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Pochette de l'épisode 35 du podcast Ose Écrire

ÉPISODE 35SOLO27 JUILLET 202538 MIN

Prise de conscience, procrastination & bêta-lecture

Clarté · Rythmeprocrastinationbêta-lecture
00:0038:25

FACE A — LES 13 CHAPITRES · CLIQUE POUR ÉCOUTER

CE QUE RACONTE CET ÉPISODE

Ton livre n'est pas écrit pour tout le monde, et c'est sa force. Dans l'épisode 35, je partage deux situations de coaching qui peuvent te débloquer. La première : une autrice qui voulait des « coups de pied au cul » contre la procrastination découvre que sa routine était construite pour être filoutée. Trois jours plus tard : 500, puis 1000, puis 1600 mots. La seconde : le portrait-robot du lecteur idéal. Imagine en détail la personne que ton livre touchera le plus, comme un persona. Cet outil devient un phare pendant l'écriture, il répond aux doutes sur chaque scène, et il désamorce les commentaires de bêta-lecture : si tu écris pour les femmes de 35 ans et que Jean-Jacques, 50 ans, n'est pas touché, grand bien lui fasse. Avec, en bonus, une idée de polar offerte en direct. À écouter là où tu écoutes tes podcasts.

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Face B — le transcript

L'ÉPISODE MOT À MOT · LES TIMECODES LANCENT L'ÉCOUTE

Évidemment, tu te doutes bien que ce n'est pas moi qui ai tapé tout ce transcript à la main… Alors oui, il y a parfois des incohérences et des erreurs. Comme quoi, rien de mieux que d'écouter l'épisode plutôt que de le lire !

Tu cherches un passage précis ? La table d'écoute passe les transcripts de tous les épisodes au peigne fin.

Intro : deux situations de coaching

Yo yo yo, c'est Ybelion, vous êtes dans le 35e épisode d'Ose Écrire, et aujourd'hui je vous partage deux situations que j'ai vécues en coaching et qui, je pense, pourront vous inspirer, vous motiver et peut-être même vous débloquer dans les problématiques que vous pouvez rencontrer en écriture. J'y parle de routine d'écriture et de commentaires de bêta-lecture qui peuvent parfois piquer un peu l'ego. Voilà, je vous souhaite une très bonne écoute et je vous dis à très vite.

Moi c'est Sam Ybelion, de mon nom de plume. Je suis écrivain coach et j'accompagne celles et ceux qui veulent renouer avec leurs rêves d'écriture. T'écoutes un podcast dont l'intention est simple : te donner inspiration, outils, motivation, discipline, bref, tout ce qui peut te permettre d'oser écrire. En gros, c'est un peu dans le titre, quoi. Ose Écrire !

Coucou ! Nouvel épisode. Vous voyez, je suis assis parce que j'ai trop la flemme. J'avais trop la flemme, je vous jure. Je crois que je suis un peu comme… j'étais un peu off les semaines d'avant, là je suis revenu cette semaine et à fond, tout droit, tout droit, du coup ça m'a un peu fatigué, donc je me pose un petit peu. Voilà, donc j'avais envie de le faire assis. Comme ça je pourrais bouger comme ça là, tu tu tu tu tu. Voilà, je ferai peut-être de petites chansons aussi.

Le Tour de France, parallèle de l'écriture

Épisode particulier ? Je ne sais pas. Enfin si, quand même un petit peu, parce que j'enregistre jeudi 24 juillet, 16 heures, et donc Tour de France ! Tour de France, arrivée à Courchevel, Col de la Loze, étape avec plus de 5 000 de D+. Voilà, grosse étape quand même. Donc si vous me voyez me déconcentrer avec un petit regard sur la droite, c'est parce que je suis en train de guetter les attaques de Pogačar. Alors je dis ça, mais s'il faut il va peut-être pas attaquer, il s'était un peu… Bref.

On va pas parler du Tour de France, mais pour faire une introduction qui reste en thème avec l'écriture : je trouve que dans le vélo, et dans l'effort que demande une étape de Tour de France, il y a quelque chose qui se rapproche un peu de l'aventure d'écrire un livre. On est dans un effort long terme qui demande initialement beaucoup de motivation, puis ensuite une certaine discipline, une certaine résilience, et un amour de… de ce qu'on fait, parce que c'est long et parce que ça demande d'y mettre beaucoup de soi et d'énergie. Voilà. Bon, et évidemment, pas besoin de se doper en écriture ! Évidemment. Je ne sais pas s'il se dope, toujours est-il que pas besoin de se doper en écriture. Voilà.

Par contre, encore une fois, très beau parallèle à faire : c'est extrêmement intéressant de s'entourer de très bons coéquipiers. Voilà, soyons finalement les leaders de notre propre équipe, et entourons-nous de… de coureurs qui nous accompagnent. Voilà. Voilà, je viens de trouver une nouvelle image ! D'habitude je dis que, quand j'accompagne les gens en écriture avec le coaching, je suis un phare, un guide. J'ai utilisé aussi les termes de rigole sur l'autoroute, tu vois. Je peux être un GPS parfois, et je peux être aussi ton dauphin, celui qui t'accompagne dans ton échappée, tu vois, qui fait l'effort pour toi, qui te porte, et qui ensuite te lâche et te laisse terminer, tu vois. Voilà, tu as une nouvelle, nouvelle petite comparaison. J'adore, j'adore, j'adore.

