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Pochette de l'épisode 118 du podcast Ose Écrire

ÉPISODE 118SOLO7 JUIN 202655 MIN

Mon monde magique est un chou romanesco

Clarté · Identitéécriture créativeworldbuilding
00:0054:48

FACE A — LES 25 CHAPITRES · CLIQUE POUR ÉCOUTER

Le héros de ma prochaine saga de fantasy est un navet.

CE QUE RACONTE CET ÉPISODE

Le navet ne porte aucune prophétie dans son nom. Il sort d'un village paumé et devient un héros à la seule force de son travail. Et c'est précisément ça qui me bouleverse.

Quand un personnage ordinaire ose, le lecteur se surprend à penser : « alors peut-être que moi aussi ». Un héros parfait, lui, n'apprend rien à personne.

On nous range tous très tôt dans une case : le banal, le pas-assez-doué, celui qui ferait mieux de laisser écrire les autres. Cette étiquette, d'autres l'ont posée pour nous, et on finit par la croire.

Le navet rappelle une chose toute simple : tu peux décoller cette étiquette et t'en choisir une autre. Et pour ça, nul besoin de devenir extraordinaire. Il suffit d'oser le premier pas que tu repousses depuis trop longtemps.

Ton livre attend peut-être que tu acceptes d'être un navet. Banal au départ, et bien décidé à changer ta vie quand même. 🌱

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LE CAROUSEL DE L'ÉPISODE — CLIQUE UN SLIDE POUR L'AGRANDIR

Face B — le transcript

L'ÉPISODE MOT À MOT · LES TIMECODES LANCENT L'ÉCOUTE

Évidemment, tu te doutes bien que ce n'est pas moi qui ai tapé tout ce transcript à la main… Alors oui, il y a parfois des incohérences et des erreurs. Comme quoi, rien de mieux que d'écouter l'épisode plutôt que de le lire !

Tu cherches un passage précis ? La table d'écoute passe les transcripts de tous les épisodes au peigne fin.

Et si on inventait un monde peuplé de légumes ?

On va dérouler une exploration créative absolument sérieuse et voir comment le révélateur, les 10 points absolument cruciaux à traiter avant de se lancer dans l'écriture, nous servent pour cadrer cette exploration créative. Cette exploration créative est un monde peuplé de légumes. Ouais, vous avez bien entendu.

Merci Cynthia d'avoir comparé Serena à une aubergine. Ça m'a donné beaucoup d'idées. Je vous souhaite une très bonne écoute. Moi c'est Sam, Ybelion de mon nom de plume. Je suis écrivain, coach ICF et j'ai créé Ose Écrire, un accompagnement pour celles et ceux qui veulent enfin accomplir leur rêve d'écrire un livre. Ce podcast a la même intention. C'est ton rendez-vous inspiration, discipline et passage à l'action. Et si ça te parle, abonne-toi, mets 5 étoiles et partage autour de toi. Parce que plus il y a de gens qui osent, plus d'autres oseront à leur tour. Allez, c'est parti et bonne écoute. Coucou les amis, j'espère que vous allez bien. Je rigole parce que vous imaginez pas la galère que c'est de lancer cet épisode. Je viens de sortir d'une sieste que j'appelle sieste, mais elle a duré tellement longtemps que est-ce qu'elle en mérite encore le nom ? Du coup, ça fait que j'ai l'impression de plus savoir parler.

Sortir d'une sieste en énergie basse

Donc ça fait, je crois, 6 fois que je relance le début là en me disant « Bon, à un moment, ça fait 5 minutes que tu parles, il n'y a pas une phrase où tu bégayes pas. » « Arr ! J'en ai marre ! » Donc, cette fois sera la bonne. Et on va rentrer dans cet épisode direct. Je ne vais pas parler de cette sieste. Vous voyez très bien de quel genre de sieste je parle. Le genre qui te fait remettre toute ta vie en question. Parce que quand tu te réveilles, tu ne sais plus qui tu es, où tu es et ce que tu fais. Mais je décide d'ignorer le pouvoir néfaste que pourrait avoir cette sieste et de me reconnecter à mes envies profondes et mes intentions importantes et tout de suite de rentrer dans les good vibes de cet épisode. Donc, je vais partir sur les retours que j'ai pu avoir des personnes qui me font l'honneur de me suivre.

Parce qu'en vérité, sans vous, tout ça aurait quand même beaucoup moins de sens. Vous faites partie de l'aventure et c'est trop cool. Et j'ai eu beaucoup de retours sur mes contenus la dernière semaine, du coup. Il y a des choses intéressantes. On va partir de là et puis on verra après. J'arrête de broder. Je fonce tout droit et je me laisse embarquer dans l'épisode plutôt que de donner du contexte et de l'importance à cette sieste qui va peut-être réussir. Non, non, non, non, je n'ai rien dit. Cette sieste ne m'aura pas. Voilà, je ne la laisserai pas me vaincre. Parce que là, elle n'a qu'une seule envie, c'est de m'envoyer au tapis et de me faire retourner dans mon lit pour continuer cette sieste. Qui n'en est plus une. Elle a duré trop longtemps. Donc c'est parti pour les petits commentaires que j'ai pu recevoir qui sont très intéressants et sur lesquels on va réfléchir un petit peu avant de se lancer pleinement dans l'épisode du jour.

J'ai plusieurs idées sur ce qu'on pourrait faire, mais je pense, je pense. En fait, non, ce n'est pas je pense. J'ai très envie de prendre un thème aléatoire et de dérouler un petit peu, quelque part, une sorte de mini révélateur pour que vous ayez tout simplement une preuve, s'il en fallait, qu'à la fois vous êtes créatif et qu'on peut partir d'à peu près n'importe quoi pour raconter de belles histoires. Et aussi, comment on fait pour mettre un peu de cadre ? Comment on fait pour fixer un peu autour de ces idées ? Et comment on fait ensuite pour se lancer dans cette idée ? Mais d'abord, les commentaires. Donc déjà, j'ai partagé pas mal d'extraits autour des derniers podcasts, notamment celui où je dis que cliquer peut changer le monde, et je donne ces exemples, peut-être un petit peu capilotractés, de le livre que vous écrivez. Peut-être qu'il va être lu par une petite fille qui va elle-même décider de changer le monde.

