En 2017, Marie a eu l'idée de Biblibooks. Le site a ouvert ses portes neuf ans plus tard.
CE QUE RACONTE CET ÉPISODE
Elle venait de publier son premier roman en auto-édition et rêvait d'un site où chaque auteur·ice vendrait et dédicacerait ses livres en direct. Elle a déposé un nom de domaine et tenté de monter le site seule, avant de laisser tomber. L'idée est restée là, et revenait chaque fois qu'une amie autrice l'appelait à l'aide pour un site en panne.
Au micro, elle décrit deux marches : de l'idée au projet, puis du projet à la priorité. La première arrive en 2024, quand son mari développeur veut créer son propre site sans savoir lequel. Elle lui ressort la sienne, persuadée qu'elle ne va pas lui plaire. Après un long blanc, il répond : « c'est presque pas une mauvaise idée ». Pendant un an, le projet avance le week-end. La seconde marche arrive en novembre 2025, quand une énième amie autrice appelle au secours pour son site, et que son mari assure que tout est possible.
C'est tout le travail de la Clarté d'Intention : transformer le rêve en projet concret, et décider quelle idée passe devant les autres. La tienne attend peut-être sa deuxième marche.
L'épisode entier t'attend là où tu écoutes tes podcasts.
#OseEcrire #creativite #bookstagram
LE CAROUSEL DE L'ÉPISODE — CLIQUE UN SLIDE POUR L'AGRANDIR
Face B — le transcript
L'ÉPISODE MOT À MOT · LES TIMECODES LANCENT L'ÉCOUTE
Évidemment, tu te doutes bien que ce n'est pas moi qui ai tapé tout ce transcript à la main… Alors oui, il y a parfois des incohérences et des erreurs. Et sur les discussions, il arrive même que les voix se mélangent. Comme quoi, rien de mieux que d'écouter l'épisode plutôt que de le lire !
Tu cherches un passage précis ? La table d'écoute passe les transcripts de tous les épisodes au peigne fin.
Introduction
Ybelion — Bienvenue dans cet épisode avec Marie de BibliBooks, une plateforme qui met en relation les auteurs et les lecteurs afin de leur simplifier la vie, avec un objectif, replacer l'humain au centre de tout ce processus. Je vous souhaite une très bonne écoute. Moi c'est Sam, Ibeléon de Mon Implume. Je suis écrivain, coach ICF et j'ai créé Ose Écrire, un accompagnement pour celles et ceux qui veulent enfin accomplir leur rêve d'écrire un livre. Ce podcast a la même intention. C'est ton rendez-vous inspiration, discipline et passage à l'action. Et si ça te parle, abonne-toi, mets 5 étoiles et partage autour de toi. Parce que plus il y a de gens qui osent, plus d'autres oseront à leur tour. Allez, c'est parti et bonne écoute. Mais j'ai pas trouvé mieux en vrai.
Une faille, une idée à noter
Biblibooks — Alors je me note pour le mettre dans BibliBooks.
Ybelion — Non mais franchement, ça c'est les trucs, c'est exactement comme ça que tu trouves les idées.
Biblibooks — Mais c'est dès qu'il y a une faille comme ça, dès qu'il y a un truc qui n'existe pas et qui serait bien ou alors qui est trop cher pour l'utilisation qu'on en fait. Du coup, allez, hop, ça fait pas.
Ybelion — Ouais, mais en plus, je trouve que ça se voit dans la démarche de construction de BibliBooks. Alors du coup, je vais vraiment avoir beaucoup de questions parce que même, tu vois, ça parle évidemment à mon côté écrivain. Ça parlera forcément aux auteurs que j'accompagne et à ceux qui écoutent. Et en même temps, ça parle pas mal à mon côté entrepreneur aussi, tu vois. J'aime bien.
Biblibooks — Ah bah, tu vois, ça compte de tout.
Ybelion — Ouais, et ça se voit dans ta démarche qu'il y a une vraie réflexion qui est partie de la consommatrice, je dirais. Tu vois, ok, en fait, je me rends compte en étant dans le truc qu'il y a plein de trucs qui ne sont pas faciles. Et typiquement, la discussion avec Eulalie, elle mettait quand même pas mal en relief pas mal des enjeux que vous résolvez. Bon, après, tu vas tout me raconter, mais tu vois, typiquement, le fait de devoir gérer les commandes, de devoir, ok, quand je commande à deux auteurs qui auto-éditent, en fait, je suis quand même obligé de faire deux commandes. Et donc, voilà, il y a toujours plein de trucs comme ça. Et bravo pour la démarche. C'est cool, c'est cool des gens qui viennent mettre un coup de plumeau un peu sur parfois le monde vieillissant du livre. Alors bon, je le dis de manière taquine, évidemment, il n'y a pas tout à acheter.
Biblibooks — Vieillissant, je ne sais même pas si c'est vieillissant, parce que mine de rien, il y a quand même pas mal de choses qui existent, qui sont même très technologiques. Je veux dire, par exemple, rien que le système de KDP, c'est incroyable, même l'impression et la demande, tu vois, c'est pas si vieillissant que ça, mais ce qu'il y a, c'est que c'est pas forcément adapté et pas forcément viable sur la durée, pour tout le monde en tout cas. Donc voilà, c'est parti de pas mal de choses. Mais je vais te laisser continuer.
« On est là pour remplacer Amazon »
La douleur que Biblibooks veut soigner
Ybelion — T'inquiète, c'est là, tu vois, la première question qui me vient, c'est tu penses que c'est laquelle la plus grande des douleurs que tu solutionnes, je dirais, avec BibliBooks ? Alors, pardon, je précise ma question. Désolé. Merci. À la fois, je dirais, pour les auteurs et pour le lecteur, tu vois. Est-ce que les deux sont un peu séparés quand même ?
L'engrenage qui mène au burn-out
Biblibooks — Eh bien, j'avais vraiment dans l'idée de transformer l'engrenage en cercle vertueux. Tu vois ce que je veux dire ?
Ybelion — Ouais.
Biblibooks — C'est vraiment, je vois vraiment les auteurs depuis des années, mais pas seulement les auteurs, mais tout le monde en fait, tous ceux qui sont concernés par les livres, même les libraires indépendants qui coulent, les prestataires, les éditeurs, enfin vraiment tous ceux qui font vivre les livres côté édition, mais également côté consommation, je vois aussi que même les chroniqueuses, enfin je parle aux féminins parce qu'il y a beaucoup plus de chroniqueuses que de chroniqueurs, mais je vois en fait que tout le monde est dans un engrenage qui, si on ne fait rien, mène tout droit au burn-out. Et je le vois tellement autour de moi. Je n'ai jamais fait de burn-out. J'aime trop le travail et j'ai la chance de faire un métier passion, même plusieurs métiers passion en un, mais j'ai la chance aussi d'être maman. Je pense que ça joue. Le fait que je suis obligée de sortir parfois de ce tunnel, tu vois, le tunnel de bosser, produire, être à fond, à fond. Du coup, ça me permet justement d'éviter d'être trop dans la bascule. Mais je vois autour de moi, je le vois, je suis très entourée depuis très longtemps. J'ai cette capacité aussi d'analyser tout ce qui se passe autour de moi et d'en tirer des conclusions aussi. Je vois tout le monde qui part en dépression, en burn-out, les auteurs, les autrices, les lecteurs aussi, parce qu'ils n'en peuvent plus. Ils ont l'impression que s'ils n'achètent pas tout de suite, qu'est-ce qui va se passer ? Ça ne va plus être disponible après. Donc, ils achètent, ils achètent, ils achètent. Ils sont pris aussi dans cet engrenage de consommation. Et ils n'arrivent même plus à suivre les auteurs qu'ils adorent, parce que les auteurs qu'ils adorent, ils sont eux-mêmes obligés de sortir tout le temps, tout le temps, tout le temps. Sinon, ils sortent des classements Amazon, ils sont invisibilisés. Un roman que tu mets X temps à écrire, tu investis du temps, de l'argent, tu mets ton âme aussi à travers les personnages que tu fais vivre. Et au final, au bout de trois mois, il n'y a plus rien. Et ça rime à quoi, en fait ? Normalement, tu te poses et tu te dis, mais ça rime à quoi de continuer à s'adapter à ce système-là ? Du coup, comment faire pour inverser la tendance ? Comment faire pour changer, pour transformer l'engrenage en quelque chose de virtueux pour tout le monde, quelque chose de positif qui profite à tout le monde ? C'est surtout ça, la douleur qu'on a voulu.
