Ta scène tient debout, ton roman aussi, et tu bloques sur un détail qui ne regarde que toi ?
Quand j'hésite entre deux options dans une scène, je les fais passer par trois étages. Le premier demande si l'option sert l'intention du roman, le deuxième si elle sert l'intention de la scène. Tout ce qui échoue dégage, et la Clarté d'Intention fait l'essentiel du tri.
Le troisième étage reste le plus beau, et aussi le plus inconfortable. Les options qui arrivent jusque-là servent toutes l'histoire, donc plus rien ne choisit à ta place, sauf ton envie. Une incohérence de calendrier, tu la repères seul·e. Ce que tu ne t'autorises pas à écrire se voit beaucoup moins, alors le livre cale sans que tu saches pourquoi.
Il y a peu, une autrice avec qui je venais de faire un RÉVÉLATEUR m'a demandé si elle devait glisser des références culturelles dans son texte, au risque de noyer ses lecteur·ice·s. On sortait d'un moment de coaching où l'authenticité avait pris beaucoup de place. Je lui ai renvoyé la question : au regard de tout ce qu'elle venait de partager, qu'avait-elle envie d'y répondre ? Elle m'a dit : « En fait, ça me paraît évident, je vais les mettre, ces références. »
Si tu hésites encore, écris chaque option sur trois lignes : au bout de la troisième, ton envie se voit sur la page.
J'en parle dans l'épisode 148 d'Ose Écrire, avec les trois intentions que je cherche dans chaque chapitre d'un manuscrit, deux phrases de Scrubs et une pomme qui raconte Newton.
Dis-moi en commentaire le dernier choix de scène sur lequel tu as séché.
#OseEcrire #creativite #bookstagram
LE CAROUSEL DE L'ÉPISODE — CLIQUE UN SLIDE POUR L'AGRANDIR
Face B — le transcript
L'ÉPISODE MOT À MOT · LES TIMECODES LANCENT L'ÉCOUTE
Évidemment, tu te doutes bien que ce n'est pas moi qui ai tapé tout ce transcript à la main… Alors oui, il y a parfois des incohérences et des erreurs. Comme quoi, rien de mieux que d'écouter l'épisode plutôt que de le lire !
Tu cherches un passage précis ? La table d'écoute passe les transcripts de tous les épisodes au peigne fin.
Introduction
C'est Ybelion, musique dans les oreilles, pour vous parler du trio d'intentions, pour vous parler des trois marches du choix et pour vous parler du trio d'intentions des chapitres. Ouais, on fait tout par trois aujourd'hui. Bonne écoute. Moi c'est Sam, Ybelion de Mon Amplume. Je suis écrivain, coach ICF et j'ai créé Ose Écrire, un accompagnement pour celles et ceux qui veulent enfin accomplir leur rêve d'écrire un livre. Ce podcast a la même intention. C'est ton rendez-vous inspiration, discipline et passage à l'action. Et si ça te parle, abonne-toi, mets 5 étoiles et partage autour de toi. Parce que plus il y a de gens qui osent, plus d'autres oseront à leur tour. Allez, c'est parti et bonne écoute. Coucou les amis.
Je suis en train de viber avec ma musique. J'étais en train d'installer la petite lumière, la caméra, tout ça. Et j'écoutais de la musique. Là je m'ambiance, vous le voyez pas là, mais... Enfin vous entendez pas la musique, pardon. Et ça m'a fait penser à un truc... Alors je vais la couper quand même parce que sinon je vais passer mon temps à bouger la tête. Mais ça m'a fait penser à un truc que je ferais un jour... Là j'ai déjà prévu de vous parler d'autres trucs. Donc je me dis que je vais rester sur mon plan initial. Mais je pourrais un jour comme ça dérouler ma playlist et vous raconter des histoires autour des musiques qui sortent. Parce que je sais pas si ça vous le fait à vous, mais moi toutes les musiques que j'ai, alors notamment tu vois celle que je mets dans mon top ou dans mes playlists que j'écoute souvent comme ça, très souvent elles me rappellent une époque particulière, une personne particulière, un moment particulier.
Et donc il y a plein d'histoires. Et vous voyez quelque part. Si là vous vous dites, putain merde mais je suis pas créatif, prenez votre playlist Spotify ou Deezer, mettez un son que vous avez pas écouté depuis des années, et là vous allez vous faire, ah mais ouais cette musique je l'écoutais quand ? Tac, se souvenir-le là, attrapez-le là, vous tenez le fil très fort et vous le déroulez. Et là met à vie que vous mettez le doigt sur un truc qui est assez extraordinaire. Parce que c'est quelque chose que vous avez vécu et dont vous vous rappelez. Dont une musique vous permet de vous rappeler. C'est exceptionnel. C'est exceptionnel. C'est pour ça que j'ai toujours été aussi fan des concepts où tu mets par exemple une playlist pour écouter en même temps que lire le livre. Où j'ai toujours été fan des gens qui parlent de musique dans leur livre pour ancrer dans l'époque.
Les petits détails qui ancrent une histoire dans le réel
Je repense, je fais un bisou à Élise si elle passe par là, mais je repense à La Vie en Turquoise où elle cite plusieurs musiques et donc ça ancre l'histoire dans la réalité. C'est du détail, vous voyez. On parle toujours de comment on assure la cohérence de l'univers, comment on ancre le lecteur dans son histoire, dans notre histoire, pardon. Et bah voilà, exactement comme ça. Avec des petits détails qui paraissent anodins, qui peuvent paraître stupides, mais qui en fait sont extrêmement efficaces. Vous allez bientôt voir, vous ne l'avez pas encore vu. Alors si, si vous baladez sur mon site, vous avez déjà Spent A, que je dédicace, qui est un auteur que j'ai accompagné, avec qui j'échange suite à l'accompagnement aux écrits, où je lui dis, alors pardon, je précise ma pensée, vous trouverez le témoignage déjà sur mon site, il n'est pas encore sorti en format podcast, il arrive. Bref, cela étant dit, je lui partage que je trouve que toutes les références geek qu'il met dans son texte ont aussi servi à m'ancrer, moi, dans la DA qu'il voulait suivre dans l'histoire, dans ce qu'il voulait raconter, dans les thématiques qu'il voulait aborder.
Faut-il glisser des références culturelles dans son livre ?
Bah, vous voyez, c'est du petit détail. Ça passe parfois par une manière d'écrire un mot. Ça passe par une petite référence à un jeu, à quelque chose. Et ça, c'est incroyable. C'est comme aussi, je lui fais une autre dédicace. Je dédicace tout le monde. Je suis en mode, je suis en SO aujourd'hui. Là, je le fais à tout le monde. Je dédicace une autre autrice avec qui j'ai récemment fait un révélateur qui me posait la question, très bonne question en demeurant, mais est-ce que je dois mettre des références culturelles dans mon texte ou est-ce que ça risque de noyer les gens ? Et alors, ce qui est marrant, c'est qu'on venait de faire un morceau de coaching aussi où l'authenticité prenait une grande place. Et donc là, j'ai mis ma plus belle casquette de coach, en mode Sacha Dresseur de Pokémon. Et j'ai envoyé le Pokémon qui s'appelle Renvoie la question. Je pourrais le dessiner, il serait exceptionnellement beau.
Et je lui ai dit, bon, au regard de tout ce que tu m'as partagé et de la prise de conscience que tu as eu autour de l'authenticité, qu'est-ce que tu aurais envie de répondre à cette question ? Et elle m'a dit, en fait, ça me paraît évident, évidemment, que je vais les mettre ces références. Mais oui, mettez de vous dans vos histoires. C'est ça qui fait qu'on kiffe et qu'on s'accroche. Et évidemment, c'est ça qui fait que d'autres ne vont pas accrocher. Mais bon Dieu, Dieu merci que d'autres n'accrochent pas. Ça veut dire que les autres, ceux qui sont touchés par ces références, accrocheront énormément.