Jules et la théorie papillon : invérifiable mais pas impossible

Et quelque part, tout ça sera grâce à la personne qui vous a souri dans la rue le matin et qui vous aura donné le petit courage pour oser écrire les premiers mots le soir. Bon, évidemment, c'est un peu capilotracté. Et c'est ce que nous dit Jules en commentaire. Il nous dit, j'approuve, mais l'enchaînement de la théorie, c'est un peu de la fiction. Et il a raison. Il a raison. C'est vrai, c'est de la fiction. Mais c'est ça qui est magnifique. Et c'est ce que je lui ai répondu. C'est effectivement invérifiable, complètement capilotracté, mais pas impossible. Et c'est justement ça qui est magnifique. Et en fait, le monde de la théorie papillon et des effets dominos que peuvent déclencher de simples petites actions comme écrire un mot ou faire un sourire dans la rue, c'est comme le monde de la créativité. C'est infini, imprévisible. Et c'est vraiment ça qui est magnifique. Donc Jules a raison. Et moi aussi.

Le sourire de Naomi et ma ressemblance avec Mr V

Et c'est ça qui fait que c'est magnifique. Et il y avait Naomi aussi qui partageait qu'elle faisait ça quotidiennement de sourire dans la rue aux gens comme ça. Et parfois, elle leur demandait comment ils allaient. Et bah ouais, c'est ce genre de petites actions qui peuvent vraiment... C'est tout bête à dire, mais ça peut tellement changer la dynamique d'une journée que c'est magnifique. Voilà. Là, typiquement, en me levant de ma sieste de cadavre là, j'aurais bien aimé que quelqu'un me sourie, tu vois, et me dise mais t'inquiète Sam, tout va bien se passer. C'est pas grave que t'aies dormi quasiment deux heures en plein début d'après-midi. Mais bref.

Autre retour. Et ça, je vous demande votre avis. Ah là là, est-ce que vous trouvez en toute sincérité et en toute honnêteté, j'ai besoin de votre avis le plus sincère, d'accord ? Est-ce que vous trouvez que je ressemble un peu à Mr. V ? Voilà, là, j'arrête de parler. Vous pouvez me regarder là. Alors, si vous êtes en podcast, dommage, mais à la vidéo, est-ce que là, là, vous trouvez que je ressemble un petit peu à Mr. V ? Parce que, du coup, Chachou, de son nom, de son nom, me l'a fait remarquer sur une de mes vidéos. C'est pas la première à me le faire remarquer. Donc, je commence à croire qu'il y a vraiment quelque chose. Donc, j'ai besoin de votre retour. Sachant que c'est vraiment quelque chose que je prends comme un compliment parce que j'adore Mr. V, j'adore son humour et il m'a quand même beaucoup porté, notamment sur ses premières vidéos YouTube à l'époque.

Cynthia, Serena en aubergine : et si tu étais un légume ?

C'était assez incroyable et ça a plutôt bien vieilli en vérité aussi. Ensuite, qu'est-ce que j'ai eu d'autre comme commentaire ? Ah oui, oui, oui, oui. Alors ça, ça, je dois en parler parce que j'ai eu beaucoup de retours sur le petit extrait du podcast où je parle de Serena et Blair. Et où je dis que globalement, tous ceux qui sont team Serena n'ont rien compris. Vous vous en doutez, je le dis avec humour. Aimons les personnages qu'on a envie d'aimer et quelque part, évidemment, un personnage qu'on déteste, c'est un peu comme si on l'aimait. C'est parce qu'il est tellement bien construit qu'il vient toucher des choses en nous et qui fait que, voilà, ça nous irrite. Mais c'est tout aussi bien qu'un personnage qu'on admire, qu'on aime et qu'on a envie absolument de voir évoluer. Et je me sens obligé de partager notamment le commentaire de Cynthia, grosse dédicace, qui a répondu et ça m'a fait trop rire.

Elle dit Blair est formidable. Bref, je ne vous lis pas tout le commentaire. Mais à la fin, elle dit Serena est beaucoup trop lisse. Si elle était un légume, je la verrais bien en aubergine. Pour moi, c'est vraiment l'aliment qui n'a aucune personnalité. Et j'adore. Et ça m'a tout de suite donné une idée de me dire putain, c'est vrai, j'avais jamais j'avais jamais pensé à comparer les gens à des légumes. Et là, je trouve qu'il y a un petit délire. Il y a un petit délire. Si vous étiez un légume, vous seriez quoi ? Vous savez, là, ça ne me donne envie que d'une seule chose. C'est d'être à nouveau dans une entreprise. Et d'à nouveau faire passer des entretiens. Et plutôt que de poser la question c'est quoi votre animal totem ? De poser la question si vous étiez un légume, vous seriez lequel ? Oh là là, la question déstabilisante par essence, c'est un truc de fou.

Donc, Cynthia pense que Serena est une aubergine. On pourrait débattre de est-ce que l'aubergine est vraiment un légume qui n'a aucune personnalité ? Peut-être certains seraient-ils d'accord ou pas ? Mais, si vous étiez un légume, vous seriez lequel ? Je bloque sur cette question. Qu'est-ce que je serais si j'étais un légume ? Vous savez que ma première réponse spontanée, c'est, je dirais, une tomate parce que souvent, on la confond pour un fruit. Et donc, elle est tellement unique et tellement particulière qu'on ne sait jamais trop où la placer. Vous voyez, c'est un peu quelque part un légume qui vit dans aucune case. C'est trop cool. Voilà. Donc, je dirais peut-être ça, moi. Je suis une tomate. Vous, vous seriez quoi ? En vrai, ah non, sinon, sinon, il y en a un autre qui est très fascinant, c'est le chou romanesco. Alors, bon, pas bon, ça reste un chou. Mais, mais, le chou romanesco porte les fractales en lui et ça, c'est quand même vraiment magnifique.

La fractale, c'est un truc de fou, quoi. C'est un truc de fou. Quelle que soit l'échelle à laquelle tu regardes, tu observes toujours la même chose. Et je me suis rendu compte que dans le tome 3 du livre que je suis en train d'écrire, le monde magique est vachement fractal. C'est-à-dire que quand tu le regardes de haut, tu as l'impression qu'il fonctionne d'une certaine manière et quand tu rentres en précision, tu vois exactement la même chose que si tu regardais du haut. Et donc, c'est incroyable. Mon monde magique est un chou romanesco. Ça, c'est un argument vendeur, ça. Ça, c'est un hook. Ça, c'est un hook de vidéos virales sur Instagram.

Mon monde magique est un chou romanesco. Est-ce que ça ne vous donne pas envie de cliquer, là ? Je suis à ça de mettre un chou romanesco sur ma couverture du tome 3. C'est incroyable. Donc, peut-être que je dirais un chou romanesco parce que j'aime bien la cohérence qu'il amène. Vous voyez, il est très cohérent de l'extérieur et pourtant, dès qu'on se rapproche, il reste toujours aussi cohérent. C'est comme s'il ne mentait pas. C'est comme s'il était pleinement authentique. De loin comme de près, entier ou par morceaux, il est toujours aussi authentique. Vous voyez, c'est génial. Et pourtant, tout a des formes et des tailles différentes. Ce qui fait que, voilà, il s'autorise quand même, il n'a pas la rigidité de la ressemblance. Il a simplement la pleine authenticité quelle que soit l'échelle à laquelle on le regarde. C'est génial. Donc, peut-être que je dirais un chou romanesco juste par ce qu'il pourrait représenter.