Ybelion — Je vois très bien, c'est ce côté très FOMO, en fait, de consommation, et puis alors qu'il est vachement encouragé, effectivement, par les plateformes. Et puis du coup, qu'il place les auteurs dans un truc de quelque part de production. Intensif, bien sûr. Et tu perds, enfin à mon sens, moi de toute façon, c'est ce que je défends en permanence, mais tu perds l'amour même de l'écriture, quand tu es plus focalisé que sur ça.
Noyés sous les livres écrits par l'IA
Biblibooks — Oui, et c'est tout comme ça, même pour avoir de la visibilité. Du coup, soit il faut payer beaucoup, et de plus en plus, les pubs qui sont hors de prix, et surtout qu'en plus, on paye des pubs pour avoir de la visibilité face à des robots. Je parle des machines, des IA qui font des livres, qui font des livres, qui ne font pas juste les couvertures, tu vois, ils font parfois le contenu entier. Et en fait, il y a cette masse qui arrive et qui pollue vraiment, qui pollue Amazon, qui pollue tout ça. Donc du coup, ça fait que toi, tes romans, ils étaient de base, ils étaient noyés. Tu as un petit peu de visibilité parce que c'est une nouveauté, tu vois, parce que tu en parles bien sur les réseaux, tu as un lecteur à fidèle et tout ça, mais au final, il y a combien de fois, il y a des lecteurs et des lectrices qui disent « Ah, ben j'avais pas vu que tu avais sorti un nouveau roman. » Mais forcément, tu es déjà noyé, et là, on te rajoute une énorme vague de merde, excuse-moi. Et toi, tu te dis « Ben mince, il faut que je m'adapte, donc il faut que j'écrive encore plus de romans. » Donc du coup, tu bâcles parce que tu ne peux pas être productif, tu ne peux pas sortir un livre par mois si tu ne passes pas ta vie à faire ça. Si vraiment, enfin moi, j'ai des amis qui sortent un livre par mois, mais elles ne font que ça, vraiment. Elles ne font qu'écrire, qu'écrire à son temps. Et au final, en plus, elles se fatiguent. Comme je te dis, tous les chemins mènent au burn-out. Mais même les lectrices, elles ne peuvent plus suivre, plus personne ne sait suivre, en fait. Donc à un moment donné, c'est se poser et se dire « Qu'est-ce qu'on peut faire pour changer les choses ? » Pour ramener l'humain au cœur du milieu du livre et ramener vraiment ce côté communautaire, le côté « J'investis… » Alors, je mets un petit peu plus cher qu'Amazon parce qu'effectivement, il y a des frais de port. Et encore, on les a réduits. On a décroché des contrats assez très hauts. Donc on essaye de limiter au maximum les frais de port. Mais le but, c'est ça. C'est se dire que si on achète directement aux auteurs, les auteurs sont mieux rémunérés. Déjà, c'est plus serein. Les lecteurs en tirent des récompenses. Et en fait, ils tirent des récompenses, pas juste en achetant. Parce que sinon, on reviendrait à la même problématique de « il faut acheter pour avoir acheté, acheté. » Voilà, comme tu disais, sortir de ce carcan de la consommation excessive. Le but, ce n'est pas de vendre plus ou d'acheter plus, mais mieux.
Un projet porté à deux
Ybelion — Et comment vous faites ? Alors, je suis curieux parce que tu as dit « on ». Donc j'imagine que tu ne portes pas tout à fait le projet toute seule.
Biblibooks — Ah non, je le porte avec mon mari.
Ybelion — Ok, trop bien.
Biblibooks — C'est mon mari qui est développeur web. Et il y a eu toute une histoire derrière ça. Je pense que ça viendra.
Ybelion — En vrai, si tu veux, vas-y. Je suis grave chaud d'entendre l'histoire. J'ai rangé ma question dans un coin. Je te la récupère après. Mais je suis grave chaud que tu racontes comment c'est né. Quel a été le déclic aussi ? À quel moment tu as dit « c'est bon, maintenant on va le faire ».
2017, l'idée d'un Etsy du livre dédicacé
Biblibooks — Oui. Alors, il y a eu plusieurs étapes. Je pense que comme n'importe quel projet, à partir du moment où tu es créatif, les idées, ce n'est pas ça qui manque. Mais pour changer l'idée, pour basculer l'idée en projet, déjà il y a un gap. Et après, le projet en priorité, là il y en a un autre. Donc moi, l'idée, elle a germé en 2017. Donc ça remonte. C'était il y a 9 ans. Du coup, j'étais enceinte de ma fille. Je venais de sortir mon tout premier roman qui était avant sur Wattpad et qui marchait bien. Et bon, bref. j'ai été amenée, du coup, à publier un roman en auto-édition. Là, je dis bien auto-édition parce que c'était vraiment du pur amateurisme comme on en fait. Bon, j'avais la chance d'être graphiste et tout ça. Donc j'avais au moins ça. J'avais fait corriger par une professionnelle. Mais en dehors de ça, je veux dire, le pur amateurisme, il n'y avait rien qui était fait pour marqueter vraiment un livre. Et à ce moment-là, je me suis dit que c'était dommage qu'il n'existe pas un site, un petit peu comme Etsy, tu sais, où tu proposes tes créations à la vente. Mais là, ce serait ton livre que tu pourrais dédicacer. Parce que là, si tu voulais vendre un livre, soit il fallait passer par Amazon, soit il fallait créer ton propre site Internet. Soit il fallait faire des salons ou alors démarcher des libraires qui, de toute façon, ne pouvaient pas faire grand-chose parce qu'ils sont complètement saturés, les libraires.
Ybelion — Ils ont d'autres enjeux aussi, forcément. C'est ça.
Biblibooks — Et je me suis dit, c'est dommage, ce serait bien qu'il existe un site où les auteurs pourraient proposer leurs livres directement et qu'on puisse leur dédicacer. Comme ça, ils n'ont pas à gérer tout ce qui est paiement, transport, etc. Vraiment, ils vendent. Ensuite, dès qu'il y a une vente, ils impriment leur étiquette et ils envoient. Donc ça, c'était vraiment l'utopie en 2017.
Ybelion — 2017. Donc ça remonte. C'est ça.
Biblibooks — Et à ce moment-là, je n'avais pas créé de site Internet, ni rien. Après, je me suis formée. Je me suis beaucoup formée. Je me forme tout le temps. Tout le temps. C'est plein de choses.
Ybelion — On est ensemble.
Biblibooks — Voilà. On se comprend.
Ybelion — Oui.
Biblibooks — Mais voilà, je n'avais pas envie de dépendre de Damien, justement, mon mari qui déjà faisait des sites. mais tu vois, c'est faire des sites Internet pour un développeur web de sa trompe, en tout cas, parce que c'est lui, il code depuis qu'il a 16 ans. C'est une grosse passion. Vraiment, c'est son truc. Mais c'est comme demander à un paysagiste de venir tourner le gazon. Tu vois ce que je veux dire ? Ça le fait chier. Ouais. Donc, j'ai appris, justement, à faire mon propre site. Au point que j'étais vraiment douée dedans. Donc, j'ai commencé à le proposer à des clients.
