre une petite gorgée de rooibos parce que je ne fais que parler là.
Un éditeur avoue l'IA, et l'écriture vacille
Tac. Ah ouais, ça fait déjà 34 minutes. Hop. Je surveille l'heure quand même. Mais ne vous inquiétez pas, de toute manière, je vous jure que j'ai bientôt terminé.
Je voulais reparler, il y a eu deux sujets. Deux sujets que j'ai trouvés très passionnants et dont je voulais vous parler aussi. Il y a eu l'aveu. Alors, je n'ai pas fact-checké en long et en travers parce que sincèrement, cette histoire ne m'intéresse pas tellement que ça, je dirais, mais il me semble qu'il y a eu l'aveu notamment de Télison Aurélien. Je ne dis pas mal son nom. J'espère que je ne l'ai pas écorché. Si c'est le cas, je suis désolé. L'aveu de l'éditeur de dire oui, l'IA a été utilisée. Écoutez, ça nous fait une belle jambe et quelque part, le sujet, pour moi, reste l'enjeu de la transparence. Et quelque part, maintenant que c'est transparent, tant mieux. Les gens sont libres ou pas de lire ce livre ou pas, de l'apprécier ou pas, pour les raisons qu'ils veulent ou pas. Bref, tant mieux. La transparence, c'est toujours la transparence qui est importante, à mon sens.
ça m'a fait aussi naître une autre réflexion qui est sur, en fait, ce qui est très bouleversant dans l'IA vis-à-vis de l'écriture, c'est que le monde de l'écriture est finalement un monde qui n'a technologiquement pas beaucoup évolué. Et je ne dis pas que c'est bien ou que c'est mal, attention. Mais, en fait, depuis qu'on a inventé le clavier, il y a quasiment eu zéro évolution dans le processus d'écriture. Il n'y a pas eu un super outil qui permet de changer la manière avec laquelle on écrit.
Vous voyez, quelque part, avant, la peinture permettait de figer une image, un paysage, entre autres, évidemment. Et après, il y a eu la photo, une autre manière de figer un paysage. Puis, il y a eu le cinéma, une autre manière de figer, puis animer un paysage. Il y a eu beaucoup d'évolution dans la manière de figer un paysage. En écriture, il n'y a pas eu d'évolution, en fait. Avant, on le faisait à la main, après, on le fait au clavier, donc oui, c'est peut-être un petit peu plus rapide et puis surtout, ça nous permet de corriger des trucs. Mais, dans le fond, il n'y a pas eu d'évolution, il n'y a pas eu de changement technologique vis-à-vis de l'écriture. Et je pense que c'est pour ça que ça paraît être un sujet si questionnant et qui paraît vraiment terrifiant, innovant. Il y a plein de mots qui me viennent comme ça. Parce qu'en fait, c'est un vrai bouleversement dans le processus d'écriture.
Il y a déjà des auteurs qui disent qu'ils l'utilisent pour certaines parties de leur processus. Et je pense que on n'a pas encore mis le doigt sur la place qu'elle aura dans l'écriture. Par contre, parce qu'en fait, on n'a pas de boule de cristal et qu'on ne sait pas comment ça va être déployé, accepté ou pas, d'ailleurs. Mais par contre, pour moi, à la fin, la conclusion reste la même et je le répéterai toujours et toujours. ceux qui choisiront d'écrire un livre à la main choisiront de vivre le processus d'écriture et donc de se transformer.
Ce que tu viens chercher dans l'écriture
Et la limite, elle est là en fait. Et c'est toujours une histoire de clarté d'intention. C'est qu'est-ce que tu viens chercher dans l'écriture ? Si ta réponse, c'est faire de l'argent le plus rapidement possible, bon, déjà, je pense que tu t'es trompé de business, frérot, et je ne suis pas sûr que j'ai envie de t'aider. Et deuxième, dans ce cas-là, oui, utilise le gars si tu veux. De toute façon, ton objectif n'est pas de vivre le processus. Tu as envie de courir un marathon en trottinette. Et bah, vas-y, qui suis-je pour t'en empêcher ? Je ne suis pas là pour faire la police. Donc voilà. Donc à mon sens, c'est simplement une clarté d'attention de dire ok, qu'est-ce que je vais chercher dans l'écriture ? Comme qu'est-ce que je vais chercher dans le fait de courir un marathon ? Parce que si c'est juste la médaille, bon, il faut faire le en marchant, prends une trottinette, sors du parcours et retourne à la fin juste pour prendre la médaille, achète la médaille.