Voilà. Merci Cynthia pour ces grandes idées. Ça me donne presque envie d'inventer un monde et au lieu que ça soit des animaux anthropomorphes, ça pourrait être des légumes anthropomorphes. Et là, je me rends compte que ça a déjà existé sur TikTok il n'y a pas plus tard que deux semaines avec cette histoire de fruits et d'îles de la tentation. J'avoue, j'ai suivi ça d'un oeil assez lointain. Mais il y a des mecs qui ont de l'imagination quand même. Bref. Qui serait le héros d'un livre où tous les personnages sont des légumes ?

Vous voyez, c'est exactement avec ce genre de questions que je me couche le soir parfois et c'est insupportable d'être dans ma tête. Par contre, j'ai vraiment besoin de réfléchir à cette question. Je vois bien... Vous savez, ça me fait penser aux Pokémon, à Canarticho et à Palarticho. Ils se battent avec des poireaux. C'est génial. C'est génial. Je suis désolé, c'est génial. Mais du coup, sans être biaisé par Canartichot qui est quand même un héros un peu stylé et qui pourrait très bien représenter un jeune héros qui décide de vivre une quête initiatique.

Quel légume je verrais incarner le rôle d'un héros d'une trilogie de fantasy ? Quel légume ? Est-ce que vous m'autorisez ? Oui, vous m'autorisez. De toute façon, vous ne pouvez rien faire parce que vous êtes à distance.

Je vais regarder rapidement une liste des légumes pour trancher cette question et passer à autre chose. Ça me semble d'une importance cruciale. Je pense que vous en conviendrez. Alors, oh putain, un navet. Ah non, pas ouf quand même.

Épinards. Ah, citrouille, c'est un peu de la gueule quand même. Ah, mais c'est les fruits et légumes du mois d'octobre. Mais j'ai tapé légumes, pourquoi il me met... Moi, je veux une liste des légumes, quoi.

Eh, franchement, le navet, le premier truc qui m'a attrapé l'œil, je ne sais pas pourquoi, je sens que c'est ça, la justesse est là. La justesse est là. Quelque part, dans le navet, se tient vraiment... Ça fait un truc très péon, quoi. Le navet, c'est vraiment un truc que tu récupères dans un petit village paumé et qui devient un héros par la force de son travail. Le navet ne porte pas une prophétie, ne porte pas la lignée d'un grand roi dans son nom. Voilà. Le navet, c'est le navet, quoi. J'imagine bien l'histoire d'un navet qui change le monde. Voilà. Ça sera le navet, mon héros de ma trilogie de fantasy avec des légumes. Ne me piquez pas l'idée, je vous vois venir parce que ça, ça vaut des millions. Je vous le dis, moi.

Bref, où est-ce que j'en étais ? Oui, merci Cynthia pour tout ça. Mon esprit part dans tous les sens. Et, dernier commentaire d'Emily sur YouTube qui me disait, juste un petit retour sur la durée des chapitres. Ah oui, je fais un passage du coq à l'âne. Elle disait justement, au début, je me questionnais à l'inverse. Mes chapitres sont-ils trop courts ? Effectivement, quand je parlais de sont-ils trop longs ? Mais ça vaut aussi à l'inverse. Et elle dit, jusqu'à ce que j'accepte que chaque chapitre a la taille qu'il doit avoir pour qu'il soit pertinent pour l'histoire. C'est exactement ça. Alignement avec les intentions. Et c'est ça qui permet de réellement trancher sur la longueur des chapitres. Et à partir du moment où c'est pertinent pour l'histoire et pour l'intention personnelle que vous pouvez porter, vous êtes maître de choisir exactement la taille que doivent avoir les chapitres. Et c'est ça qui les rend le plus pertinent possible.

Prise d'otage : on déroule le RÉVÉLATEUR

Voilà. Trop bien. Trop bien. Trop bien. Et bien écoutez, une fois que j'ai dit ça, j'ai fait le tour des retours que je voulais faire sur les commentaires. On a perdu un peu de temps avec cette histoire de légumes là, mais ça me semblait d'une importance primordiale. Vous me direz ce que vous en pensez. Et je vais partir sur justement le dérou... Bah écoutez, est-ce que ça serait pas l'occasion de dérouler l'histoire de notre petit navet ? Je vais vraiment faire ça là ? Je crois bien. Je sais pas si j'ai le choix là. Parce que là, j'avais tiré des thèmes aléatoires, j'avais un thème d'urban fantasy, un thème plutôt de high fantasy. Et puis voilà. Mais quelque part... Est-ce que... Le héros, le petit navet là, ça pourrait pas être sympa quand même ? Je crois que je suis obligé de faire ça, je suis désolé. Je vais vous prendre en otage avec ce navet.

J'ai pris une petite gorgée, j'ai fait une boisson sucrée, sirop de menthe, j'ai mis un peu de citron et de l'eau. Bon, globalement, c'est un diabolo menthe, mais sans limonade puisque j'avais pas de limonade. Mais c'est trop bon. Donc là, je m'apprête vraiment à vous infliger ça. Bon, remarque, vous pourrez vous plaindre auprès de Cynthia parce que c'est elle qui m'a donné cette idée-là en comparant Serena à une aubergine. Bah, quelque part, voilà. Moi, je suis une tomate ou un chou romanesco. Et maintenant, quel serait le héros de ma trilogie de fantasy ? Un navet. Très bien. Bon, partons sur ça. Thème aléatoire, du coup, ça serait l'équivalent de dire un monde de fantasy où tout le monde est des légumes. Ok, bon, vous m'excuserez, mais du coup, il y a quand même un petit peu de setup à avoir. Donc, je vais avancer le micro et commencer à ouvrir une page Google parce que là, il y a un truc qui ne va pas du tout.

C'est qu'il me faut impérativement une liste de légumes pour pouvoir faire l'entièreté de mes protagonistes. Bon, je vous propose d'élargir aux fruits et légumes. Pourquoi ? Parce qu'en fait, je ne tombe que sur des trucs où il y a les fruits et légumes. Mais pourquoi ? Je ne veux pas, en fait, par mois. Je veux juste la liste complète des fruits et légumes.

Liste des fruits et légumes. Ah, ça, ça fait très... Ça fait très carrefour, ça, comme liste. Ah ouais, là, on est dessus. Et là, d'ailleurs, il n'y a que les légumes. Des légumes et des herbes. Bon, écoutez, j'ai changé d'avis. En fait, ça ne sera que les légumes. Oh non, le... Abonnez-vous pour... Non, mais je ne vais pas m'abonner pour avoir une liste de légumes. Je vous explique.