Ybelion — OK.
Biblibooks — Parce qu'à ce moment-là, j'avais mon agence de communication audiovisuelle. Donc, je faisais déjà vidéo, photo, graphisme, composition de musique. Et du coup, je rajoutais site Internet. Et en fait, ce qui s'est passé, c'est qu'à force d'évoluer dans l'auto-édition, j'y ai rencontré plein, plein de monde, plein d'autrices, plein d'auteurs incroyables. Et à chaque fois, je venais aussi pour les dépanner sur leur site. Parce qu'il y avait plein de trucs qui n'allaient pas. De toute façon, ça ne va jamais. Il y a toujours des messages. Il y a toujours des trucs qui plantent des machins. Je me suis fait spam, massime, blablabla. Toujours des trucs. Et à chaque fois, ça revenait. Je me disais, ah, dommage qu'il n'y ait pas ce site.
Le rêve qui revient frapper à la porte
Ybelion — Le fameux rêve qui toque à la porte de manière récurrente.
Biblibooks — Qui revient, qui revient. Mais bon, c'était resté comme, à un moment donné, j'avais même essayé de créer moi-même ce site. J'avais même déposé le nom de domaine. J'avais déjà commencé. Ça s'appelait Dedibooks à ce moment-là comme dédicace. Et après, je me suis vite rendue compte que WordPress, non, ça n'allait pas le faire. Ce n'était pas possible.
Ybelion — C'est sympa.
Biblibooks — Ouais, non, ça a vite été avorté comme projet. Mais bon, ça restait quand même là. Et il se passe pas mal de choses dans ma vie professionnelle. Entre-temps, je me suis professionnalisée dans l'écriture. Maintenant, c'est mon métier à plein temps depuis 2022. Et donc, évidemment, je me suis formée pour plein de choses dans ce milieu-là. Et j'étais encore plus entourée de plein d'autrices, de tout horizon. de tout. Il y a des autrices confirmées, des autrices débutantes, vraiment des... Alors, excuse-moi, je féminise beaucoup, mais on a 94% de femmes. Enfin, j'hallucine sur les chiffres, mais je le vois partout.
Parenthèse : un bookstagram très féminin
Ybelion — Non, mais c'est marrant. Alors, tu vois, je fais la parenthèse, tu reprends après ton histoire, mais effectivement, le bookstagram est un milieu majoritairement féminin, j'aurais envie de dire. J'y porte pas du tout de jugement. Je le note juste comme ça. C'est rigolo de le noter. Et puis, après, c'est comme ça, tu vois. Quelque part... Mais c'est marrant, tu vois, je me suis toujours demandé. Après, je me suis dit, moi qui aime bien un peu toutes les études de sociologie, tout ça, le comportement, machin, j'ai réfléchi, je me dis, c'est fou, pour quelle raison, tu vois ?
Biblibooks — Après, il y a beaucoup plus d'hommes, je ne sais pas si tu as remarqué, mais il y a beaucoup plus d'hommes dans les maisons d'édition, les auteurs.
Ybelion — Je t'avoue que... Bah oui, forcément, en fait, naturellement. Ça, c'est forcément l'effet induit un peu de tout le système de manière générale. Mais tu vois, justement, je trouve ça hyper intéressant. Alors là, c'est presque un truc de société après, mais je trouve ça hyper intéressant que le book Instagram soit majoritairement féminin dans ce milieu qui, de base, ne l'était pas forcément, tu vois. Et comme un... comme une sorte de mouvement contre-culturel presque, tu vois. Ou de... Je ne sais pas. Bref, je trouve ça intéressant.
Biblibooks — Après, je n'ai pas creusé, tu vois. Les genres émergents sont l'imaginaire et la romance qui est... La cible est principalement féminine aussi. Surtout que l'imaginaire, c'est la romantésie.
Ybelion — Ouais.
Biblibooks — Je ne fais pas de généralité parce que, voilà, il y a vraiment de tout. Mais je veux dire, si ça avait été la science-fiction et la dystopie, par exemple, parce qu'il y a eu une période comme ça, mais quoi que... Il y a beaucoup de femmes aussi. Bref. Voilà.
Ybelion — C'est un sujet... Et en même temps, tu vois, moi, à chaque fois que j'en parle, j'essaie de prendre des pincettes parce que forcément, tu vois, je n'ai pas envie d'arriver avec les gros sabots et puis le fameux mansplaining, tu vois. Mais j'y connais ça, j'avoue que j'y connais rien, tu vois, j'y vais vraiment en curiosité sur ça. Et ouais, c'est... Mais je pense que, tu vois, c'est aussi indicateur de plus globalement les choses qui changent et qui bougent, tu vois. Et... C'est une bonne nouvelle, je trouve. Voilà. Donc, c'est cool. À la fin, c'est ma conclusion. Trois mots, c'est cool.
Biblibooks — C'est toujours une bonne confusion, ça.
Ybelion — Bref, désolé pour cette parenthèse de société, presque. Mais tu vois, cela étant dit, je trouve quand même que c'est important de le dire parce que sinon, on le note pas et c'est presque anecdotique. c'est bien justement. Voilà, voilà. Cela étant dit, écoute, je te laisse reprendre ton histoire et je ne t'embête plus avec les idées de société.
Biblibooks — Après,
Ybelion — la politique, Marie, c'est parti. Je rigole, je rigole.
2024, l'engrenage côté code
Biblibooks — L'histoire nous mène jusqu'en 2024, du coup. 2024, et là, c'est du côté de mon conjoint, du coup, de Damien, qui, lui, comme je disais, il code depuis qu'il a 16 ans, il a toujours eu un très bon profil, très, très demandé dans son milieu. Eh bien, à un moment donné, en 2024, il y a eu un coup, il y a eu un coup de massue assez important entre guillemets. il a perdu une mission qui était censée être pérenne, en fait, dans sa tête, ce n'était pas prévu et puis, en tant que freelance développeur, si tu veux, c'est d'un mois à l'autre. Donc, pour te remettre alors que tu as des impôts à payer, que tu as ci, que tu as ça et que, d'un coup, ça a été super compliqué et déjà qu'il était en mode un petit peu survie. C'est quelque chose qui ne lui plaisait plus déjà, de base, parce qu'il y a beaucoup de pression dans son travail, il y a beaucoup de pression, même, il y a toujours des réunions, des délits qui ne savent rien tous les jours, des réunions, des réunions, des réunions. Il y a des hiérarchies mal placées aussi, tu sais, ces fameux leaders qui disent non parce qu'il faut juste faire de dire non mais qui derrière, et quelques mois plus tard, on se rend compte, ah oui, mince, si on l'avait écouté, peut-être que ça serait passé autrement. Il n'y a pas vraiment cette cohésion d'équipe qu'il aimait bien quand il commençait. Enfin, il y a plein de choses qui faisaient que, déjà, il ne s'épanouissait plus, je le voyais, il était tout le temps en train de chercher autre chose pour sortir de son bureau et là, avec cette perte de mission, il s'est retrouvé à chercher d'autres missions donc il a eu de la chance parce qu'il en a retrouvé vite alors qu'il y a eu quand même la crise dans le milieu mais c'est des missions qui sont de moins en moins en télétravail. Ce qui fait que nous, qui nous sommes éloignés de Paris, ça fait que maintenant, trois fois par semaine, enfin depuis ce moment-là, il part à 5h du matin et il rentre à 20h, 21h et il se fait des journées. Alors, ça le sort, il aime bien rencontrer les gens, ce n'est pas ça le souci, le truc, c'est que c'est une vie effrénée et il se dit que ce sera de moins en moins de télétravail, de plus en plus de pression et il voyait ça aussi comme un engrenage. On revient encore à cette histoire d'engrenage dans son milieu aussi. Donc, vous voyez l'engrenage de son côté, je vois l'engrenage dans mon milieu littéraire et à un moment donné, on s'est posé parce que moi, je le voyais vraiment quand tu vois, la personne avec qui tu partages ta vie, tu sais quand ça va, quand ça va pas, clairement, ça faisait un moment qu'il n'allait pas bien et je lui ai dit, alors, on s'est posé, je lui ai dit, si tu faisais abstraction à tout ça, au déplacement, à la pression, aux impôts, tu fais tous les trucs négatifs liés à ça, si tu fais abstraction de tout ça, tu enlèves tout, est-ce que ce métier, juste le métier, le fait de programmer, le fait de faire tout ce qu'il faisait, est-ce que ça te plaît toujours ? Parce que, voilà, et là, il a réfléchi un petit moment et il m'a dit, ben oui, c'était évident, je voyais comme une étincelle regermée dans son regard et je lui ai dit, ben du coup, pourquoi tu fais pas ton propre site ? Ce serait la bonne solution parce que tu fais ton propre site et du coup, ça évite toutes les contraintes derrière. Il m'a dit, ben c'est cool, mais moi, j'ai pas d'idée.