Bonjour, et un premier pas hors de ma chambre
Foncez là-dedans, foncez là-dedans. C'est exactement ce genre de personnes que vous avez envie de toucher. Bref, je n'ai même pas dit bonjour. On est parti en digression directe. Donc je commence. Bonjour, enchanté, bienvenue dans ce nouvel épisode d'Ose Écrire. Écoutez, je suis content de vous retrouver. Je suis tout en joie. C'est marrant et paradoxal parce que j'ai l'impression que le monde part en couille. Et moi, je suis là au milieu. Je vois les difficultés qu'il y a. J'en vis moi-même. Et en fait, je me dis, putain, mais quand même, la vie est belle. Je fais des trucs que j'aime bien. Voilà, j'écris, je coach. Je parle à une caméra. Je commence à m'ouvrir. Je commence. Allez, je bluffe. Je vais le faire en mode coaching. Je vous le dis. Comme ça, je vais être obligé de le faire dans la réalité. Je suis en démarche pour m'ouvrir à l'extérieur et alors sortir un peu de ma chambre, je dirais.
Villeneuve se Livre et la rencontre avec Cynthia Raymond
Donc, j'ai fait une première démarche. Et là, je vous promets face caméra que je vais continuer dans ce sens-là. Et je vais vous dire que là, j'ai deux, trois trucs sur ma feuille. Je vous promets de le faire. Je ne vous le dis pas. Donc, ce n'est pas très coaching. Ça, parce que je laisse un peu de flou. Mais je vous assure, c'est écrit. Je le ferai après. Et je le ferai cette semaine, précisément. Et là, vous pourriez me challenger en disant OK, c'est quand cette semaine ? Parce que quand tu ne précises pas, ça veut dire que c'est le dernier jour de la semaine. Donc, dimanche. Bon, je le ferai avant vendredi. Voilà. Bref. Bref. Tout ça pour dire que j'ai fait un premier pas dans cette direction. Puisque le week-end dernier, je suis allé à Villeneuve-se-livre, un salon pas très loin de chez moi.
Voilà. où j'ai pu enfin rencontrer Cynthia, qui était là dans l'épisode. J'ai l'impression que c'était récent, mais ça commence à faire quelques épisodes quand même. Cynthia, il faudra que tu reviennes, d'ailleurs. Notamment pour annoncer... Bref. Je ne peux pas le dire. Voilà. Je ne peux rien révéler. Mais bref.
J'ai pu rencontrer Cynthia. C'était trop cool. Ça m'a fait trop plaisir de la rencontrer. J'ai acheté son livre. Je me sens con de le dire parce que c'est un cadeau. Donc, je ne peux pas dire à haute voix pour qui est ce cadeau parce que sait-on jamais si ça passe par là. Bref. J'ai quand même acheté son livre. J'ai aussi rencontré d'autres auteurs parfaitement sympathiques. Et j'ai été très honoré et très content de pouvoir échanger avec eux. Je suis toujours aussi fan d'échanger avec des auteurs. C'est tellement fascinant. Il y a tellement à en apprendre continuellement. J'ai donc été très content d'aller à ce salon parce qu'il était exactement à la bonne taille pour que je puisse m'ouvrir à ce monde physique qui, paradoxalement, me fait un petit peu plus. C'est confortable d'être dans sa chambre. C'est facile de parler à une caméra comme ça, sans note et puis en digression et d'y aller à droite, à gauche, de prendre le petit chemin qui passe par C et puis qui revient par B et puis qui finalement arrive quand même à Z parce qu'on arrive toujours sur nos pattes tel un petit chat.
Et pourtant, malgré cette apparente facilité que je peux avoir à parler, alors évidemment, je me lance des fleurs avec parcimonie. Voilà, j'ai conscience que c'est un point fort pour moi. J'ai conscience aussi que c'est toujours améliorable. D'ailleurs, je suis très preneur de vos remarques pour améliorer. Et j'ai conscience de toutes les améliorations que je dois amener pour basculer ça dans la réalité. Voilà, je crois que si je devais le dire comme ça à haute voix, j'ai envie de me mettre à pouvoir parler à des gens qui sont en face de moi. Je ne sais pas, une conférence, un atelier, une table ronde, je ne sais pas encore quelle forme ça prendra. Je sais juste que c'est en cheminement. Voilà. Et quelque part, je dis à tout le monde de dire à haute voix, d'oser parler, d'oser partager. Je vous le partage à vous. C'est déjà un premier pas pour moi. Et donc, la finalité de tout ça, j'ai été très content d'aller à ce salon.
Gros bisous à Cynthia. Je te souhaite tout le meilleur. Et j'ai été agréablement... Pas agréablement, j'ai été extrêmement heureux de te rencontrer. En vrai.
La photo souvenir que j'oublie toujours
Au-delà du pixel, peut-être, je dirais. Et oui, nous avons oublié la photo souvenir. Et ça, c'est vrai que je suis très mauvais pour ce genre de choses. En fait, déjà, j'avoue que ça me met un petit peu mal à l'aise de devoir demander une photo. Voilà. Mais c'est très con parce que c'est un souvenir aussi.
Le carnet de la semaine
Et donc, très souvent, j'y pense avant. Je me dis, putain, il faut que je fasse une photo pour m'en rappeler, tout ça, tout ça. Et puis, une fois que je suis là, après, moi, je suis dans mon kiff, je suis là, je discute, voilà, j'écoute les blagues, je fais des blagues, bref. Voilà, le ping-pong, ça rebondit, c'est marrant. Et puis après, c'est fini et j'ai oublié de demander la photo. Alors, l'un dans l'autre, ça veut dire qu'on est dans l'instant présent. C'est pas plus mal, mais c'est dommage. Mais donc, du coup, Cynthia, la prochaine fois, on prend une photo tous les deux. Voilà. Maintenant, on bascule dans ce qui est important, à savoir toutes les notes que j'ai prises cette semaine et que je vais vous partager et qui sont rangées dans Podcast début octobre. Alors oui, je vais commencer. Oh oui, il y a des choses intéressantes. Il y a des choses intéressantes.
Prendre la tasse ou pas : les étages du choix
Par où je vais... Ah putain, c'est marrant quand même tout ça. Non, allez, je commence par la matière, je dirais, qui va vous parler le plus en termes de livres. Voilà. Et puis après, on fera des digressions sur tout le reste. J'ai continué à regarder Scrubs. J'ai noté une insulte rigolote que j'ai vue sur Twitter. Je me suis dit qu'il fallait que je vous la partage. Il y a le Righttober qui commence bientôt. Voilà. Quoi d'autre ? Une petite phrase sur la trouille. Une petite phrase sur la pomme qui est tombée sur Isaac Newton. Bref, tout ça. Voilà. Je vais vous parler de tout ça. OK. La première chose que je voulais vous partager, c'était ce que je commence à appeler. Je me suis découvert cette passion de nommer les trucs, à croire que l'ingénieur qui était en moi n'est quand même jamais très loin. L'étape, l'étage plutôt du choix. J'entends par choix. On est en train d'écrire une scène et là, nous vient une question.
Thé, café et cocktails d'école d'ingé
Merde. Qu'est-ce que je décide ? Je prends un exemple. Je suis en train d'écrire la scène de moi qui enregistre un podcast. Et là, je vois ma tasse. Et option A, je prends ma tasse et je bois. D'ailleurs, c'est ce que je vais faire. Il faut que je vous raconte ça aussi. Et option B, je vois ma tasse, mais je décide de ne pas la prendre. Petite parenthèse avant d'élaborer sur cet étage du choix.
J'ai servi mon thé sans voir que j'avais un reste de café. Je peux vous dire que le mélange thé noir-café, on n'est pas loin d'une des boissons les plus immondes que j'ai bu. Et pourtant, et pourtant, et là, je vais vous raconter. C'est parti. C'est parti. Digression, anecdote, école d'ingénieur. D'ailleurs, je passe encore... C'est marrant ça. Je passe encore un big up à Elise qui a aussi écrit un livre sur l'école d'ingénieur. Et j'ai trouvé ça vraiment passionnant parce que ce fut des belles années pour moi. Mais c'est vrai, en y repensant rétrospectivement, qu'il y avait plein de choses qui, je pense, ont commencé à changer aujourd'hui, notamment grâce à des livres comme Elise, mais qui étaient des choses problématiques. Je pense notamment, par exemple, moi, celui qui m'a le plus marqué, le rapport à l'alcool. Je pourrais en écrire un bouquin entier. Elise en parle un petit peu dans son propre livre. Bref, je ferme cette parenthèse-là pour retourner sur mon anecdote.