Enfin voilà, il y a un milliard de manières de faire sans vivre le processus. Par contre, si tu as envie de savoir ce que ça fait, le mur du 30e, ce que ça fait, l'émulsion quand tu démarres, le public à la fin quand tu arrives, le sentiment quand tu passes la ligne d'arrivée, le moment où complètement chaos le soir, tu es dans ta chambre et tu te dis putain, mais bordel, je viens de courir 42 kilomètres. Tout ça, là, tu choisis le chemin long et donc, tu choisis le fait de t'entraîner des mois, le fait de vivre et d'éprouver la course. Vous voyez, on reboucle encore sur ce que disait Wajdi, mais ce truc de savoir n'est pas éprouvé et donc, il faut éprouver pour se découvrir et changer et évoluer. c'est magnifique. C'est magnifique. Et donc, pourquoi ça m'a fait sourire ? Parce que ça a rejoint le thème, un des thèmes que j'ai eu cette semaine avec un call avec un potentiel client qui, à la fin, m'a posé une question et il m'a dit mais pourquoi je travaillerais avec toi ?
Qu'est-ce que tu as de plus par rapport à une IA ? Bon, j'aurais pu faire la liste et répondre en étant un poil sur la défensive en disant toutes les raisons pour lesquelles je pense que l'IA ne fera pas un bon coach alors attention, je ne dis pas qu'elle est mauvais coach mais simplement qu'elle ne ferait pas un bon coach parce qu'elle achètera tes limites. Si tu lui dis que c'est une limite, elle te dira d'accord, c'est une limite alors on va regarder autre chose. Un coach, il n'achètera pas tes limites. Et moi, je vois bien les gens qui essaient de s'enfuir quand je les ai en face de moi. Je vois bien qu'il y a des sujets qu'ils évitent ou des sujets dès qu'on est dessus, ils repartent ailleurs. Moi, c'est ce fil-là, je le garde. Alors parfois, oui, je te laisse courir un petit peu loin du sentier mais ne t'inquiète pas que je vais toujours te ramener au fil que je vois qui est important pour toi même si c'est inconscient et je vais toujours te ramener à ce que tu as besoin d'entendre et pas ce que tu as envie d'entendre.
Il y a dans une posture de te dire ce que tu as envie d'entendre. Alors peut-être que oui, peut-être qu'elle va quand même identifier des choses que tu as besoin d'entendre mais elle ne sera jamais confrontante au point de te dire non, non, tu te plantes frérot, là, tu es en train d'éviter le sujet. J'aurais pu m'étaler là-dedans mais non, je lui ai simplement posé une question. Je lui ai dit écoute, oui, tu pourrais me remplacer par une IA mais pour quelle raison tu ne l'as pas fait sur les derniers mois pendant lesquels ton projet est bloqué. Et là, voilà, ma question n'a rien de méchant. Ma question est purement responsabilisante. Ma question est d'identifier qu'est-ce qui se cache derrière sa question à lui justement. Et donc là, évidemment, la réponse est ah bah oui, en fait, c'est vrai qu'elle ne m'a pas donné ce que je voulais et puis, et puis, et puis, et là, je ne rentre pas dans les détails parce qu'après, ça touche à la confidentialité de notre échange.
Mais voilà, la prise de conscience a été de dire mais en fait, si c'est ça ton blocage, va essayer en fait. Mais si c'était si facile, tu l'aurais déjà fait, tu vois. Et je suis toujours un petit peu challengeant sur ça et c'est encore quelque chose, tu vois, avec lequel j'essaie d'être de plus en plus à l'aise parce qu'il y a quelque chose de très confrontant dans ces remarques-là. De dire ah, qu'est-ce que, quand on me pose la question, qu'est-ce que j'ai mieux que de l'IA ? Quelque part, le chemin pas confrontant, ça serait d'expliquer ce que je pense avoir de meilleur que de l'IA. Mais en fait, la personne, ce n'est pas du tout ça qu'elle vient chercher avec sa question. Il y a une peur derrière. Il y a, ok, mais si je m'engage avec toi, je fais vraiment un pas vers mon rêve. Et tout ça, c'est terrifiant parce que ça fait des années que c'est bloqué.