Ybelion — Alors ?
« C'est presque pas une mauvaise idée »
Biblibooks — Voilà, alors moi, j'en ai trop, alors ça te plaît. C'est ça, c'est bien l'alliance du cerveau gauche et du cerveau droit, je sais pas si ça te parle, mais là, clairement, c'est hyper bénéfique pour nous parce que notre complémentaire était incroyable, mais au départ, on a quand même d'abord cherché du côté de ses passions à lui parce qu'il est passionné d'aviation, donc on s'est dit, pourquoi pas ? Donc on a creusé un petit peu et on s'est vite rendu compte que c'était trop compliqué, il y a trop de normes, trop de choses et du coup, je lui ai dit, écoute, moi, j'ai une idée qui me... qui reste depuis 2017, mais bon, ça va pas te plaire, c'est dans les livres, lui, il lit pas, c'est pas du tout son truc et je lui ai dit, ça va pas te plaire, mais bon, je peux toujours t'en parler et je lui explique tout ça, justement, le fait que les auteurs, ils ont pas d'espace pour pouvoir vendre leurs livres, il faut qu'ils fassent un site internet et puis même quand il y a un site internet, il y a plein de soucis, il y a plein de choses qu'ils ne vendent pas et c'est dommage parce qu'on est obligé de faire des salons pour pouvoir vendre en direct et en gros, ce serait l'idée de faire un peu un salon, mais en ligne. Et là, il y a eu un blanc, mais aussi dit, d'habitude, soit je m'attends à ce qu'il rit ou je sais pas, qu'il veut, ouais, c'est cool, mais bon, revenons, parlons sérieusement. et là, je le revois, je le revois, il a posé comme ça sa main, il a fait, c'est presque pas une mauvaise idée et je sais pas, dans sa tête, ça devait bouillonner aussi en mode, ouais, enfin, donc c'est en 2024, alors à ce moment-là, on a commencé à réfléchir un petit peu au nom, tout ça, ce qu'on pourrait proposer, mais à la base, c'était vraiment ça, c'était juste faire un site où les auteurs qui n'ont pas de site ou qui en ont un et qui en ont marre peuvent proposer leur livre à la vente, sauf que, ok, tout va bien, sauf que, à un moment donné, vu qu'on avait prévu de faire ça, à partir de ce moment-là, à partir de 2024, absolument tout ce qui se passait dans mon entourage, tout ce qui se passait habituellement, que je voyais tout le temps, quand je dépannais, il faut savoir que je suis quelqu'un qui dépanne beaucoup, j'aime bien, vu que je suis un espèce de couteau suisse, enfin, assez polyvalente par tous les métiers que j'ai fait avant, c'est vrai que j'ai, on vient souvent me solliciter pour soit des conseils ou alors des dépannages pour ci, pour là, et c'est quelque chose que j'aime bien, parce que je sais le faire, je peux le faire, et ça, mes anciens métiers me manquent aussi, techniquement, j'ai fait ça aussi par passion, donc, tout ce qui est créatif, en fait, c'est pas juste l'écriture, donc, ça me permettait de pouvoir faire tout ce qui me plaît, en fait, en même temps, et là, à partir du moment où on avait acté qu'on allait faire ce site, on avait déjà le nom, moi, le logo, il est venu tout de suite, le papillon, c'était vraiment prendre son envol, prendre sa liberté, vraiment, puis le côté cocon qu'on se fabrique tous ensemble, c'était évident, tout est venu, mais d'une simplicité, c'était assez prodigieux, et à partir du moment, voilà, où c'était acté, tous les petits soucis qu'on me remontait, j'ai dans ma tête, c'est comment je pourrais apporter une solution sur BibliBooks, et c'est pour ça que c'est devenu, finalement, l'espace auteur, enfin, le projet initial, c'est juste espace lecteur, espace auteur, et au final, on a rajouté, bah oui, c'est vrai, et puis, avec une conversation avec une amie qui est libraire indépendante, elle me dit, mais c'est évident, il faut ajouter l'espace libraire, il faut ajouter l'espace prestataire, il faut ajouter l'espace éditeur, et les salons, et enfin, tu vois, et c'est comme ça qu'on construit un empire à base de cocon, tu vois.
Idée, projet, priorité
Ybelion — C'est hyper intéressant comme histoire, parce que, alors évidemment, tu vois, moi, je fais toujours des liens avec l'écriture et le projet créatif, déjà, il y a un truc que tu as dit au début, je me permets de le répéter, parce que c'est hyper, hyper important, tu as dit, déjà, donc il y a les idées qui doivent devenir un projet, puis une priorité, et ça, pour moi, tu vois, là, c'est vraiment, alors c'est moi ce que j'appelle la clarté d'intention, tu vois, c'est ok, où est-ce que je décide d'aller, quoi, et ça, ce que tu as dit, là, idée, projet, priorité, en vrai, c'est tellement vrai, même quand tu es dans le processus d'écriture, de ok, en fait, je choisis quelle idée, et une fois que j'ai choisi, ok, comment je fais pour que je l'emmène au bout, quoi, et alors ça, je trouve que j'ai...
Novembre 2025, le déclic final
Biblibooks — Il y a eu un déclic supplémentaire, parce que là, on avait commencé à créer en 2024, mais 2024, on y allait cool,
quoi,
c'est-à-dire le week-end, un peu de temps en temps, c'était pas...