Donc, cette boisson thé noir café est absolument dégueulasse. Mais, mais, mais, mais, mais, mais, mais, mais, mais, quand on était en école d'ingé, qu'on organisait nos soirées, alors évidemment, on ne pouvait pas servir n'importe quel type d'alcool. C'est-à-dire qu'on n'avait pas ce qu'on appelle la licence 4 qui permet globalement de te torpiller avec de l'alcool fort comme de la vodka. Donc, on utilisait de l'alcool pas fort, tu vois, ce qui n'est pas plus mal entre nous. Et donc, on utilisait notamment vin blanc, vin rouge, évidemment en cubi pour que ça soit le moins cher possible parce qu'on était, on restait des étudiants fauchés.
Ça me fait mourir de raconter ça. Je rêverais de mettre tous mes potes d'école d'ingé autour d'une table et qu'on raconte tout ça pour attester aussi d'à quel point on était peut-être stupide par moment. Mais putain, qu'est-ce que c'était drôle. Bref, donc, qui était composé principalement de cubi. On avait aussi l'option sangria. Je ne sais pas si elle vous parlera, la sangria d'On-Simeone qui est globalement pas du tout de la sangria puisque c'est littéralement du sucre et c'est à peu près tout. Bon, voilà les options qu'il y avait. Ce n'était pas très vaste. Et puis de la vieille bière, vous connaissez. Bref, on faisait des cocktails avec ces choses-là, dirais-je. On faisait des cocktails dans des... Je me rends compte en leur racontant que c'était complètement stupide, mais je me suis obligé de finir l'anecdote. On faisait des cocktails... Vous savez, les poubelles noires qui arrivent aux genoux environ, qui sont grosses comme ça, qui font un mètre de diamètre en gros, qui arrivent aux genoux.
Les grosses poubelles en plastique rigide noire. Eh bien, on faisait les cocktails dedans. Alors évidemment, on les lavait. On les lavait au jet, on nettoyait tout ça... Bon, voilà quoi. Et donc, on mettait cubi et puis après, globalement du sucre, parce que le cubi était dégueulasse de toute manière. C'est impossible de faire un bon cocktail avec un truc dégueulasse de base, notamment l'alcool. Donc, voilà, on mettait du sucre, de l'orangina, du sirop. Enfin, bref, voilà. Et il y avait un des pires cocktails que je me rappelle qu'on avait appelé l'Horizon. Alors, tous ceux qui sont passés par Grenoble en école d'ingé, peut-être connaîtront l'Horizon. Eh bien, écoutez, j'en ai des PTSD. Comme on dit.
Bref. Cette boisson est donc dégueulasse, comme l'était l'Horizon. Tout ça pour dire que cette mécanique de choix, et d'ailleurs que j'ai suivie à plein d'égards au moment où je suis en train de vous parler, je décide de choisir la tasse comme anecdote pour parler du choix. Je décide consciemment de vous raconter l'anecdote sur l'école d'ingé. Je décide de vous raconter le fait que Élise ait écrit un livre sur l'école d'ingé. Tout ça, ce sont des petits choix que je fais, qui n'ont pas grande importance ici, et que je suis de manière très instinctive.
Et ce sont des choix que j'aurais pu, par exemple, si j'organisais mon podcast de manière très hiérarchique, très architecte, très tête. J'aurais pu, avant, prendre mes notes et dire, voilà, je vais parler des étages du choix. Je vais prendre comme exemple. Je prends quoi ? Plutôt la télécommande du néon derrière ? Plutôt la tasse ou plutôt ma souris ? Bon, ok, je prends plutôt la tasse. Ok, la tasse, ça me fait penser à l'anecdote sur Grenoble. Est-ce que je décide de parler de cette anecdote ? Oui, non. Peut-être qu'en étant avec une volonté de parfaite structure, j'aurais décidé de squeezer cette anecdote sur Grenoble. Mais en même temps, là, vous voyez, dans le flot du bordel, j'ai envie de dire, c'est ça que j'aime, moi. C'est ça que j'aime vous raconter, ce genre d'anecdotes. Voilà. Donc, tout ça nous renvoie à cette notion de, ok, les étages du choix. C'est quoi les étages du choix ?
Premier étage : l'intention du roman
Eh bien, à mon sens, quand on est dans une histoire, et donc, quand je suis là, en train d'écrire l'histoire de Samuel, qui va se saisir ou pas de la tasse, eh bien, le moment où je me dis, ok, est-ce qu'il prend la tasse ou pas ? Il y a trois questions. qui me semblent extrêmement cruciales à se poser. La première, c'est de se demander, ok, parmi les deux choix, quel est celui qui sert le plus l'intention du roman ? Ok, évidemment, vous vous posez cette question parce que vous avez mis de la clarté sur votre trio d'intention initial. Voilà, hein, clin d'œil, clin d'œil. Si ce n'est pas le cas, faites-moi un message.
Encore une fois, clin d'œil, clin d'œil. Et donc, comme vous avez de la clarté sur l'intention que porte votre roman, eh bien, au moment où vous vous dites, est-ce qu'il prend la tasse ou est-ce qu'il ne prend pas la tasse, là, vous pouvez appliquer ce filtre de la clarté du trio d'intention. Est-ce que ça sert l'intention de mon roman ? Oui, non. Faites-le sur les deux options, les trois options, les quinze options, si vous en avez quinze options qui s'ouvrent à vous, et faites le tri comme ça. Généralement, ça permet déjà un très gros filtre parce qu'on se rend compte que parfois, on a des idées, mais qu'elles sont juste là pour nous faire plaisir, et vous verrez, j'y reviendrai après, et pas du tout pour servir l'histoire.
Là, je vais préciser un petit peu, si j'écris l'histoire de Samuel, podcasteur, qui hésite à se lancer dans la vie réelle au-delà de sa chambre, dont la principale problématique est d'oser prendre des décisions qui vont le sortir de sa chambre. Bon, et bien, cette problématique du choix de prendre la tasse ou pas de la prendre, quelque part, j'aurais presque envie de dire, dans le roman, ça ne change pas vraiment grand-chose. Quoique, je pourrais un petit peu tirer le fil, et me viendrait peut-être même une troisième option, de dire, il hésite. Le fait qu'il y a un choix sur ça, le fait qu'il se pose la question, est déjà révélateur d'une personnalité qui hésite. Et donc, ça sert l'intention du roman. Et donc, quelque part, que je choisisse oui, il l'apprend ou non, il l'apprend, et bien, ça sert la même intention, pourvu qu'il se pose la question de est-ce qu'il doit l'apprendre ou pas. Je ne sais pas si vous voyez le dérouler.
Donc, on a déjà cette intention du roman, premier filtre. Deuxième filtre, si ça passe le premier, si ça ne passe pas le premier, c'est l'équivalent de ne pas raconter l'histoire. Donc, ça ne sert à rien. Voilà.
Deuxième étage : l'intention de la scène
Qu'est-ce que je pourrais donner comme idée ? Bon, voilà, si je raconte la vie, un truc très sur moi, très intérieur, et puis qu'à un moment, je veux absolument écrire une scène du point de vue de Voltaire, qui court après une brindille, bon, ça ne sert pas vraiment l'histoire de Samuel. Voilà. Quoique, évidemment, étant un petit peu fou dans ma tête, je pourrais dire que ça permet de montrer ce qui se passe quand quelqu'un ne se pose pas de questions, et que du coup, c'est une manière très subtile de montrer au lecteur que, oui, ça peut exister de ne pas prendre, de ne pas s'arrêter sur des choix qui sont stupides, comme le fait de choisir si, oui ou non, on prend sa tasse. Mais je ne vais pas pousser le bouchon aussi loin et dire que cette scène sur Voltaire ne sert pas à mon intention du roman, et donc je la squeeze. On passe au deuxième étage.