Je bois du café aussi, du coup, forcément, parce que comme je l'ai dit, je suis fatigué. Évidemment, c'est une très mauvaise solution, mieux vaut dormir, mais je vais pas vous mentir, je vais pas vous mentir : je viens de sortir d'une sieste d'une demi-heure devant le Tour de France, justement. Habitude héritée de mon… de mon grand-père. Voilà, j'adore ces moments. C'est… je sais pas pourquoi, peut-être qu'il y a ça aussi, ça me rappelle des souvenirs d'enfance que je kiffe. Ces moments où, repas de famille en vacances, paf, tu sors sur les coups de 15h, 15h30, parfois le temps, tu sais, de prendre le café et de finir les discussions, machin machin, 15h30, 16h, tu te mets devant le Tour de France, sieste avec la barre là, bam, tu tombes, tu te réveilles pour l'arrivée, tu vois le vainqueur, et ensuite c'est fini, et puis la jour… la seconde journée peut commencer, presque. C'est magnifique, c'est magnifique.

Après ce beau parallèle sur le vélo, aujourd'hui j'avais envie de vous parler de deux choses. Bon, vous me connaissez, je vais probablement digresser. J'aimerais bien vous dire que ça sera un épisode rapide et qui va durer 20, 25 minutes, mais je ne préfère pas m'avancer. Voilà, je ne préfère pas m'avancer. J'avais envie de vous parler de deux choses, de deux situations de coaching qui me sont arrivées cette semaine, lundi et hier, et qui, je pense, seront extrêmement inspirantes pour vous. Que vous décidiez d'être accompagné par quelqu'un, que ce soit moi ou quelqu'un d'autre, ou que vous décidiez de ne pas être accompagné, ce qui est totalement entendable, évidemment. L'objectif étant que le plus de gens écrivent de livres. Voilà.

Je vois le coaching comme une sorte de raccourci, ou de… de façon de mettre toutes les chances de son côté. Mais ce n'est qu'à mon avis, forcément, coach moi-même. Je suis un grand consommateur et je suis absolument fan de tout ce que ça permet.

Je vais donc vous partager deux… deux… deux situations. Évidemment, tout est anonyme. Je vais, voilà, vous dire ce que j'ai le droit de vous dire, parce que j'ai demandé l'autorisation aux gens, évidemment, avant de partager. Il n'y aura rien de personnel, de toute manière c'est juste des exemples de choses qui sont arrivées, et qui débloquent, et qui font que tout avance d'un coup, et que c'est génial. Voilà.

« Fais le portrait-robot de ton lecteur idéal »

Coaching 1 : « je veux arrêter de procrastiner »

La première situation, elle m'est arrivée lundi, avec un coaching de quelqu'un que j'accompagne. Et elle est venue avec une problématique, la personne, j'entends, la personne est venue avec une problématique qui était : « Je procrastine, j'ai envie d'arrêter de procrastiner, et aujourd'hui j'aimerais repartir avec des tips pour me mettre des coups de pieds au cul et arrêter de procrastiner. » Bon, je vous l'ai fait en globalité, mais l'objectif de séance était celui-là.

C'est toujours très important, en coaching, d'arriver avec un sujet que le coach aide à mettre dans la séance, parce que l'objectif, c'est pas d'avoir une discussion qu'on aurait au PMU. Voilà, on n'est pas avec un pote qui vous écoute et vous donne deux trois conseils, ensuite partageant sa vie et en buvant des pintes. Quoique c'est quand même extrêmement sympathique de faire ça. On est là pour faire avancer la personne. Aujourd'hui, l'objectif, c'est la mise en action après la séance. La mise en action tout de suite. On doit… la séance doit, et doit permettre au coaché de produire quelque chose, au moins une… une réflexion sur : « OK, où est-ce que je veux aller ? », etc., etc. Donc ce sujet de « OK, j'ai envie de trouver des tips pour mettre des coups de pieds au cul » est exceptionnel. C'est parfait.

Et donc là suit la séance : on explore la réalité de la personne. Voilà, donc je lui pose plein de questions, on va interroger ses émotions, ses valeurs, ses croyances, ses injonctions, ses drivers. On a beaucoup parlé de drivers dans cette séance, extrêmement intéressant.

Parenthèse mise à part, vous pouvez vous tourner vers ce que sont les drivers, c'est extrêmement pertinent, ça, on en apprend beaucoup sur nous. Je vous fais une parenthèse sur les différents drivers, en espérant n'en oublier aucun : il y a le « Sois parfait », le « Fais des efforts », le « Sois fort », le « Fais vite » et le « Fais plaisir ».

Chacun a son lot de qualités, chacun a son lot de pièges, chacun peut être efficace, chacun peut être un peu, parfois, inefficace. Je prends un exemple extrêmement classique : le « Sois parfait » implique que tu as, par exemple, une très grande conscience professionnelle, de faire les choses bien, mais implique aussi que tu peux tomber dans une procrastination active de perfectionner, et qui fait que, dans la finalité, tu n'as accompli rien, parce que tu n'as jamais cette sensation que les choses sont parfaites.