Ybelion — C'est la priorité P2, quoi, il n'y avait pas encore... Ouais, c'est ça,
Biblibooks — c'était même pas vraiment, en plus, c'était... On essayait de faire ça, puis Damien, il a vite retrouvé par derrière tout un tas de choses qui l'occupaient beaucoup, donc, c'était pas tout de suite. En revanche, là où il y a eu le méga déclic final, on va dire, comme tu dis, le P2,
tu vois,
l'ultime, c'est en novembre dernier, à chaque fois, je la cite pas, et derrière, elle se cite elle-même, donc, je pense que je vais la citer, c'est une amie autrice à moi qui s'appelle Laurence Chevalier, qui... que je connais depuis très longtemps, bien sûr, je l'ai aussi pas mal dépannée sur plein de choses, sauf que là, elle me disait, oh Marie, j'ai un petit souci, donc c'était en novembre dernier, elle venait d'apprendre que Wix, alors moi, ça faisait des années que je disais de quitter Wix, parce qu'il y avait plein de choses qui n'étaient pas adaptées, notamment le Mondial Relais, tout ça, ça lui compliquait la vie, je lui disais, mais en plus, tu payes cher pour rien, blablabla, j'ai la flemme, enfin bref. Là, elle ne pouvait plus avoir la flemme parce qu'ils ont radicalement augmenté leur cotisation annuelle, là, mais de beaucoup, donc elle a dit, ça y est, tu vas être contente, je quitte Wix, mais elle ne savait pas comment, elle me dit, je vais chez PrestaShop parce que j'ai une amie qui fait ça, elle a juste mis ses livres sur la page d'accueil, moi, c'est juste ce que je veux, je ne vais pas m'embêter, je vais, voilà, je vais faire ça, mais par contre, comment je fais pour déménager mon nom de domaine de Wix à PrestaShop, à la base, elle me contacter pour ça, donc je viens la voir, et tout ça, je n'ai aucune idée de comment on fait, mais je n'ai jamais fait Wix, je le fuis comme la peste, mais on retrouve des solutions, tu vois, et vraiment, je ne sais pas pourquoi, d'où ça m'est venu, je lui dis, mais au fait, PrestaShop, ça te coûte combien, du coup, à l'année ? Et là, elle m'a sorti le prix pour une autre, enfin, je ne veux pas être insultante, c'est des sites qui peuvent être très adaptés pour plein de monde, je n'en sais rien, mais c'est hors de prix pour ce que c'est, ce n'est pas du tout adapté, et je voyais, enfin, c'était encore une autre, tu quittes une machine à gaz pour une autre, et hors de prix pour ce que c'est. Alors, moi, je lui ai dit, écoute, si tu veux juste mettre tes livres sur une page d'accueil comme ça, enfin, si c'est juste, tu veux moins tomber, c'est possible, moi, je te propose de faire ça sur wordpress.org, pas le .com, c'est la même chose, voilà.
Ybelion — Sauf qu'il y en a un qui est payant, si je ne dis pas de bêtises, sur le .com, voilà, donc,
Biblibooks — quand je dis wordpress, c'est wordpress.org, mais du coup, elle me dit, oui, mais il faut s'y connaître un petit peu, c'est sûr, moi, j'ai mis du temps à me former, tout ça, et c'est pour ça que je dépanne aussi, parce que finalement, moi, c'est facile, c'est en quelques clics, tu as juste un thème à acheter, et après, à le personnaliser, tu as juste à, bon, il y a quand même plein de choses à mettre en place, et tout ça, mais du coup, je lui ai juste montré comment on ajoutait un livre, et après, elle a fait les autres, donc c'était facile, donc je lui ai dit, écoute, je te propose d'abandonner PrestaShop, je te fais un site vite fait, sur WordPress, ça va te coûter tant, tu as juste l'hébergement, en plus, c'est tombé pendant Black Friday, donc elle a eu des offres, tu vois, pendant 4 ans, et tout, c'était, elle a halluciné, du prix que c'était, pour ça, mais, en même temps, WordPress, quoi, c'est bien, parce que c'est pas, on va dire que c'est la forme la plus économique qu'on a pour faire un site, mais il y a plein de choses qui derrière ne sont pas du tout adaptées, même quand tu fais des grosses commandes, tu sais, quand tu fais des grosses sorties, et qu'il y a plein de monde, il faut que tu prennes un serveur qui a hors de prix en plus, pour pas que ça plante, toutes les fonctionnalités qui étaient intéressantes, et qui gèrent la TVA, par exemple, elles deviennent payantes, et il y a des bugs constamment, il y a des mises à jour à faire tout le temps, mais finalement, rien n'a adapté.
Ybelion — L'interface est horrible, déjà.
Biblibooks — Oui, et c'est lent, et c'est d'une lenteur, c'est affligeant, mais tout est lent, enfin, voilà, et c'est ça, c'était devenu presque mon quotidien à dépanner les copines, les copines qui marchent beaucoup, en plus, parce que, justement, oh mince, galère, il y a un souci, et je me dis, c'est con, parce que, si on avait sorti BigBoox, ben, on n'aurait pas tous ses soucis, parce que BigBoox, du coup, on ne sait pas si WordPress, c'est un site qui a été créé from scratch, c'est-à-dire, de rien, à partir de là. Ça, c'est Damien, moi, je suis incapable de faire ça, moi, c'est du chinois, c'est ce qu'il fait. Je me suis formée pour créer des sites internet, WordPress, c'est pas du tout la même chose, au final, ça revient en plus à faire du graphisme, et des fois, jouer un petit peu avec le CSS, enfin, sur la personnalisation, et tout ça, ça va guère plus loin. Mais là, moi, je suis incapable de faire ce que fait Damien, et du coup, là, il y a eu une petite phrase, Damien, qu'il aurait jamais eu d'y dire, il a dit, tout est possible.
« Tout est possible »
Ybelion — Ça, c'est une très, très mauvaise idée, de dire ça à un créatif.
Biblibooks — Mais il est trop content, ça lui fait des challenges, c'est aussi son meilleur challenge, il faut savoir, je dis, alors, j'ai une idée, alors il se prépare, je le vois, il fait, ah, qu'est-ce qu'elle a eu encore comme idée, mais le pire, c'est qu'à chaque fois, il est d'accord, il est trop content, il demande que ça, en fait, c'est vrai, et c'est là, que, enfin, je repasse des étapes, mais c'est là qu'on se rend compte que, bah, c'est une passion qui l'anime, et Bibi Books lui a redonné ça, il lui a redonné, il a replacé la passion au cœur de son propre système, tu vois, et pareil, c'est ce qu'on voulait, de toute façon, c'est, bon, après, c'est plus par rapport au livre, on voulait replacer la passion au centre, pour enlever le côté pression, sortie, machin, burn-out, enfin, l'engrenage, et ce qui est cool, c'est que ça l'a fait aussi du côté de Damien, vraiment purement au niveau du code, et même le côté, on sent que le côté humain, parce que c'est principalement lui qui répond au chat, au chat sur le site, et au truc de support, et je sens que ça lui plaît, tu vois ce que je veux dire, c'est le fait, parce qu'il n'y a plus ça dans son métier, il n'y a plus l'échange humain, il n'y a plus, bon, même s'il y a beaucoup de gens qui pensent que c'est Nia qui répond, on nous parle comme si on était, c'est sûr,
Ybelion — on est devenu habitué à ça aussi maintenant, c'est sûr, c'est sûr, c'est stylé de voir l'aventure en binôme, je dirais, tu vois, parce que ça se répond aussi bien dans votre organisation, Ah oui,
Biblibooks — on a dit on a de la chance, on est hyper complémentaires, mais pour tout, il y a des choses, pour moi ça me... lui il est trop content,
Trier ses idées quand on en a trop
Ybelion — j'aurais tendance à dire, tu vois, qu'il n'y a pas de hasard aussi, tu vois, dans le fait que vous soyez rencontrés, etc., tu vois, c'est trop cool, et comment tu gères le côté ultra créatif, parce que ça, tu vois, ça aidera n'importe qui, tu vois, toutes tes idées, comment tu sais, ok, je me concentre sur elle, pas sur elle, c'est peut-être un peu un objet brillant, ou alors peut-être quelqu'un, quelque chose qui va me demander beaucoup d'efforts, pour peu de résultats, ou tu vois, comment...
