Ep 150 · Un rêve de pigeons, et de la colère en dessous00:00
Cette semaine, la colère m'a suivi partout, jusque dans un rêve de pigeons.
CE QUE RACONTE CET ÉPISODE
Je me suis installé au micro pour l'épisode 150 avec une seule note, tirée de ma nuit : une application qui suit les pigeons du coin. L'ambiance du moment me déprimait, je venais de jeter une prise de dix-huit minutes, alors j'ai voulu du loufoque à pleine barre.
J'ai déroulé le fil. J'ai cherché qui paierait pour ça, donné des prénoms aux pigeons, puis inventé une tribu. Quelques phrases plus loin, deux clans s'attaquaient alors qu'ils auraient dû être frères. Je me suis entendu dire : « Je crois que j'en ai gros sur la patate. »
La colère me serrait le ventre et la mâchoire, et il a fallu une histoire d'oiseaux pour que je la regarde en face. Plusieurs séances de coaching de la semaine tournaient déjà autour d'elle. J'avais même enregistré une vidéo sur Mewtwo, le Pokémon le plus en colère.
Dans le chapitre qui m'attend, mes personnages ne sont pas en colère : je l'aurais teinté malgré moi. La déposer ailleurs, sur un sujet qui ne compte pas, me laisse revenir à eux une fois qu'elle est traversée.
Et toi, quel est le fil le plus absurde que tu as tiré en écrivant ? Raconte-moi en commentaire.
L'épisode 150 d'Ose Écrire t'attend là où tu écoutes tes podcasts.
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Face B — le transcript
L'ÉPISODE MOT À MOT · LES TIMECODES LANCENT L'ÉCOUTE
Évidemment, tu te doutes bien que ce n'est pas moi qui ai tapé tout ce transcript à la main… Alors oui, il y a parfois des incohérences et des erreurs. Comme quoi, rien de mieux que d'écouter l'épisode plutôt que de le lire !
Tu cherches un passage précis ? La table d'écoute passe les transcripts de tous les épisodes au peigne fin.
Un rêve de pigeons, et de la colère en dessous
C'est Ybelion, épisode 150. On parle d'une application qui permet de traquer les pigeons dont j'ai rêvé cette nuit, mais surtout, on parle de la colère qu'il y a en dessous. Cet épisode est un exemple typique de ce qui se passe quand on ne s'autorise pas à traverser les émotions qu'on a besoin de traverser. Très bonne écoute. Moi c'est Sam, Ybelion de Mon Implume. Je suis écrivain, coach ICF et j'ai créé Ose Écrire, un accompagnement pour celles et ceux qui veulent enfin accomplir leur rêve d'écrire un livre. Ce podcast a la même intention. C'est ton rendez-vous inspiration, discipline et passage à l'action. Et si ça te parle, abonne-toi, mets 5 étoiles et partage autour de toi. Parce que plus il y a de gens qui osent, plus d'autres oseront à leur tour. Allez, c'est parti et bonne écoute. Bonjour les amis. Je vous accueille dans cet épisode 150. Je suis ravi. Sachez que c'est peut-être la troisième ou quatrième prise que je fais.
Pour deux raisons. Et c'est comme ça que je vais commencer pour vous embarquer dans le podcast et le thème du jour. Qui va être loufoque et n'importe quoi, je vous le préviens. La première raison pour laquelle j'ai relancé l'enregistrement, c'était que je n'avais pas fait mon échauffement social. J'ai parlé à très peu de gens aujourd'hui. Et donc, j'ai bégayé en gros. Je ne trouvais pas mes mots. Voilà, hop, un, deux, trois essais. J'ai commencé à parler à Voltaire dans un coin pendant dix minutes. Il m'a regardé l'air de dire, « Papa, qu'est-ce que tu fais là ? » Voilà, ça allait mieux. J'ai réussi à parler. Et puis après, j'ai commencé à enregistrer. Et en fait, « Vas-y, j'ai parlé de trucs qui m'ont déprimé. » J'étais là, « Mais je n'ai pas envie de parler de ça. » Pourquoi ? Parce qu'évidemment, vous savez bien, toute l'ambiance qu'il y a autour, les manifestations, la dette, les sens, bref, tout ça.
Mes trois façons de traverser ce qui me déprime
Ok, ce n'est pas sexy et un peu déprimant. Et alors, je disais des trucs intéressants, et je peux vous les résumer très brièvement. C'est, ok, comment je fais, moi, pour passer à travers tout ça ? Et donc, j'ai commencé à dérouler, à expliquer tout ce qui me rend déprimé et la manière avec laquelle j'ai parlé 18 minutes, très exactement, et j'ai fait, non, mais en fait, je n'ai pas du tout envie de parler de ça. Ce n'est pas du tout le délire, là. Donc, je vous partage juste les trois manières que j'ai de traverser les choses déprimantes. La première manière, c'est de comprendre. J'ai besoin de venir ancrer de la rationalité dans tout ce nuage de flou et de déprime qui devient très émotionnel et qui prend le contrôle. J'ai besoin de remettre de la rationalité dans tout ce nuage d'émotionnel. Donc, voilà, typiquement, le sujet de la dette m'a vachement passionné. Du coup, j'ai acheté une pile de bouquins qui parlent de ça, de divers horizons, et je vais m'empresser de me plonger dans tout ça pour, tu vois, éclaircir tout mon espèce de truc déprimant.
Bref, première option. Deuxième option, c'est couper les infos. Voilà, tu ne veux plus être déprimé, tu coupes les infos. Hop, nickel. Ce qui est avant... Ça paraît très bête, dit comme ça. Et attention, ça ne veut pas dire qu'il s'agit d'ignorer tous les problèmes. Ça veut simplement dire, OK, j'admets que parfois, j'ai besoin d'une pause, là. J'ai besoin de couper un peu l'exposition. C'est comme la radioactivité nucléaire. Petite dose par petite dose. N'oubliez jamais ça.