Et puis, c'est tellement important pour moi et c'est plus grand que moi. Donc, ça me terrifie en fait. et moi, c'est ça qui m'intéresse. Pas faire la liste, oui, je suis meilleur, non, je ne suis pas meilleur. Et donc, toujours renvoyer la responsabilité. Replacer dans une posture où la personne s'autorise à se responsabiliser et donc s'autorise à déculpabiliser. Et donc, de dire, ah mais oui, effectivement, en fait, si c'était aussi simple que de demander à l'IA, je l'aurais déjà fait. Et donc, oui, effectivement, ça m'intéresse que tu m'en dises un peu plus sur la manière avec laquelle tu fonctionnes. Voilà. Et ça, ça paraît confrontant mais en fait, c'est extrêmement aidant. Et donc là, vous voyez, je me rends compte en vous le partageant que ça me permet aussi d'ancrer encore un peu plus le fait que ces questions qui paraissent confrontantes, en fait, elles sont extrêmement aidantes et donc que je vais continuer à les poser.
Voilà. Parfois, je les posais encore avec un petit, ah merde, j'espère que la personne va mal le prendre mais en fait, non. Je reste dans ma démarche, les gens, je vais leur dire ce qu'ils ont besoin d'entendre et pas ce qu'ils ont envie d'entendre. Parfait. Voilà. Écoutez, je suis super content.
Elle m'a fait beaucoup rire cette question parce que, en fait, c'est marrant parce que les gens, ils posent jamais la question de manière mesquine, tu vois. Et d'ailleurs, tu vois, dans l'introduction qu'il a fait de la question, il m'a dit, alors, le prends pas mal, c'est pas contre toi que je dis ça mais voilà, qu'est-ce que tu aurais de plus qu'une IA ? Et donc moi, ça me fait sourire, tu vois, tout de suite, je lui fais, et là, je rigole. Et je lui dis, bah écoute, c'est une très bonne question. Qu'est-ce qui fait que ton problème n'est pas résolu si c'est aussi simple que de demander à l'IA ? Là, la personne rigole en disant, putain merde, ouais, t'as raison, t'as raison, t'as raison. Et donc, voilà, ce truc-là, après, il est très indicatif de qu'est-ce qu'il y aurait à creuser. Cette question, qu'est-ce qu'elle cache comme peur ? Moi, c'est ça qui m'intéresse.
Et c'est là que je pense, si je devais quand même le dire, c'est là que je pense que je suis meilleur qu'INIA. C'est incroyable. C'est incroyable. Ça me fait cette même sensation. Et alors, ne prenez pas ça pour de l'arrogance. Au contraire, tu vois, je suis toujours dans une démarche de vouloir être meilleur coach, de vouloir être meilleur écrivain. Mais je reste convaincu encore aujourd'hui que je suis un meilleur coach qu'INIA et que je suis un meilleur écrivain qu'INIA.
Je reprends contact avec ceux qui ont compté
Et je ne sais pas, j'en suis encore convaincu. Et je ne saurais pas vous l'expliquer rationnellement parce qu'effectivement, l'IA peut prendre des trucs incroyables. Mais je le pense. Voilà, je le pense. Et je pense que ça tient beaucoup à la place qu'à la valeur humaine et la liberté dans mon système de valeur. Voilà. Voilà, voilà. Écoutez, est-ce que j'ai un autre sujet dont j'aimerais vous parler avant de décoller dans la fin de ma journée et dans les multiples coachings que j'ai aujourd'hui ? Si, un dernier, un dernier, un dernier qui m'a extrêmement touché. J'en ai fait un petit partage en story la semaine dernière. Mais c'est dans cette démarche toujours de sortir de ma chambre. C'est intéressant, vous voyez, je boucle avec le début de l'épisode. Dans cette démarche de vouloir sortir de ma chambre, je me suis aussi dit, OK, qui ont été les personnes impactantes dans ma vie avec qui j'aimerais avoir un échange aujourd'hui, à la fois pour les remercier et à la fois pour commencer à être capable de verbaliser ce que je fais aujourd'hui.
et donc à assumer cette posture de légitimité et de coach et d'écrivain en dehors de ma chambre. Parce que c'est facile, entre guillemets, attention, je dis ça avec toute la douceur et la bienveillance que je m'adresse, mais c'est facile, entre guillemets, de dire ça devant une caméra quand il n'y a personne autour. C'est plus dur de le dire dans un autre cadre où il y a beaucoup de gens, par exemple. Alors même si maintenant je deviens très à l'aise à le dire avec les gens que j'ai en face de moi, que les gens que je croise, je me présente comme coach qui accompagne les écrivains, etc.