Le trio d'intentions : parler aux enfants des villes

Oh, j'en vois, là. Oh là là, ouais, j'ai des idées qui viennent. Attendez, il faut que j'attende, il faut que je sois un petit peu patient. Ignorez la pub. Parfait. Très bien. C'est bon. J'ai une liste des légumes sur le côté. Mon thème aléatoire est donc un monde de fantasy où tout le monde est des légumes. Quel pourrait être mon trio d'intentions du roman personnel et du lectorat cible ? Bon, comme là, je n'ai pas trop... Je ne sais pas trop où je vais. Je vais commencer par quelque chose qui est très cadrant et qui permet tout de suite de mettre de mettre quelque part l'histoire sur des bons rails. Je vais choisir à qui j'ai envie de parler et j'aurai envie de parler à des enfants, notamment des enfants qui peuvent surtout vivre en ville, qui n'ont donc pas forcément énormément de contact avec la nature, le jardinage, le fait de cultiver, etc. Et donc, mon intention du lectorat cible serait celui-là et une intention serait de leur faire découvrir plein de légumes différents et peut-être de faire passer ce que sont ces légumes dans leur personnalité.

Pourquoi c'est important pour moi : l'inconscient collectif

Des légumes, j'entends. Par exemple, je disais, voilà, le navet a un côté un peu fade au premier abord, il ressemble un peu à rien, il est un peu partout, etc. Mais, à force de travail et en l'assaisonnant bien, il devient bon. Vous voyez ce que je veux dire ? C'est pour ça que je pense qu'un navet ferait un très bon personnage principal. Donc, j'ai envie de parler surtout à des grands enfants, genre début du collège, qui vivent en ville et n'ont pas forcément de connexion avec la nature. J'ai envie de leur apprendre ce que peuvent être les légumes et surtout ce que ces légumes-là portent. Voilà.

Et pourquoi c'est important pour moi de le faire ? Pourquoi je dois écrire cette histoire absolument et pas une autre ? Écoutez, parce que ça me semble absolument essentiel de hop, attendez, je fais le je fais parce que hop, je vais le mettre là-bas. Tac. Parce que apparemment, je n'ai pas le droit de rester sur ce site sans avoir de la pub. On ne peut pas regarder une liste de légumes sans être embêté. Bah écoutez, je vais quand même le faire. Voilà, maintenant je quitte cette page. J'ai maintenant la liste tranquille de mon côté. Tac. Je vais l'afficher là-bas ici même. Hop. Est-ce que vous êtes content de cette prise d'otage-là autour des légumes ?

Ah, je ne sais pas du tout où je vais, c'est terrible. C'est ça qui est génial aussi. On vit que pour ça de toute façon. La créativité, c'est ça. C'est parfois faire des trucs inutiles et puis se rendre compte qu'en fait, c'est absolument génial. Et tout ça vient des autres. Vous regardez, si Cynthia ne m'avait pas mis cette puce à l'oreille ou ce légume à l'oreille plutôt, eh bah, j'en serais pas là. Et donc, c'est ça qui est génial. Voilà. La créativité, c'est contagieux. Le fait que Cynthia fasse cette comparaison, ça me donne envie d'explorer ça. Et puis, voilà, et on est là, on en parle.

La carotte aimable et marathonienne

Qu'est-ce que t'en penses, Voltaire, toi ? Hein ? Ouais, lui, il aime pas les légumes. Je vous le dis. Parfois, j'essaie de lui tendre des petits trucs et puis il les prend dans sa bouche et puis il les laisse retomber et puis après, il fait son chemin. Bref, je disais donc, mon trio d'intention, je m'étais arrêté à pourquoi c'est important pour moi. Et donc, pourquoi c'est important pour moi ? Et bah parce que je trouve que c'est un excellent exercice créatif. Ça me fait énormément rire de creuser ce que peuvent représenter les choses dans l'inconscient collectif. Ça, je remarque que c'est une thématique qui me touche personnellement énormément, que je retrouve dans beaucoup de mes livres. J'adresse ce thème vraiment de plein de manières différentes et je trouve que l'appliquer à des légumes, c'est tout aussi drôle et c'est tout aussi vrai. Et une manière de faire serait par exemple de croiser des inconnus dans la rue, de leur donner, de leur poser la question par exemple, ok, qu'est-ce que représente la carotte pour vous ?

Ah bah, il paraît que la carotte ça rend aimable. Et puis, c'est un légume qui est quand même plutôt filiforme. Donc, il paraît, voilà, si on devait le mettre en anthropomorphe, ça serait plutôt quelqu'un de sportif. Par exemple, les carottes courent des marathons, je pense. Voilà. Et elles sont plutôt sympas parce que bourrées d'endorphine, du coup, puisqu'elles courent des marathons et donc, elles sont très aimables. Voilà, vous voyez, l'inconscient collectif de la carotte m'évoque ça et je trouve ça marrant. Et puis, du coup, ce côté aimable se ressent dans leur côté sucré, vous voyez ce que je veux dire ? Et dans leur côté orange, elles ont un peu la couleur du sunset, golden hour en mode, ça boit des expresso martini au bord de la plage, tu vois. Bah, la carotte représente ça dans mon inconscient collectif. Et c'est ça que j'ai envie, c'est pour ça que c'est important pour moi d'explorer cette histoire, c'est parce que j'aime beaucoup m'interroger sur ce que représentent les choses dans l'inconscient collectif des gens.

Le message : choisir son étiquette plutôt que la subir

J'aime bien pouvoir continuer à transmettre ça tout en l'interrogeant. Voilà. En allant aussi mettre des mots sur le fait que malgré qu'on ait ces conceptions qui sont très archétypales et qui sont très représentatives de l'inconscient collectif, eh bah, on peut s'inscrire en dehors de ces cases-là. Voilà. Et ça, je trouve ça cool. Je trouve ça cool. C'est pour ça que c'est hyper important pour moi.

Je le répète du coup, là, j'ai à peu près mon trio d'intention. Ah non, quoique, attendez, je vais le compléter. J'ai une partie de mon trio d'intention. Je sais à qui j'ai envie de parler et aussi pour quelle raison j'ai envie de lui parler déjà un petit peu, c'est-à-dire des jeunes enfants qui n'ont pas forcément connaissance des légumes. J'ai envie de leur faire prendre conscience de ce que sont ces légumes, de ce qu'ils peuvent porter, de ce qu'ils peuvent représenter dans l'inconscient collectif. Voilà. Et j'ai envie de le faire d'une manière rigolote, pas d'une manière encyclopédique. Donc, je vais incarner chacun des légumes. Voilà, tous les légumes vont être des anthropomorphes.