« Tire le fil le plus débile »
Ma seule note : une application pour traquer les pigeons
Et la troisième option, c'est de faire des trucs loufoques et de parler de trucs loufoques et de parler de trucs cools et d'être créatif et de s'amuser et de rigoler, etc. C'est exactement ce qu'on va faire. Et donc là, je vous ai résumé 18 minutes en deux. Et maintenant, on va partir dans le loufoque tout de suite, pleine barre. Voilà, il y en a marre. Donc, je prends tout de suite ma petite note. J'en ai qu'une seule. Et elle vient d'un rêve que j'ai fait cette nuit. Donc, si je n'avais pas fait ce rêve cette nuit, je serais arrivé dans le podcast sans notes. Mais là, magnifique, il y en a une. Alors, j'ai fait un rêve cette nuit. Je vais vous lire ma note. Vous verrez, elle n'a aucun sens. Et puis après, je vais broder un peu autour de ça. Vous allez voir. Donc, j'ai écrit. Putain, mais c'est incroyable ! Mais faites-moi cette application !
Bordel ! Il n'y a pas un développeur qui m'écoute, là ? Il n'y en a pas un qui voudrait me vibe-coder une petite app avec Claude, là, de tracking de pigeons, là ? Putain, ce serait exceptionnel ! Alors, je vous donne un peu plus de détails. Parce que vous entendez le mot pigeon. Peut-être que vous vous disiez, c'est genre ce pote que tu prends pour un pigeon parce qu'il a fait ci ou ça. Non, non, non. Les vrais pigeons. Les vrais pigeons. C'était une application. Il y avait une map. Une map sur le téléphone, comme Google Maps. Et tu voyais les petits pigeons voler. Et tu pouvais dire, là, j'ai vu tel pigeon. Là, voilà, j'ai remarqué que tel pigeon faisait ça. Voilà. Et donc, tu pouvais traquer tout ça. Exceptionnel ! Exceptionnel ! À quoi ça sert ? Bon, évidemment, probablement pas à grand-chose. Mais qu'est-ce que ça m'évoque ? Où est-ce que j'ai pas en...
J'ai envie de partir créativement maintenant que j'ai ça en tête ? J'ai envie de partir dans plein de directions. La première chose qui me vient en tête, c'est que je trouverais absolument fascinant...
Alors, attendez. Petite parenthèse dans ce déroulé-là. Là, vous êtes dans le genre d'épisode où c'est la roue libre et j'en ai rien à faire. Là, c'est la roue libre maximum. Ça a peut-être une très grande qualité. C'est de vous prouver que vous pouvez être créatif avec absolument tout et n'importe quoi. Et si moi, je suis capable de le faire comme ça, là, en vous parlant, et vous êtes capable de le faire aussi, vous, en écrivant, en parlant, bref, que sais-je, vous êtes aussi capable de le faire. Donc, je reviens à mon application de pigeon. C'est quand même ça le plus important, évidemment. Je reviens à mon application de pigeon.
Ça m'a évoqué plusieurs choses. Déjà, je me suis dit « Putain, qui achète ça ? » Sur premier degré, je dois faire le persona, là, de la personne qui achète 5 euros 6 semaines, qui achète l'application des pigeons. Parce qu'en plus, en plus, hop, 52 semaines dans une année, 52 divisé par 6, ça fait 8,6. Allez, on va arrondir à 9. Fois 5. Ça fait 45 euros par an pour pouvoir traquer tous les pigeons de son coin. Bon.
Eh bien, c'est marrant parce que j'ai un bouquin qui parle de ça. Il est derrière, là. Je pense que vous ne le verrez pas. Il s'appelle « Where the animal goes ». « Where the animals go ». Et ce livre, en fait, ce ne sont que des cartes où on voit les déplacements de certaines populations d'animaux. Par exemple, les zèbres, les oiseaux, etc. Et donc, cette application serait géniale pour quelqu'un qui voudrait suivre tous les pigeons de son quartier pour comprendre comment fonctionne la société des pigeons. Voilà. Deuxième option. Ça pourrait vachement parler à un artiste qui a envie de se laisser porter par autre chose que le hasard de son inspiration. Bah, le hasard de l'inspiration des pigeons qui se baladent de droite à gauche, quelque part, et pourquoi pas ? Ça ferait sûrement de très beaux tableaux. Voilà. Ça pourrait aussi intéresser quelqu'un qui déciderait de pourrir la vie de son ex. Voilà.
Il l'inscrit à la newsletter application des pigeons. Voilà. Bob le pigeon a fait ci. Carla la pigeon a fait ça. Ils sont allés boire un verre sur les toits de Paris. Voilà. Ils ont discuté. Ils ont fait des petits pigeons. Les petits pigeons s'appellent Rodolphe, Étienne et Marie-Lise. Voilà. C'est une petite famille. Ils sont heureux et ils kiffent leur vie de pigeon, quoi. Voilà. Je ne sais pas, moi. Pourquoi pas ? Et donc, me vient l'autre idée. Est-ce que ça ne serait pas trop cool d'avoir genre une tribu de pigeons ? Je suis en train de raconter n'importe quoi.