Mon prof de physique racontait des histoires
Mais il y a certaines situations où ça reste quand même, par exemple, avec certains pairs, certains grands coachs, comme les formateurs que j'ai pu avoir dans la formation que j'ai coanimée là. Il y a comme une posture un petit peu encore d'illégitimité. Ouais, le syndrome de l'imposteur se combat à plein de niveaux. J'ai vaincu celui du coach, j'ai vaincu celui de l'écrivain, mais il y en a, on a toujours à apprendre. Et on retrouve, ouais, cette boucle de se trouver génial et puis de se remettre en question pour de nouveau se retrouver génial. Et donc, dans cette démarche d'assumer cet ancrage dans la réalité cette légitimité, j'ai repris contact avec plein de gens, notamment un des profs de physique que j'ai eu en première et en terminale qui a changé ma vie. Et donc, j'ai réussi à reprendre contact avec lui. On échange un petit peu et je repense à pour quelle raison il m'a autant marqué.
Et en fait, je me rends compte que c'était un prof qui racontait des histoires. Il racontait toujours des histoires. La physique, pour lui, était une histoire. Il nous disait, on avait fait les Olympiades de physique, on avait remporté le premier prix des Olympiades de physique de France. Alors attention, je remets dans son contexte, à l'époque, il y avait trois premiers prix, trois deuxième prix, trois second prix. Donc, on n'était pas deuxième et troisième, mais on était dans les trois premiers prix. Donc, ce n'est pas genre premier, premier, mais ça reste un premier prix quand même. on se donne les lauriers quand même. Et dans cette démarche de présentation de notre projet dans les Olympiades de physique, il avait cette vocation et cette idée de, OK, mais comment vous allez captiver les gens à qui vous parlez ? Voilà, comment vous allez connecter avec ce qu'ils font en face de vous ? Là, par exemple, vous allez avoir des chercheurs qui font ci, ça, ça.
Comment vous allez connecter le sujet que vous allez présenter à ces gens-là pour qu'ils se sentent concernés, pour qu'ils aient l'impression d'être transportés ? Il était dans une démarche de storytelling, il était dans une démarche d'histoire. Il était aussi comme ça dans sa manière d'aborter des exercices de physique, d'aller au-delà du résultat, de se questionner sur, OK, mais les ordres de grandeur qu'on manipule là, qu'est-ce que c'est ? Et les unités, qu'est-ce que ça dit ? Parce qu'en fait, tout ça, c'est très aidant, même dans le déroulé des exercices après. Par exemple, pour retrouver une formule, savoir que, OK, la formule, on cherche tel résultat, le résultat, c'est telle unité. Qu'est-ce que les unités veulent dire ? Et donc, physiquement, qu'est-ce que ça m'apprend sur la formule ? Et vous voyez, c'était vraiment une démarche de dire, en fait, ce qui m'intéresse, c'est que vous ayez le processus intellectuel de la physique au-delà de simplement le résultat.
Un résultat faux qui rapporte des points
Et il disait, et il donnait des points, d'ailleurs, par exemple, tu faisais un calcul, tu vas t'appliquer un truc et tu trouvais, je ne sais pas, que la distance Terre-Lune, c'était 3 mètres. Bon, si tu lui disais, bon, OK, je trouve 3 mètres, mais je sais bien qu'au regard des ordres de grandeur que ça devrait être, voilà, ma table, votre bureau fait 3 mètres, je sais bien que ça ne peut pas être la distance Terre-Lune. Et donc, je sais que mon résultat est faux. Par contre, je ne sais pas où il est faux, mais je sais qu'il est faux. Et bien, pour cette démarche intellectuelle, il donnait des points. Et en fait, il a raison. Et c'est une posture, encore une fois, très responsabilisante. C'est de replacer, si le calcul est faux, ce n'est pas la faute de la formule, quelque part. c'est la faute de toi qui l'a mal appliqué, j'ai envie de dire.