Et pourquoi c'est important pour moi ? Parce que explorer ces zones d'inconscient collectif, je kiffe. Maintenant, le message que va porter le roman, et bien, comme j'ai quand même envie d'écrire une fantasy, je vais partir sur le message principal que on pense qu'on est dans une case mais libre à nous de devenir quelque chose d'autre.

Les gardiens Citrouille, Potimarron et Patisson

Et c'est pour ça que je vais choisir un navet, parce que dans l'inconscient collectif, le navet, il a ce truc, comme je vous disais. Il est fade quand on le mange tout seul, il est bof. De mémoire, il a même parfois un petit goût piquant quand on le mange cru. Il n'a pas grand chose pour lui, globalement. C'est... c'est genre, il a le piquant mais pas la fraîcheur du radis, donc il est... autant prendre un radis. Il est bon sauté, mais autant faire des patates ou des patates douces. Il est bon en tranches, mais bon, quitte à manger des trucs en tranches, autant manger du concombre qui a ce côté très, très... ampli, un, deux, trois, bien frais. Ou la tomate, avec beaucoup de goût. Enfin bref, le navet, il n'a pas grand chose pour lui. Et pourtant, et pourtant, et pourtant, il va décider de changer de vie. Et en osant changer de vie, il va changer le monde. Voilà. Donc, quelque part, le message que j'ai envie de véhiculer dans cette histoire de fantasy avec des légumes, il est très proche du message que je véhicule, moi, très souvent, qui est : osons faire des petits pas, osons sortir de l'étiquette identitaire qu'on a pu nous coller sur la tête, pour nous coller nous même l'étiquette qu'on a envie d'avoir sur la tête. Et je trouve ça super marrant de le faire avec des légumes, parce qu'en plus, ça va permettre de faire découvrir tous ces légumes à des jeunes enfants. Voilà. Et quelque part, faire découvrir à des jeunes enfants que les étiquettes qu'on leur colle ne sont pas les plus importantes, mais c'est avant tout comment ils se sentent et ce qu'ils ont envie d'être. Je trouve que c'est un beau message. Et donc là, j'ai un trio d'intentions qui se... qui se répond super bien. Vous voyez, c'est exactement ce travail là qu'on fait dans le révélateur. Et c'est vraiment ce truc de : ok, la personne amène ce qu'elle a, et moi, avec mes questions et mon cadre, je viens mettre le... modeler, mettre une direction, construire une colonne vertébrale, etc, etc. Et à la fin, l'objectif, c'est que ce trio d'intentions se réponde bien. Voilà. Trop bien. Donc j'ai mon trio d'intentions. Et comment je peux faire pour explorer tout ça ? Alors, le navet me paraît un héros tout à fait facile. Je vois bien des poivrons en méchant. Je sais pas pourquoi, je trouve que les poivrons ont un aspect méchant quand on les voit comme ça. J'imagine bien un petit poivron avec des bras et des jambes en train de crier. Forcément un poivron rouge. Mais justement, c'est à dire qu'il en existe des rouges, des verts et des jaunes. Donc, que cache cette colère, quelque part, du poivron rouge ? Pourquoi est-il si méchant ? Peut-être qu'il y a une raison qui explique qu'il soit aussi méchant, et c'est peut-être ce que va découvrir notre héros navet. Oui, oui, ça paraît très bête, tout ce que je raconte, mais c'est extrêmement sérieux, en vérité. Et c'est aussi comme ça qu'on construit des histoires. Le roi, je vais vous le dire, le roi de ce royaume, bah je pense que c'est un brocoli. Pourquoi ? Parce que c'est un truc très royal, le brocoli. Ah, dit comme ça, vous allez peut-être pas me croire, mais ça a une gueule de grand arbre millénaire. Ça a plusieurs têtes, comme si il avait accès à plusieurs savoirs. Plusieurs têtes dit plusieurs couronnes. On peut donc avoir un roi aux multiples couronnes. C'est magnifique. Imaginez un roi brocoli guerrier qui a décidé d'unir tous les royaumes, et qui a récupéré les couronnes de chaque royaume et se le met sur ses têtes de brocoli, là. C'est génial. C'est génial. Ok. Donc on a le roi de notre royaume, on a notre héros, on a notre méchant. L'amoureuse de notre navet, une échalote. Une petite échalote. Une petite échalote qui vient vraiment mettre du goût dans la vie de notre navet. Sans... sans cette rencontre, quelque part, il restera peut-être un petit peu fade. Mais quand il rencontre l'échalote, qui pourrait être son amoureuse ou son amie, d'ailleurs, on s'en fout un peu, paf, ça met du... ça met du... du goût dans sa vie, ça lui rajoute un truc. Je trouve ça génial. Et voilà, l'échalote, elle est... elle est... elle est délicate, et... et elle vient relever la vie de notre navet. J'imagine bien des gardiens de... Oh ouais, putain, c'est une idée exceptionnelle. J'imagine bien genre un triptyque de gardiens. En gros, notre héros navet va devoir réunir des artefacts pour combattre le mal que fait, que fait planer Poivron sur le monde. Et ces artefacts, il y en a trois, j'ai pas encore décidé lesquels c'était, mais ils sont gardés par un triptyque de gardiens qui sont tout simplement potimarron, citrouille et pâtisson. J'adore. J'adore. J'adore. J'adore. Je trouve que c'est une idée exceptionnelle. Ils ont tout de suite cette posture de gardien, vous voyez. Ils sont... ils sont assez épais, ils ont cette couche dure au premier abord, ils ont cette couleur qu'on voit. Quoi que le pâtisson, pas trop. Le pâtisson, en plus, il a une forme assez bizarre, presque planante, et un peu... Ouais, il a cette forme un peu de fleur qui s'étend comme s'il avait des pattes d'araignée, quelque part. J'exagère, mais je tire le trait. Donc j'aime bien l'idée d'avoir trois gardiens d'artefacts que sont citrouille, potiron et pâtisson. C'est génial. Citrouille, potiron et pâtisson, c'est incroyable. Et de quoi ? Alors là, vous voyez, là je suis parti, mon émulsion créative. Ok, ok, ok, je dépose plein de choses. Maintenant, comment tout ça sert mon intention ? Bon, dans ce qui est pourquoi c'est important de faire ce stop, quelque part, parce que dans l'émulsion d'une idée, vous voyez, là je suis tout excité, je me suis même redressé sur ma chaise parce que grâce à Cynthia, j'ai ce truc qui pop dans la tête et je me dis : ouah, putain, trop bien, il y a un truc, et vas-y, explore, explore, explore. Le risque de se laisser emporter dans cette exploration... alors attention, risque modéré, évidemment, parce que c'est bien d'avoir cette exploration