Biblibooks — Alors maintenant, enfin moi, j'ai pris l'habitude de noter, je note toutes mes idées, parce que sinon, j'ai toujours la peur de... hop, mince, elle s'en va, je la reverrai plus jamais,
tu vois,
donc je note tout, j'ai toujours plein de choses à aider, et il y a des fois des idées qui sont plus marquantes que d'autres, c'est des idées qui vraiment s'imposent, tu vois, elles prennent de la place, elles prennent de plus en plus de place, t'y penses, t'y penses, t'y repenses, et... mais en tout cas, en ce qui concerne, enfin, les romans, je fais des idées, et en fonction de la tendance du moment, de ce qui est le plus attendu, de tout ça, c'est ce qui va me décider sur ce que je fais passer en priorité ou pas, et aussi ce que j'ai profondément envie d'écrire, ça joue, mais par exemple, si t'as sorti un livre, et t'as une suite d'annoncées attendues, effectivement, tu peux pas faire passer d'autres idées en priorité, t'as des choses à sortir tout de suite, et puis voilà. Ça, c'est pour le côté écriture, mais sur BibliBooks, dès que j'ai des idées qui s'imposent, je les note, on en discute avec Damien, on voit ce qu'on peut faire passer en priorité, tout ça, si c'est important, mais maintenant, j'ai pris l'habitude de faire des sondages, en fait, parce que BibliBooks, c'est pas notre site à nous, en fait, c'est pas Damien et moi, c'est nous qui créons les fondations, enfin voilà, on est les précurseurs, on va dire, du cocon, tu vois, mais on a vraiment cette volonté de créer la communauté de chacun, en fait, que chaque BibliNote ait la voix et la possibilité de s'exprimer, de dire, c'est pour ça qu'on est très ouvert sur le chat, on est attentif à toutes les suggestions, tous les problèmes, et même s'il y a une personne qui nous demande un truc, qui est expliqué mille fois dans la FAQ, qui est expliqué dans les tooltips, c'est les points d'interrogation sur lesquels on clique pour voir l'explication, c'est expliqué dans les tutos, mille fois, et on nous pose la question, du coup, nous, ça nous alerte que c'est pas assez intuitif, donc comment on peut rendre le truc assez intuitif, voilà, on essaye toujours, toujours de trouver des solutions pour faciliter les choses pour tout le monde, que ce soit côté acheteur, que vendeur, et en fait, c'est ce qui rend aussi la communauté vivante, et qui, enfin, on veut vraiment créer le site qui est utile pour un maximum de personnes, qui fait gagner du temps, de la visibilité, de l'argent, mais aussi des liens humains plus importants qu'ailleurs, en fait, donc le but, c'est de sortir un petit peu de tout ce qui existe, de plus avoir besoin de géants, en fait, de plus avoir besoin des réseaux sociaux, bon, c'est pas demain la veille, mais, tu vois, c'est plus avoir besoin des géants comme Amazon, comme Hachette, comme pour les distributions, pour, pour tout, pour tout un tas de choses, de plus avoir besoin de payer des pubs, et tout ça, bon, ça viendra petit à petit, mais, voilà.
Remplacer Amazon, une vision assumée
Ybelion — J'avais beaucoup aimé ça quand t'avais annoncé le lancement, le lancement de BibliBooks, ou un peu après, où t'avais dit, je suis là, enfin, on est là pour remplacer Amazon, t'avais fait un post comme ça, et, en vrai, moi, je trouve ça cool, quelque part, d'assumer, tu vois, la vision qu'il y a derrière, peut-être que ça ne se réalisera jamais, tu vois, mais ils ok, tu vois, après, c'est une fois que j'ai ça en tête, ok, qu'est-ce que je peux faire aujourd'hui pour aller, faire dans cette direction-là, et c'est tout con, mais simplement s'autoriser, ce shift mental, de dire, ouais, rêver, ça ne coûte rien, tu vois, ok, si tout était possible, j'irais où, tu vois, c'est quoi ma vision, et le monde dans lequel j'ai envie de vivre, et c'est marrant parce que, tu vois, je sors de trois jours de co-animation, de formation là, et le, et un des formateurs disait, que justement, c'était intéressant de faire cet exercice de vision, de dire, mais au sens, au sens, une fois qu'ok, t'as ton besoin à toi, tu vois, toi, ce que t'aimerais, mais surtout, c'est après, le monde dans lequel t'as envie de vivre, il ressemble à quoi, tu vois, et faire cet exercice-là, de dire, bah moi, tu vois, j'imagine un monde où, il n'y aurait plus de géants comme Amazon, ou de super entreprises, ou de super personnes qui, parasitent un peu, tout le bordel, parce qu'il a une très grande partie du, de tout le reste, tu vois, et,
Biblibooks — de toute façon, c'est ça aussi, c'est, alors, il faut savoir que je, bah, je, j'ai été diagnostiquée, avec un gros TSA, avec une belle adaptation sociale, et sur la communication, donc, c'est plutôt cool, ça, moi, mon cerveau, je, je réfléchis tout le temps, il y a plein, plein de ramifications, et quand, je mets le, quand je cerne un, un problème, je dois trouver des solutions, dans ma tête, c'est comme ça, c'est, c'est un, des mini-challenges, tous les jours, que j'adore, enfin, un problème, une solution, du coup, des fois, c'est un peu compliqué pour les copines, quand il y en a une qui veut juste décharger, tu sais que ça ne va pas, moi, je suis tout le temps dans la recherche de solutions, ce n'est pas forcément ce qu'elle demande, tu vois, elle demande juste une oreille attentive, je ne sais pas faire, je ne sais pas faire,
je ne sais pas faire,
moi, je cherche des solutions tout le temps, et, et là, à chaque fois, comme on me parlait d'un souci, enfin, un libraire parle d'un souci, en particulier, un auteur, un lecteur, une chroniqueuse, enfin, à chaque fois, la solution évidente, c'était, il faut que tout le monde soit au même endroit, il faut que tout soit au même endroit, parce que là, on est dispatché, il y a des ventes sur Amazon, il y a des ventes sur Ulule, il y a des ventes sur la Finac, un peu partout, voilà, donc, ce qu'il y a, ce n'est pas que les gens lisent moins, ou qu'il y a moins de, ou qu'il y a trop de livres, et ça, si, il y a quand même trop de livres, tu sais, il y a quand même, mais c'est parce que, s'il y a trop de livres, c'est parce qu'il faut tout le temps des nouveautés, parce que, voilà, ça fait encore partie de l'engrenage, et, alors que si tout est réuni au même endroit, et que c'est les, et que les auteurs, ils vendent en, enfin, en direct, et qu'il y a une très faible part de commission, à ce moment-là, ils ont moins besoin de vendre, et de faire de nouveautés, si on fait, si on continue à faire les livres au-delà de la, du, c'est nouveau, tu vois, si on les communique autrement, si, si les chroniqueuses, elles étaient rémunérées par, vraiment, parce que, par l'influence qu'elles donnent, si, enfin, tu vois, tout est lié, en fait, je pense que, enfin, chacun, on peut réduire aussi, un maximum de, d'acteurs, dans, enfin, on dit toujours que si les livres, c'est, c'est compliqué d'en vivre, c'est parce qu'il y a beaucoup, beaucoup de monde, dans la chaîne,
Tout réunir au même endroit
Ybelion — il y a beaucoup d'intermédiaires, et puis, c'est ça, puis, il y en a qui se, qui se rincent bien, mais c'est ça,
Un centre logistique pour les auteur·ices
Biblibooks — c'est ça, et enfin, moi, je vois, alors, je, c'est un travail, un distributeur, ils doivent stocker des livres, ils doivent les envoyer, les dispatcher dans les différentes libreries, tout ça, je ne néglige absolument pas ça, il y a des salaires derrière, il y a tout ça, mais c'est évitable, c'est évitable, on peut contourner ça, on peut, on peut, parce que nous, on le fait, en fait, alors, c'est sûr que ça prend, quand tu dois vendre des milliers de livres, et que tu dois en envoyer à des libraires, un peu partout, un auteur ne peut pas supporter ça, ce n'est pas possible, donc, c'est pour ça que ça fait partie de nos projets, de créer un centre logistique, où les auteurs pourraient envoyer leurs livres imprimés, ils pourraient même aller sur place pour les dédicacer, ou aider aux envois, parce qu'en fait, il y a, c'est Oulali qui disait ça d'ailleurs, qui disait que, le fait de préparer soi-même ses colis, en fait, de, alors, pas forcément les dédicacer, parce que, quand on vend des milliers, tu ne peux pas dédicacer des milliers, enfin, la tendinite,
Ybelion — sans poléviter, voilà,
Biblibooks — mais, il y a un côté, en fait, c'est l'énergie qu'on met dedans, qui, qui se transmet tellement, plus sereinement, plus, c'est magnifique l'énergie qu'on met dans, rien que le fait de faire ses propres paquets, pour la personne qui, qui a envie de te lire, et qui a envie de créer un lien, en fait, c'est ça, le début du lien se fait là, alors que, quand c'est, quand c'est imprimé, et parti, un peu partout, enfin, ça n'a pas la même, ça n'a pas la même saveur, mais après, bon.