Voilà, les drivers en indiquent beaucoup sur nous, sont une grille de lecture comme beaucoup d'outils en coaching notamment, permettent aux coachs de savoir interroger, permettent aux coachs de permettre des recadrages, des prises de conscience, etc., etc.

Donc on explore la réalité, et on arrive à des réflexions, des prises de conscience. Au départ, qui sont pas forcément waouh, parce que parfois le coaching, c'est ça aussi : il n'y a pas toujours de prise de conscience qui te fait tomber de ta chaise et qui te fait que toute ta vie change du tout au tout. Il y en a quand même beaucoup, je vais pas vous mentir.

La prise de conscience : une routine qu'on peut filouter

Et là, c'est ce qui s'est passé. Et je dois avouer que, sur le coup, ça m'a tellement surpris que je me rappelle même plus ma question qui a amené cette prise de conscience. Mais, un moment, la coachée prend conscience que la manière qu'elle a de construire son habitude d'écriture n'est pas la bonne pour elle, parce que… elle a un moyen de filouter. Voilà. Alors c'est un processus très inconscient, bien évidemment, mais elle se rend compte, en le disant, qu'en fait, en fonctionnant comme ça, elle a un moyen de filouter, elle a un moyen de s'échapper, et c'est pour ça qu'elle procrastine souvent. Elle arrive… elle avait pas réussi à trouver une routine encore suffisamment intéressante, avec un ancrage suffisant, qui lui permettait d'asseoir et de se lancer dans l'écriture.

Et donc là, elle prend conscience de ça, et donc elle me dit ça. Donc là, moi, extrêmement fier d'elle évidemment, c'est… je la félicite. Bravo ! Franchement bravo pour cette prise de conscience ! Et ça se sent tout de suite dans le non-verbal, c'est toujours ça qui est exceptionnel, c'est qu'il y a un truc qui se passe. Putain, c'est dingue ! C'est dingue, c'est dingue, c'est dingue ! Ça se voyait qu'elle était libérée. Tu sentais qu'il y avait de l'énergie. En étant assis, tout de suite, il y a un mouvement en avant, t'as les épaules qui bougent, tu vois, t'as un truc qui tient plus en place, t'as une énergie qui veut sortir. On aurait raccroché à ce moment-là, elle se serait mise à écrire direct.

Et… et le résultat, c'est que les trois jours qui ont suivi, elle a écrit avec cette nouvelle méthode, et de plus en plus chaque jour : 500 mots le premier jour, 1000 le deuxième, 1000 le deuxième, 1600 le troisième. On verra ce que donnent les jours d'après, mais on sent qu'il y a vraiment quelque chose qui a changé.

Le questionnement ouvert du coaching permet des prises de conscience comme ça. Des prises de conscience qui paraissent extrêmement bêtes, parce que finalement, là, la seule chose que je vous ai appris, c'est que c'est intéressant d'interroger notre routine d'écriture, la manière dans laquelle on va se placer dans l'écriture. Ça paraît tout con, dit comme ça. Tout le monde y pense, tout le monde se dit un jour : « Oui, bah oui, il faut que je change mes habitudes », blablabla, etc. Mais c'est pas pareil quand ça vient d'un questionnement de quelqu'un d'extérieur, qui nous amène à voir les choses de manière différente. Et il y a un moment, il y a un déclic, on se rend compte de… C'est toujours ce truc-là : on prend conscience de…, on se rend compte de…, on voit les choses sous un angle différent. Et là, c'était extrêmement puissant.

Donc la conclusion de cet exemple-là, c'est que c'est intéressant de s'interroger sur la raison pour laquelle on n'adhère pas à une routine. Voilà. Pour quelles raisons je n'arrive pas à suivre cette routine ? Ça peut être pour plein de raisons différentes, et c'est intéressant de laisser son esprit vagabonder pour essayer d'identifier ces raisons-là. Ça mène à des prises de conscience, et à s'interroger sur : « OK, quelle est la manière avec laquelle j'ai envie de fonctionner ? »

Si je fais un partage personnel que j'ai déjà fait, mais un rappel c'est toujours bon : moi, j'ai longtemps pensé qu'il fallait que j'écrive 3-4 heures de suite pour être écrivain et avancer. Je ne prenais pas au sérieux tous les petits passages où j'avais 20 minutes, une demi-heure, une heure. Ça crée une forme de procrastination, et je justifiais cette procrastination : « Non mais un écrivain écrit 3 ou 4 heures. » J'écrivais pas ! Donc c'est pire que tout, c'est-à-dire que mon rêve était d'écrire des livres, j'écrivais pas. Vous voyez, il y a une erreur dans l'équation.