créative et de pas forcément se mettre de barrière et juste explorer pour explorer. Là, en l'occurrence, comme j'essaie de vous montrer un petit peu aussi comment on se cadre, bon ben c'est important que je fasse ce point d'arrêt là. Mon objectif, c'est de raconter une histoire. Mon objectif, c'est de montrer que malgré qu'on nous mette dans des cases, on est capable de devenir différent. Là, dans tout ce que j'ai partagé, j'ai partagé plusieurs choses, quelque part. Et vous remarquerez que, quelque part, tout ce que je vous partage là reste très commun : l'histoire d'un héros qui sort d'une case dans laquelle on l'a mis, par les rencontres, avec un méchant qui cache peut-être quelque chose. C'est assez commun, mais appliqué au monde des légumes. Donc, point d'arrêt : une fois qu'on a cette émulsion créative, comment toute cette émulsion créative sert notre intention, nos intentions ? Bon, déjà, tout ce qui concerne le lectorat cible : comme j'ai envie de parler plus à des enfants, ça sera beaucoup plus dans les thématiques. C'est à dire, du coup, je vais pas commencer à parler de physique quantique et de, je sais pas, boucle temporelle et de vie après la mort. On est pas là pour rentrer dans des niveaux de complexité comme ça. Donc ça, c'est déjà la première chose. Donc quand je parle juste d'un navet qui va chercher des artefacts et combattre un méchant pour assurer la paix du royaume brocoli, on est bien. Ensuite, ça passera aussi beaucoup par la manière avec laquelle j'écrirais. Comme là j'écris pas, quelque part, ça on peut le mettre de côté. Très bien. J'ai envie de leur faire découvrir ces légumes, à tous ces enfants. Donc il faut qu'il y ait beaucoup de légumes dans l'univers et que on ressente leur unicité à chacun. Donc c'est exactement ça. Là, j'ai déjà mon héros, son amoureuse, les trois gardiens citrouille, potimarron et pâtisson, j'ai le roi, on pourra faire la reine aussi après, j'ai le poivron, le méchant, etc, etc. Bref, tout la construction d'univers va aussi venir nourrir l'intention que j'ai dans le lectorat cible, quand je dis que j'ai envie de leur faire découvrir tous les types de légumes. Maintenant, moi, j'ai envie d'explorer personnellement, et c'est pour ça que c'est extrêmement important pour moi. Vous voyez, je le répète volontairement, pour à chaque fois l'ancrer, l'ancrer, l'ancrer, l'ancrer : savoir pourquoi c'est important pour vous, c'est extrêmement important, ça vous donne beaucoup d'indications. C'est extrêmement important pour moi d'explorer toutes ces notions de l'inconscient collectif, et de ce qu'il porte, et de ce que ça veut dire, et des limites que ça peut avoir, et de comment on construit autour de tout ça, comment on utilise toute cette connaissance pour en faire après quelque chose qu'on a envie de modeler comme on le souhaite. Je suis tout à fait dedans quand je dis : ok, le poivron, le rouge, tout de suite ça me fait penser à la colère, donc plutôt le méchant, et en même temps il existe d'autres variétés de poivrons, donc ça voudrait dire qu'un poivron peut cacher plusieurs choses, etc, etc. Puis en plus, après, on pourrait creuser encore un petit peu plus. C'est un légume qu'on voit plutôt l'été, qui peut être mangé de plusieurs manières différentes, en piperade, cuit, dans une ratatouille, dans une soupe, bref, tout et n'importe quoi. Donc il a aussi cette versatilité, il se camoufle bien partout, et puis il y a des plats aussi où on le ressent très fort. Donc il a cette capacité à aussi, quelque part, se camoufler ou se mettre en avant. Voilà. Donc on est... quand je dis ça, on est totalement dans l'intention personnelle que je porte, à savoir mon envie profonde d'explorer ces thèmes d'inconscient collectif. Et ensuite, l'intention, bon bah là elle est toujours totalement, totalement, totalement servie, puisque j'ai choisi un héros qui, dans sa représentation, donne l'impression d'être un petit peu fade, et en fait on va se rendre compte que c'est parce qu'il est fade qu'il peut devenir extraordinaire. Et ça rejoint vraiment cette thématique de : en fait, on n'a pas besoin d'avoir un héros extraordinaire, sans défaut, syndrome du superman, quelque part. Justement. Et ça, c'est marrant, ça fait le parallèle avec une séance de coaching que j'ai eu cette semaine, et je te fais... je te salue, tu te reconnaîtras. Mais sur ce côté des... les failles de nos personnages, les trous qu'ils peuvent avoir, les manques, les angles morts sont des choses qui donnent du corps au personnage, et c'est ça qui est génial. Et donc, au demeurant, notre héros navet, qui, oui, il est fade, oui, il a pour l'instant rien fait de sa vie, et puis il est très dans un truc, bon voilà, il n'y a rien d'exceptionnel, en fait il a une vie de péon ordinaire, voilà, de... de... et c'est parce qu'il a cette vie là que tout ce qu'il va faire après est extraordinaire. Et c'est... c'est pas c'est par ce biais là que le truc de : ah mais en fait, peut-être que moi, lecteur, qui voit ce navet ordinaire faire des choses extraordinaires... en fait attends, peut-être que moi je peux faire pareil. Et ça, c'est trop cool. Parce que si j'avais pris comme héros un légume extraordinaire, vraiment particulier, genre je sais pas quel... bah voilà, par exemple, je disais Chou Romanesco tout à l'heure. Il y a un Romanesco, tu vois, il y a un truc tout de suite qui sonne super super stylé, en plus. Ou alors si j'avais choisi par exemple un artichaut, tu vois, c'est stylé aussi. Bon, je parle de légumes tout à l'heure, c'est incroyable. Qu'est-ce... où est-ce que je vais ? Bref. Vous voyez, il y a un truc, presque une déconnexion avec le public à qui j'ai envie de parler et le message que j'ai envie de faire passer. Donc le navet est tellement une évidence. Ou alors j'aurais pu choisir l'aubergine, comme disait Cynthia, parce que l'aubergine, justement, au premier abord, peut-être un peu fade, peut-être voilà un petit peu sans personnalité, et en fait on aurait découvert qu'en creusant et au fur et à mesure que l'aubergine aurait osé, magie, elle serait devenue extraordinaire. Mais je reste sur mon navet. Trop bien. Et bah écoutez, comment il s'appelle, ce navet, en fait ? Je vous pose la question, mais depuis tout à l'heure j'ai le mot Hervé qui me tape. Donc je pense que ce navet s'appelle Hervé. Voilà. C'est comme une