IA : courir le marathon à la force de ses jambes
Ybelion — C'est comment, c'est exactement ça, c'est le, l'effort humain, a une valeur, qui se mesure, qui est difficilement mesurable, mais qui se ressent beaucoup, et, et tu vois, moi, c'est, tu as glissé un mot, tout à l'heure, rapidement, sur la montagne de livres, ou, qui sont quasiment, à 98% écrits par une IA, moi, tu vois, je suis assez convaincu, que le débat, n'est plus là, en fait, le débat, et pas de savoir, si une IA est capable d'écrire un livre, c'est déjà le cas, le débat, et simplement, alors, il y a toute histoire de transparence, ok, ça, c'est tout l'enjeu, de tout ce qui arrive en ce moment, et c'est, ok, il faut aider les consommateurs, à être capable d'avoir cette transparence, d'avoir accès à cette transparence, et après, en fait, c'est le choix conscient, que tu fais en tant qu'auteur, de dire, je décide, de placer mon effort, dans la création, de quelque chose, et, évidemment, ça sera plus long, évidemment, ça sera imparfait, mais c'est justement, cette, cette douce imperfection, qui rendra, le résultat, beaucoup plus beau, et, et je trouve que ça permet, tu vois, je le partage, je le répète souvent ça, mais ça permet aussi de reprendre un peu le contrôle, sur ce, sur toute cette panique, qu'on peut ressentir autour de l'IA, de toute manière, le virage est pris, et puis voilà, c'est comme ça, je vois, mais comment je, ouais, exactement, comment je me le réapproprie, moi, ben ok, je fais le choix conscient, de décider, de, de ne pas l'utiliser pour écrire mon livre, et, et c'est ça qui, tout en sachant que la valeur viendra de là, et tu vois, c'est, c'est un petit peu un sophisme, le parallèle que je vais faire, mais il marche bien quand même, c'est l'équivalent de dire, je décide de courir un marathon, et je vais pas prendre ma trottinette, ou ma voiture pour faire les 42 kilomètres, et en fait, à partir de là, je trouve que, tout de suite, tu fais, ok, en fait, bon ben, si quelqu'un l'utilise, qu'il l'utilise, tu vois, quelque part, ça me fait une belle jambe, moi, je décide d'aller courir ce marathon, tout seul, à la force de mes jambes, et à la sueur de mon front, c'était le petit parallèle à qui m'est venu, en t'entendant, et tu vois, c'est tellement un sujet important pour moi, que j'en ai oublié, le sujet qu'on disait initialement, si pardon, on parlait de la chaîne de distribution, etc, qui était parfois gourmande.
Demetra, cent exemplaires et beaucoup de frustration
Biblibooks — Je pense que, quand tu deviens, quand tu vends vraiment beaucoup, c'est pas viable, tu peux pas vivre dans les cartons, enfin, ton métier, c'est quand même d'écrire, donc tu peux pas, donc, mais tu peux, tu peux, enfin, c'est quelque chose qui a fait beaucoup débat cet été, parce que, enfin, je pense que tu as un peu suivi, mais, si tu veux, Megara Nolan, elle a sorti une campagne ulule sur Demetra, en début d'année, et qui, une campagne qui a très bien fonctionné, très bonne, très bonne campagne, voilà, et évidemment, à la fin de la campagne, après les prolongations, bien sûr, beaucoup de personnes qui, ah mince, c'est plus disponible, ça machin, donc elle a annoncé, bien sûr, que ce serait de nouveau disponible, mais elle ne savait pas quand, parce que, enfin, c'est, déjà, il fallait qu'elle s'occupe de la charge, d'envoyer les colis ulules, donc c'est déjà énorme, c'est déjà, beaucoup, beaucoup de travail, je pense que, il y a beaucoup, beaucoup de lectrices, qui, de lecteurs, qui ne se rendent pas compte, de la charge que ça représente, et en plus, ce n'est pas juste les livres, il y a aussi des goodies qui vont avec, c'est-à-dire relancer les prestataires, les créateurs, les créatrices, les retards, les si, les là, les problèmes d'impression, enfin, il y a toujours des choses à régler, et, et encore une fois, ce n'est pas le métier, enfin, ce n'est pas le, ce qu'on est censé privilégier, quand on est auteur, on doit privilégier l'écriture, privilégier tout ça, la communication, le marketing, les newsletters, tout ça, c'est un travail à plein temps, et c'est même plusieurs, travail à plein temps, que vous voulez, donc, voilà, il y a ça, et, du coup, quand elle a voulu en remettre, disponible, elle a vu qu'elle n'avait plus énormément de stock, et qu'elle ne pouvait pas, elle ne voulait pas faire, une nouvelle commande, trop tôt, parce qu'elle savait qu'elle allait faire, une intégrale, à la rentrée, donc, elle voulait tout réceptionner en même temps, en fait, pour son organisation, pour sa santé mentale, tout ça, elle ne voulait pas passer l'été non plus, dans les cartons, tout à fait compréhensible, elle a un enfant aussi, de 4 ans, tu vois, elle a envie de profiter, en fait, c'est hyper sain, comme décision, mais, et c'est là, tiens, mais, elle a dit, qu'elle allait ressortir, 100 exemplaires, en stock, en juillet, 100 en août, 100 en septembre, et que, de toute façon, ce n'est pas des éditions limitées, elle va en réimprimer, tant qu'il y aurait de la demande, elle va en réimprimer, il n'y a pas de souci, mais, comme il y a eu plein, plein de chroniques, et que ça a commencé à exploser, elle a un succès immense, sur des métras, et bien, il y a eu plein, plein de personnes qui ont râlé, ce qu'on peut comprendre, tu as envie de quelque chose, tu n'as pas accès, tout de suite, c'est frustrant, il y a une grosse colère derrière ça, c'est normal, et pourquoi il y en a qui l'ont, et pas moi, forcément, c'est lié, après, ça déclenche plein d'injustices, des choses comme ça, mais, moi, je comprends aussi, qu'il y a quelque chose, il y a des mentalités encore, à faire évoluer, parce qu'on vit dans une société de consommation tellement énorme, et le tout, tout de suite, d'Amazon, ça a vrillé le cerveau des gens, vraiment, je le vois, ça a vrillé, et du coup, juste, BB Books, il remet l'humain au centre, et donc, nous, on met plein de fonctionnalités, ce n'est pas nous qui avons dit à Meg, même si c'était une très bonne amie à moi, je ne lui ai pas dit, écoute, tu n'en mets que 100, et après, c'est elle qui décide, c'est elle qui, par rapport à ses propres choix, qui a fait ça, c'était compliqué pour nous à gérer, d'ailleurs, parce que, du coup, il y avait plein de mécontents, au départ, il y a eu un bug, par rapport au panier, qui n'était pas verrouillé assez longtemps, du coup, il y a eu plein de paiements, qui sont passés, alors que la commande n'a pas été validée, derrière, donc, il y en a plein qui se sont, donc, au final, on a quand même, avec Mégane, oh là là, il faut dire, ce n'est pas fait, avec Megara, on a décidé, qu'il fallait, quand même, livrer ces personnes-là, même si ça faisait un petit peu plus de sang, et, voilà, on trouve des solutions, en fait, on a fait, on a des erreurs, le site est tout nouveau, il y a plein de choses qui, on tente tout à améliorer, mais forcément, tout n'est pas parfait du premier coup, et il y en a plein, plein qui sont compréhensifs, et qui sont trop gentils, qui sont adorables, c'est pas grave, je resterai en août, j'espère fort pouvoir le décrocher, et puis, voilà, mais à côté de ça, il y a des gens qui sont habitués à tout avoir tout de suite, ou même se disent, il n'y a pas plus d'avantage d'acheter sur Bibibooks, que d'acheter sur Amazon, ben, c'est sûr que toi, tu ne vas payer que 3 euros sur Amazon, alors que c'est 3,82 euros sur Bibibooks, mais Amazon va prendre 40%, un peu plus même sur le revenu des auteurs.