La physique non intuitive et les personnages en dissonance
Mais, il n'y a rien de négatif. C'est OK, donc, qu'est-ce que ça m'apprend ? Comment je peux me replacer au centre de ça ? Effectivement, en regardant les ordres de grandeur, nanani, nanana. Et donc, il racontait des histoires comme ça. Il parlait aussi beaucoup de physique non intuitive, et donc de physique qui semble dire quelque chose, mais qui dit l'inverse, par exemple. comme, je ne sais pas, la poussée d'Archimède, la dilatation du temps. Enfin, bref, il y a plein d'exemples de physique non intuitive. C'est extrêmement intéressant. Vous pouvez aller creuser le sujet, d'ailleurs. J'en ferai peut-être même un épisode de podcast, parce qu'en fait, ça parle d'histoire, tout ça. Vous voyez, de la physique non intuitive, et donc qui montre quelque chose, mais qui dit l'inverse derrière, c'est un procédé qu'on retrouve en écriture. Montrer quelque chose par les mots, mais montrer que dans les actes, c'est différent. Et c'est cette dissonance de notre personnage principal, par exemple, qui dit que oui, il est totalement contre la tromperie, mais qu'en fait, il trompe quand même.
Je cite l'exemple le plus grossier, mais vous voyez bien que si on partage l'intériorité d'un personnage qui affiche une valeur très forte, mais qui agit de manière différente, cette dissonance, elle crée un conflit de valeurs qui est extrêmement intéressant pour une histoire. Et la physique non intuitive dont il nous parlait, c'est exactement ça. Et en fait, je me rends compte et je comprends rétrospectivement pourquoi ce prof m'a tant passionné. En fait, il touchait à mon cœur d'enfant, il touchait à tout ce qui fait que j'aime ce que je fais aujourd'hui et tout ce qui fait que tout ce que j'aime, en fait, c'est des histoires. J'aime quand il y a des histoires qui se racontent. J'aime quand il y a des boucles qui se font. Vous voyez, je disais tout à l'heure, ça fait lien avec le début du podcast, et j'adore que l'instantanéité de l'échange, l'authenticité de l'échange nous permettent de faire des boucles et de faire des liens.
Je trouve ça génial. Je trouve ça génial. Et donc, j'ai eu un flash de me dire, mais putain, mais bordel, c'est pour ça que j'aime tant ce prof. C'est pour ça qu'il m'a tant marqué.
Il m'envoie son livre
C'est parce qu'il était dans une démarche de raconter des histoires. C'est génial. C'est génial. Et donc, je vais aller le voir dans quelques semaines. Je vais même pouvoir parler à ces terminales. Donc, je ne sais pas ce que je vais leur dire, mais j'aurai probablement plein d'histoires à leur raconter. Parce qu'ils s'en ont passé des trucs depuis que je suis sorti de la terminale. C'est incroyable. Et donc, je suis trop content. Et vous savez, le plus beau de tous. Pourquoi ? Mais, je n'ai pas besoin de vous l'expliquer. Je vais chaud d'ontel. Et donc, il me dit très gentiment qu'il allait se procurer l'Etreinte et Terré, le premier livre, qu'il était ravi de pouvoir lire ce qu'un élève, un de ses anciens élèves avait pu écrire. Après, il a comparé, il a dit qu'il aimait beaucoup, par exemple, Georges R. Martin et d'autres auteurs. J'ai eu l'humilité de lui répondre, écoutez, je ne me placerai quand même pas au même niveau.
Pour l'instant, on ne sait pas. Et ensuite, il m'a envoyé, il m'a dit, là, ça fait X années que je suis prof. J'ai fait un résumé de ma carrière. J'ai écrit un livre. Et il m'a envoyé son livre. Et j'étais là, mais voilà. Vous voyez, c'était la preuve. C'était le point final où ça ne m'étonne même pas, en fait. Parce que c'est ça qui me passionnait chez lui. Ça ne m'étonne pas qu'il soit capable d'écrire un livre et de raconter une histoire sur sa vie de prof de physique. C'est génial. C'est absolument génial. Et ça m'a tellement touché, cette reprise de contact. Et ça a été tout de suite l'effet du mouvement de « Ok, j'ai envie de sortir de ma chambre. J'ai envie de... » Et tout de suite, la rencontre, hop, derrière, m'apprend quelque chose. Et je comprends pourquoi la physique me passionne tant. Je comprends pourquoi ce prof-là me passionne tant. Mais aussi pourquoi d'autres profs m'ont tant passionné.