évidence. C'est comme une évidence. Je reprends une gorgée et je fais le point de où est-ce que je vais là. Nous étions donc sur l'exploration du révélateur autour d'une histoire de fantasy dans un monde de légumes. Très bien. J'ai le trio d'intention, j'ai commencé à développer un petit peu mes personnages et leurs interactions. En surface, évidemment, mais bon, je vais pas vous faire toute la cosmogonie du monde des légumes, je le garde pour mon quatrième livre. Bref. Non, il y a juste... ça m'est venu tout à l'heure, mais je pense que la reine, donc qui est mariée à Brocoli et qui en fait, et qui en fait dirige quand même pas mal le pays d'une main de fer, c'est Ciboulette. Je sais pas pourquoi, mais je trouve qu'elle serait pas mal en reine Ciboulette. Ouais. Ouais. Et il y a deux, il y a deux guerriers légendaires : Estragon et Artichaut. Ouais, Estragon et Artichaut. Ouais, c'est incroyable. Parce que t'as le... Artichaut, c'est le... il a un coeur tendre, voyez, voilà, c'est un chevalier au coeur tendre, mais il a cette... cette carapace, cette armure magnifique. Et Artichaut, vous savez, il lance des tchou tchou tchou, vous voyez pas là, mais genre, vous voyez, c'est comme s'il avait... il lançait des... des disques de métal comme des feuilles d'Artichaut, en gros, comme ça il les lance, et elles sont rattachées à un fil et il les fait revenir comme ça dans sa main, et il combat comme ça, tu vois. Il a une espèce d'immense armure avec des... comme des feuilles d'Artichaut, un truc très... il faut imaginer, là, et c'est super dur d'être dans ma tête, mais vous savez, il a comme une espèce d'armure presque un peu florale, avec des pétales, des feuilles d'Artichaut qui sont les unes sur les autres comme ça, et il en a deux, deux grands disques de métal pointus sur le bout des mains, et il les lance comme ça, et il y a une petite chaîne et il peut les faire revenir. Et donc c'est un espèce d'hybride attaque à distance et... et mec qui porte une armure. Et Estragon, lui, ah, vous le voyez tout de suite. Estragon, il est plutôt maigre, il se déplace de manière hyper vive et il se bat avec genre un fleuret ou une aiguille, tu vois. Et puis il touche, et quand il touche, il frappe, et... et... et c'est fini. Et il a... il a cette... cette... cette douceur de l'odeur, quelque part. Quand il est là, on le sait. Voilà, il est plutôt... il est charmeur aussi, Estragon. Parfois il a... il a très souvent... il n'a même pas besoin de sortir l'épée, ses mots suffisent, et ses mots blessent tout autant. J'adore. J'adore. J'adore. Est-ce qu'il y en a d'autres qui marquent dans le panorama, là ? Je vois bien, je vois bien Navet aller très souvent dans un resto qui est tenu par une salade. Je sais pas, je trouve que la salade, il y a un truc très convivial, il y a un truc très maternel, il y a un truc très réconfortant, ça va avec un peu tout, ça se mange à tous les repas. Vous voyez, il y a un truc comme ça, j'aime bien. Alors j'ai dit que le méchant était poivron. Et pourquoi pas piment ? Parce que c'est vrai que piment, tout de suite, il y a le truc agressif. Mais parce que justement, poivron, il a cette dualité et ce que je disais tout à l'heure, il va un petit peu partout, il peut être présent sans l'être. J'adore. Alors que piment, c'est difficile de passer à côté de piment. Piment, ça pourrait être... Ah tiens, piment, ça pourrait être le bouffon du roi, tu vois. Voilà, il est... il met le peps et puis lui il ose insulter le roi, il arrache la gueule de tout le monde, en gros. J'adore. Ah, je pourrais continuer comme ça une éternité, c'est un truc de fou. Vous voyez, c'est ça, la créativité. Autorisez... autorisez-vous tout ce que vous avez envie de vous autoriser. Vraiment, kiffez, kiffez. Je vais reboucler un petit peu sur la fin du révélateur pour vous montrer comment je continuerai. Donc j'ai mon trio d'intention, là j'ai continué un petit peu l'exploration du personnage, reste la manière avec laquelle j'ai envie d'adresser l'histoire. Là tout de suite, avec un lectorat qui est plutôt jeune, j'aurais envie de parler dans la tête... Ah, quoi que, attendez, c'est intéressant. J'allais dire j'aurais envie de parler dans la tête de navet au présent, mais en fait, comme l'objectif est de... attendez, ça peut être intéressant. En fait, l'objectif étant de montrer ce que sont les légumes dans l'inconscient collectif, je pense que ça serait plus intéressant d'avoir un narrateur, en fait, qui est de haut et qui se place dans la tête de plusieurs personnages. Ça nous permettrait de creuser plus facilement la personnalité et donc ce que peuvent représenter certains légumes. Ouais, ouais, ouais. Donc on ferait ça. On ferait ça, on l'écrirait au présent pour que ça soit le plus percutant et le plus punchy possible, et puis ensuite on écrirait l'histoire de Hervé le Navet, quoi. C'est génial. Hervé le Navet, je suis sûr ça doit exister. Non, en vrai. Maintenant qu'on est là, on est à la fin de l'épisode, on s'est bien amusé, moi je vous ai raconté plein de bêtises sur les légumes. Putain, alors ça, je pensais vraiment pas partir par là, mais écoutez, pourquoi pas ? Ah, ça me fait du bien. Vous voyez, j'ai commencé l'épisode en étant, en étant un peu en mode flemme et tout, la sieste m'a cassé et tout. J'y pense plus à la sieste, là. Je vais aller faire tout ce que j'ai envie de faire et tout ce que j'ai besoin de faire. C'est bon. Merci les légumes. Merci Cynthia. Du coup, c'est fou parfois comme on peut partir comme ça. Bah j'ai une belle histoire : Hervé le Navet. Public ciblé plutôt les jeunes, dans la volonté de leur faire découvrir les légumes et de leur faire passer ce message qui est aussi l'intention du roman, à savoir que malgré les étiquettes qu'on nous colle sur la tête, et bah on peut choisir de s'en coller une autre. Et c'est trop important pour moi de faire ça parce que c'est important de transmettre ce message à la jeunesse aussi, et aux jeunes aussi, mais aussi parce que j'aime beaucoup explorer cette créativité et tout ce que représente dans l'inconscient collectif les choses qui nous entourent, et aussi questionner cette représentation. Est-ce que c'est toujours vrai ? Qu'est-ce que ça peut cacher derrière ? Etc. Et voilà. Et là maintenant, la dernière question, quelque part. Alors après, voilà, dans le révélateur, c'est