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FACE A — LES 18 CHAPITRES · CLIQUE POUR ÉCOUTER

Combien de logiciels d'écriture as-tu testés depuis la première page de ton livre ?

CE QUE RACONTE CET ÉPISODE

J'ai passé presque huit ans en sûreté nucléaire. Là-bas, on apprend vite que la machine la plus sûre dépend encore de l'humain qui la pilote. Les ingénieur·e·s ont même une blague pour ça : le problème d'interface chaise-clavier. On se concentre sur les fonctionnalités et les systèmes de secours, et on découvre à la fin qu'on a oublié le bouton qui lance la machine.

Il y a peu, en encadrant une formation de coachs, j'ai entendu le formateur ressortir la formule, et je l'ai tout de suite transposée à l'écriture. Quand un livre n'avance pas, on soupçonne d'abord le stylo : la méthode, la formation qui manque, la façon de raconter. Puis on soupçonne le papier : le logiciel, le carnet, l'appli. On remplace l'un, puis l'autre, et on oublie de regarder qui tient le stylo.

En séance, je repars de ce dont la personne a besoin pour écrire aujourd'hui. Si la page blanche lui paraît trop grande, on travaille cette impression-là au lieu d'ajouter un outil. Si le livre ne sait plus où il va, on revient à la Clarté d'Intention.

J'en parle dans l'épisode 146 d'Ose Écrire, avec un scandale littéraire où une IA juge qui est humain, des berges de fleuve, et une phrase sur la réalité les yeux ouverts qui m'a profondément touché.

Raconte-moi en commentaire le dernier outil que tu as changé, et ce que ça a débloqué.

#OseEcrire #ecriture #writersofinstagram

LE CAROUSEL DE L'ÉPISODE — CLIQUE UN SLIDE POUR L'AGRANDIR

Face B — le transcript

L'ÉPISODE MOT À MOT · LES TIMECODES LANCENT L'ÉCOUTE

Évidemment, tu te doutes bien que ce n'est pas moi qui ai tapé tout ce transcript à la main… Alors oui, il y a parfois des incohérences et des erreurs. Comme quoi, rien de mieux que d'écouter l'épisode plutôt que de le lire !

Tu cherches un passage précis ? La table d'écoute passe les transcripts de tous les épisodes au peigne fin.

Introduction

On parle de robots qui expliquent à des humains qu'ils sont des robots. Sans déconner, on m'en marche sur la tête. On parle aussi des berges qui sont la chance du fleuve. Et on parle de rapprocher notre réalité les yeux ouverts de celles qu'on voyait les yeux fermés. Je vous souhaite une très bonne écoute. Moi c'est Sam, Ibelian de Monon Plume. Je suis écrivain, coach ICF et j'ai créé Ose Écrire. Un accompagnement pour celles et ceux qui veulent enfin accomplir leur rêve d'écrire un livre. Ce podcast a la même intention. C'est ton rendez-vous inspiration, discipline et passage à l'action. Et si ça te parle, abonne-toi, mets 5 étoiles et partage autour de toi. Parce que plus il y a de gens qui osent, plus d'autres oseront à leur tour. Allez, c'est parti et bonne écoute. Coucou les amis. Qu'est-ce que je suis heureux de vous retrouver aujourd'hui. Ça fait longtemps, longtemps, trop longtemps pour moi que je ne me suis pas posé devant une caméra et que je n'ai pas parlé en suivant mes chemins de pensée.

Tout en raccrochant évidemment ça à l'écriture. Donc je suis extrêmement heureux de vous retrouver aujourd'hui. J'ai une tasse d'une boisson que je découvre. Puisque c'est du lupin. Est-ce que vous connaissiez le lupin ? Moi je ne le connaissais pas bien évidemment. Je crois que c'est une espèce de graine qui est torréfiée et qui est censée remplacer le café. Alors, loin de moi de partir en dégustation en direct. Mais comment vous dire ? Ce n'est pas mauvais de dire voilà c'est un petit goût de noisette tout ça. Sauf que ça ne te met pas le petit coup de fouet du café. Donc c'est presque dommage. Bref, j'ai plein de choses à vous dire aujourd'hui. Parce que, évidemment en gros ça fait comme j'avais dû enregistrer l'épisode de dimanche dernier. En avance. Ça fait peut-être une semaine et demie que j'ai pris des notes. Et en plus j'ai eu trois jours avec la formation. Donc j'ai noté plein de trucs de ce que j'ai appris avec les participants.

De ce que j'ai appris avec le formateur. De ce que j'ai appris en encadrant tout ça. Et puis plein d'autres choses. Et puis l'actualité aussi. Parce que bon, le monde littéraire est secoué depuis trois jours par un scandale des plus grands. Nous simples humains sommes jugés par des machines pour savoir si nous sommes vraiment humains. Bref, on va en dire un mot évidemment. Et ensuite on va aller couler dans tout ce que j'ai pu noter. Qui est caché dans mes notes dans un truc du genre podcast fin septembre. Hop, voilà. Magnifique. Et alors, c'est tout. Il n'y a rien. C'est le brouillon total. Donc on va voir où ça va. Tout ça. Mais je fais une petite dédicace à mon assistante avec qui je travaille. Et qui m'aide beaucoup dans la diffusion notamment des extraits. De podcast sur les réseaux. Avec qui j'ai parlé de mon processus de création du podcast. Et elle a un côté très organisé, structuré, etc.

Qui est tout à fait ce que je cherchais pour m'aider à structurer moi de mon côté. Et donc je lui racontais que voilà, j'avais des notes comme ça posées sur un dossier. Puis ensuite que je parlais comme ça. Et puis je déroulais, je déroulais, je déroulais. Et donc c'est amusant de voir le processus de chacun. Et c'est amusant de justement aller explorer cette manière un peu unique qu'on a de faire les choses. Voilà. Alors toute l'interview des auteurs et des autrices que je vous partage ajoute une preuve sur cette pile de preuves. S'il en fallait une de plus. Que tous les parcours, tous les chemins, toutes les méthodes sont uniques. Et quelque part, voilà, il n'y a qu'en faisant qu'on découvre quelle méthode est la meilleure pour nous. C'est tout à fait vrai en écriture. Parce que je suis plutôt du matin, plutôt de l'après-midi, plutôt du soir, plutôt gros bloc, petits blocs. Structuré, pas structuré.

Le scandale du prix Fnac et l'enjeu de la transparence

Bref, tout autant de paramètres, tout autant de choix, tout autant de décisions qui viennent mettre du flou quelque part dans le processus. Puisqu'en plus, il est très confrontant d'un point de vue personnel. Et voilà, c'est ça qui le rend personnel aussi. C'est ça qui le rend individuel, ça qui le rend intéressant, ça qui le rend transformatoire. C'est ça qui le rend passionnant. Donc voilà, petite digression sur cette manière que j'ai de produire le podcast. À savoir, quelques idées fortes qui m'ont marqué cette semaine. Et puis, de la foule impro. Parce que c'est ça aussi qui est beau. C'est où est-ce qu'on va aller aujourd'hui ? Qu'est-ce que j'ai absolument besoin de vous dire ? Et qu'est-ce que ça m'apprend sur moi ? Et qu'est-ce que vous aviez absolument besoin d'entendre ? Et qu'est-ce que ça vous apprend sur vous, votre processus ? Et votre vie ? Voilà. Donc, allez, on commence. L'éléphant dans la pièce.

L'affaire du prix de FNAC 2026. Télison Aurélien. C'était ça ou mourir. Livre qui remporte le prix le 21 septembre. Le 21 septembre, le soir. Alors, c'est marrant parce que moi, je suis un geekos. Voilà. Le techos qui aime faire des petits trucs dans son coin, sur son ordinateur, en jouant avec son terminal. C'est Bibi. Donc, évidemment, la plateforme la plus intéressante pour explorer toute cette partie, c'est XxTwitter. Et donc, la twittosphère s'affole le 21 au soir. Il y a quelques jours, là. Je ne sais plus, c'était... On est le 24. Donc, mercredi 23. Mardi 22. Lundi. Voilà. La twittosphère s'affole quand un compte nommé Balance ton Claude partage que, d'après l'IA qu'ils ont utilisé, Pangram, bon, voilà, je passe les détails techniques, tout ça. Bref, ça serait un livre entièrement écrit à l'aide d'une intelligence artificielle. Bon.

C'est repris. Ça fait... Ça tourne. C'est repris par un média, un autre, etc., etc. Et c'est très marrant quand tu es dans une bulle que tu vois un petit truc apparaître. Bon. Important, pas important. Voilà. Mais, tu vois, le mardi midi, donc le lendemain matin, je mangeais avec mes parents. Et je leur dis, est-ce que vous avez entendu ce scandale ? Parce qu'ils écoutent beaucoup France Inter. Donc, c'est toujours mon curseur, tu vois, pour savoir si quelque chose perce vraiment la sphère de ma geekosphère, justement. Je leur demande, vous avez entendu le scandale autour du prix FNAC ? C'était ça ou mourir, machin, etc. Et ils me disent non. Et alors, ça n'a pas manqué, évidemment. France Inter s'est saisie du sujet pas longtemps après. Bref, maintenant, tout le monde en parle, tout le monde a un avis. Et écoutez, franchement, déjà, qui je suis pour accuser ou protéger quelqu'un ? Ce que j'aurais envie de rappeler.