Je rappelle le premier étage, l'intention du roman. Le deuxième étage. L'intention de la scène. Cette scène dans le roman, à quoi elle sert ? Qu'est-ce qu'elle est censée illustrer ? Là, encore une fois, je pourrais écrire une scène où Sam est en train d'enregistrer un épisode de podcast, et l'intention de cette scène, c'est de montrer que, en fait, face à une caméra, il est extrêmement à l'aise. Et donc, c'est une première pierre dans l'histoire pour lui montrer qu'il a les compétences pour aller à l'extérieur. Ok, très bien. C'est le but de la scène. Cette question du choix de la tasse. Bon, oui, non. Quelque part, pareil, on pourrait dire c'est une dualité, comme un aller-retour entre l'instinctif qui n'hésite pas du tout face à la caméra et le très rationnel qui hésite à choisir une tasse. Voilà, on pourrait se dire que c'est encore cet aller-retour entre son ancienne version de lui et la nouvelle.
Bon, ok. Mais dans le fond, là, en l'occurrence, ça sert la même chose. Oui, c'est bien. Mais qu'il choisisse ou qu'il ne choisisse pas, qu'importe, tant qu'il y a cette mécanique de, ok, il hésite. Et donc, on se retrouve dans une scène censée montrer qu'il est très instinctif et on se retrouve avec une scène où il hésite encore. Vous voyez, cette action nourrit la scène. Donc, elle nourrit ce deuxième étage et ce que ça sert à l'intention de ma scène.
Encore une fois, l'intention de ma scène étant de montrer quelqu'un qui, face à une caméra, tout seul dans sa chambre, n'hésite pas. Et bien, quelque chose qu'il ne faudrait pas que je fasse et qui ne servirait pas à l'intention de mon roman, ça serait par exemple de montrer un Sam qui se met à bégayer devant la caméra. Parce que là, du coup, ça ne nourrirait pas l'évolution que j'ai envie de donner à mon personnage. Je ne sais pas si... C'est bon, vous suivez ? Je parle vite et je déroule. Je m'excuse pour ça, mais bon, c'est pour punir ceux qui m'écoutent en fois deux. Je rigole, je vous aime aussi. Donc, on a déjà fait deux étages. Intention du roman. Si ça ne sert pas à l'intention du roman, j'ai presque envie de dire que ça ne sert à rien. Alors, vous me connaissez, ne soyons pas absolutistes, on peut toujours rattacher les trucs, bien évidemment.
Troisième étage : le kiff
Même si c'est parfois un petit peu capilotracté, on arrive à raccrocher les wagons. Mais, je vais être un peu la binaire, un peu manichéen, un peu noir ou blanc, alors que d'habitude, j'aime tant le gris. ça ne sert pas à l'intention du roman, pouf, ça dégage. Ensuite, deuxième niveau, est-ce que ça sert à l'intention de la scène ? D'où l'importance d'être au clair sur les intentions de scène. Les scènes qui ne servent à rien, quelque part, c'est pareil, pouf, ça dégage, à la poubelle. Est-ce que ça sert à l'intention de ma scène ? Oui, non, non, ça dégage, oui, on garde. Et ensuite, écoutez, ça veut dire que le choix, c'est trop bien. Vous avez le choix entre plein de choses qui vous emmènent au même endroit. Et alors là, arrive le dernier étage et peut-être le plus beau de tous, celui qui parle le plus d'écriture, c'est l'étage du kiff, quoi. C'est OK. Quelle est l'option qui me fait le plus kiffer ?
Et voilà. Et une fois qu'on arrive là, là, on arrive dans le côté purement instinctif, là, on arrive dans le côté OK, kiff, qu'importe ce qu'il adviendra. Vous voyez, là, on est dans c'est la vie d'Aloca, tu vois. Tous ces trucs-là. C'est magnifique. Attendez, je prends une petite gorgée, justement. Là, je n'hésite pas du tout.
Écoutez, ce breuvage n'est toujours pas très bon, mais c'est le seul que j'ai sous la main et je vais le rediluer avec du thé histoire que ça passe mieux. Bref, quand on arrive à cet étage-là, on est à l'étage du kiff et donc, on est pleinement libre de créer. Et c'est paradoxal parce que, en fait, très souvent, très souvent, inconsciemment, une fois qu'on a posé toutes nos intentions, une fois qu'on a de la clarté sur la direction qu'on prend et que tout, quelque part, que tous les enjeux, tous les blocages deviennent personnels, de légitimité, de regard des autres, de page blanche, bref, tout ce que vous voulez, en fait, tous les choix qu'on se crée dans notre tête de manière très inconsciente servent toujours l'intention du roman, servent toujours l'intention de la scène et ne sont plus qu'une question de kiff. Sauf que, quand on arrive sur cette question du kiff, eh ben, ça ne parle plus que de nous, libre à nous de prendre la décision d'aller dans une direction ou une autre.
Et là, c'est terrifiant parce qu'on n'a plus de choses qui nous permettent de trier. C'est pour ça que, paradoxalement, c'est souvent les trucs eh ben, pas si importants comme ça qui nous bloquent parce qu'en fait, quelque chose qui ne servirait pas à l'intention de votre roman, à un moment, vous vous en rendez compte, vous voyez bien qu'il y a un truc qui ne joue pas, vous voyez bien qu'il y a un truc qui ripe, vous voyez bien qu'il y a un truc qui n'est pas cohérent et vous n'êtes pas bête, vous savez comment corriger une cohérence. Si je vous dis le premier jour, on est lundi, le deuxième, on est dimanche, vous allez me dire qu'il y a une incohérence. Vous êtes capable de la noter. C'est pour ça que la technique, la cohérence, tout ça, c'est toujours du second rideau. Et les blocages les plus bâtards, les plus insidieux et parfois les plus violents sont ces blocages qui se situent à notre niveau, au niveau du kiff.
L'exercice des trois lignes
Et là, il ne s'agit plus que de se connecter à l'instinct. Et je vais vous donner un petit exercice. Si vous vous sentez bloqué, ça c'est un truc qui marche super bien, vous pouvez le faire, c'est cadeau. C'est cadeau, c'est cadeau. Vous hésitez entre deux trucs, explorez les deux trucs sur trois lignes. J'explore l'option, il prend sa tasse, il boit un coup.
J'explore l'option, il voit la tasse, il ne la prend pas, il continue. Je vois sur les trois lignes et vous savez, vous faites ça, ça va tout droit, il y en aura une qui vous parlera plus que l'autre.
Voilà. Et en fait, cet étage, cette pyramide, appelons-la comme on veut, je la trouve extrêmement pertinente parce qu'en fait, elle remet toujours l'église au centre du village et elle donne encore une fois beaucoup de matière à travailler parce qu'en fait, elle permet de faire verbaliser que le problème et l'enjeu n'est pas du tout de la structure ou de la cohérence, mais simplement quelque chose qu'on ne s'autorise pas. Et vous voyez, alors là, évidemment, c'est ma casquette de coach qui parle, je prêche pour ma paroisse, tout ça, tout ça, on connaît, clin d'œil, clin d'œil. Ok, c'est marrant tout ça deux minutes, mais je le pense vraiment.
Faites cet exercice-là, ça mettra en relief les vrais points de blocage que vous pouvez avoir et c'est ceux-là qu'il faut aller creuser. C'est vers ceux-là qu'il faut regarder. C'est ceux-là qu'il faut gratter. C'est ce caillou-là qu'il faut retirer de la chaussure, etc.