vrai que je ne l'ai pas dit au début, mais le révélateur, c'est les 10 points qu'il est extrêmement important et crucial de traiter avant de se lancer dans l'écriture. Évidemment, dedans vous retrouvez ce trio des intentions, la manière avec laquelle vous racontez l'histoire. Vous avez aussi toute la partie que je ne vais pas faire là, mais qui est : ok, comment je vais m'organiser, quel rythme je vais suivre d'écriture, quel va être le tempo avec lequel je vais mesurer la manière avec laquelle j'avance, quelles vont être les règles aussi que je vais respecter. Voilà. Quand on est dans un coaching avec moi, typiquement, bah ok, c'est comment on fonctionne tous les deux, comment on se donne des nouvelles, à quelle fréquence on se voit, etc, etc. Et... et la dernière question, à chaque fois, l'objectif du révélateur, c'est : est-ce que là je peux me lancer dans l'écriture, ou alors est-ce qu'il me manque quelque chose ? Bah là, quand je me pose les questions vis-à-vis de... de... de... de... de... de... de... de... de... c'est soit Hervé le Navet, j'allais dire par exemple, il apprend la mort d'un proche, mais je trouve ça peut-être un petit peu trop dur. Peut-être que je dirais simplement, vous voyez, Hervé le Navet, il est en fin d'études et il a pas le choix qu'il veut. Voilà, c'est comme s'il était sur un post-bac, et il a... il a voté pour la fac des guerriers d'Estragon, la fac des guerriers d'artichaut et la fac de... de cuistots de salade, et il l'a... il est pris à rien. Voilà. Il a... Ah ! Oh, idée ! Il est pris à rien, et du coup, bah qu'est-ce qu'il fait l'année prochaine ? Et donc c'est là que ça le met en mouvement, et il se dit : c'est bizarre que j'ai rien eu quand même. Au début, peut-être qu'il le prend très personnellement, il se dit : ouais, c'est parce qu'ils sont racisme... 1, 2, 3... Pardon. Ouais, le... j'ai eu une, une salve d'allergie, j'ai eu envie... C'est bon, l'éternuement est passé. Au début, Navet le prend très personnellement, et il se dit genre : ouais, c'est du raciste, du racisme anti-Navet. Et donc il décide d'aller explorer les dessous du fonctionnement de ce choix là, des voeux. Et en fait, il découvre que derrière, il y a une vraie intrigue politique, et l'objectif de tout ça est la destitution du roi Brocoli, parce que quelqu'un veut mettre la main sur les multiples couronnes qui sont sur les têtes du roi Brocoli. Et Navet, donc, dans une vendetta très personnelle au début, se retrouve embarqué dans une histoire qui porte bien plus que simplement sa petite personne. Et c'est en acceptant d'évoluer sur sa petite personne qui va en fait sauver le monde. Et peut-être que la finalité de l'histoire, voilà, je suis désolé, je vous spoil, mais c'est qu'en fait il pourrait remplacer un des chevaliers. D'ailleurs, l'un des chevaliers, Estragon ou Artichaut, pourrait être de mèche avec Poivron pour essayer de faire tomber... Peut-être que la méchante pourrait être la reine ciboulette. Ou pas. Et non, j'aime bien l'idée d'un couple fort. J'aime bien l'idée que ciboulette et Brocoli, ils soient, ils soient genre... enfin, plutôt comme ça, tu vois, pas tête contre tête, justement, mais main dans la main, quoi. Donc peut-être que c'est plutôt un coup de... Ah, j'aimerais bien dire... j'aurais bien aimé dire Estragon, parce que Artichaut, je le trouve stylé avec ces trucs qui lancent là. Mais instinctivement, je dirais que c'est Artichaut qui se cache derrière, parce que justement, voilà, c'est facile d'accuser Estragon, il a ce côté charmeur, un peu discret, un peu voleur. Et Artichaut, voilà, c'est le bon chevalier au coeur tendre, mais en fait, justement, sous cette armure se cache un secret : son coeur n'est pas si tendre, il est surtout pourri. Et... et donc il essaie d'aider plus ou moins Poivron à faire sa vendetta. Et derrière, qui est-ce qu'ils auraient envie de mettre comme roi ? Pourquoi pas Chou-Fleur ou Chou-Romanesco ? Ou pourquoi pas, justement, Chou-Romanesco, qui pense qu'il vaut mieux que Brocoli parce qu'il porte en lui, quelque part, l'entièreté du monde ? Et justement, c'est fractal, il porte le fonctionnement du monde, et du coup il se dit : mais je dois être roi. Et donc il monte un plan avec Artichaut et Poivron pour, pour, pour destituer Brocoli. Voilà. Bah écoutez, je crois qu'on arrive à la fin de l'épisode. C'est magnifique. Qu'est-ce que vous avez pensé de cette exploration très, très légume, en fait, finalement ? Mais putain, mais qu'est-ce que c'est kiffant de faire ça. J'ai envie de faire ça toute ma vie, en fait. Qui veut venir en épisode avec moi pour, pour explorer ces choses-là ? Je devais le faire avec Ingrid, je l'ai toujours pas fait. Et... et... et... et je vais, je vais, je vais proposer à Cynthia. Si elle passe par là, ou... ou si vous la connaissez et que... que je fais de lui un message. Je lui avais déjà dit qu'on devait refaire un truc un peu créatif comme ça. Bref, je vous laisse sur ça. Je vous souhaite une... Putain, je suis trop content, parce que j'étais dans une énergie basse. Comme quoi, faire des trucs qu'on aime, ça nous replace tout de suite dans une énergie haute. Vous voyez, je suis arrivé dans cet épisode de podcast comme on arrive à une séance de coaching. Je suis dans un état actuel, j'ai envie d'avoir un état, un état désiré. Objectif : passer d'une énergie basse à une énergie haute. Ok, c'est parti. Et là ensuite, on creuse, on dépose, on dépose, puis on tire un fil, prise de conscience : ah mais en fait, faire de l'exploration créative, c'est tout ce qu'il me faut pour passer de l'énergie basse à l'énergie haute. Et donc voilà, c'est ce que je m'engage à faire, sur les prochaines fois où je me sens en énergie basse, c'est juste de prendre un thème aléatoire et puis de m'éclater un petit peu, et là tout de suite la vie est beaucoup plus belle. Voilà, je vous laisse avec l'histoire d'Hervé le Navet, bientôt dans les bacs évidemment, et je vous fais des bisous. C'était Ybelion, à très vite. Merci, merci d'être là, épisode après épisode. Si ce podcast t'inspire, t'aide ou te met du baume au coeur, t'abonner, mettre 5 étoiles et le partager, c'est le meilleur moyen de m'aider à toucher le plus de gens qui ont un livre en eux. Parce qu'après tout, plus il y a de livres écrits et mieux le monde se porte. À très vite. Ose Écrire.