Et c'est peut-être la seule chose qui est importante pour moi. Déjà, ça replace toujours, à mon sens, le plus grand enjeu autour de l'IA, c'est la transparence. C'est-à-dire que, dans le processus créatif, c'est un outil qui sera amené à être utilisé. Et je pense que le plus important est de le dire avec transparence.

Mais, mais, mais, mais, mais, mais, mais, mais, mais, mais, mais. Parce que la transparence, évidemment, est dépendante de l'auteur en lui-même, de l'auteur ou de l'artiste. Voilà, parlons de tout ça. Et là, je ne rentre même pas dans le débat, je l'ai déjà dit, mais je ne rentre même pas dans le débat de savoir est-ce que ça copie, copie pas. Est-ce que ça pollue, pollue pas. Ce n'est pas tellement ça qui m'intéresse là. Ça, c'est quelque part plutôt des enjeux, je dirais, qui sont autres, qui n'ont rien à voir avec le domaine de l'art, qui est celui qui m'intéresse là. Je préfère le contextualiser pour que vous ne m'attaquiez pas sur des arguments que je n'ai pas envie de débattre, en fait, parce que ce n'est pas ce qui m'intéresse là, maintenant, aujourd'hui, dans notre discussion. Enfin, dans notre discussion, dans votre écoute, plutôt. Mais je suis ouvert à la discussion, bien évidemment. Donc, dans cette contextualisation autour de l'art, ça invoque ce problème de la transparence.

Ça, c'est de la responsabilité de ceux qui l'utilisent, de dire là, j'ai utilisé ou là, j'ai pas utilisé. Maintenant, ça oblige une responsabilisation de ceux qui consomment. Et là, vous êtes responsables et on est tous responsables. C'est-à-dire qu'on ne peut pas tomber sur quelqu'un qui l'utilise en lui disant « c'est mal de l'utiliser » et on ne peut pas, en même temps, tomber sur quelqu'un qui, soi-disant, l'aurait utilisé et ne l'a pas dit. En fait, à un moment, quelque part, j'ai envie de dire qu'il faut choisir son camp. C'est quoi le plus important pour nous ? Sachant que tout ça permettra d'assainir toutes ces discussions qui se transforment en chasse aux sorcières. Et d'autant plus que la chasse aux sorcières ne provoque qu'une chose, en fait, c'est le manque de transparence. Et du coup, les gens ont honte et peur de l'utiliser. Et ça, c'est vrai dans tous les autres domaines. C'est-à-dire qu'on se met à avoir tellement peur d'utiliser un outil qu'on n'ose même plus l'utiliser, par exemple, pour traiter une immense base de données, alors qu'on ne peut mécaniquement pas le faire nous.

Voilà, c'est simplement contextualisons les choses et soyons responsables dans notre manière de consommer. Ce qui permettra aussi la transparence des gens qui l'utilisent. Et ça n'empêche pas, bien évidemment, de dire moi, je suis parfaitement touché par le contenu humain. C'est celui que j'ai envie de consommer. Donc, quand je vois qu'un contenu n'a pas été produit par un humain, je décide de ne pas le consommer. Je décide de ne pas en faire la pub, de ne pas en parler, ou alors d'en parler avec cet astérisque, de dire bon, j'ai conscience d'eux. Et pour moi, ça questionne tel point, tel point, tel point. C'est cette posture responsabilisante qui va aussi ancrer la responsabilité individuelle de chacun par la suite, de tous ceux qui vous écouteront ou vous entendront ou avec qui vous discuterez. Et ça, ça me semble très important à rappeler. Donc, c'est tout cet enjeu de transparence qui est un enjeu de ceux qui créent, mais qui est aussi un enjeu de ceux qui consomment.

Quand une IA décide qui est humain

Et à mon sens, ce qui est important d'éviter, c'est la stigmatisation, la chasse aux sorcières et décider qui a le droit ou pas le droit de parler quelque part. Voilà. Bon, évidemment, là, on touche à quelque chose de profond, un système de valeurs derrière. Donc, ça ne m'étonne pas que, par exemple, il y ait une friction. Quand vous m'entendez, vous dites, mais ce n'est pas possible, il ne dit que des bêtises. C'est normal, c'est quelque part un système de valeurs et c'est là que c'est intéressant aussi. C'est toute cette friction-là. Et là, pour tendre vers l'écriture, vous voyez, ça, c'est matière aux histoires. Parce qu'il y a des accords, parce que ça veut dire qu'il y a conflit, parce que ça veut dire qu'il y a histoire à raconter. Voilà. Cela étant dit, maintenant, il y a quand même un autre sujet autour de tout ça. C'est que Pangram, c'est une putain d'IA. Et, ok, peut-être qu'elle a, je ne sais pas.

Là, vous voyez, je n'ai même pas creusé les chiffres. Je ne sais pas lesquels sont vrais. Je ne sais pas si son taux de faux positif est très bas, très élevé. S'il dit toujours la vérité, pas la vérité. Bref, je n'en sais rien. Les chiffres, on leur fait dire ce qu'on veut. On les tordra exactement de la manière avec laquelle on a envie de les tordre. Et vous le voyez bien. Il y a certains qui les utilisent pour dire, c'est n'importe quoi, ce n'est pas écrit avec l'IA. Et d'autres qui les utilisent en disant, cet IA a toujours raison et donc c'est écrit avec l'IA. Bon, à la fin, celui qui en pâtit, c'est évidemment l'auteur. Voilà. Qui, même si, ok, peut-être qu'il doit être mis devant face à ses responsabilités. Enfin, deux, trois, pardon. Même s'il doit être mis face à ses responsabilités. Ça n'empêche pas que là, il est quand même dans une tempête.

Je ne suis pas sûr qu'il mérite ça. Tout ça pour dire. Et d'ailleurs, je me fais ma pub en passant. Mais cette interrogation sur les chiffres et la manipulation des chiffres, c'est toute la thématique d'une nouvelle que j'ai écrite et qui est gratuite, qui s'appelle le LEM Harmonique, qui est disponible sur mon site et qui adresse le sujet de scientifiques qui ont résolu l'équation du bonheur. Bon, reste à convaincre les 8 milliards d'êtres humains sur Terre qu'ils doivent signer cette formule du bonheur. Voilà. Ça interroge notre rapport aux chiffres. Ça interroge notre rapport à tordre les chiffres. Ça interroge notre rapport au marketing, à la liberté aussi, au bonheur. À qu'est-ce que c'est le bonheur ? Et ça nous renvoie évidemment à cette phrase de Jack London qui se soucie des fleurs quand elles fleurissent tout le temps. Bref, je vous invite à lire cette nouvelle.

Elle est cool. Bon, forcément, c'est moi qui l'ai écrite, donc je ne vais pas dire le contraire. Cela étant dit, je rebascule sur le sujet le plus important. Pangram est une putain d'intelligence artificielle. Et ne laissons pas les intelligences artificielles nous dire si nous sommes humains ou artificiels. En fait, le vrai débat, à mon sens, il est quand même là. C'est-à-dire que... Faisons-nous confiance, non ? Je ne sais pas. Ça devrait commencer par là, peut-être. Est-ce que tu as aimé le livre ? Oui. Bon, je comprends que le manque de transparence, et si l'auteur avouait qu'il avait utilisé l'IA, tu puisses te dire, ah bah merde, j'avais apprécié ce livre, mais l'IA soulève telle question, telle question pour moi, et donc je l'aime un peu moins. Ok.

Mais, d'abord, reste juge. Voilà. À mon sens, c'est ça. Là, on est en train de rentrer dans un truc où il y a un robot qui dit à un humain si cet humain est robot ou humain. Est-ce que vous voyez le problème, quelque part ? On a fait un milliard de films pour questionner l'inverse des humains, qui posent des questions à des robots pour savoir si c'est des robots ou des humains. Et là, on est en train de vivre dans un multiverse où c'est l'inverse. C'est comme s'il y avait Terminator qui nous disait, bah non, toi, t'es un Terminator. Toi, t'es humain. Mais non, à mon sens, c'est pas de là que ça doit partir. Tu vois ? Donc, je remets pas en question la conclusion. Je remets pas en question la faute présumée ou non de l'auteur. Je remets pas en question son manque de transparence ou non. Je n'en sais rien. Mais, je pense qu'il est important, à l'échelle individuelle, de se questionner sur ce qu'on prend pour acquis et qui vient des machines.