Oh, je suis désolé. Mais bon, on est obligé de passer par là parfois. Une tribu de pigeons. Comment vous appelleriez une tribu de pigeons ? Moi, je ne sais pas pourquoi j'ai envie de leur donner des noms genre ailes de feu, tonnerre de plume, bec en colère, bec qui pique, que des trucs comme ça, tu vois. Et genre, ils auraient des petites marques de guerre sur les joues. Ils se graveraient des choses sur leur bec et ils se mettraient un petit peu de gel dans leurs plumes, à la fois pour l'aérodynamisme mais surtout pour faire peur à leurs ennemis. Et on pourrait avoir une reproduction de la guerre de cent ans version pigeon à Paris, tu vois. Et on pourrait, et on pourrait, je dis ça au hasard, mais par exemple, au travers de la guerre des pigeons, montrer et nous faire prendre conscience de ce qu'on est en train de vivre aujourd'hui, nous, dans notre réalité.
Peut-être qu'en lisant cette histoire des pigeons, on se dirait, en suivant tout depuis notre application, parce qu'en fait, c'est ça. En fait, c'est peut-être ça. C'est peut-être ça et ça vaudrait bien plus que 5 euros par 6 semaines. Mais c'est peut-être le prochain Netflix, en fait. Peut-être que suivre la vie de des pigeons comme ça, là, ça serait le prochain Netflix. Tu vois, tu suivrais comme ça tous les jours en disant putain, qu'est-ce qu'elle a fait Marie-Lise, la pigeonne, etc. Bref, pourquoi je racontais ça ? Oui, la guerre des pigeons. Donc, tu vois, la guerre et tu te dis mais bordel, pourquoi les pigeons de l'Est, ils attaquent les pigeons de l'Ouest alors qu'ils sont pareils et qu'ils devraient être frères ? Et là, après, le mec qui a dit ça parce qu'il a lu le bouquin sur l'histoire des pigeons ou parce qu'il a suivi cette super série sur cette super application qui n'a pas encore de nom, tu as envie de le secouer en lui disant mais bordel, regarde le monde autour de toi, c'est exactement ce que tu es en train de faire.
voilà. Pourquoi je racontais ça, moi ? Je crois que j'en ai gros sur la patate, en fait. Voilà. Et donc, j'ai besoin de rigoler mais pour m'exprimer autour de tout ce que je vois. Voilà. C'est un très bon exemple, finalement, je vais mettre un petit peu là de rationalité, je vais venir un peu m'ancrer mes deux pieds dans le sol et vous faire un partage peut-être un petit peu plus brut.
C'est un très bon exemple de comment je traverse, comment on traverse une émotion qui vient. Comment on fait quand un truc nous emporte, qu'on a l'impression que tout s'efface, tout s'étiole, plus rien ne tient, tu vois ? Comment on fait ? Comment on fait pour continuer ? Eh bien, je crois que l'écriture, c'est exactement ça, en fait. C'est l'essence même de ça.
C'est ok, je ressens ce truc-là aujourd'hui, et c'est en train de me bouffer. Je le sens dans le ventre, je le sens dans la mâchoire, ça me met en colère, je vois de l'injustice.
Une semaine de coachings sur la colère
Eh, vas-y, je vais le raconter. Et tu peux le raconter n'importe où. Tu peux le raconter avec la guerre des pigeons. Voilà. Et peut-être que ce rêve-là, il était là exactement pour ça cette nuit, pour me permettre cette digression aujourd'hui et pour me permettre de voir qu'en fait, il y a de la colère au fond là. J'ai besoin de la traverser, j'ai besoin de la déposer. c'est quand je la dépose que le texte est chargé émotionnellement de tout ce que j'embarque, moi. Et c'est tout ça qui touche le lecteur. Ça fait écho au coaching que j'ai eu cette semaine. J'en ai eu, j'en ai eu plusieurs, pas tous, mais plusieurs, qui étaient orientés autour de la colère. Et d'ailleurs, c'est marrant parce que j'ai enregistré, je ne sais pas si vous avez vu sur YouTube, je fais des petites vidéos autour de qu'est-ce que les Pokémon nous apprennent sur l'écriture et les écrivains. Et cette semaine, marquée par la colère en fait, cette semaine est marquée par la colère, c'est la thématique.
Et bien, j'ai enregistré une vidéo sur Mewtwo, le Pokémon le plus en colère, le Pokémon en recherche de vengeance, de revanche, de destruction. C'est quand même marrant. Voilà. La thématique me suit jusque dans les vidéos que je fais pour vous.
Je disais donc que la thématique des coachings cette semaine, c'est ça, c'est qu'est-ce que je fais de cette colère quand je la ressens, quand je vois qu'elle est là. Et le premier réflexe qu'on a quand on voit cette émotion qui en plus est débordante, explosive, d'autant plus quand on se l'autorise, pas parce que c'est une vraie cocotte minute et quand ça explose, ça explose. Et du coup, après, on se met à croire qu'on explose tout le temps. Mais en fait, non. Simplement, on ne traverse jamais la colère. Mais il y a un moment, il nous faut une soupape. Comment on met de la conscience sur cette soupape ? L'écriture est une soupape pour la colère. Et donc, dans tous ces coachings, c'est exactement ce que je viens de vous partager là. En fait, c'est ok, là, je ressens de la colère et maintenant, comment je la traverse, comment je m'autorise à aller la déposer par l'écriture.