Quand l'enjeu du personnage ressemble au tien
Quel exemple je pourrais vous donner ? Mais en fait, tout est n'importe quoi. Vous voyez, cette question du choix de la tasse, et bah derrière, c'est de toute façon, là, je vous partage un enjeu personnel comme si c'était un enjeu d'histoire. Évidemment, comme de par hasard, l'enjeu de mon personnage principal, c'est exactement le même que j'ai dans la vraie vie. Bon, bah voilà, je le sais, là, le truc à travailler, c'est m'autoriser une posture extérieure que j'adopte en intérieur mais que je n'ose pas aller adresser à l'extérieur. Et bah voilà. Vous voyez, je l'ai mon blocage. Je l'ai le truc qu'il faut que je creuse. Je l'ai le truc que je dois aller regarder. Voilà. Ça tombe bien. J'ai ma supervision de coaching bientôt. Alors, je vais parler évidemment de ma posture et de tout un autre tas de trucs, mais je vais en profiter pour glisser là ces petites, ces petites, petites minutes sur ce sujet-là.
Voilà. Très révélateur, encore une fois. J'adore ce mot, révélateur. C'est pas pour rien que je commence avec lui. Voilà. Donc, les étages du choix. Intention du roman, intention de la scène et le kiff qu'on prend.
Et vous verrez, vous verrez, quand vous mettrez le doigt sur ce qui vous empêche de choisir le kiff, attention, en passant les deux filtres d'au-dessus, évidemment, on est là pour raconter une histoire. Vous verrez qu'après, ça va couler tout seul. Mais c'est toujours ça. Et alors, je sais, ça fait un petit peu peur, mais c'est un processus itératif. Je ne vous demande pas du jour au lendemain d'accepter l'auteur que vous devez être et que vous avez envie d'être. Non, il ne s'agit pas de changer du tout au tout en claquant des doigts. Bien sûr que non, ça serait miraculeux de dire ça et ce n'est pas comme ça que se passe la vie. Vous connaissez, ici, on ne partage pas de méthode miracle, on ne partage pas de raccourci, on ne partage pas de secret. Le secret, c'est de s'écouter, d'oser traverser ce qui apparaît et de creuser de manière itérative pour arriver exactement là où on veut arriver.
Eh bien, c'est pareil. Regardez ce qui bloque votre choix du kiff et commencez à creuser par là. Et là, poupoupoup, autoroute du kiff, c'est tout droit.
Encore des trios
J'adore. J'adore cet étage. Voilà. Je vais encore parler de trios. J'adore les trios. Vous commencez à voir en fait. Voilà, triple casquette, coach, ingénieur, artiste, trio d'intention. Quoi d'autre ? Quoi d'autre ? Quoi d'autre ? Je dis j'adore les trios, il y en a deux. Définition de beaucoup, deux. J'adore. Non, ce n'est pas vrai. Il y a aussi le trio d'intention, mais je l'ai déjà dit. Putain, merde. Bref, l'autre trio. Si, le trio de l'étage, les trois marches. Voilà, c'est bon, je retombe sur mes pattes. Beaucoup veut dire trois maintenant.
Trois ? Un autre trio ? Magnifique. Non, je rigole. Il y en a un quatrième, c'est ce que j'appelle les intentions de scène. Alors ça, ça me sert dans deux configurations. Dans les bêta lectures que je fais avec les gens que j'accompagne, parce qu'évidemment dans le processus, à la fin, je lis leur texte. Et là, j'aime leur demander quand ils trouvent ça pertinent. C'est comme d'habitude, on avance en co-responsabilité. Les gens me donnent ce qu'ils veulent et évidemment, je donne un retour vis-à-vis de ce qu'ils me donnent. Je ne vais pas inventer des trucs, je ne suis pas Superman. Et ceux qui vous inventeront des trucs ne sont pas non plus Superman, mais ils sont super bons en marketing. Ce n'est pas forcément négatif, c'est une belle compétence, mais je vous préviens. Soyez toujours attentifs aux promesses qu'on vous fait.
Pause café-thé toujours un peu moins mauvais maintenant parce qu'il y a beaucoup plus de thé. Je disais donc, c'est quelque chose que je demande quand on arrive au processus de la bêta lecture. Vous voyez, vous situez dans les étapes, on fait le révélateur, on fait le premier jet, on fait la première réécriture, paf, bêta lecture et ensuite deuxième réécriture. Et donc, je demande ce trio d'intention par chapitre, par scène quelque part. Alors évidemment, ça demande un investissement de temps. Parfois, certains le font seulement sur les chapitres où ils ont des doutes, parfois seulement sur les chapitres où ils ont, enfin, ou sur les chapitres qui sont les plus importants pour eux, les chapitres charanières quelque part. Et l'autre moment où je l'utilise, c'est tout simplement dans parfois les rares textes que j'accepte en bêta lecture tout seul. La plupart du temps, je vais être tout à fait transparent avec vous. Je ne le fais pas pour deux raisons.
C'est que en fait, j'aime trop le contact avec l'auteur. J'ai besoin de sentir que je peux apporter quelque chose d'un point de vue personnel à l'auteur au-delà du texte. Je ne suis pas là pour donner simplement un avis sur un texte. C'est quelque part, il y a plein de gens qui le font. Vous pouvez même, il y a même des groupes d'entraide où vous faites ça gratuitement. Ok, ça ne m'intéresse pas tellement ça. Moi, c'est aussi d'aller questionner vis-à-vis de ce que l'auteur veut devenir, vis-à-vis du message qui veut passer. Ok, comment on vient interroger son texte ? C'est pour ça que les bêta lectures que je fais dans l'accompagnement, elles sont toujours teintées de ça, parce que ça fait des mois que je travaille avec la personne. Donc, j'ai déjà ça en tête quand je lis son texte. Et donc, dans les rares bêta lectures que j'accepte parce que c'est quelqu'un que je suis depuis longtemps, parce que en termes de simplement contact, ou parce que c'est un ancien client ou parce que c'est quelqu'un avec qui je commence à avoir beaucoup échangé et je vois exactement ce qu'il porte et ça me touche.
Parce que parfois, tu as cette intuition que ce texte-là, il va te parler avec la manière dont on te l'amène. Et bien, avec cela, évidemment, je leur envoie quelque part tout ce qu'ils doivent m'envoyer avant que je me lance dans la bêta lecture. Il y a notamment cette question du trio d'intention par scène. C'est un exercice long, parfois, mais qui est extrêmement puissant et qui est extrêmement intéressant pour le bêta, en tout cas, moi, celui qui bêta lit.
Et je vais vous l'expliquer rapidement. De toute façon, ce n'est pas secret. Moi, je trouve même intéressant de le partager. Les trois intentions de la scène, c'est quelle est l'intention ? Alors, je vais plutôt... Attendez, est-ce que je change ma sémantique ? Je peux garder intention de la scène ? Ce n'est pas grave, vous comprendrez pourquoi je pose cette question. Désolé, on m'a appelé et en plus, j'ai remarqué que j'avais encore mes écouteurs dans les oreilles. My bad, comme on dit. Bref, je disais donc, le trio d'intentions par chapitre. Je vais plutôt utiliser, vous voyez, la sémantique, c'est réaplatit dans ma tête. Je vais plutôt parler d'intentions par chapitre. Il y en a trois. Le premier, c'est l'intention de la scène. Qu'est-ce que cette scène, elle est censée raconter ? Comment elle s'inscrit dans l'intention globale du roman ? Première étape. Deuxième étape, quelle est l'intention de l'auteur ? Vaste question. En gros, qu'est-ce que l'auteur veut y mettre ?
Quand le manque de clarté montre où travailler
Dans ce chapitre-là. Et la dernière, c'est l'intention des personnages. Qu'est-ce que dans cette scène, les personnages viennent chercher ? Qu'est-ce qu'ils font ? À quoi ça leur sert personnellement ? Et vous voyez, il y a quelque part trois positions. Il y a la position de l'auteur incarné, il y a la position méta de la scène par rapport à l'ensemble et il y a la position intérieure et incarnée aussi dans les personnages. Voilà, encore un trio, encore un trio très intéressant à exploiter. N'hésitez pas si vous avez des questions, mais sachez que c'est un très très bon exercice et généralement, pour rien vous cacher, quand je vois des auteurs qui pataugent malgré qu'ils me disent « Ah non, mais moi, je suis très certain de ce que je raconte », il suffit de faire l'exercice sur quelques scènes comme ça pour voir qu'ils ne savent pas du tout ce qu'ils racontent. Et je ne le dis pas du tout d'un air méchant, au contraire.