On a tendance, par exemple, on a beaucoup critiqué, à mon époque en tout cas, quand on faisait des exposés dans la classe, c'était toujours une vanne de dire haha, MDR, t'as utilisé Wikipédia, attention à que ça dise pas des bêtises. Bon. Maintenant, on fait pareil. Ah, MDR, t'as utilisé ChatGPT ou Claude, attention que ça raconte pas des bêtises. Mais alors, par contre, quand ChatGPT ou Claude est en train de nous expliquer que l'humain n'est pas humain, là, alors on le prend pour agent courtant, on se serre la main, et c'est ciao, bonsoir. Non. L'esprit critique, il s'applique aussi à ce moment-là. Et l'esprit critique, il passe par se saisir d'un texte et voir ce que ça nous fait. Si ça nous fait rien, s'il y a cette sensation de gêne parce qu'on a l'impression qu'il manque quelque chose, ce quelque chose d'humain qui est inexplicable, qu'on trouve nulle part, et voilà. Et bah, c'est ok.

Faisons confiance à notre instinct

Et si on ressent quelque chose, et bah, c'est ok aussi. Et si quand on apprend la vérité, ça devient pas ok, bah c'est ok aussi. Bref. Tout ça pour dire que, à mon sens, on doit rester connecté à notre humanité. C'est le plus important. Parce que c'est ça aussi qui sous-tend notre unicité. Voilà. Et d'ailleurs, soit dit en passant, je viens de retilter là que j'avais screenshoté un message qu'a publié Virginie Grimaldi. Je vous lis juste la fin parce que je le trouve très très percutant. Et nous, petits humains, faisons confiance à notre instinct. Vous savez, j'ai fait la liaison avec le H. Attendez, je recommence. Et nous, petits humains, faisons confiance à notre instinct. Bâtissons nos opinions plutôt que de croire des machines. Chérissons nos doutes et méfions-nous des pourcentages. C'est ce qui fera toujours la différence entre l'intelligence artificielle et l'autre. Et elle finit sur une note d'humour. Ça est la mauvaise haleine.

J'aime beaucoup. Et quand j'ai lu ça, après, je me suis dit putain, mais c'est exactement ce que je pense. C'est exactement ce que je pense. C'est magnifique.

Plagiat : toutes les histoires existent déjà

C'est magnifique. Et alors, dernier point. Et après, je bascule sur tout ce que j'ai raconté. Mais évidemment, donc, il y a tout ce scandale et donc, les gens se mettent à creuser le passé de l'auteur. et là, j'ai vu tout à l'heure qu'en plus, maintenant, il y avait des histoires de plagiat qui remontaient à la surface. Bon, j'en ai déjà parlé dans un philomag où il y avait ces histoires avec Étienne Klein et les accusations autour de ses doctorats, bref, etc. Si vous cherchez la petite bête dans un texte pour montrer que c'est le plagiat d'une autre histoire, vous arriverez à trouver des raisons parce que toutes les histoires existent déjà. Vous pouvez lire les histoires antiques, vous pouvez lire Shakespeare, vous avez déjà toutes les histoires du monde. On est des passeurs d'histoire. On récupère des morceaux à droite, à gauche, on en fait des assemblages et de par notre chemin de vie, de par notre unicité, de par notre système de valeurs, de par nos croyances, de par qui on est, de par notre environnement, etc.

On en sort une histoire unique. Voilà. Et donc, quelque part, bon, je n'ai pas creusé cette histoire, peut-être que c'est vrai, peut-être que ce n'est pas vrai, mais l'histoire du plagiat, elle est à prendre avec aussi, je dirais, les pincettes que ça peut représenter. Parce qu'il ne s'agit pas d'être original à tout prix. Ça n'a pas de valeur, quelque part. L'originalité vient de, à la fois, le conflit entre les histoires qu'on a pu entendre et qui ne sont pas tout à fait comme on aurait eu envie de les lire, et les histoires avec qui on a matché énormément et qui nous inspirent beaucoup. Et il y en a tellement. Vous voyez, tous les bouquins qu'il y a derrière moi m'ont tous inspiré à un moment. Je les retrouve toujours à un moment dans mes textes. Pas pour autant que j'ouvre un bouquin et que je recopie trois lignes, tu vois. Bon, bref. Je disais aussi, d'ailleurs, il y a des phrases qui me percutent et que j'utilise dans mes textes.

Et alors là, je mets toujours une note de bas de page. Je suis toujours partagé en est-ce que je laisse la note de bas de page, même si peut-être ça sort de l'histoire, ou est-ce que je la mets parce que je trouve ça intéressant de renvoyer la balle à César pour expliquer, non pas pour me défendre, mais pour expliquer. Tu vois l'impact qu'ont les mots des gens sur ce que toi-même t'écris ? Il y a des phrases comme ça de Bébé Jacques, des aphorismes de Nietzsche, des passages de Pratchett, des cycles de fantaisie entiers qui m'ont inspiré énormément. J'adore pouvoir parler de ces inspirations, de dire un jour, j'ai écouté une musique, il y a une phrase qui m'a marqué, ma vie a changé à partir de là. C'est incroyable ! Voilà. Donc tout ça pour dire que la conclusion de tout ça, à mon sens, c'est de replacer l'humain au centre. L'humain est au centre, l'humain doit être au centre et c'est vrai dans un processus critique et c'est vrai aussi dans un processus d'écriture.

Ce que le coaché fait en séance, il le fait dans la vie

C'est quand vous commencez à tourner votre attention vers les autres, vers leurs méthodes, que vous commencez à vous perdre dans votre propre forêt et en vous recentrément sur vous, sur où vous avez envie d'aller, clarté d'intention, à quel rythme, clarté de rythme et pour devenir qui, clarté d'identité, que là vous vous mettez vraiment à écrire ou de manière plus large à accomplir des choses ou vos rêves. Voilà pour cette introduction qui aura duré que 20 minutes et maintenant c'est parti, on part sur le vrai épisode. Bref, alors, j'ai noté énormément de points. Je vais les prendre dans l'ordre et puis on verra où ça mène. Mais, le premier, c'est, en fait, donc on était, voilà, je vous fais un peu le schéma. Les trois jours, donc pas de cette semaine mais de celle d'avant, j'avais trois jours de formation. Cette formation, elle est organisée comme là, je vais vous l'expliquer. il y a un formateur qui anime la formation.

Il y a quatre groupes de quatre, cinq ou six personnes et dans ces groupes, il y a un référent qui fait partie du cercle pédagogique qui assure le fonctionnement du groupe et qui assure la posture de coach au sein du groupe. C'est Bibi pour un des groupes. Voilà. Et donc, dans cette posture-là, on a à la fois une posture un peu méta pour voir comment le groupe fonctionne, pour le questionner, pour l'aiguiller, etc. Enfin, l'aiguiller, plutôt le questionner parce qu'on est en posture de coach. Donc, toujours dans OK, mais j'entends ta question, j'entends ton besoin de conseil, mais c'est quoi ta réponse ? Voilà. Donc, on est un peu en posture méta et on est en posture d'écoute aussi du formateur. C'est un formateur que j'avais eu, moi, par ailleurs, mais sur un autre sujet. Et là, c'était passionnant de l'écouter. J'ai noté plein de notes. D'ailleurs, big up Thierry, si tu passes par là, j'adore, j'ai noté toutes tes phrases et je trouve ça génial.

C'est passionnant. Et donc, dans cette formation de coaching, on parle de coaching, on parle de tout ce qui est ce métier, la déontologie de ce métier, l'éthique de ce métier, la manière de le pratiquer, bref, tout ça, tout ça. Et la première phrase qui m'a marqué, vous voyez, je l'ai écrit là, c'est tout ce que le coaché fait en séance, il le fait dans la vraie vie. Et alors, ça m'indique deux choses. Déjà, c'est un bon rappel que l'écoute active, à la fois des mots utilisés, mais à la fois du non-verbal, à la fois de la place que peut prendre la personne dans l'échange. Il coupe la parole, il coupe pas la parole, il parle beaucoup, il parle pas beaucoup. Et attention, je dis tout ça absolument sans jugement. Il n'y a pas de jugement. Ça, c'est la déontologie et l'éthique du coaching, évidemment. Et bien, tout ça, c'est des points auxquels il faut être très attentif en tant que coach, auquel c'est important d'être attentif, c'est tout ce qu'on apprend aussi, parce que ça nous donne des indications sur les endroits à aller questionner pour comprendre les mécaniques avec lesquelles fonctionne le coaché, pour lui faire comprendre, pour lui faire prendre conscience d'eux et pour ensuite aller évoluer et aller vers tout simplement l'état désiré qu'il a envie de trouver.

Et donc, c'est très passionnant de ce point de vue-là. Et par contre, c'est aussi très passionnant dans moi, ma posture où je l'applique spécifiquement à l'écriture. Parce que l'écriture fonctionne aussi comme ça. C'est-à-dire que c'est très représentatif des blocages qu'on rencontre dans la vraie vie. C'est très représentatif de la manière avec laquelle on aime fonctionner dans la vraie vie.