Alors, j'écris. Et qu'est-ce qu'elle me fait ressentir cette colère ? Eh bien, elle me prend le ventre, elle me le serre, elle me donne envie de décrire une bataille où les gens se font du mal sans réfléchir aux conséquences, où les gens tapent exactement là où c'est le plus douloureux. Je prends l'exemple des pigeons, tu vois, mais j'imagine un pigeon voler le bébé pigeon d'une autre famille et lui arracher plume par plume. Putain, voilà, t'imagines là, rien qu'en voyant cette scène, t'imagines la colère de la famille en face et ce qu'elle pourrait se mettre à faire. Voilà, et elle pourrait elle-même kidnapper l'enfant de l'autre famille et puis faire la même chose. Et puis là, tu vois l'engrenage qui se prend et puis il n'y a plus rien qui s'arrête. Tu vois, et c'est là que c'est intéressant. C'est après, comment, on arrête ce cercle destructeur. Bref, vous voyez, c'est très intéressant parce que là, vous êtes vraiment dans les insights de ma tête et je pense que c'est très intéressant pour comprendre à la fois ce qui peut se passer quand on est dans un process d'écriture mais aussi ce qui peut se passer quand on est en train de construire un personnage.
Vous voyez, je suis arrivé dans le podcast en vous disant j'ai essayé d'enregistrer, ça m'a saoulé, je vais mettre que du fun sauf que je suis une boule de colère et moi, j'essaie de masquer ça par du fun et le masque, un moment, il tombe et vous voyez, il a fini par tomber. évidemment, je récupère cette idée d'application pour pigeon, c'est quand même fou d'être parti de là mais vous voyez comme quoi ça se débloque parfois par des pures conneries, par des trucs qui paraissent mais tellement débiles, mais en fait, attrapez ce fil débile et tirez dessus, venez tirer dessus, moi j'adore tirer les fils débiles, c'est les plus beaux, la preuve. Et donc, par ce fil des pigeons, tout de suite, j'arrive sur une histoire où la finalité ne peut être que la colère et donc ce masque de joie que j'essaie de porter, ce masque de fun que j'essaie de porter, en fait, ne cache au fond que la colère que j'ai besoin de déposer.
L'écriture oblige à traverser ses émotions
Et voilà, c'était peut-être exactement ça dont j'avais besoin. Et ça, qu'est-ce que ça nous apprend ? Bon, déjà, vous pouvez réfléchir de votre côté. Qu'est-ce que ça vous apprend ? Ce truc complètement délirant que je viens de vous raconter. J'ai quand même raconté 14 minutes de folie, je ne sais même pas si c'est écoutable et si ça ne l'est pas, désolé. Mais bienvenue en même temps puisque c'est ça. La vie, c'est ça. L'écriture, c'est ça. Ce qui se passe en coaching, c'est ça.
Alors, à la différence près qu'en coaching, il y a quelqu'un en face de toi qui te permet de rester dans le fleuve parce qu'il te met des murs quand tu t'éloignes et il attrape les fils pour t'aider à continuer à les tirer.
Mais, qu'est-ce que ça m'apprend sur l'écriture ? Ça m'apprend sur l'écriture et ça a été aussi la conclusion des coachings dont je vous parlais juste avant. Ça m'apprend sur l'écriture que c'est un médium qui va nous obliger, je dis nous parce que c'est vrai pour moi aussi, c'est un médium qui nous oblige à traverser les émotions qu'on ressent. qui nous oblige à traverser les émotions qu'on ressent le jour où on les ressent. Qui nous oblige à traverser des émotions qu'on a vécues avant à un jour où on n'a peut-être pas envie de les revivre. Et ça implique plein de réflexions derrière. La première, c'est comment je fais pour ne pas me laisser embarquer par l'émotion du moment ? Par exemple, si je suis en colère, que j'écris sur la colère, comment je fais pour ne pas me laisser embarquer ? Laisse-toi embarquer. Laisse-toi embarquer. Tu as ton intention, tu sais ce que tu as envie, tu sais où tu veux aller, laisse-toi embarquer par la colère.
Écrire une émotion que je ne ressens plus
Et si c'est tellement fort que tu as l'impression que tu vas te faire déborder, mets ton livre de côté, prends un thème aléatoire et laisse filer. C'est exactement ce que j'ai fait là. C'est ok, je ne vais pas écrire sur mon livre parce que là, mes personnages, Baltham et Hulrock, ils ne sont pas en colère. Donc, c'est difficile d'aller écrire un chapitre où ils ne sont pas en colère quand toi, tu l'es profondément. Comment tu ne teintes pas ça de colère justement ? Et donc là, j'ai pris cet exemple des pigeons et je tire ce fil un peu aléatoire et là, je viens déverser cette colère. Et après, quand je me mettrai à écrire, elle sera passée. Je l'aurais traversée. Je l'aurais accueillie, je l'aurais traversée et donc, je peux me mettre à écrire sur autre chose. Ça, c'est le premier truc. Puis après, tu as le deuxième truc, c'est comment je fais pour gérer, retraverser des émotions que je n'ai plus aujourd'hui.
Parce qu'en fait, la grande question derrière tout ça, elle est simplement de se dire, par exemple, le premier exemple qui me vient et qui est peut-être celui que je rencontrerai probablement quand j'écrirai ma romance, enfin, et que je devrais parler de tristesse, de séparation, d'amour, d'euphorie, tout ça. Tout ça, c'est des sentiments que j'ai vécu en l'occurrence avec les concernés avant.
Et si je retraverse tout ça, est-ce que ça veut dire que je suis encore la même personne ? Est-ce que ça veut dire que je le pense encore ? Est-ce que ça veut dire que je suis encore amoureux de gens avec qui je ne suis plus ? Tu vois, il y a toutes ces questions-là qui rentrent et qui peuvent faire extrêmement peur et qui peuvent être extrêmement paralysantes. Et là, je pense qu'à ce moment-là, il s'agit d'être très doux avec soi-même, de vraiment se cajoler et de s'écouter en disant « Ok, je ne suis pas capable de dire ce qui va se passer quand tu vas retraverser ces émotions. » Mais la première question, c'est « Est-ce que tu as envie d'aller les retraverser ? » Et ça, c'est une décision qui se prend avant. Tu vois, c'est la décision quelque part rationnelle de dire « Ok, où est-ce que j'ai envie d'aller dans ma vie ?