Mon rendez-vous d'amoureux : écrire le matin

Et en fait, c'est quand j'ai interrogé ma manière de fonctionner, quand je me suis re… putain, j'allais dire, mais c'est pas un verbe qui existe. Quand je me suis mis à agir de manière congruente avec mes rêves, quand j'ai analysé le… mon fonctionnement de journée, mes habitudes, mes impératifs, je me suis rendu compte qu'en fait c'était le matin que j'avais de la place pour me libérer. Et que cette place, parfois, c'était une demi-heure seulement. Mais je me suis dit : « Sam, en vérité, là tu vois bien que c'est un moment où tu pourrais… »

D'autant qu'avant, j'avais essayé, justement, pendant une semaine, de m'astreindre à ce truc de 3-4 heures. Bon bah, j'ai été dégoûté. J'ai fait ça pendant 7 jours, j'ai effectivement écrit, je sais plus, entre 3 ou 5 000 mots par jour, j'ai beaucoup écrit, mais j'en suis sorti dégoûté. J'ai pas écrit pendant, peut-être, je sais pas, un mois. J'avais pris des vacances exprès, en fait, pour faire ça et aller me confronter à ça.

Et ensuite, c'est ça qui a déclenché toutes les réflexions que je vous disais. Et ensuite, me rendre congruent, et puis me dire : « OK, en fait, c'est le matin que j'ai toujours un peu de temps, où je procrastine, où je fais rien, ou alors je dors, et donc je traîne le soir, et donc je dors », machin, etc. C'est un effet induit : tu traînes le soir parce que tu sais que tu peux te lever un peu plus tard, etc. Je me suis dit : je vais essayer d'écrire le matin. En fait, ça a tout changé ! Je kiffe trop écrire le matin, c'est mon rendez-vous d'amoureux de l'écriture, et ça marche trop bien.

J'ai trouvé mon rythme comme ça, j'ai trouvé une routine qui fonctionne comme ça, et avec un moteur avec lequel je peux pas tricher. Voilà. Moi, le moteur avec lequel je peux pas tricher, c'est que j'écris. Si aujourd'hui j'ai écrit, et combien de mots. J'ai pas envie qu'il y ait un trou dans ma… dans ma win streak. Ça, c'est un moteur suffisant pour moi.

Voilà, c'est pas un moteur pour tout le monde. Vous voyez, là, la personne dont je vous parlais avant, c'est pas un moteur, en tout cas pour l'instant. Je… j'ai pas la sensation, parce que j'ai pas envie de parler, parler pour cette personne, mais j'ai pas la sensation que ça soit un moteur, ce… cet aspect de… de win streak là, comme je… comme je disais. Mais elle a trouvé le sien, et quelque part c'est ça qui est magnifique, et c'est toute l'approche que j'ai envie d'avoir avec les personnes que j'accompagne. Je dis toujours : écrire ton livre avec ta discipline. Évidemment, c'est le plus important.

Voilà, voilà pour le premier exemple. Ça m'a vraiment inspiré cette semaine, c'est un truc de fou. J'ai trouvé ça… me suis dit : OK, mais en fait c'est vraiment pour ça, à chaque fois c'est une preuve supplémentaire de pourquoi je fais ce métier, tu vois. C'est tellement agréable. Tu vois, ce matin, la personne m'envoie… Alors, tu veux le bilan de la journée ? Tu vois, je fais oui, et là elle me dit : « Je sais pas ce qui se passe, j'écris 1600 mots. » Elle rigole, et je suis là : mais putain, mais c'est génial ! Moi je veux, je veux recevoir ça tous les jours, tu vois !

Et… et là je lui dis : félicite-toi, tu vois. Note-le, cette petite victoire d'aujourd'hui. Note-la, note-la, parce que je me doute bien que ça sera pas comme ça tous les jours. Mécaniquement, c'est pas possible, tu peux pas tous les jours écrire plus de mots que le jour d'avant, il y a un moment où tu exploses. Donc il y a des moments où ça sera plus dur, mais dans ces moments où ça, c'est plus dur, on pourra aller réinterroger ces moments où tout allait super bien, en disant : bah OK, maintenant que c'est plus dur, quelle est la différence avec quand c'était vraiment super ? Qu'est-ce que tu as peut-être arrêté de faire ? Qu'est-ce que tu fais en excès ? Qu'est-ce que tu fais pas assez ? Etc., etc.

C'est pour ça que c'est toujours important de le noter, au niveau du ressenti, des émotions, ou des avancées beaucoup plus terre à terre, beaucoup plus tête, comme le nombre de mots écrits, la durée des sessions d'écriture. Bref, chacun ses métriques, mais tout ce qui se mesure s'améliore. Voilà, que ça soit des… de la tête, du cœur ou du corps.

Le coaching de groupe et la boucle individu-groupe

Voilà pour cet exemple. Autre exemple, absolument passionnant. Hier, j'ai eu la chance de participer à un coaching de groupe. D'ailleurs, ça me donne envie, je sais pas dans quel cadre je vais faire ça, mais j'ai très envie de faire ça : une petite session d'une heure, chacun amène une problématique et on discute de cette problématique, soit en mode purement conseil, soit, quand on a un peu de temps et que la personne est là, dispo en vocal, en mode un peu coaching, où on va interroger un peu. Parce qu'évidemment, dans les problématiques que les gens amènent, il y a des trucs, t'as envie de les interroger, tu vois. T'as la petite casquette de coach qui commence à scintiller, tu fais : ah là, il y a un mot qui m'intéresse, j'ai envie d'aller le questionner ; ah là, j'ai l'impression de détecter une petite croyance, j'ai envie d'aller la questionner, etc. Donc c'est hyper intéressant.