Et c'est marrant parce que, vous voyez, j'ai une construction d'ingénieur. je l'ai longtemps repoussé. Maintenant, je commence de plus en plus à l'embrasser et à me dire qu'en fait, c'était incroyable d'être ingénieur et ça m'aide énormément dans ce que je fais aujourd'hui. Et je remarque que la manière avec laquelle je fonctionne en écriture est très proche d'un fonctionnement d'ingénierie. Ce que je fais en écriture, je le reproduis dans la vraie vie.

C'est passionnant. C'est pour ça que l'écriture est si révélatrice de ce qu'on est. C'est pour ça qu'elle est si transformatoire par rapport à ce qu'on a envie de devenir. Parce qu'elle nous met face à nos propres contradictions, à nos propres forces, à nos propres valeurs, etc. Donc j'ai beaucoup aimé ça parce que, vous voyez l'exemple qu'il cite à chaque fois et que Thierry a cité et que j'ai trouvé intéressant, c'est par exemple quelqu'un qui dirait « je suis dans une équipe, j'ai l'impression que les gens m'écoutent jamais ». Bon, croyance évidemment, il y a un jamais, on a envie d'aller le creuser. Et en même temps, si cette personne parle, parle, parle, parle sans arrêt dans la séance et ne répond pas vraiment à tes questions. Et là, tu vois, il y a une dissonance entre ce que la personne dit et ce que la personne fait. Et c'est au coach, tu vois, de venir noter cette dissonance qui est extrêmement dure à capter quand toi, tu es dans ton personnage, ce n'est pas le bon terme, dans toi, tu vois, quand tu es en train de vivre.

La co-responsabilité entre coach et coaché

C'est au coach de venir. Vous voyez, la co-responsabilité, elle est là. C'est au coach de venir et de dire tout simplement je remarque que tu parles beaucoup. Qu'est-ce que, à ton avis, pensent tes collaborateurs quand tu parles beaucoup comme ça avec eux ? Ah, prise de conscience. Peut-être qu'en fait, ils n'arrivent pas à m'écouter et donc que ce n'est pas un enjeu de personne m'écoute et tout le monde me déteste, mais peut-être que c'est un enjeu de comment je fais pour leur laisser de la place tout en restant et en m'autorisant à exister, bien évidemment. Vous voyez, c'est pour ça que il y a cette posture de co-responsabilité qui est extrêmement importante. Le coach est là pour remarquer cette dissonance et le coach est là pour en faire quelque chose après et le mettre en application et en action. Voilà. Et c'est pour ça que ça découle sur le deuxième point, cette co-responsabilité qui est la limite d'une séance, quelque part, c'est le coach, c'est ce qu'il sera capable de remarquer, c'est ce qu'il sera capable d'oser dire.

Vous voyez, c'est pour ça que même les questions challengeantes, même les questions qui grattent, oh là là, je les pose parce que les gens sont là pour entendre ça. Je suis là pour leur dire ce qu'ils ont besoin d'entendre, pas pour leur dire ce qu'ils ont envie d'entendre. Si je leur disais ce qu'ils avaient envie d'entendre, je serais dans une posture où je limiterais la potentielle progression de la personne que j'accompagne.

À l'inverse, la limite de l'action, la limite du résultat, c'est le coachier. C'est-à-dire que je ne peux pas écrire à la place de quelqu'un, ça n'aurait pas de sens, ça n'aurait pas de valeur et ça ferait plaisir peut-être qu'à moi et pas à lui, donc ça n'a aucun sens. Et j'aime beaucoup ce rappel de co-responsabilité parce que c'est exactement pour ça que le processus de coaching fonctionne. C'est pour ça qu'il fait des chocapics. Big up à Mélodie, je sais que tu adores cette expression si tu passes par là. c'est cette combinaison entre le coach qui s'autorise les questions, qui gratte, qui s'autorise les observations, qui parfois note des dissonances et le coachier qui au regard de ça s'autorise une action différente que le résultat apparaît. Et tout ça dans l'espace de confiance qu'on développe et paf, ça fait des chocapics. Et j'adore ça. Et en fait, vous voyez, je suis au courant de tout ça.

Je le dis toujours aux gens que je commence à accompagner avant même de leur présenter ce qu'est aux écrires. Ok, tu as conscience qu'on va fonctionner dans un mode en co-responsabilité. Je suis garant du cadre, de l'apaisement, du processus, des questions, de noter quand tu fais, de noter quand une dissonance quand il y en a une, quand il n'y en a pas, bref, tout ça. Et toi, tu es garant du résultat. Est-ce que tu es ok avec ça ? Quand la personne me dit oui, là, on peut basculer dans ok, aux écrires fonctionne comme ci, comme ça, etc. Mais cette co-responsabilité, elle est au centre de tout. Elle est au centre de tout.

C'est aussi pour ça que le côté individuel d'Ause Écrire est extrêmement important pour moi. Parce que si j'avais trois personnes en face de moi, tous les trois, même avec des enjeux similaires, par exemple, vouloir écrire, eh, en fait, chacun, quand tu tires le fil, tu n'arrives pas au même endroit. et tu ne peux pas être attentif au non-verbal de une, de trois personnes en même temps, avec la même qualité. Je ne dis pas que tu ne peux pas être attentif et quand même faire quelque chose. Je dis juste que dans un processus vrai de coaching, tu ne pourrais pas être aussi attentif pour l'un, pour l'autre et pour la dernière personne. C'est pour ça que quand tu fonctionnes dans un collectif comme ça, où par exemple tu as trois personnes qui viennent pour discuter autour d'un sujet de l'écriture, eh bien, en fait, chacun, même s'il a un peu les mêmes enjeux, a des enjeux désancrés et quand même pas tout à fait au même niveau que les autres.

Et donc, tu peux apporter des réponses qui, pour l'un, fonctionnent et pour les autres sont désancrées. Alors, ça a plein de bienfaits de fonctionner en groupe, mais c'est autre chose. Là, en l'occurrence, c'est pour ça qu'Ause Écrire est bâti de cette manière très individuelle, parce que ça permet de se focaliser complètement sur la personne, de remettre l'humain au centre, comme je vous en parlais juste avant, et c'est ça qui amène la progression, ça qui amène le changement, et donc, le manuscrit terminé. C'est ça l'effet, l'état désiré à la fin. Voilà, donc, la co-responsabilité, ça fait des chocs à pic. Bim, bada, boum, incroyable. Je ne sais pas pourquoi, bim, bada, bada, boum, bim, bada, boum, ça me fait penser au casseur-flotteur. Quelle époque ça encore, quelle époque. Attendez, je vais boire une gorgée parce que, bon, je vente, non, je ne vente pas du tout, mais le El Famoso Lupin.

Franchement, je ne vais pas vous mentir. J'aime bien avoir une boisson chaude, qui est un peu froide parce que ça fait une demi-heure que je parle, donc ça a eu le temps de refroidir.

J'aime bien avoir une boisson chaude, mais la claque que te met le café, franchement, ça me manque quand même un petit peu. Oh là là. Ok. Thierry nous a aussi partagé une phrase qui apparemment viendrait d'Hécathlon. Alors, je n'ai pas fact-checké, vous fact-checkerez pour moi. Ouh là là, ce n'est pas facile à conjuguer cet anglicisme.

C'est quand il fait beau qu'on répare la toiture

C'est quand il fait beau qu'on répare la toiture. J'adore. J'adore. C'est toujours cette démarche de dire, ok, je commence à travailler sur les choses avant que ça soit l'absolu catastrophe.

Je pourrais, par exemple, dire, je commence à faire mon révélateur avant d'avoir écrit 70 pages de mon livre et d'être complètement paumé parce que je n'ai pas posé de la clarté sur mes intentions. Par exemple, sans vous renvoyer vers quelqu'un qui a inventé le révélateur. Clin d'œil, clin d'œil.

Bref, j'aime beaucoup. Vous voyez, c'est le genre de petites phrases. Je les trouve un peu punchy. J'aime bien, tu vois, elle va clairement rentrer dans mon carnet de citations parce que je la trouve très pertinente. On peut la sortir du contexte, on peut l'appliquer à plein de choses, on peut l'appliquer à l'écriture, on peut aussi l'appliquer à une équipe. Par exemple, c'est avant qu'elle soit dysfonctionnelle que c'est intéressant de faire du team building. On peut aussi l'appliquer au business. C'est avant d'être complètement sous l'eau et au bord de l'explosion que c'est intéressant de réfléchir à déléguer. Voilà, voilà. Et vous voyez, des toutes petites phrases comme ça qui sont transcontextuelles. Alors, on peut les utiliser dans un contexte mais on peut les utiliser ailleurs. D'ailleurs, c'est pareil, c'est une mécanique de coaching que j'aime bien. La personne parle, te raconte quelque chose, tu commences à entendre une croyance limitante ou une injonction et tu peux, par exemple, partager, voilà, ce que tu partages, ça m'évoque cette phrase.