J'ai envie d'écrire ce livre. Je vais parler pour moi. J'ai envie d'écrire cette romance. Donc, oui, je suis prêt à aller voir les émotions d'avant parce que j'ai besoin de les traverser pour écrire cette romance. Ok, ça, c'est la décision qui est prise. Avant, en amont. Et une fois que je suis dedans. Bon, déjà, premier niveau de douceur. Ok, tu sais que tu as envie d'aller là-bas. Donc, tu sais que tu as le courage d'aller les traverser. Donc, vas-y. Et ensuite, comment je fais pour les traverser ? Et là, c'est comment je fais pour mettre un petit pied dans l'eau de l'émotion sans plonger directement en faisant la bombe et en faisant tout déborder ? Tu vois ? Et chacun trouvera sa réponse à ce moment-là. Certains diront en fait, j'ai besoin de faire une bombe et de sauter directement dedans. Certains diront j'ai besoin de m'exposer doucement à l'émotion et donc de me remettre dans le mood.
Tu vois ? D'ailleurs, je peux développer un peu si vous voulez. Je vous pose la question comme si vous étiez là en face de moi. Si vous étiez là en face de moi, vous m'auriez peut-être dit d'arrêter de parler de mon application pour les pigeons. D'ailleurs, j'essaie de lui trouver un nom avant la fin, promis. Premier cas. Ok, j'ai le courage de traverser cette émotion et j'ai simplement envie de plonger dedans, de sauter dedans à pieds joints. Bon, moi, c'est un peu comme ça que je fonctionne. Du coup, quand j'ai envie d'écrire un passage qui est méga triste, allez, c'est musique triste, ça se remet, tu vois, surtout le soir. Dire, t'écris, il fait nuit dehors, t'as pas vraiment de lumière, t'écris sur ton écran d'ordinateur, pas allumé, enfin, en tout cas, pas allumé autour, et tu vois, ça te tabasse bien les yeux. Et donc, ta smooth, t'es affalé dans ton fauteuil, t'as les yeux arrachés, t'as la music triste dans les oreilles, voilà, tu sens le truc qui monte et là, tu commences à écrire.
Et là, tu te replonges dans tes souvenirs. Et là, tu vois, tu te reconnectes, c'est vraiment, tu plonges à pieds joints dans l'émotion d'avant. Et pof, tu la traverses. Et là, t'as un espèce d'état de flot qui est très paradoxal et qui, moi, à chaque fois que je le traverse, t'en ressors presque avec les larmes aux yeux. Tu vois, comme si t'avais revécu un truc d'une manière différente. Mais c'est la même émotion. Mais là, tu la comprends un peu mieux. Tu mets des mots différents. Il y a des images qui te viennent. Et ça creuse, et ça creuse. Et puis, tu fais des liens avec ce que t'as vécu avant, ce que t'as envie de vivre. Aujourd'hui, bref, il y a le mélange du moment présent qui se fait et pouf, qui accouche du texte qui te fait traverser l'émotion. Et il y a l'option d'y aller pas après pas. Tu vois, et ça peut être simplement de se dire, ok, là, je vais devoir écrire une scène triste.
En ce moment, je suis très euphorique, je suis très content et je crois que j'ai pas tellement envie de me replonger dans une scène triste. Alors, qu'est-ce que je fais ? C'est quoi le premier petit pas que je pourrais m'autoriser ? Bon, et bien peut-être simplement je vais relire un truc que j'ai écrit un jour, par exemple dans mon journal intime, en rapport avec ce passage-là. Juste une phrase, je fais la technique de l'allergie, je m'expose un tout petit peu et je vois ce qui se passe, mais pas plus. Une phrase, je repose, j'attends, je processe. Ok, où ça se passe ? Dans le ventre, dans le cœur, dans la gorge, dans la mâchoire ? Qu'est-ce que je ressens ? À qui ça me fait penser ? À quoi ça me fait penser ? Et là, tout de suite, qu'est-ce que j'aurais envie de dire ? Si, machin. Hop, ok. Puis, tu passes à autre chose et puis tu te réexposes.
Ça peut être aussi simplement mettre une musique, tu vois, une musique qui te rappelle une époque. Hop, tu te reconnectes au sentiment de l'époque. Et parfois, c'est simplement très inconscient. La musique peut être enjaillante, mais te rappeler un moment un peu triste.
Peut-être même que dix secondes. Tu vois ? Comment je m'autorise un peu de douceur pour m'exposer à ce sentiment que j'ai peur d'écrire ? Parce que, dans le fond, dans le fond, et c'est ça l'enjeu de beaucoup d'auteurs, l'écriture nous fait traverser des choses extrêmement personnelles. Et je pense, je pense au fond, et je dis je pense, mais quelque part, j'en suis convaincu, je pense qu'on se ment à nous-mêmes quand on dit que on n'a pas d'émotion à traverser quand on écrit le texte. Les personnages qu'on écrit portent nos intériorités, les personnages qu'on écrit portent nos enjeux, portent nos challenges, portent nos peurs, portent nos croyances, portent parfois leur inverse, mais ils portent toujours quelque chose qui est lié à nous.
Donc c'est un peu se mentir que de se dire qu'on ne va pas avoir besoin de traverser tout ça. C'est pour ça que l'écriture est si belle. Et c'est ça qui connecte les lecteurs. Tu vois, ce que tu ressens quand t'écris et ton lecteur le ressentira. Si tu verses une larme quand t'écris et ton lecteur le ressentira et il versera sûrement une larme.