Le coaching de groupe a en plus un effet induit absolument génial, c'est que tu places des gens avec le même amour de l'écriture, avec la même motivation d'aller écrire leur premier, deuxième, bref, d'aller écrire leur livre. Et c'est extrêmement motivant, c'est extrêmement… tu te sens entouré, il y a quelque chose qui se crée, les gens sont soudés, les gens se soutiennent et se poussent et se tirent entre eux.

On est dans la notion de boucle individu-groupe, que moi j'aime beaucoup, qui est que l'individu qui décide d'aller s'accomplir, et donc d'aller adresser ses problématiques et de les résoudre, va rayonner sur le groupe, va inspirer le groupe, qui à son tour va s'élever et va élever chacun des individus individuellement, justement, qui à leur tour vont élever le groupe, etc., etc. C'est un cercle vertueux.

Donc je me suis plié à cet exercice hier. J'ai très envie de le faire. Dites-moi d'ailleurs, si vous écoutez ça et que là ça vous dit, ça… ça vous parle, ce que je viens de dire, l'histoire du coaching de groupe, dites-le-moi. Dites-le-moi. Voilà. Dites-le-moi, et on organise ça. Voilà.

Et hier, il y a eu… alors, il y a eu plusieurs choses intéressantes, en vérité. Dans quel ordre je les adresse ? C'est une bonne question. Je vais dire celui-là… pardon, désolé, je me suis… j'ai, en fait, j'ai commencé à parler dans ma tête et le chemin n'a pas plu, alors du coup j'ai pris… et je vais prendre l'autre.

On a parlé de bêta-lecture. Et c'est marrant, c'est que, en plus, j'en ai parlé après en message privé avec quelqu'un d'autre. Et on a parlé, globalement, de bêta-lecture, de retour, des gens qui peuvent lire, etc., etc. Petite gorgée de café après ce suspense insoutenable.

Et… là où j'ai envie… là où j'ai eu envie d'aller creuser, c'était : OK, pour quelle raison ce retour, qui semble t'avoir touché, peut-être à juste titre, est important pour toi ? Je m'explique.

Le portrait-robot du lecteur idéal

Je pense, et en tout cas c'est comme ça que je travaille aussi avec les gens que j'accompagne, je pense que c'est intéressant, quand on écrit son livre… alors, moi je le fais au début, évidemment, parce que c'est des choses qui sont driveantes quand même, donc c'est quand même mieux de les définir au début… je pense que c'est intéressant de faire un portrait-robot de notre lectorat idéal.

Derrière ça, il y a plusieurs choses qui se cachent. Il y a vraiment imaginer : OK, j'ai écrit mon livre… Est-ce que j'en ai un là, pas loin ? Non, j'ai pas de livre. D'accord, super, le mec n'a même plus de livre sur cette table ! Bon, bref. Non non, c'est bon, on va faire sans livre. J'ai mon livre, j'imagine. Voilà, mon livre est terminé. OK, quelle personne le lit ? Quelle personne est le plus marquée par le message ? À quoi cette personne ressemble ? Comment elle s'habille ? Si c'était un acteur, ça serait qui ? Elle a des cheveux de quelle couleur ? Elle a quel âge ? Le matin, elle se lève à quelle heure ? Elle discute de quoi à la pause café ? Elle travaille où ? Elle fait quoi comme sport ? Elle va où en vacances ? Qu'est-ce qu'elle ressent au quotidien, quand elle est triste, quand elle est en colère ? Etc., etc.

Et vous pouvez pousser loin. C'est l'équivalent de faire un persona quand on lance un business. Voilà, on se dit toujours : OK, mon offre, elle va parler à qui ? Bah écoutez, on peut voir le livre comme étant un objet qu'on a envie de vendre à certaines personnes. C'est intéressant de s'interroger sur ces personnes. Je m'explique après pourquoi, mais… donc voilà. Et est-ce qu'elle a de la famille ? Si oui, où vont ses enfants à l'école ? Si oui, qu'est-ce qu'elle raconte à ses enfants quand elle voit d'autres parents ? Qu'est-ce qu'elle leur raconte ? Est-ce que c'est une femme ? Est-ce que c'est un homme ? Est-ce que c'est… voilà. Bref, on se pose toutes ces questions, on fait le portrait-robot de notre lectrice idéale.

Alors parfois, inconsciemment, on a une idée très claire, mais avec tout ce qui est inconscient… C'est comme l'intention du roman lui-même : avec tout ce qui est inconscient, c'est bien de le marquer sur une feuille, de la voir visuellement quelque part. Pour plusieurs raisons. La première, c'est que le processus d'écriture, étant un petit peu long, il peut s'étaler sur plusieurs mois, c'est extrêmement important d'avoir des phares comme ça : l'intention du roman, le lectorat idéal, etc., etc., plein de choses. Si vous voulez une ressource autour de ça, dites-moi, je vous la partagerai.