Qu'est-ce qu'elle te dit à toi ? Et là, hop, c'est une manière que la personne s'approprie l'image de la phrase, la métaphore de la phrase, la phrase en elle-même s'il n'y a pas de métaphore et hop, fasse le lien avec ce qu'elle vient de dire. Paf, c'est du recadrage métaphorique quelque part ou paraphorisme, voilà, on pourra utiliser le terme qu'on veut. Et c'est très puissant aussi.

Ok. Putain, autre, si, si, si, si, voilà, autre, autre qui rejoint aussi le coaching. Les berges sont la chance du fleuve. Entendez cette phrase, je vous laisse la, je vous laisse la, la, la prendre là. la malaxer dans votre tête. Les berges sont la chance du fleuve. Autrement dit, le cadre et la structure sont la chance du livre. Alors, attention, je ne vous dis pas de devenir architecte à tout prix. Vous savez à quel point je n'aime pas ces mots. Mais, le cadre et la structure, les deadlines, le révélateur, la clarté d'intention, tout ça, sont la chance du livre. C'est ça qui nous permet d'aller jusqu'au bout. Sinon, ça devient le marécage. Eh ouais, un fleuve, vous retirez les berges, c'est le marécage. Et, c'est beaucoup moins sympa de marcher dans un marécage.

Donc, le cadre et la chance du livre. Et, quand il y a, je dirais, refus ou contestation de pose de cadre, j'aime bien aller l'interroger parce que c'est parfois très indicatif des enjeux de la personne, des blocages qu'elle peut avoir ou des ou des ou des croyances qu'il peut y avoir derrière. Je vous donne un exemple. Quelqu'un qui me dirait, ah non, je ne veux absolument pas mettre de deadline. Eh bien, derrière, on pourrait creuser, on pourrait détecter une peur de réussir, une peur d'échouer, une peur du regard des autres, etc. Et la peur du regard des autres serait presque l'étape d'après. Ok, j'entends, qu'est-ce qui se passerait si tu mettais une date ? Eh bien, ça me mettrait la pression parce que ça veut dire que je pourrais échouer. Mais échouer, ça veut dire quoi ? Eh bien, ça veut dire renvoyer une image de moi de quelqu'un qui abandonne, qui rate. Ok, donc ça touche au regard des autres.

Oui, qui dans les autres ? Eh bien, plutôt au regard de mon frère ou de ma sœur. Ah, il est important pour toi le regard de ton frère ou de ta sœur. Vous voyez la mécanique avec laquelle on creuse alors qu'on aurait pu s'arrêter à non, j'aime pas les deadlines. Voilà. Eh bien, toutes ces questions viennent mettre des berges au fleuve et c'est comme ça qu'on continue à avancer.

Ainsi donc, mettre cette deadline permet de mettre des berges à notre livre et ça nous permet de continuer à avancer. c'est vrai dans dans tout un tas de cadres et de structures.

La clarté d'intention, là où je viens, notamment dans le révélateur, venir déposer le trio d'intention en tirant tous les fils que m'amène la personne, sert à ça. Il sert à poser les berges du fleuve. Mais, mais, mais, mais, mais, mais, vous voyez bien que le fleuve, c'est pas rectiligne, le fleuve, il vacille, le fleuve, il arrive à un point Z, mais par contre, hop, il tourne, il oscille, il fait de belles petites arabesques, il se laisse mettre du terrain. Voilà. Et, ce que ça nous dit, c'est que on a le droit de faire des petits détours. On a le droit d'explorer la droite, la gauche de, de la direction dans laquelle on va. L'important, c'est de ne pas perdre de vue notre étoile. Voilà. Et c'est en, en vivotant comme ça qu'on trouve le bon chemin aussi. Encore une fois, là, on retrouve, on retombe dans cette notion de, de toute manière, on n'arrivera pas à tracer le chemin parfait exactement jusqu'à là où on veut aller, sans même le vivre et sans même le parcourir.

On a besoin de faire un premier pas, d'hésiter, puis d'en faire un deuxième et un troisième et un quatrième et peut-être de revenir en arrière de deux pour en faire dix de plus sur la droite et puis ensuite pour en faire quinze sur la gauche et puis ensuite de reculer de deux et puis d'aller sur la droite, etc. Et il n'y a que comme ça qu'on arrive jusqu'au bout à mon sens. C'est le processus très itératif de découvrir son rythme, de découvrir qui on a envie d'être en tant qu'auteur et d'identifier tout ce qu'il y a sur notre chemin qui peut nous empêcher de... Je répéterai un milliard de fois ça, mais pour moi, l'essentiel est de quoi j'ai besoin pour écrire aujourd'hui. s'il n'y a rien d'autre que j'ai besoin d'un stylo et d'une feuille, go écrire. Et si au moment de vous y mettre, là, il y a des trucs qui arrivent, c'est ça qu'il faut aller travailler.

Par exemple, là d'un coup, je vois la page blanc, ça me paraît immense. C'est ça qu'il faut travailler et pas l'effet qu'il y a après de dire alors du coup, je vais aller me former à l'écriture. Non, une formation n'aidera rien à réduire la taille de cette montagne. C'est ce sentiment de montagne que tu dois venir travailler. Je t'invite à aller travailler, il n'y a aucune obligation où vous commencez à me connaître.

Si la réponse est par contre en fait là, je manque de clarté, d'intention, la première question, est-ce que tu as posé tes intentions ? Non, ce serait peut-être intéressant d'aller poser tes intentions. Et là encore une fois, clin d'œil, clin d'œil.

Je les ai posées, mais là, ok, en fait je ne sais pas où je vais vis-à-vis de tes intentions. Ok, c'est bien de prendre dix minutes, c'est bien de prendre une session d'écriture, de dire, ok, avec là où j'en suis dans mon écriture, avec là où j'ai envie d'aller vis-à-vis de mes intentions, c'est quoi les étapes d'après ? Et moi, je fonctionne beaucoup comme ça. C'est-à-dire, je suis un espèce d'architecte de temps en temps. J'ai une écriture très jardinière, et puis par contre, quand j'ai l'impression d'être dans les broussailles, hop, petit rappel des intentions, avec ce qui s'est passé, où est-ce que j'ai envie d'aller, le personnage, il a besoin de vivre quoi, etc., etc., et hop, ça me relance dans mon truc de jardinier.

Voilà. Par contre, c'est impossible. Quand je vois bien, typiquement, le tome 3, je vois bien que jamais j'aurais pu déposer tout ça avant même de commencer à écrire. Ça aurait été impossible de faire toute cette structure-là. Voilà. Donc, les berges sont la chance du fleuve et sans, c'est les marécages. Voilà. Ok.

Le désaccord et la bêta lecture qui assoit tes intentions

Il y a autre chose. C'est fou, en fait, Thierry a dit plein de phrases que je trouve passionnantes et sur lesquelles j'adore rebondir. Il a dit j'aimerais bien être de ton avis mais on serait deux à avoir tort. Ça me refait penser à l'épisode où on parlait des dents de la discorde, l'épisode d'Ose lire où il y a le philomag sur la dispute. justement où les dents de la discorde permettaient de bâtir son propre avis. C'est trop bien de tomber sur quelqu'un avec qui on est en désaccord. Alors, attention, je ne dis pas que c'est bien d'être en conflit permanent avec les gens. Simplement, ouais, c'est intéressant. C'est ça qui aussi nous permet d'asseoir notre avis. quoi. Vous voyez, c'est tout le processus d'une bêta lecture, quelque part. Hop, avant ce petit parallèle, mince, qu'est-ce qu'il est en train de me faire ? Hop, on valide, tac, petite gorgée de lupin.

Magnifique. Et donc, je disais, c'est exactement le processus d'une bêta lecture. C'est-à-dire que la bêta lecture n'existe pas pour venir nous dire qu'un œil extérieur nous oblige à faire A, B ou C.

Les retours de bêta lecture sont toujours des invitations à. Des invitations à quoi ? À asseoir notre intention. Voilà. L'objectif, à mon sens, d'une bêta lecture, c'est de venir confronter nos intentions au regard extérieur. Et donc, les retours les plus pertinents sont « Je trouve par exemple que cette flat... » Ok, désolé pour l'anglicisme. « Je trouve par exemple que cette phrase est très plate vis-à-vis de l'intention que tu as avec ce personnage. Je t'inviterai à faire ci ou faire ça. » Alors, il y a évidemment parmi ça des retours beaucoup plus classiques de « Cette phrase est plate. » Là, tu as dit « Je sens que... » Ok, mais qu'est-ce qu'il ressent ? Comment tu pourrais le décrire pour donner un peu plus de matière ? Bref, il y a des trucs un peu plus classiques dans les commentaires de bêta lecture, mais ce n'est pas ceux-là tellement qui m'intéressent parce que ceux-là, en fait, on les prend comme acquis direct.