Le mur invisible qui change de masque
Voilà donc ce qu'on peut faire quand on est face à un trop plein d'émotions. Et en vérité, les options sont encore plus larges que celles que je viens de vous partager. Ça peut être parler à son chien, déposer à son chien l'émotion. ça peut être en parler à une amie, un ami. Ça peut être commencer par écrire autre chose autour de cette émotion. Ça peut être plein de choses. Mais à un moment, tu es obligé de t'y confronter. Et donc je reviens, je reboucle avec ce que je disais juste avant. On est un peu, on est même carrément obligé de se retrouver confronté à ça en tant qu'auteur.
Et quand on ne vient pas mettre de la conscience sur ces émotions qu'on ne s'autorise pas à traverser, en fait, c'est comme s'il y avait un mur invisible. Et un mur invisible qui se déguise en obstacle et qui porte toujours un masque différent. Ah ouais, mais je n'ai pas le temps finalement. Ah ouais, mais mon livre manque de structure. Ah ouais, mais bon, je le ferai lundi prochain. Ah oui, non mais ok, 1er janvier 2027, c'est promis, je m'y mets. Mais tant que tu n'oseras pas regarder cette émotion que tu as peur de déposer, là, tu peux le faire maintenant, après, ça ne change rien en fait. Ça ne change rien. Un bon indice pour repérer quand c'est l'émotionnel qui bloque, c'est quand de manière récurrente, il y a toujours un coupable.
La structure est très souvent citée. Je l'observe très souvent. Ouais, ça manque de structure. Ouais, il faut que je réorganise un truc. Ok, ça fait trois fois que tu me dis que tu veux réorganiser. Qu'est-ce que tu es en train d'écrire déjà là ? C'est quoi le prochain chapitre ? Et qu'est-ce qui fait que tu as besoin de le réorganiser ? Généralement, rien que ces questions déjà, elles réancrent dans la réalité et on commence à tirer le fil. Un autre indice, c'est ok, là, tu me dis que tu es bloqué par ce chapitre-là, mais qu'est-ce qu'il a de différent avec les autres ? Et au début, voilà, la différence, c'est qu'il est plus court, plus long. Ok, ça ne m'intéresse pas tellement. Là, il parle peut-être plus d'événements, d'actions et lui, il est plus dans la tête, dans le cœur, c'est de l'introspection. Ah ok, qu'est-ce qui fait que l'introspection n'est plus à écrire que le chapitre sur l'action ?
Ça aborde un sujet, voilà, c'est important pour moi, je n'ai pas envie de me tromper. Ok, mais te tromper, c'est quoi là ? Ça serait ne mettre pas les bons mots sur ce que j'essaie de dire. C'est quoi que tu essaies de dire ? Et là, c'est généralement à ce moment-là qu'il y a l'émotion qui tombe. Et bah que je suis en colère contre ça. Et j'ai envie de montrer et j'ai envie qu'on comprenne bien que là, il y a de la colère. Ah, ok. Donc l'enjeu de ce chapitre, c'est la colère. Ouais. Ok, t'en penses quoi toi, de la colère ? Ah, et là, ça prend au trip. Et là, il y a un truc qui se passe émotionnellement. Et c'est à ce moment-là, et c'est ça tout mon travail, finalement. Là, vous voyez, je vous fais un espèce d'échange coaching, mais c'est là tout mon travail. c'est là qu'il y a le verbal et c'est là qu'il y a le non-verbal.
Parce que là, il se passe toujours quelque chose dans le corps. Tu vois, où est-ce que ça se passe ? Quand la personne dépose le mot colère, tristesse, joie, ok, où est-ce que ça se passe ? Et je tire encore plus le fil pour vous donner des clés d'écriture. On est toujours, je me mets aussi dans le truc, on est toujours à la recherche de tips, de méthodes, de trucs, machin. Il n'y a pas de secret, évidemment, mais il y a des petits tips comme ça, des petits réflexes qu'on peut développer en tant qu'écrivain et en tant qu'écrivaine. Quand vous avez une émotion qui vient, quand il y a une émotion qui vous est partagée, regardez ce qui se passe. Regardez ce qui se passe. Regardez la personne en colère qui serre les dents. Regardez le ton de la personne en colère qui se durcit.
Regardez la la gorze qui se serre de quelqu'un qui va se mettre à pleurer. Regardez le tempo plus lent de ses mots. Regardez quelqu'un qui accélère son débit quand il est content, quand il partage une idée qui compte beaucoup pour lui. Regardez le doute, regardez les heurs, regardez les onomatopées quand il y a quelque chose qui stresse, qui le ralentit, qui lui fait peur.
Regardez les yeux qui fuient à droite, à gauche, en haut, en bas. Regardez comment il encaisse une question ou pas. tout ça, soyez attentif à tous ces petits détails et ça nourrira énormément l'exploration des émotions que vous aurez besoin de faire pour votre livre.
Et ce n'est pas miraculeux comme méthode. Il s'agit simplement d'être attentif. C'est une posture d'observateur, une posture de mettre de la conscience. Je parle toujours de mettre de la conscience, mais de mettre de la conscience sur ce qu'on est en train d'observer. C'est parfois très difficile de le faire sur soi parce qu'au moment où on est en colère et qu'on a envie d'éclater notre téléphone sur le mur, je ne sais pas pourquoi je parle de téléphone, mais ça me fait penser, vous savez, quand on joue à l'époque, on jouait sur Xbox ou sur PS5, je dis à l'époque parce que moi, je ne joue plus sur console, mais tu avais envie d'éclater ta manette. Je n'ai jamais éclaté de manette, mais j'en ai vu. Tu vois sur YouTube, des mecs sont en train de jouer en ligne et puis là, le mec fait un truc interdit ou un truc un peu lâche et bam, tu as la manette qui part, qui s'explose contre le mur.