Parce que, déjà, on peut être influencé par notre vie. Voilà. Parfois on a une émotion très forte, parfois on lit un livre qui nous inspire énormément, alors tout de suite on se met à intégrer des tics de langage de l'auteur, ou ce genre de choses. Parfois on écoute quelque chose, un message, qui nous marque fort, et on a envie tout de suite de l'intégrer dans le roman. Tout ça, c'est bien, c'est des inspirations qui viennent donner du corps, qui viennent asseoir votre unicité, qu'est-ce qui vous construit, etc., etc.

Néanmoins, c'est toujours intéressant d'aller se raccrocher à ce qu'on a envie de raconter, et à qui on a envie de le raconter. Parce que ça permet de répondre à toutes les questions qui peuvent être : est-ce que cette scène est utile ? Est-ce que ce chapitre est utile ? Et ce personnage, est-ce qu'il sert à quelque chose ? Et ce discours, est-ce qu'il sert à quelque chose ? Etc., etc. Voilà. Là on peut balancer la salve de questions : est-ce que ça sert l'intention de mon roman ? Est-ce que… n'importe quoi… est-ce que ça fait écho au lecteur idéal ? Etc., etc.

Parce que, derrière cette question du lecteur idéal, il y a quand même quelque chose de… En fait, on n'a pas envie de ne pas plaire à des gens, on aimerait bien que tout le monde aime notre livre. La vérité, c'est que c'est pas vrai : plaire à tout le monde, c'est plaire à personne, quelque part. Donc, des gens qui vous diront « moi je suis pas trop fan de ton histoire, machin », écoute, c'est tant mieux. C'est tant mieux.

Donc, pour boucler avec les commentaires de bêta-lecture : c'est toujours intéressant, quand on reçoit des commentaires de bêta-lecture, de s'interroger sur, finalement, est-ce que cette personne rentre dans le lectorat idéal que j'imaginais. Ça permet d'ajuster le potard de à quel point c'est important d'écouter cette personne-là ou pas.

Parce que, je sais pas, vous écrivez un livre et l'objectif, c'est de parler aux femmes qui ont 35 ans. Si vous recevez un commentaire de Jean-Jacques, aussi bienveillant soit-il, qui a 50 ans, et qui vous dit « ouais mais moi, ton histoire m'a pas touché, machin truc »… Écoutez, grand bien lui fasse, à Jean-Jacques ! Tant mieux s'il aime pas votre roman. Voilà. Tapez sur Jean-Jacques ! Non, je rigole, pas de violence. Café.

Et donc ça, ça vient compléter un autre point sur la bêta-lecture, c'est que c'est important de donner un cadre au bêta-lecteur. Alors bon, déjà, il y a toutes les histoires de dates, etc., etc., mais aussi : qu'est-ce que vous attendez de la bêta-lecture, vous ? Chacun n'attend pas forcément la même chose. Et à qui c'est censé parler ? C'est quoi l'intention ? Quel est votre lectorat idéal ? Tout ça, c'est des choses que vous pouvez partager au bêta-lecteur. Ça leur donnera aussi une structure, un squelette à respecter dans le retour qu'ils doivent vous faire. Parce que sinon, en fait, vous laissez juste la place à la subjectivité de la personne qui lit. Le professionnalisme d'un bêta-lecteur vient aussi par le professionnalisme qui a envie d'amener l'auteur quelque part.

Et donc hier, c'est ça qui m'a marqué et que j'avais envie de partager, c'était : vous pouvez faire le travail du portrait-robot du lecteur idéal, et ensuite ça vous permettra, à la fois, donc déjà pendant votre écriture, de trier des choses, des scènes, des personnages, bref, des messages, etc., etc. Et ça vous permettra de prendre avec beaucoup plus de recul les commentaires de bêta-lecture.

Parce que oui, évidemment, en parenthèse, les commentaires de bêta-lecture sont très souvent, au début, quelque chose qui vient toucher très fortement à l'ego. Je le partageais… J'ai enregistré récemment beaucoup de podcasts avec des autrices et des auteurs, à deux, et dans le dernier épisode j'étais avec une autrice que j'adore, l'épisode était trop cool. Et on disait : ouais, quelque part, les premiers commentaires, t'as un peu une posture d'ego, tu fais : mais comment ça, mon livre est pas génial ? Et qui es-tu, déjà, pour me dire que je ne suis pas un génie ? Et après, évidemment, tu prends un peu de recul, tu vois, et tu te dis : ah mais oui, en fait, il y a quand même des choses pertinentes dans ce qu'on m'amène, ça serait dommage de pas les intégrer et de rendre mon histoire un peu meilleure.

Mais ça s'apprend. Voilà, ça s'apprend, de prendre les commentaires de bêta-lecture avec un regard différent. C'est d'ailleurs une partie que j'aime beaucoup en coaching, c'est vraiment un truc qui m'éclate. Non pas que j'aime voir… attends, dit comme ça c'est bizarre… mais non pas que j'aime voir les égos des gens confrontés, on va dire, mais la bêta-lecture fait ressortir très fortement certaines croyances limitantes, certaines injonctions, certaines valeurs, etc., etc. Donc c'est un terrain très fertile pour la transformation et le… aller toucher du doigt les véritables bienfaits du coaching. Donc c'est toujours des morceaux extrêmement intéressants. Voilà.