Moi, je suis content qu'on remarque ça parce que ça veut dire qu'on sait où travailler. C'est toujours pareil. Le manque de clarté, il est toujours révélateur de quelque chose. Pourquoi cette scène, elle manque de clarté, d'intention, par exemple, de l'auteur ou des personnages ? Et OK, qu'est-ce que ça veut dire derrière ? Qu'est-ce que ça t'apprend sur le processus que tu es en train de vivre ? Etc. Vous voyez, toutes les questions que je pose, en fait, ne sont pas des solutions miracles. Je ne suis pas en train de vous dire qu'en vous posant ces trois questions-là, demain, vous aurez tout réglé. Et peut-être que si d'ailleurs. Et tant mieux. Je suis en train de vous dire qu'en ayant le courage de vous poser ces questions-là, vous arriverez à mettre le doigt sur peut-être les choses qui vous bloquent réellement. Et c'est comme ça que vous allez arriver au bout de votre livre. Voilà. Magnifique.
Donc, j'ai fait toutes mes digressions sur les trios. C'est très bien. Ça fait 35 minutes. Parfait. Allez hop. La partie, je dirais, technique, alors que ce n'était pas du tout technique, est finie. Voilà. La partie technique est finie.
Scrubs, une série qui a très bien vieilli
Je passe donc aux choses qui me sont venues comme ça. Alors, je crois que ça, j'ai continué à regarder Scrubs. J'adore cette série. Je vous la conseille. Si vous ne la connaissez pas vraiment, foncez. C'est absolument exceptionnel. Et elle a extrêmement bien vieilli. Ce qui est marrant, c'est que je ne sais pas si elle était si parlante. Alors, je pense qu'elle a toujours été très parlante aux Etats-Unis. Peut-être que nous, en France, elle était peut-être un petit peu moins parlante parce que l'état du système de censé français à l'époque n'était peut-être pas celui qu'il est aujourd'hui. Aujourd'hui, c'est presque extrêmement accurate la manière dont il parle de tout ça, même si c'est aux Etats-Unis. C'est une série extrêmement touchante. Je l'adore. Et il y a deux phrases qui m'ont marqué. Il y en a une, je sais que c'est du Dr Cox qui est un des personnages que je préfère parce qu'il est pétri d'orgueil, parce qu'il est parfaitement imparfait et parce qu'il a pourtant cette grande humanité en lui.
Être fier des choix qu'on fait
et malgré les vannes, malgré le côté piquant, malgré le côté parfois presque harcelant qu'il peut avoir avec J.D., Elliot ou tout le monde, il a tellement une... c'est quelqu'un de bon, de sincèrement bon. Il veut aider les gens. Il veut sauver le plus de gens possible et à tel point que ça le rend presque aigri, désabusé, parfois un peu nihiliste. Vous voyez ? Bref, il y a une phrase qui est de lui et l'autre, c'est la seule chose qui compte au fond, c'est d'être fier des choix qu'on fait. Et cette phrase, elle me parle encore beaucoup aujourd'hui, notamment, vous savez, dans des moments où parfois on a fait un virage de vie. C'est mon cas, je dis on, mais je parle pour moi et puis ça va vous parler aussi. Mais voilà, on fait un virage de vie et puis évidemment, tout choix entraîne des embûches. Les choix sans embûches n'existent pas. Il y a des points positifs dans tous les chemins qu'on pourrait emprunter sur Terre.
Et donc, quand on change de vie et qu'on rencontre des embûches, on ne peut pas s'empêcher de dire « Ah merde, mais est-ce que j'ai fait le bon choix à l'époque ? Est-ce que j'aurais pas dû rester sur l'ancien chemin ? » Tout en se disant « Mais putain, bordel, j'aimais tellement pas marcher sur ce chemin, j'ai pas envie d'y retourner. » Et là, à mon sens, ce qui est important, c'est de de se questionner. Ok, ce choix que j'ai fait, est-ce que je le referais aujourd'hui ? Est-ce que je suis toujours fier de l'avoir fait ? Et en fait, quand on se reconnecte à ça, là, tout devient beaucoup plus clair parce que c'est plus la peur qui parle, parce que c'est plus la tristesse, puisque c'est plus la colère. C'est vraiment « Ok, la personne que je suis aujourd'hui, si elle était encore face à ce choix, est-ce qu'elle ferait le même ? »
Et c'est marrant parce qu'on parlait des étages du choix juste avant et là, on en revient, on en revient ici. Et si la réponse est « Oui, aujourd'hui, je referai le même choix », eh bien, qu'importe les embûches, on a le bon choix quelque part, tout en se questionnant sur c'est quoi le bon choix. Mais vous commencez à savoir, finalement, les étages du choix. ils parlent d'un livre mais ils peuvent parler d'une décision professionnelle aussi, par exemple. « Ok, en quoi ça sert l'intérêt de ma vie à long terme ? En quoi ça sert mon pourquoi ? Mon sens ? Ma vision ? Mon identité ? » Qui j'ai envie de devenir, j'entends. Ensuite, côté plus micro, « Ok, comment ça m'aide à court terme ? » Voilà. Et ensuite, « Ok, quel est le kiff que j'y prends ? » Et quand tu mets ça, quand tu fais passer ces filtres-là, ça t'aide aussi dans ta décision.
Et on en revient toujours à, en fait, finalement, c'est quoi le blocage ? C'est quoi qui t'empêche de faire le choix aujourd'hui ? Et donc, j'ai été très touché par cette citation parce qu'elle m'a confirmé que j'avais fait le bon choix.
Si t'es toujours fier des choix que tu fais, c'est que c'était les bons. Et ça me fait écho à cette... Un artiste que j'aime beaucoup, c'est Leilo. On en avait parlé d'ailleurs avec Ingrid dans un podcast quand elle était venue. Et dans l'album avec... Je ne sais plus comment il s'appelle, bref, dans le dernier, je crois, il y a une des chansons qui finit par quelque chose comme... Est-ce que ça le finit ou est-ce que c'est au début ? Bref, je ne sais plus, mais en tout cas, il dit « Les choix que tu fais sont forcément les bons parce que c'est les tiens. » J'ai toujours adoré cette phrase parce qu'elle replace la notion de bon choix au niveau de la seule chose qui compte, vous, là, qui m'écoutez. Voilà. La seule chose qui définit un bon choix ou pas, c'est est-ce que vous êtes toujours fier de l'avoir fait ? Je pense. Voilà.
Et ne rentrez pas dans une démarche, par exemple, si vous n'êtes plus fier d'un choix que vous avez fait, ne rentrez pas dans une démarche de flagellation ou de punition. C'est OK, en fait. C'était un choix que vous aviez besoin de faire à l'époque. C'est un choix que vous ne referiez plus aujourd'hui, mais c'est trop bien de savoir que vous ne le referiez pas. Ça vous apprend tellement de choses. Qu'est-ce que ça vous apprend sur ce que vous avez envie de faire désormais ? Vous voyez, que ça soit oui, non, que ça soit un bon, un mauvais, la seule chose qui compte, c'est vous au milieu. Et la deuxième phrase, elle m'a fait rire parce qu'elle est aussi très vraie, elle me fait écho à beaucoup de choses, vous allez comprendre pourquoi je dis ça. C'est, la trouille, c'est excellent, ça t'empêche de devenir trop mauvais. Et ouais, parce qu'en fait, quand on ressent de la peur, ça veut dire que derrière, en sous-jacent, on voit aussi l'importance de tout ce qu'on fait.
Et quand on saisit de l'importance de tout ce qu'on fait, évidemment qu'on a envie de bien faire. Vous savez, c'est le bon stress qu'on ressent avant de monter sur scène. C'est l'adrénaline qu'on a quand on va rencontrer quelqu'un qui est important, qui pourrait être un point d'inflexion dans notre vie.