On les voit, on fait « Oui, c'est vrai, là, c'est amélioré. » Mais là, on est plus presque sur le déroulé, je dirais, dans l'apprentissage de l'écriture. C'est les commentaires qui nous permettent d'identifier nos tics de fonctionnement et donc de nous améliorer. C'est le processus d'amélioration continue, quelque part. Là, les commentaires dont je parle, c'est vraiment ceux qui vont venir questionner l'intention. Donc, un personnage qui fait quelque chose et sur lequel le bêta lecteur pourra interroger de dire « Comment ça sert ton intention qu'il fasse cela ? » Ou « J'ai la sensation qu'en faisant cela, il trahit l'intention que tu avais et donc, ça fait comme une fausse note sur le manuscrit. » Et après, nous, auteurs, on a plusieurs choix. Soit c'est vrai et auquel cas, on corrige. Soit c'est pas vrai et en fait, le ressenti qu'a le bêta lecteur est tout à fait celui qu'on voulait. Et donc, on vient asseoir encore plus notre intention.

Vous voyez, c'est comme si je mettais dans le texte, je vais vous faire un exemple très simple, « Je suis un peu triste », que la personne soulevait de dire « C'est bizarre qu'il soit un peu triste. » J'ai l'impression que ça, comme une fausse note et moi, en tant qu'auteur, qui voulait que oui, il y ait une fausse note et qu'il y ait cette tristesse, je me rends compte que mon un peu, en fait, il est chéqui. Il fait comme si je n'assumais pas vraiment ce que je voulais dire. Et donc là, je transforme la phrase et je dis « Je suis effondré. » Comme ça, j'assume encore plus ma volonté de cassure et d'afficher la tristesse. Voilà. Je ne sais pas si vous voyez ce que je veux dire, mais tous les retours de bêta lecture servent à ça. Ils servent à continuer à asseoir nos intentions pour que c'est vraiment voyaient encore ça comme le chemin sur lequel on marche et les intentions comme la clarté du bout.

Et en fait, tous ces commentaires nous permettent de venir couper les branches qui pourraient encore masquer le chemin. Voilà. Magnifique. Ah, j'adore utiliser ce mot comme petite ponctuation.

Ok, ok, il y en a plein. Putain, attendez, j'ai trop de trucs à dire, c'est pas possible. Ça fait combien 43 minutes que je parle ? Bon courage, j'espère que vous avez du temps devant vous.

Une équipe qui rit est une équipe qui vit

Bon, une petite phrase comme ça, une équipe qui vit est une équipe qui rit. Ok, c'est très cool. C'est une phrase qui m'a marqué, je vous la partage au cas où vous êtes dans une équipe, tout ça, tout ça. D'ailleurs, ça marche aussi dans une relation. Une équipe qui vit est une relation qui vit est une relation qui rit. C'est important de rire. D'ailleurs, Big Up, un de mes partenaires de formation, pourquoi je dis ça ? Parce que c'est quelqu'un qui a été mon binôme pendant fin 2024, notamment, avec qui on a beaucoup échangé autour du coaching, on s'est beaucoup coaché l'un avec l'autre, donc on se connaît très bien, tu vois, même si on s'est rencontré sur le tard. Et il me partageait que dans ses, je l'ai déjà dit, je crois en plus en podcast, mais il me partageait, je vais le nommer, c'est Foucault, je lui fais une grosse dédicace. Il me partageait que, d'ailleurs, vous pouvez aller voir si vous êtes lyonnais, je lui fais sa pub, j'espère que ça lui plaira, mais vous pouvez aller voir si vous êtes lyonnais, l'épisode sortira juste avant qu'il y ait le Grand Dialogue à Lyon, qui est une réunion qui permet de discuter.

Vous voyez, je parlais juste avant de dents de discorde, de s'autoriser le débat dans un espace cadré. Et bien, le Grand Dialogue, notamment organisé par cet ami Foucault, est organisé à Lyon. Vous pouvez aller faire un tour. C'est une initiative que je trouve passionnante, qui, à mon sens, est très utile dans le contexte dans lequel on est, avec des thématiques politiques comme on peut en avoir sans les nommer, ou avec l'IA, l'environnement, bref tout ça. Je trouve que c'est intéressant de s'autoriser un espace dans lequel on peut discuter, dans lequel on peut poser, nos sujets de discorde tout en les contextualisant pour pouvoir les explorer. Donc, gros big up au Grand Dialogue, gros big up à Foucault. Et je vous invite à aller voir cette initiative si elle vous intéresse. Et je reviens sur le tilt que j'ai eu. Foucault me disait que dans ses objectifs de Nouvel An, il mettait toujours Rire Plus. Et depuis qu'il me l'a dit, je le mets moi-même toujours parce que oui, c'est important en fait.

Le Rire, ça porte tellement de choses. Rire avec les gens qu'on aime, Rire avec les gens qu'on accompagne fait aussi partie de la confiance qu'on co-construit et dans laquelle on se sent à l'aise. Voilà. Et donc, je parlais de ça parce que Foucault a une amie qui est autrice, qui a une très belle trajectoire récemment et qui est venue enregistrer dans le podcast. L'épisode sortira bientôt. Vous verrez, c'est un épisode passionnant aussi et j'ai hâte que vous le découvriez. Et donc, il disait Rire Plus. Et donc, c'est pour ça. J'aime bien cette phrase aussi. Une équipe qui rit est une équipe qui vit. Une relation qui rit est une relation qui vit. Et je le dirais même de manière personnelle, de manière individuelle. On en revient toujours à la systémie de l'individu qui représente la systémie du groupe. Quand je suis capable de rire de moi, je vis aussi. Quand je suis capable de rire à mes propres blagues, je vis aussi.

Voilà. Hop, petite parenthèse fermée. C'est fou, je ne pensais pas raconter tout ça. Il nous a parlé d'une autre chose, Thierry, le formateur, pardon.

La passoire de Socrate : vrai, utile, bienveillant

La passoire de Socrate. Alors, je ne connaissais pas, mais c'est en gros quelque chose qui dit que c'est la passoire par laquelle on fait passer ce qu'on va dire pour savoir si on va le dire. C'est une manière très philosophique de dire tourner trois fois sa langue dans sa bouche avant de décocher un mot. vrai et réel, utile et bienveillant. Voilà les trois points que vous pouvez valider avant de partager quelque chose. Est-ce que c'est vrai et réel ? Est-ce qu'en gros, je ne suis pas en train de balancer une énorme fake news ? Est-ce que c'est utile ? Est-ce que ça va servir la personne qui est en face de moi ? Est-ce que ça va me servir moi-même ? Tout ça. Et est-ce que c'est bienveillant ? Et vous verrez qu'en prenant le temps de checker ces trois points, ça fait quand même beaucoup la différence. Voilà. Ça évite aussi de tomber dans des accusations avec de l'inconditionnel négatif qui est évidemment à proscrire quand on cherche à discuter avec quelqu'un.

Je ne sais pas, admettons, vous avez une dispute de couple, dire « t'es toujours chiante, ça n'aide personne » parce que c'est une attaque à dominème qui n'est pas du tout contextuelle et qui va juste alimenter le ping-pong de colère qui va mener à l'explosion. C'est comme une réaction en chaîne nucléaire. Voilà. Sauf avec un seuil en mode emballement, pas du tout maîtrise de la réaction en chaîne comme dans nos beaux réacteurs français, évidemment. Tu vois, on voit le passé d'ingénieur qui revient toquer à la porte.

Pourquoi je racontais ça déjà ? Oui. Vrai, utile, bienveillant. Donc, on ne dit pas à quelqu'un « t'es toujours chiante », on lui dit « ok, quand tu as dit ça dans ce contexte, là, je t'ai trouvé un peu agaçante. » On évite d'utiliser le mot « chiant » aussi qui est très connoté, mais « ça m'a touché, j'ai été agacé. » Voilà. « Quand tu as dit ça spécifiquement à ce moment-là, j'ai été agacé. » Voilà. Vrai, réel, utile, bienveillant. Avec ça, c'est un beau filtre et je crois que le monde se porterait mieux si tout le monde appliquait ce filtre, notamment sur la première version, vrai et réel, parce que, alors, sans vouloir taper sur nos chers politiques, mais j'ai l'impression qu'ils ont tendance à oublier le vrai et réel ou alors à le tordre pour qu'il corresponde tout à fait à leur prisme. Mais leur prisme est-il le prisme de la réalité ou de la vérité ?

C'est une très bonne question. Voilà. J'ai entendu une autre phrase qui m'a passionné. Je vous balance toutes ces phrases-là qui ont marqué ma semaine et demie sans que je puisse vous parler. Mais attention, je prends une gorgée de lupin quand même.

Je dois reconnaître qu'à défaut d'être une boisson révolutionnaire, le lupin a un nom quand même très marrant. Moi, j'y verrais peut-être plutôt une petite bête mystique. Je l'imagine bien, j'aurais appelé lupin, par exemple, les petites poussières noires dans Totoro. Vous voyez ? Ça, pour moi, ça pourrait être un petit lupin.