Donc ma conclusion autour de cette… de la bêta-lecture, c'est que, quand on commence à écrire, faire un portrait-robot du lectorat idéal, c'est intéressant. Certains auteurs le font pas, mais moi je trouve ça intéressant. Ça permet d'ancrer encore plus les messages qu'on a envie de faire passer, l'intention qu'on a avec le roman. Tout est lié, évidemment. Et ça permet aussi de prendre avec beaucoup plus de recul, de sortir un peu de la posture d'ego quand on reçoit les commentaires. Voilà.

Parce que je reste néanmoins persuadé qu'avoir des commentaires de bêta-lecture, c'est très précieux. C'est une chance que quelqu'un prenne le temps de lire notre roman et de nous faire un retour.

Trier le subjectif de l'objectif

D'ailleurs, petite parenthèse : dans les commentaires de bêta-lecture, il y a ce qui est subjectif, ce qui est objectif. On doit aussi apprendre à faire le tri entre les deux. Alors, c'est facilité par certains bêta-lecteurs qui sont extrêmement bienveillants et qui, quand c'est subjectif, disent « moi je… ». C'est important, ça permet tout de suite de faire le tri, tu vois. Quand la personne dit « moi je trouve que ça manque de description », bon, OK : si l'intention de l'auteur était, en conscience, de ne pas mettre de description, libre à lui de refuser ce commentaire.

D'ailleurs, j'ai dit le mot, et c'est important aussi : faire les choses en conscience, c'est toujours bien. Ouais, je vais pas chercher une tournure philosophique, mais non, faire les choses en conscience, c'est toujours, toujours très bien. Ça donne une cohérence à notre roman, ça permet aussi de le défendre, tu vois.

Quand tu discutes avec un bêta-lecteur qui te dit « oui mais moi je trouve que ça manque de description », si tu dis juste « ouais mais, en vrai, j'aime pas vraiment les descriptions », bah ça a pas vraiment le même poids que quand tu dis : « Bah écoute, ne pas mettre de description, c'est aussi un choix artistique de ma part, parce que j'ai voulu prendre un point de vue à la première personne, et cette personne est extrêmement dans la tête, elle fait justement très peu attention aux détails, elle fait justement très peu attention aux descriptions. D'ailleurs, la seule chose qu'elle remarque réellement chez les gens, et c'est pour ça que les seules descriptions que tu as des personnages, c'est la couleur de leurs yeux. Et donc la seule manière, quelque part, de reconnaître les personnages à qui elle parle, c'est la couleur de leurs yeux. Pareil, elle fait très très peu attention au visuel des endroits où elle est. Par contre, l'odeur prend une place extrêmement importante. C'est pour ça que c'était une volonté de ma part de ne pas faire beaucoup de descriptions, et de me concentrer sur ce que le personnage perçoit, et de rester dans cette cohérence du personnage. » Vous voyez ? Bon, il y a deux argumentations qui sont totalement différentes.

L'idée du polar aux yeux bleus

D'ailleurs, cela dit, en racontant l'histoire de la couleur des yeux, je me dis que ça peut être une idée, mais trop bien ! Genre, imaginez un polar comme ça, raconté du point de vue de la première personne, par exemple, je sais pas, peut-être de la victime, tu vois. Et en fait, la victime ne fait attention qu'aux yeux des gens, et donc il y a un espèce de mystère, tu vois. Tu te doutes, à la fin tu comprends que c'est une personne aux yeux bleus qui l'a tué, mais il y a eu plusieurs personnes aux yeux bleus, donc tu vois, tu as du mal à démêler le truc. Il y a un truc là, non ? C'est moi qui suis fou ? J'ai l'impression qu'il y a vraiment un truc sympa à faire.

Écoutez, ça, c'est une super bonne idée de roman, n'hésitez pas à la développer et me l'envoyer quand vous l'avez écrite, parce que je suis très curieux de lire quelque chose comme ça. Ou alors, peut-être qu'il y a un livre qui est construit autour de ça, partagez-moi ça aussi, ça ça m'intéresse. Ça, il faudra… il faudra que… que je le fasse un jour. Genre, ça doit exister déjà. Je dis ça, je suis sûr que ça existe déjà. Si c'est une bonne idée, ça existe déjà. Mais de faire un truc, genre, top 10 de mes meilleures idées de roman que j'aurai jamais le temps d'écrire, et donc servez-vous, tu vois. Ça serait trop drôle de faire ça. En vrai, de le faire à plusieurs ! Oh non, mais j'ai encore une encore meilleure idée ! Non, ça c'est… ouais ouais, de le faire à plusieurs. Putain, OK OK OK. OK, je vais aller travailler un petit peu après, j'ai quelques idées là.

Bon, voilà pour cet épisode. C'était les deux sujets de coaching qui m'ont énormément marqué cette semaine. J'ai… Est-ce que j'en ai un autre à faire ? Oui, mais c'est trop personnel, donc je le partage pas. Voilà.