Quand la peur se trompe de cible
C'est tous ces petits pics de stress, de peur qui nous disent qu'on est au bon endroit parce que c'est important et donc qu'on va donner le meilleur de nous-mêmes. Et donc, ça renvoie toujours à la même chose. Le premier point, c'est de savoir ce qui est important pour nous. Et donc, de savoir si cette peur, elle est bonne ou pas. Je vous donne un exemple parce que c'est un exemple récent que j'ai connu avec quelqu'un que je connais, qui m'est proche.
Situation professionnelle délicate, beaucoup de peur et beaucoup de stress. OK. Quelle est la chose la plus importante pour cette personne à ce moment-là ? C'est pas son travail. Et donc, quelque part, il y a ce truc de mais donc, cette peur et ce stress sont-ils légitimes ? Et bah, au regard de l'importance que ça revêt pour elle, non, pas forcément. Donc, OK, comment maintenant je m'autorise à réduire leur niveau parce qu'en fait, c'est pas le plus important pour moi ? Et donc, vous voyez, c'est toujours une question d'alignement, ce travail autour de la peur. La peur, c'est bien quand elle est dirigée de la bonne manière et vers la bonne chose. Vous voyez, je donne un autre exemple. Si je reprends l'exemple là du Sam, de l'histoire du Sam qui est face au podcast, qui doit s'ouvrir, bref, et qui a ce fameux choix de la tasse là.
Bon. Qui ressemble de la peur au moment de monter sur une scène, par exemple ? Tant mieux, c'est bien, ça sert à l'intention de l'histoire. Par contre, qui ressemble de la peur au moment de choisir si oui ou non il va prendre cette tasse, là, vous voyez, ça devient grave parce que quelle est l'importance de prendre ou non cette tasse ? Et d'ailleurs, on l'a bien vu, ça sert l'intention du roman oui, non, pas trop, peut-être, on s'en fout quelque part. Pareil, la scène, et donc à la fin, c'est le kiff qui fait choisir. Voilà, donc la peur est toujours très indicatrice de beaucoup de choses.
D'un désalignement ou pas, vis-à-vis de l'intensité qu'elle représente par rapport à l'importance que ça devrait avoir et de tout simplement l'endroit que vous pouvez creuser pour continuer à avancer dans la direction qui est importante pour vous. Voilà, j'adore ça. La trouille, c'est excellent, ça t'empêche de devenir trop mauvais. Ça, c'est le docteur Cox qui passe, c'est un très bon épisode où J.D. se rend compte qu'en fait, il n'a jamais tué de patient et du coup, ça le terrorise et ça le paralyse parce qu'il a peur que ça arrive. Et le docteur Cox, alors lui, il joue des tours quelque part et puis à la fin, dans ces espèces d'envolées lyriques où finalement, il est très touchant et très mentor et très humain, il lui dit ça, il lui dit, écoute, cette peur que tu as de tuer quelqu'un, elle est extrêmement précieuse, te cultive là parce que la trouille, ça te permet de rester bon et c'est magnifique.
C'est magnifique et si je le fais le parallèle avec ce que je disais avant, J.D. a envie d'être un bon médecin, a envie de sauver des gens, a envie d'aider le monde et pour ça, c'est important pour lui donc c'est normal qu'il ressente de la peur. Ça témoigne de l'importance et donc de l'effort à la patte qu'il va mettre. Voilà.
Passons sur des choses plus légères, plus marrantes. Je dis ça, je vous fais des petits signes de tête, là je ne sais pas ce qui se passe dans ma tête. Bref, j'ai eu une discussion avec quelqu'un qui se reconnaîtra dont vous allez écouter aussi l'échange puisqu'on a enregistré un podcast tous les deux et où on se posait la question, on parlait de pommes, ça vous donne un petit indice sur la personne qui va apparaître dans le podcast, mais on parlait de pommes et je me suis dit on n'a jamais vu d'histoire, alors peut-être et dans ce cas-là j'adorerais que vous me le partagiez, on n'a jamais vu d'histoire écrite depuis les objets, alors je vais étendre parce que ma réflexion s'est étendue, c'est-à-dire qu'on est parti de la pomme qui tombait sur Isaac Newton, mais on n'a jamais vu d'histoire du point de vue des objets qui ont été des points d'inflexion dans l'histoire de l'humanité.
Je ne sais pas si vous voyez ce que je veux dire, mais il y a des objets comme ça qui ont tout changé, mais tout changé, tout changé. Je ne sais pas, un stylo pour signer un arrêt de paix, un casque qui protège un chef de guerre de mourir et qui lui permet de faire je ne sais quoi, la pomme qui tombe sur Isaac Newton, Archimède dans sa baignoire, qui a écrit déjà du point de vue de la baignoire d'Archimène qui voyait juste son gros popotin pas toucher le fond.
Moi, je trouve ça génial. Je ne sais pas si les idées sont libres de cours, comme d'habitude, donc saisissez-vous de cette idée. N'hésitez pas à me l'envoyer quand elle sera publiée. Ça me fait mourir de rire. Il y en a tellement des trucs comme ça. Tu as presque envie d'en faire un petit livre pour enfants, tu vois. Comme ça, ça permet d'expliquer la science en rigolant d'un point de vue un peu plus drôle.
Par exemple, je serais qu'est-ce qui me vient comme objet ? C'est pareil, tu pourrais écrire une histoire du point de vue de la Pokéball de Sacha, tu vois. Et puis, tu peux le faire en fonction des différents Pokémon. Parce que la Pokéball de Pikachu, t'es tard la déprime, mon pote. Elle n'a pas vu un Pokémon depuis le début, tu vois. C'est trop triste. Il y a plein de choses comme ça, ça me fait mourir de rire. Et donc, je vais me recentrer sur la pomme d'Isaac Newton, mais qu'est-ce qu'elle est ? C'est incroyable. Tu vois, tu peux décrire, tu peux raconter l'histoire de comment la gravité a été découverte du point de vue juste de la pomme qui tombe. Qu'est-ce qu'elle a ressenti ? Comment elle a ressenti la gravité ? Qu'est-ce qu'elle a pensé quand elle a vu le sol se rapprocher ? Ou en tout cas, plutôt la tête d'Isaac Newton. Qu'est-ce qu'elle a ressenti quand elle a tapé sur sa tête ?
Et qu'elle est retombée et qu'elle a tapé un peu moins fort sur le sol ? Qu'est-ce qu'elle a ressenti quand Isaac Newton l'a pris entre les mains et l'a regardée d'un air de dire « Toi, tu viens de changer l'histoire de l'humanité ». Je ne sais pas, je trouve ça magnifique. Il y a tellement un truc à faire parce que, évidemment, une pomme ne pense pas. Donc, tu ne peux t'arrêter que sur les sensations. Cette sensation de chute, cette sensation de taper le sol, de taper d'abord une tête et puis le sol. Deux choses différentes. Tu peux aussi parler des sensations de cette force qui te tire vers le bas alors que tu aimerais rester en haut. Et puis, tu peux parler des frottements qui essaient de t'aider à rester en haut mais qui sont bien trop faibles. Je ne sais pas si vous voyez, mais ça encore, c'est un exemple de toutes les petites choses du quotidien dont on peut se saisir pour partir dans nos idées créatives.
Et d'ailleurs, ça fait une très bonne passe décisive à quelque chose dont je voulais vous parler qui est on arrive au « right tober ». Alors, au jour d'aujourd'hui, vu qu'on est le le 30 septembre, le « right tober », si je le prononce bien, commence demain. Et donc, je vous ai évidemment préparé une grille de « right tober ». Dans « section ressources », « application », « right tober 2026 », j'ai mis quatre choses. J'ai mis un « right tober » très classique. Il y a un mot. Par exemple, le premier du 1er octobre, c'est « seuil ». Celui du 2, c'est « clé ». Bon, bref, voilà, vous verrez.