La phrase de la suite, c'est d'ailleurs, ça va, ça rejoint un peu toute cette thématique de l'IA aussi. On a toujours un problème d'interface chaise-clavier. Je vous laisse trouver ce qu'il y a entre la chaise et le clavier. Pipou, pipou, pipou, c'est moi.

Problème d'interface chaise-clavier. Au secours, au secours. Ça me fait mourir de rire parce que c'était tous les enjeux notamment en sûreté nucléaire, il y a tous ces enjeux FOH.

Et vous n'avez pas idée à quel point plein de choses auraient pu être évitées si on avait plutôt réfléchi à l'interface chaise-clavier et donc à l'humain. Vous voyez, je parlais toujours de remettre l'humain au centre. C'est aussi vrai en ingénierie. Et d'ailleurs, c'est toujours marrant parce que vous voyez, en fait, il y a plusieurs choses qui sont intéressantes. Ça fait en plus écho avec le besoin qu'on peut avoir d'une bêta-lecture parce que ça nous sort la tête du guidon. C'est aussi, ça fait écho, évidemment, au besoin qu'on peut avoir d'un coach puisque ça nous sort évidemment la tête du guidon aussi. Clin d'œil, clin d'œil. Dis donc, je vous en ai fait des clins d'œil.

Parce que très souvent dans un processus d'ingénierie, on est focalisé sur OK, techniquement, où est-ce que j'ai envie d'aller ? Quelles sont les fonctionnalités que mon truc a besoin de remplir ? Et donc, on développe, on développe, on développe. Et à la fin, on se rend compte qu'on a développé un truc qui est inutilisable. Ou alors, on a oublié l'interface écran qui permet de surveiller que tout fonctionne bien. Ou alors, on a oublié de mettre le bouton qui permet de lancer la machine. Ou alors, on a oublié le contrôle d'une vanne qui, si elle se ferme, fait péter le réacteur. Bon, voilà. Par exemple, je cite des exemples comme ça qui n'ont absolument rien à voir avec la réalité. Vous pouvez aller voir par exemple l'accident de Three Mile Island aux Etats-Unis qui est un des accidents nucléaires avec fusion du cœur. C'est principalement un enjeu de vanne qu'on n'a pas su repérer. Ça a d'ailleurs intégré toutes ces problématiques FOH très fort dans la sûreté nucléaire par la suite.

Évidemment, comme tous les processus technologiques, le nucléaire est un, est un, est une technologie qui a appris de ses erreurs. On a appris des erreurs de Three Mile Island, on a appris des erreurs de Tchernobyl et on a appris des erreurs de Fukushima. Malheureusement, et c'est aussi tout l'enjeu du nucléaire, c'est par exemple tous les enjeux qui ont notamment ralenti la mise en route de Flamanville et qui ralentissent énormément à la fois la prolongation de vie des centrales existantes et aussi la nouvelle construction de nouvelles centrales. on n'a pas le droit à l'erreur en fait en nucléaire. On ne peut pas se permettre l'erreur parce que l'erreur peut coûter des, au-delà des vies, peut coûter la pollution d'une terre pendant très longtemps. C'est le cas par exemple à Tchernobyl. Très bonne série d'ailleurs sur HBO si vous ne l'avez pas vue qui explique l'accident et qui même avec un œil de physicien nucléaire est très pertinent.

Pourquoi je vous parlais de ça moi ? Oui, je faisais le parallèle avec la sûreté nucléaire avec le... Attendez, attendez, attendez, il faut que je raccroche les wagons là.

Pipou, pipou, pipou, oui, le problème d'interface chaise-clavier. Hop, c'est bon, sûreté nucléaire, on était obligé d'intégrer l'humain dans tout ça. Voilà. Et en fait, on a besoin de cette œil extérieure, c'est bon, tout le wagon est raccroché. Vous voyez, mes idées sont cohérentes quand même, je ne dis pas n'importe quoi. Juste parfois, hop, j'ai besoin de reclipser les chaînes. On a besoin de cet œil extérieur parce qu'on est enfermé dans notre processus avec notre intention et l'œil extérieur permet de simplement nous défocus, nous faire un petit recadrage et nous faire dire OK, tu vois, là j'ai l'impression qu'il manque juste ce petit détail qui permettrait, hop, de te remettre sur les rails et d'éviter cette interface, cette mauvaise interface chaise-clavier. Voilà. Donc c'est vrai pour à peu près tous les processus, mais vous voyez, c'est aussi pour ça que dans un processus, bon bah c'est vrai en ingénierie, je vais reprendre cet exemple-là, mais vous voyez, je vais faire le parallèle avec l'écriture.

En ingénierie, on a besoin de l'ingénieur, notamment de l'ingénieur sûreté parce que lui, en gros, il va t'expliquer qu'il te faut trois systèmes redondants, X trucs de secours, etc. Bon, très bien. Derrière, t'as l'ingénieur commercial qui lui va te dire bon, t'es bien mignon, mais, mais, mais, mais, mais, mais, mais, mais, mais, mais, mais, mais, mais, on a comme un petit problème de coût. Donc, comment on fait pour équilibrer cette balance sur tes coûts, qui est d'ailleurs toujours un très gros enjeu en France. Et, derrière, t'as besoin aussi de l'ingénieur, l'ingénieur qui a les pieds dans le réel, quelque part, de dire, voilà, ta méthode, ton idée là, en fait, elle est faisable ou pas faisable. Donc, t'as le mec qui imagine, t'as le mec qui a la faisabilité technique, et t'as le mec qui a la faisabilité économique. Vous voyez, il y a toujours une triptyque comme ça qui permet d'avoir un bon équilibre.

Je ne sais pas pourquoi, mais ça fonctionne très souvent en triptyque. Et ça fonctionne très bien comme ça. Vous voyez, la triptyque tête, cœur, corps, ma propre triptyque, ingénieur, coach, artiste, voilà, ça peut être tout ça. Ou la triptyque de l'ingénieur avec la faisabilité, le mec qui veut absolument mettre tous les systèmes qui n'existent pas encore et qui ne sont pas faisables, et puis le mec qui contrôle le budget quand même.

Et c'est aussi vrai en écriture parce que, quelque part, on fonctionne aussi avec ces triptyques-là. Vous voyez, si je prends par exemple le coach, l'auteur et le bêta lecteur, le coach va te renvoyer à tes propres contradictions dans le processus d'écriture et va te permettre de te débloquer de tous les obstacles que tu vas pouvoir rencontrer sur ce chemin. Le bêta lecteur va permettre de te faire un défocus à la fin. Et en fait, c'est que l'équilibre entre ces trois forces qui te tirent qui va à un moment te faire toucher une justesse qui t'emmène pile là où tu avais envie d'aller. Voilà.

L'interface stylo-papier, là où ton livre coince

Donc, soyons attentifs aux enjeux d'interface chaise-clavier et soyons attentifs aux enjeux d'interface stylo-papélication. Vous voyez ? En fait, et c'est marrant parce que, putain, pourquoi j'y ai pas pensé avant ? C'est exceptionnel comme parallèle. On se dit, par exemple, oui, mais moi, j'ai un problème, voilà, j'ai pas de technique d'écriture. Donc là, on estime qu'on a un problème de stylo, quelque part. Bon, j'ai pas la bonne manière de raconter une histoire. Ou alors, oui, non, mais là, en fait, j'ai pas trouvé le bon logiciel. OK, donc on a un problème de papier, en fait. il faut qu'on trouve le bon papier sur lequel écrire. Et donc, voilà, on change le papier, on change le stylo, sans réfléchir à comment on relie les deux. Et alors là, comme par magie, ben oui, c'est nous, l'auteur au milieu, qui fait que ce livre n'avance pas. Voilà.

Magnifique. Encore une preuve, s'il en fallait, que bien souvent, la technique n'est qu'un coupable idéal, mais les masques tombent, jusqu'à remarquer que le vrai souci des auteurs est cette interface stylo-papier.

Alors, il y a un autre truc que j'avais noté et j'avais toujours, je sais pas pourquoi, j'avais oublié alors que ça m'avait pris, j'ai même pris, j'ai même écrit plusieurs points d'exclamation, etc. Je prends le temps d'écrire aux abonnés qui arrivent sur mon compte Insta. Je prends le temps de leur écrire. Alors, je m'excuse si je ne l'ai pas fait parce qu'il y avait un moment, vous voyez, c'est un peu comme quand on dit qu'on va faire le ménage, plus on attend pour le faire, plus c'est long. J'ai eu une période au début de l'année qui était tellement chargée que j'en ai raté quand même beaucoup. Donc, j'ai la liste, je prends le temps de les rattraper, mais évidemment, je ne peux pas faire ça pendant 4 heures comme un robot. J'ai encore moins envie de demander à un robot de le faire, donc je m'excuse pour ça. Mais, je suis parfois étonné des gens qui me disent « Putain, mais tu prends le temps d'envoyer un message aux abonnés. »

Mais, évidemment, vous pensez comment que je connais vous croyez que comment je connais les enjeux vraiment des auteurs qui sont bloqués ? C'est en discutant avec eux. Et donc, c'est évidemment en discutant avec les auteurs que j'accompagne, c'est aussi évidemment en discutant simplement avec les auteurs qui arrivent sur mon compte. Et ça va parfois pas plus loin de « Ok, où est-ce que t'en es dans ton aventure d'écriture ? » Et là, je retrouve, d'ailleurs, j'ai mis à jour mon site, les 10 blocages dont je parle. Alors là, je les retrouve tout le temps. Et en fait, chaque discussion que j'ai me permet d'affiner cela, me permet de comprendre exactement à qui je m'adresse, à qui j'ai envie de m'adresser et comment je peux les aider. Donc, c'est extrêmement important pour moi de prendre le temps d'échanger avec les gens qui me suivent parce que c'est comme ça que je peux parfaitement comprendre les gens que j'ai en face de moi.