Bref, quand nous, on est en train de traverser ça, c'est super dur de faire hop, hop, hop, attendez, désolé Sam en colère, ici le Sam écrivain, alors expliquez-moi où est-ce que ça se passe là ? Qu'est-ce que vous ressentez ? Vous avez chaud où ? Ça se sert où ? Etc. Difficile. Ça peut être intéressant de le faire de manière rétrospective quand l'émotion a été traversée, mais ce n'est pas forcément évident. Par contre, l'observer chez les gens, bon, là, c'est beaucoup plus facile. Mais vous savez, vous n'êtes pas obligés de le faire avec vos proches. Je ne suis pas en train de vous dire agacer et casser les pieds de tous les gens qui vous entourent pour observer la colère. Non, ça peut le faire dans une série ou un film. Il y a des très très bons acteurs, des très très bonnes actrices qui véhiculent ces émotions très très bien.
Marion Cotillard dans la fin de Batman, par exemple. Oh, elle est facile, c'est un putain de tapine, ça, je suis désolé. Bref, bref, ça me fait penser à une anecdote que je ne peux pas vous raconter malheureusement. La confidentialité du processus de coaching. Mais, tout ça pour dire que, arrêtez-vous sur les films, tu vois, comment ça se montre la colère à l'écran ? Typiquement, un truc intéressant, parfois, il y a des plans serrés, tu vois, un plan serré sur les yeux, un plan serré sur le visage. OK, comment je fais pour le retranscrire à l'écrit ? Tu vois, ça donne beaucoup de matière, ce jeu-là, parce que ça permet de jouer avec les perspectives aussi. On parle toujours des cinq sens, mais il y a aussi la proximité, la granulométrie du détail et le, j'ai envie de dire, le rapport entre tous les éléments et leur imbrication dans l'espace 3D. C'est très bizarre ce que je veux dire, mais, par exemple, se sentir tout petit dans une pièce très grande ou se sentir très grand dans une pièce toute petite, tout ça, ça joue aussi.
Tout ça, ça indique des choses. Ça peut indiquer la peur, l'oppression, se sentir très grand face à quelqu'un, ça peut sentir la force. Ça peut jouer là-dessus aussi.
Voilà, si ta silhouette, tu as l'impression que ta silhouette domine la personne en face de toi, tu vois, là tu sens la force, l'être sûr de toi, etc. etc. Bref, tous ces partages pour vous dire que les émotions en écriture doivent se traverser.
L'écriture rend plus humain
Il s'agit d'être doux avec nous-mêmes pour nous autoriser à les traverser d'une manière qui nous met en confort. Et, en préambule, pour faciliter l'exploration de ces émotions, il s'agit d'être attentif à tout ce qui nous entoure. Attentif à nous-mêmes, déjà, et attentif aux gens autour de nous. Et, je dirais même que, et c'est ça qui est génial dans l'écriture, c'est que, en plus, c'est un processus qui est extrêmement empathique, qui est extrêmement tourné vers l'autre. Quand on est attentif aux émotions des uns et des autres, on est beaucoup plus dans leur accueil. On est capable de leur offrir l'aide dont ils peuvent avoir besoin. Et, je ne suis pas en train de dire de développer un syndrome du sauveur et quand on voit quelqu'un triste de lui tendre le paquet de mouchoir. Non, peut-être que quelqu'un triste a simplement besoin qu'on accueille sa tristesse et qu'on lui dise j'entends que tu es triste, je suis là si tu as besoin.
Parfois, il n'y a pas besoin de plus. Et, c'est ça, tu vois, l'écriture, c'est ça. C'est tellement, c'est tellement, tellement humain. C'est tellement humain. Il y a tellement d'empathie dans l'écriture, il y a tellement de compréhension, il y a tellement d'attention pour aller vers notre intention, justement. Et vous verrez, quand vous développez ce petit réflexe d'être attentif, de voir la gorge de quelqu'un qui se serre, tout de suite, vous comprenez qu'il est triste. Ok, je ne vais peut-être pas faire une vanne ou alors je ne vais peut-être pas en rajouter une couche et juste j'accueille. La personne n'a même pas besoin de parler mais vous avez eu cet oeil attentif. L'écriture permet de devenir plus humain. Putain, c'est exactement la conclusion à laquelle j'avais envie d'arriver aujourd'hui. Je l'ai dit, là j'ai senti ça se passer dans le corps, pof, petit frisson dans le dos. L'écriture permet de nous rendre plus humains. Et ça fait la boucle avec tout ce avec quoi je suis arrivé aujourd'hui.
J'ai besoin de voir que derrière tout ce nuage un peu déprimant, il y a quand même de l'humain. Il y a quand même l'objectif est quand même de mettre l'humain au centre. Et j'ai l'impression que c'est ça qui, tu vois, j'ai l'impression que c'est ça qui manque en fait de manière générale. Je dirais au débat, au débat au sens large.
C'est pour ça qu'à mon sens l'écriture aide. C'est pour ça que j'ai envie que le plus de gens se saisissent de leur rêve d'écrire un livre. Parce que je suis convaincu que le processus d'écriture te place dans un processus d'empathie, te place dans un processus d'attention, à toi-même et aux autres. Et qu'en suivant ce processus-là, naturellement, tu deviens plus humain. Et donc, t'as forcément un effet tellement positif sur le monde qui t'entoure. C'est magnifique.