Je peux partager, par exemple… là je parlais de la bêta-lecture, je peux partager… moi, le… Je l'ai dit, je l'ai probablement déjà fait, mais dans un des premiers épisodes, donc ça vaut peut-être le coup, là, que je remette une couche. La première fois que je reçois des vrais commentaires de bêta-lecture, de quelqu'un… bah de Ben, en fait, je peux dire son prénom, je sais pas pourquoi je dis « de quelqu'un »… qui n'a pas la même manière d'écrire que moi, qui n'est pas sensible au même genre de roman, et donc nos deux points de vue se sont extrêmement confrontés.

Ben avait néanmoins fait l'effort de dire « moi je trouve que… », donc c'était très très facilement identifiable, les commentaires qui étaient subjectifs et les commentaires qui étaient objectifs. Les premiers commentaires subjectifs, j'étais vraiment énervé. Voilà. J'étais là mais… mais… mais j'étais vraiment énervé, quoi. Alors ça a pas duré longtemps, et puis je savais que Ben était bienveillant, tu vois, il y avait aucune, aucune volonté de nuire. Donc je me suis calmé, tu vois. Je me suis dit : mais en fait Sam, t'es fâché contre toi-même, là. Donc calme-toi, frérot. Et évidemment, c'est passé, tu vois.

Et puis ça, ça a, en fait, rendu le texte tellement plus intéressant. Parce que, en fait, c'est ça qui est génial, c'est que parfois ça te permet de te reconnecter beaucoup plus puissamment à la manière dont t'avais envie de raconter les choses, et donc, quand même, de corriger certains passages pour asseoir encore plus cette volonté, ou au contraire la réguler, tu vois, qu'elle soit moins, entre guillemets, affichée en gros, tu vois, qu'elle soit plus subtile, par exemple.

Et donc ça m'avait énormément apporté, énormément apporté. C'est pour ça d'ailleurs que Ben est remercié au début du livre : sans lui, le texte serait beaucoup moins bon. Et là, sur le deuxième tome, c'est notamment Ingrid qui relit. Pareil, les commentaires sont hyper pertinents, ça m'a donné beaucoup d'idées. Là je suis en train, dans ma tête, de me dire : OK, est-ce que je rajoute pas un petit truc quand même, pour… C'est plus une question de rythme, je dirais.

La question du rythme est extrêmement, extrêmement intéressante, c'est un vaste sujet, j'en ferai un épisode. Je vais pas me mettre à parler de rythme dans un livre alors que ça fait déjà 35 minutes que je parle ! Ah là là là.

« Écrire soi, écrire le monde »

Bon, est-ce que je peux pas finir par une petite citation motivante ? De la fin, de la fin… Qu'est-ce que j'ai noté récemment qui peut être intéressant ? Alors… Ouais, mais on l'a partagé. Ouais, c'est vrai, les citations, on les a partagées avec Ingrid, quand même. Donc est-ce que ça vaut le coup de… Ouais. Non, pas forcément de citations, en vrai. Quoique. En vrai, il y en a… il y en a une là-bas que j'ai écrite, qui est : « Écrire soi, écrire le monde. »

Voilà. J'aime beaucoup cette phrase. Ça connecte notre unicité au monde entier, ça connecte notre unicité à l'impact qu'on peut avoir sur le monde, ça connecte… ça connecte notre unicité à tout ce qui nous a inspiré avant. On porte en nous une grande partie de l'inconscient collectif de l'humanité, on rajoute à ça tout ce qui fait notre unicité. Voilà, toutes les discussions, les inspirations, le vécu, etc., etc. Quelque part, on est cette pièce centrale qui fait le lien entre le passé et le futur. On… en écrivant soi, en étant authentique dans notre écriture, on écrit le monde de demain. Et ça, je trouve ça magnifique.

Voilà. Donc, osez embrasser votre unicité, osez écrire le monde de demain, osez… osez écrire. Voilà.

Sur ce, je vous souhaite une très bonne journée, soirée, goûter, matinée, quelle que soit l'heure à laquelle vous m'écoutez. Moi, je vais regarder le final de l'étape du Tour de France en allant promener Voltaire, parce qu'il a été extrêmement sage pendant cet épisode de podcast. Et je vous dis à très vite, et même encore plus vite, à mercredi, avec un épisode fait avec Ingrid, où justement on part de citations de rap et on disserte autour de l'écriture. C'est génial, on mélange les genres, on mélange les styles, on mélange les inspirations, ça vient de partout.

Voilà. Sentez-vous libres d'explorer tout ce que vous avez envie d'explorer. Je vous souhaite, pour cette fois, la vraie fin… Voilà, je parle pas français ! Allez, on rembobine. Je vous souhaite une très bonne fin de journée, soirée, matinée, goûter, ce que vous voulez. Et je vous dis à très vite les amis, je vous fais de gros bisous. Et je vous dis…

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Ybelion

Samuel Le Parc · écrivain et coach ICF

Ancien ingénieur en sûreté nucléaire, j'ai tout quitté pour l'écriture. J'anime Ose Écrire et j'accompagne les auteurs autour de trois clartés : le rythme, l'identité, l'intention. Toi aussi, tu as un livre qui attend ?