Et à ça, tu viens rajouter derrière la petite composante coach, la petite, la grande, on s'entend. Mais tu viens rajouter cet aspect individuel ensuite. Tous ces blocages, les 10 blocages dont je parle sur mon site, tout ça, ce sont des patterns que j'ai pu repérer tout en ayant conscience que ce n'est pas parce que je repère ce pattern qu'il va se régler exactement de la même manière. Alors, parfois, c'est vrai. Voilà, quelqu'un qui vient me voir en me disant qu'il a absolument besoin de structurer un plan, eh bien, en creusant, il arrive très souvent qu'on remarque que derrière, il y a une peur de lâcher prise. Bon, OK, ça n'empêche que quand je remarque ce pattern, je m'arrête quand même, OK, voilà le constat, maintenant, on le creuse de manière individuelle pour vraiment aller voir ce qui se cache. donc, oui, oui, j'envoie un message à tout le monde et en tout cas, j'essaie de tenir le rythme parce que c'est ça qui, en fait, si vous voulez, c'est dans la démarche d'amélioration continue de mon accompagnement d'écriture.

j'ai envie quotidiennement de mieux comprendre les auteurs, de prendre le temps de mieux les comprendre et donc, évidemment, ça passe par échanger avec eux. Voilà. Je pense que c'était important, je ne sais pas si je l'avais déjà dit, mais ça me semble très important de le rappeler parce que c'est ça aussi qui me permet de dire aux gens que j'accompagne t'inquiète, tout va bien se passer parce que moi-même, je suis dans une démarche de toujours m'améliorer en tant que coach, en tant qu'écrivain, en tant que coach pour écrivain.

Quand la réalité les yeux ouverts rejoint celle des yeux fermés

Voilà. Oh putain, oui, il fallait que je vous partage aussi. Autre dernier point, je pense que ça sera le dernier parce que là, je ne fais que parler, je suis désolé, mais c'était trop important. Il y avait trop de choses à dire. Je suis tombé sur... Alors, en vrai, c'était un gars qui s'appelle, si je ne dis pas de bêtises, Dayarga, c'est un... Alors, rappeur et peut-être un peu réducteur, je dirais peut-être plutôt artiste parce que je le trouve emprunt de... et en tout cas, teinté de beaucoup d'inspiration qui viennent de plein d'endroits. Donc, je dirais artiste. Et j'ai écouté une interview de lui récemment et je l'ai trouvé très pertinent à plein de moments et il y a notamment une phrase qui m'a marqué qui est la réalité de mes yeux ouverts commence à ressembler à celle de mes yeux fermés. Et quand j'ai entendu ça, j'étais là, ouah, mais comment c'est dingue. Comment ça incarne absolument tout ce qu'est la clarté d'identité et appliquer avec la clarté de rythme, dirigé vers la clarté d'intention.

Si vous voulez, c'est vraiment cet exercice de dire, ok, où est-ce que j'ai envie d'être dans six mois, dans un an, dans cinq ans ? Prenons le délai qu'on veut. Très bien, j'ai envie d'être un écrivain qui a écrit trois livres. Très bien. Ok, ça c'est la réalité de mes yeux fermés. Maintenant, la réalité de mes yeux ouverts, c'est quoi ? Là, l'honnêteté intellectuelle qui doit frapper. Aujourd'hui, je ne suis pas cet écrivain qui a écrit trois livres. Maintenant, c'est cette direction dans laquelle j'ai envie d'aller. J'ai envie de devenir cet auteur. J'ai envie de comprendre les valeurs avec lesquelles j'ai envie de fonctionner. J'ai envie de démêler mes croyances, mes blocages, mes enjeux qui m'empêchent d'aller vers cette version. Très bien. Comment je fais pour y aller ? Quels sont mes petits pas que j'ai envie de m'autoriser aujourd'hui ? Quel sera ensuite celui que j'ai envie de faire demain ? Et comment je construis un rythme qui me permet quotidiennement ou hebdomadairement de faire un pas vers cette vision que j'ai de moi ?

Et donc, c'est toujours de confronter, c'est cette fameuse congruence, cette fameuse alignement entre les rêves, la vision, les yeux fermés, la réalité, la vision, les yeux ouverts et l'action qui sépare les deux. Encore une fois, une triptyque. Est-ce que c'est pas magique ? Et donc, c'est en s'autorisant ce premier petit pas que là, la réalité qu'on a les yeux fermés, elle devient un petit peu la réalité qu'on a les yeux ouverts. Et en continuant comme ça, on se met à ouvrir les yeux. Ouvrir les yeux sur la personne qu'on est devenu. C'est ça qui est magique. C'est qu'à un moment, on se rend compte que les rêves qu'on vivait les yeux fermés, on les vit aujourd'hui. Mais tout ça parce qu'on a eu l'honnêteté à un moment de dire que en fait, ça n'existe pas. Ouais, c'est encore un rêve, peut-être un fantasme. Comment je fais pour l'ancrer dans la réalité ? Comment je fais pour que ça en soit un objectif ?

Comment je fais pour m'autoriser un premier pas aujourd'hui ? Et cette phrase, quand il a dit j'ai l'impression que ma réalité les yeux ouverts commence à ressembler à celle que j'avais les yeux fermés, je ne peux pas savoir comment ça m'a touché parce que c'est tellement représentatif de ce qu'on ressent quand on s'autorise et quand on ose faire un premier pas vers ce qui est important pour nous. Ça paraît extrêmement bateau ce que je dis mais vraiment saisissez-vous de la puissance de ce truc-là.

J'ai besoin de quoi pour oser ? Et à un moment, vous vous réveillerez et ça, vous pouvez aller écouter Anaïs par exemple dans son témoignage, vous pouvez aller écouter Kevin, Oméry, n'importe qui. Il y a un moment, on réalise qu'on est devenu la personne qu'on espérait être mais qu'on ne s'était jamais autorisé à être. Et ce n'était pas en claquant des doigts, ce n'était pas en trouvant une méthode miracle, ce n'était pas en trouvant un raccourci, c'était en se challengeant sur ok, de quoi j'ai besoin aujourd'hui. Ça c'est tout le travail que j'ai fait avec eux évidemment, avec elle et eux pardon.

Et là, on vient détricoter, tout ce qui nous a empêché d'aller là-bas. C'est comme si vous voyez, on était pris dans des lianes, on a le chemin, on est pris dans des lianes et petit à petit, avec quelqu'un, on vient démêler ces lianes et paf, on se libère d'un côté et paf, on se libère de l'autre et puis un moment, pouf, on se met à courir sur ce chemin et là, on ne s'arrête jamais. Là, ça nous renvoie à la phrase de Népal, au moment où tu sautes les barrières, tu te mets à voler, tu te rends compte qu'il n'y a plus de pression. En fait, tu es libre, tu voles et c'est magnifique.

Que voulez-vous ? Cette phrase, en fait, j'ai presque envie de clôturer et j'avais un peu d'autres trucs à vivre, à écrire, mais à vivre, à écrire, c'est vrai aussi, mais à dire, mais j'ai envie de m'arrêter là. Ouais, je la trouve magnifique. Je clôture avec une dernière phrase, bon chemin vers vous. Thierry a clôturé les trois jours de formation avec ça et j'aime beaucoup ça, bon chemin vers vous. Et le plus court chemin vers soi passe par les autres. ça fait un bel écho ça, j'aime beaucoup. Allez, je vous souhaite une très bonne journée, soirée, bref, quel que soit le moment où vous écoutez ce podcast, je vous souhaite le meilleur, osez écrire, si vous avez besoin, n'hésitez pas, je suis là, je vous fais des bisous, c'était Ybelion et ciao ! Merci, merci d'être là, épisode après épisode. Si ce podcast t'inspire, t'aide ou te mets du baume au cœur, t'abonner, mettre 5 étoiles et le partager, c'est le meilleur moyen de m'aider à toucher le plus de gens qui ont un livre en eux.

Parce qu'après tout, plus il y a de livres écrits et mieux le monde se porte. A très vite, ose écrire.