Un nom pour l'application des pigeons
L'écriture rend plus humain. C'est exactement là où je voulais arriver en aujourd'hui. Allez, on reboucle avec la petite application des pigeons. Comment elle pourrait s'appeler ? Moi, j'ai envie de l'appeler Blue Pigeon, Blue Pidget. Blue Pidget, ça sonne bien, je trouve. Ça pourrait être une compagnie aérienne aussi, Blue Pidget, ou plutôt une compagnie de mail, vous savez, qui envoie les lettres rapport aux pigeons voyageurs, tout ça, tout ça. On pourrait écrire l'histoire d'un pigeon voyageur. Donc voilà, j'ai été ravi de vous présenter l'application Blue Pidget, qui permet de suivre les pigeons de ta région. Clip hors contexte, ça fait probablement une très bonne pub pour un prochain SaaS. Blue Pidget, c'est 5 euros pour 6 semaines. Voilà, c'est 45 euros l'année, franchement, ça se joue. Et petit logo, franchement, un petit pigeon style 2D aplati, tu vois, un style très simple avec assez peu de détails, mais il a des marques bleues sur les joues comme ça, là, et je crois qu'il est plutôt, il n'est pas en colère, mais tu sais, il a un peu les sourcils froncés et il est un peu en mode, je suis quelqu'un de sûr, tu vois, un truc comme ça.
Voilà, écoutez, je ne vous dérange pas plus longtemps, j'ai une partie de moi qui aurait envie de m'excuser pour cet épisode décousu, et en même temps, je suis hyper heureux de cet épisode parce que je pense qu'il est très représentatif de ce qui peut se passer quand on est coincé dans un processus d'écriture. Vous voyez, et je vous le fais le résumé là en deux minutes, tu arrives avec une émotion au fond de toi que tu refuses de voir et que tu essaies de camoufler avec de la joie. Tu camoufles avec de la joie, tu explores cette joie et tu vois bien que tu arrives à autre chose et tu vois bien qu'il y a une dissonance qui m'a fait reprendre le podcast plusieurs fois. Et même au moment où je continuais à déblatérer mon histoire de pigeon, j'avais une partie de moi qui avait envie de dire mais Sam, qu'est-ce que tu racontes ?
Arrête tout et recommence. Et en fait, à un moment, non, ok, en fait, c'est parce que là, tu es loin de la justesse que tu as envie d'avoir. Tu ne t'autorises pas la justesse qui te permet d'avancer dans ce que tu as envie de raconter. C'est vrai quand je parle là mais c'est évidemment vrai en écriture. Et donc, une fois que tu as pris conscience de ça, il y a une émotion que je ne m'autorise pas à traverser. Ok, comment je fais pour la traverser ? De quoi j'ai besoin pour la traverser ? Qu'est-ce qui me met en sécurité ? En coaching, c'est tout le processus qu'on appelle les 3 P, pardon, puissance, protection et, putain, il me manque le 3 P, la puissance par la protection et, oh là là, je suis désolé, cher mentor, si tu passes par là, promis, je vais réviser. Permission, ben oui, évidemment, je l'ai dit en plus juste avant, j'avais le mot d'autorisation.
C'était un enjeu sémantique, ne vous inquiétez pas, j'ai beaucoup révisé. Bref, c'est le fameux 3 P qu'on utilise en coaching, à savoir de quelle protection j'ai besoin pour me donner une permission et qui m'emmène vers ma propre puissance. Tu vois ? Et donc là, c'est ça, c'est de quelle protection j'ai besoin pour aller explorer une émotion qui me met en inconfort, donc, m'autoriser à la traverser et c'est évidemment en la traversant qu'on arrive exactement là où on avait besoin d'aller. Et là, en l'occurrence, c'est l'écriture d'un livre. Vous voyez ce que je veux dire ? La puissance, écrire le prochain chapitre de notre livre, celui qui nous fait traverser cette émotion, donc on a besoin de s'autoriser, de se donner la permission de traverser cette émotion. Comment je fais pour me la donner ? De quelle protection j'ai besoin pour aller explorer cette permission et donc ma puissance ? Voilà. Et là, on a vu qu'après, ça se déroule de manière très individuelle.
Certains vont avoir envie de se jeter dedans, d'autres vont avoir envie de s'exposer petit à petit, etc. Et c'est là que l'infinité des options s'ouvre à nous en tant qu'être humain.
Voilà. Voilà le message principal de ça. Et c'est ça qui nous permet d'arriver à la vraie conclusion de ce qu'on avait besoin de verbaliser vis-à-vis de tout cet enjeu d'émotion à traverser. Et là, si je devais le rejouer pour moi, je suis arrivé avec de la colère, je me suis caché derrière la joie et la belle application et le rêve des pigeons que j'ai fait pour enfin découvrir qu'en fait, j'avais besoin de verbaliser que l'écriture, c'est exactement ce qui nous permet de nous connecter à notre humanité. Parce que c'est développer un système empathique, développer un système d'attention aux autres et à soi qui nous connecte à notre humanité et qui nous fait avancer dans la bonne direction. En tant qu'individu et en tant qu'individu au sein d'un groupe. Et bah, c'était Ybelion. Je vous fais des bisous. A très vite. Merci. Merci d'être là épisode après épisode. Si ce podcast t'inspire, t'aide ou te mets du baume au cœur, t'abonner, mettre 5 étoiles et le partager, c'est le meilleur moyen de m'aider à toucher le plus de gens qui ont un livre en eux.
Parce qu'après tout, plus il y a de livres écrits et mieux le monde se porte. A très vite. Ause écrire.
Ancien ingénieur en sûreté nucléaire, j'ai tout quitté pour l'écriture. J'anime Ose Écrire et j'accompagne les auteurs autour de trois clartés : le rythme, l'identité, l'intention. Toi aussi, tu as un livre qui attend ?