Ok, très bien. Ensuite, il y a une version, je l'ai appelée pour les « ardus du bocal ». Et donc là, c'est un mot rare que... En fait, j'ai pris que des mots que moi, soit je les avais vus, mais je ne sais pas ce qu'ils veulent dire, soit c'est des mots que je ne connais pas. Et une contrainte en plus. Donc, par exemple, le jour 1, c'est « velléité ». Donc ça, c'est un mot que je connaissais. Bon, là, en l'occurrence, lui, je le connaissais, mais j'aime bien « velléité ». Je trouve qu'il sonne super bien. « Velléité ». Ça aurait pu être... Je ne sais pas si vous voyez dans l'assassin royal, les rois ont des noms comme ça. Il y a « vérité », il y a « royal », il y a « chevalerie », etc. Mais je trouve que « velléité », ça aurait été un putain de prince, mon pote.
Bref, premier jour, « velléité », « désir vague » qui ne passe jamais à l'acte. Attends, mais vraiment, c'est une histoire de fou, ça. Robin Hobb, si tu m'écoutes, écrit l'histoire du prince « velléité », s'il te plaît. Il y a tellement à dire. Donc, « velléité », avec la contrainte, tout le texte au conditionnel. J'adore. Je vous cite le jour 2, par exemple. « Le pétricor », odeur de la terre après la pluie, la contrainte, sans jamais écrire « pluie », « eau », « averse » ni « orage ». Voilà. Ça, c'est les versions « ardu du bocal ». Ensuite, vous avez une version « coaching ». Ouais, parce que je ne vous lâche pas. Voilà, par exemple. Donc, ça, c'est que des questions. Question du premier jour, « quel est le premier souvenir où tu t'es dit j'aimerais écrire ? » Deuxième jour, « quel livre t'as donné envie d'écrire et qu'est-ce qu'il a réveillé en toi ? »
Voilà. Donc, c'est un petit processus introspectif de 31 jours, quelque part, autour de l'envie d'écrire et donc avec une posture très coach. Et ensuite, il y a une version « mon livre ». qui, en gros, dont le but, pardon, est en gros de te faire écrire ton livre. Jour 1, écris la première phrase de ton livre puis les dix suivantes. Jour 2, décris le lieu principal de ton livre à l'heure où personne n'y est. Voilà. C'est que des petits, soit des trucs très classiques, la première phrase, soit des petits recadrages. Vous voyez ? Le lieu principal quand personne n'y est. Ah, c'est intéressant. Je ne peux pas parler des personnages. Je suis obligé de me concentrer sur le lieu et donc sur les descriptions. Vous voyez ? Hyper intéressant. Bref, vous pouvez aller explorer ça. Évidemment, c'est gratuit. Évidemment, rien n'est stocké sur le site. Donc, si vous voulez garder les textes que vous écrivez, exportez-les.
C'est un export tout bête en TXT. Vous en faites ce que vous voulez après. Word, pas Word, bref, éclatez-vous. Moi, je vais m'empresser de faire les ardus du bocal parce que ça me fait mourir de rire. J'aimerais bien en faire quelque chose. Je ne sais pas, je vais voir, mais ça me fait trop rire. Voilà.
IA : replacer l'humain au centre
Ça, il fallait absolument que je vous le partage. Et ensuite, deux petites choses que je voulais vous partager qui sont un peu annexes et qui vont me permettre de clôturer le podcast. Il y a, alors, j'ai encore, je ne sais pas, je n'ai pas commencé par ça parce qu'en fait, à force, voilà, je vous le répète, tout le débat autour de l'IA, replacez l'humain au centre, quelle que soit votre position. C'est hyper intéressant d'avoir des positions différentes, c'est comme ça qu'on avance. Soyons pluriculturels, soyons transcontextuels, bref, mélangeons tout. Voilà. Et, enfin, pardon, soyons, je veux dire, osons assumer notre unicité et débattons en mettant du contexte et en admettant que, justement, les débats sont contextuels. Pas transcontextuels, ça ne veut rien dire. Vous, désolé pour la petite erreur. Tout ça pour dire que, quel que soit ça, il y a quand même quelque chose dont je suis assez convaincu, c'est que, comprendre que c'est de l'IA.
En fait, à mon sens, ce n'est pas bon, j'utilise le mot de bon volontairement, ce n'est pas bon que ce soit une machine qui dise si le texte est celui d'une machine ou d'un homme. C'est beaucoup plus pertinent de replacer la responsabilité au niveau du consommateur qui puisse choisir ou pas de consommer. Alors, évidemment, ça, ça implique la transparence des auteurs, mais dans le cas où il n'y a pas cette transparence, c'est aussi au consommateur de pouvoir juger soi-même et de ne pas faire confiance à une machine. J'ai envie de dire. Toujours, soyons curieux, plutôt que sceptiques. Je n'aime pas trop ce mot de sceptique comme si c'était complotiste. Non, soyons curieux. Et la meilleure manière de reconnaître un texte fait avec de l'intelligence artificielle, quelque part, c'est de... J'allais dire d'en consommer, mais bon, l'objectif, ce n'est pas de se bouffer que des bouquins écrits par IA avec les pieds, quoi. Mais c'est de se renseigner.
Voilà. Renseignez-vous sur la manière avec laquelle les textes IA sont construits. Renseignez-vous sur les méthodes qui sont utilisées pour faire les phrases, les images, bref, tout ça.
L'insulte de la semaine
Soyez curieux, voyez, au-delà de ça, au-delà du simple fait qu'une machine puisse dire que c'est de l'IA. Soyez curieux aussi sur tous les domaines dans lesquels l'IA peut être utilisée. Vous voyez, c'est utilisé, notamment dans le médical, pour le travail sur les protéines. Et ça, c'est extrêmement puissant. C'est utilisé pour faciliter plein de travail qui peuvent être très chronophages. Par exemple, le montage vidéo avec les coupes automatiques ou tous ces genres de conneries qui sont assez loin de l'IA qu'on appelle générative, mais qui sont toujours de l'IA quand même. Bref, voilà, c'est toute, quelque part, c'est toute cette curiosité éducative que vous aurez qui vous permettra d'identifier si oui ou non c'est fait avec de l'IA. Voilà. À la fin, le plus important, c'est exactement mon préambule, replaçons l'humain au centre. Voilà. Et ensuite, je finis par une petite insulte que j'ai lue sur Twitter parce que ça m'a fait mourir de rire, je me semblais obligé de vous la partager.
Ce que cet épisode t'apprend sur toi
C'est ton arbre généalogique est sûrement en forme de cercle. Voilà, je trouvais que c'était marrant comme insulte. Ça doit parler à mon caractère d'ingénieur. Voilà, je ne sais pas pourquoi je vous partageais ça, mais ça me fait sourire. Peut-être que ça vous donnera une idée pour une insulte que vous utiliserez vous-même dans votre livre et qu'utilisera votre protagoniste sur votre antagoniste ou inversement. Voilà. Voilà, voilà pour l'épisode d'aujourd'hui. J'ai été ravi d'échanger avec vous. Je suis très content d'avoir balayé tous ces trios. Quelque part, est-ce que Poséidon n'avait pas raison avec son trident ? Est-ce que le monde ne tient pas sur un trépied ? Est-ce que tout n'est pas le chiffre 3 ? Quelque part. Voilà, une question intéressante. comme d'habitude, ancrons dans la réalité ce que vous avez pu apprendre aujourd'hui. L'épisode d'aujourd'hui, que vous apprend-il sur vous ? Que vous apprend-il sur votre projet d'écriture ? Que vous apprend-il sur les objectifs que vous avez en ce moment ?
Que vous apprend-il sur les enjeux que vous rencontrez aujourd'hui ? Je vous laisserai avec ces questions. On arrive avant l'heure. Je drop the mic. Je vous fais des bisous. C'était Ybelion et puis à très vite.
Merci. Merci d'être là, épisode après épisode. Si ce podcast t'inspire, t'aide ou te mets du baume au cœur, t'abonner, mettre 5 étoiles et le partager, c'est le meilleur moyen de m'aider à toucher le plus de gens qui ont un livre en eux. Parce qu'après tout, plus il y a de livres écrits et mieux le monde se porte. À très vite. Ause écrire.
Ancien ingénieur en sûreté nucléaire, j'ai tout quitté pour l'écriture. J'anime Ose Écrire et j'accompagne les auteurs autour de trois clartés : le rythme, l'identité, l'intention. Toi aussi, tu as un livre qui attend ?