Mes profs de maths racontaient aussi des histoires
Et j'ai repensé, par exemple, à mon prof de maths que j'avais en quatrième. Il m'a extrêmement marqué parce que c'est dès l'époque où on avait appris les produits en croix. Et je me rappelle qu'au début, je ne saisissais pas. Et je me rappelle de ce prof de maths qui, très patient, nous avait donné beaucoup d'exemples d'histoires de produits en croix. Et donc, de situations très réelles qui nous permettaient de comprendre le mécanisme du produit en croix, mais pas le produit en croix lui-même. Tu vois, il n'était pas dans une démarche de dire, bon, tu mets tes trois trucs, tu fais ton petit zigouigoui pour calculer le quatrième. Non. Il était... Non. Réfléchissait physiquement. Voilà. Il parlait, tu vois, par exemple, l'exemple de la recette de cuisine. Ok, tu attends pour quatre personnes. Imagine pour huit, ça veut dire que c'est plus grand. Donc, tu dois attendre un résultat plus grand. Hop, etc. Et en fait, il détaillait tout ça et c'était une mécanique très storytelling, très histoire.
Et c'est un des profs qui m'a le plus marqué aussi. Ma prof de maths de prépa en deuxième année, elle était pareille. Elle racontait tout le temps des histoires et elle le faisait encore d'une manière et vous voyez, je l'aime encore et vous allez comprendre le parallèle, MP1, MP. Donc, les maths, c'est le premier truc. C'est là où c'est le plus dur. Quand tu es en prépa, tu fais un peu moins de maths quand tu es en PSI, par exemple, ou en PC. Bref, on s'en fout, c'est du détail.
Elle faisait tous les cours de MP sans une feuille. Elle n'avait pas ses cours. Elle faisait tout de tête. Et donc, elle était dans une démarche comme ça, je me rappelle, elle marchait devant le tableau et elle disait bon, par quel morceau on va prendre ce cours aujourd'hui ? Et donc, j'entends, tu vois, dans ma tête, quelle histoire on va raconter ? Tu vois, par quelle porte on rentre ? Et ce qui est génial, c'est que ça t'apprend aussi qu'il y a plein de manières de rentrer. Tu vois, il y a plein de portes. On peut prendre plein de portes. C'est génial.
Le pouvoir des histoires
Cette prof m'a marqué. Et pareil, mon prof de philo de cette année, mais je vous avais lu un de ses textes qui est sur l'épisode où je parle du Vademekoum de mon prof de philo. Vous pouvez aller voir, il est passionnant aussi. Mais voilà, je remarque que tous les profs qui m'ont fortement marqué sont des gens qui racontaient des histoires. et ça ne m'étonne pas que j'aime tant les histoires. Voilà. Voilà, voilà, c'est magnifique. C'est magnifique et ça va clôturer cet épisode, je crois bien. Le pouvoir des histoires, quelque part. C'est magnifique.
Allez, je vous fais des bisous. C'était Ybelion. J'ai très hâte de vous retrouver. Ça sera, du coup, non, il y a cette semaine-là. Vous aurez un épisode, ça sera la fin du Salon des Utopiales. Du coup, vous aurez un épisode qui ne sera pas encore sur les Utopiales. Je ne sais pas encore ce que sera cet épisode, mais il sera cool, c'est sûr. Et puis après, vous aurez l'épisode sur les Utopiales. Et puis, si vous êtes aux Utopiales, écoutez, faites-moi un message. Ce sera un grand plaisir que si j'arrive à vous croiser, je sais que ça va être assez intense et qu'il y aura des plannings serrés, tout ça, tout ça, mais écoutez, si l'occasion se présente, je serais heureux de vous rencontrer. Il y a déjà aussi d'autres auteurs que je connais qui vont être là-bas, donc j'ai très hâte de pouvoir mettre des visages sur des noms et des échanges que j'ai pu avoir.
Et voilà. Écoutez, je vous souhaite une très bonne fin de journée, soirée, bref, en fonction de quand vous écoutez ça. Et surtout, osez écrire. C'était Ybelion, des bisous. Merci. Merci d'être là, épisode après épisode. Si ce podcast t'inspire, t'aide ou te met du baume au cœur, t'abonner, mettre 5 étoiles et le partager, c'est le meilleur moyen de m'aider à toucher le plus de gens qui ont un livre en eux. Parce qu'après tout, plus il y a de livres écrits et mieux le monde se porte. A très vite. Ose Écrire. Ose Écrire. Ose Écrire.
Ancien ingénieur en sûreté nucléaire, j'ai tout quitté pour l'écriture. J'anime Ose Écrire et j'accompagne les auteurs autour de trois clartés : le rythme, l'identité, l'intention. Toi aussi, tu as un livre qui attend ?