Mieux vaut fait que parfait
Ybelion — Ça, c'est vraiment, tu vois, ça rejoint le, quelque part, ok, à qui s'adresse mon projet, mon livre, tu vois, là, en l'occurrence, on parle d'une plateforme, mais, ouais, il y a des gens, malheureusement, à qui on ne parlera pas, tu vois, et le truc, c'est que ces gens-là, déjà, ne doivent pas arrêter le projet, et puis, peut-être qu'en fait, c'est justement en lançant le projet qu'ils seront touchés, parce qu'il y en aura d'autres qui utiliseront ça, ou qui liront ça, et du coup, qui, par effet, boule de neige après, s'y intéresseront aussi. donc, bravo, franchement, pour affronter toutes ces embûches de quand tu lances un produit, parce qu'effectivement, mieux vaut fait que parfait, donc, au début, ouais, tu as toujours plein de bugs.
Rien ne vaut les situations réelles
Biblibooks — Mais c'est surtout qu'il y a des choses qu'on ne peut pas tester, parce qu'on a beau faire plein de tests, on teste plein de choses, en plus, on fait des tests non internes, ensuite, on balance en test, en bêta test, c'est-à-dire qu'on met en accès privé aux volontaires, on n'impose pas, c'est les personnes qui viennent ou qui sont d'accord pour tester quelque chose qui, justement, ne peut aller, mais du coup, ils nous font des retours super précieux, et il y a des choses qu'on ne peut de toute façon pas tester, on n'a pas tous les mêmes ordinateurs, on n'a pas tous les mêmes navigateurs, les mêmes débits, tout ça, enfin, il y a plein de choses, on a découvert aussi qu'il y a des extensions qui coinçaient, alors, donc, il n'y a rien de mieux que les situations réelles, mais après, la première situation réelle qu'on a eue sur une grosse, une très, très grosse, vague de demandes sur des métras alors qu'il n'y avait que 100 exemplaires, du coup, on l'a refait en août, en août, ça s'est beaucoup mieux passé parce que du coup, on a corrigé plein de choses en amont, après, on a vu qu'il y a des personnes qui avaient mal compris encore un truc, donc, on a de nouveau corrigé des choses, mais au moins, il n'y avait plus de bugs, c'était juste dans la formulation pour pas qu'il y ait de mal, des incompréhensions, donc, voilà, et à chaque fois, on voit, bah, ok, ça, c'est pas, ok, comment optimiser, c'est toujours ça, c'est toujours chercher comment optimiser, comment être à l'écoute, comment s'adapter au mieux, au réel besoin de chacun, et que, en toute façon, nous, on fait que de la mise en relation, encore une fois, on vend rien, c'est, et on veut faciliter la vie d'un maximum de personnes en créant des automatisations, ça veut pas dire, ça veut pas dire que c'est nous qui portons le poids de ce que portent les auteurs habituellement, mais, je vois, par exemple, je te donne un exemple très simple, quand tu envoies plein de commandes et que t'es amené à faire un SAV, tu vois, il y a un problème avec le livre, ou il a mal été envoyé, il est abîmé, ce genre de choses, c'est tout un truc, à chaque fois, ou alors même, le cas le plus typique et très agaçant, c'est quand les lecteurs reprennent une livraison en point relais et qu'ils oublient ou qu'ils ont pas cherché à temps, du coup, le colis est renvoyé, donc toi, tu dois récupérer ton colis, tu dois contacter le lecteur pour qu'il repaille juste la nouvelle livraison pour que tu l'en renvoies et il y a tout un truc, à chaque fois, c'est long, ça te prend du temps, en plus de tout ce que t'as à faire, ça, tu le multiplies par le nombre, enfin, forcément, plus tu fais de ventes, plus t'as de retours, comme ça, à gérer, ça te prend un temps fou ou alors t'es obligé d'embaucher quelqu'un pour pouvoir gérer ça et encore, cette personne n'a pas forcément toutes les clés pour pouvoir tout faire, donc, c'est franchement pas évident, en plus, les livraisons, elles sont chères vu que tu peux pas,
enfin,
il faut faire au moins plus de 800, enfin, ça dépend des transporteurs, mais en moyenne, il faut faire plus de 800 euros de frais de port par mois pour pouvoir décrocher des offres pro qui diminuent les frais de livraison et ça, au bout de deux mois, Bilibooks, en juillet, on avait déjà atteint tous ces quotas, donc, c'est ce qui fait qu'on peut décrocher des contrats et c'est aussi l'union de la force, tu vois, qui fait que ça diminue les coûts et voilà, ce genre de choses fait que quand t'as un SAV à gérer, maintenant, ben, ils reçoivent le problème et il y a des boutons en fonction de ce qu'ils proposent, déjà, on leur dit combien ça va leur coûter, ce qu'ils doivent faire et tout ça, ils ont juste à cliquer sur un bouton, ils peuvent personnaliser le mail qui est déjà rédigé s'ils veulent, c'est pas obligé, ils peuvent envoyer comme ça et voilà.
Ybelion — Toujours l'objectif à l'écoute de l'utilisateur de simplifier au maximum, enfin, de retirer la friction en fait, de retirer la friction, c'est toujours une histoire de clarté à la fin, quoi.
Automatiser, sauf l'écoute
Biblibooks — Mais c'est ça, en fait, on peut tellement utiliser la technologie à notre avantage et c'est juste faut savoir faire, ça, c'est Damien, du coup, qui fait tout, mais c'est ça, c'est comment automatiser des choses qui sont répétitives et qui n'apportent rien et qui, voilà, là, c'est le but, c'est d'automatiser un maximum de choses pour faciliter la vie de tout le monde. Alors, il y a des choses qui ne sont pas automatisables, enfin, si, en mettant une IA qui répond au message sur le chat, mais ça, on s'y refuse, on ne peut pas, encore une fois, on veut être à l'écoute de tout le monde. Ce n'est pas parce qu'il y a une personne qui n'a pas lu un truc, qui a mal compris tout ça, ça va la renvoyer peut-être automatiquement vers la FAQ qui est concernée, mais nous, on n'aura pas l'info que ce n'est pas assez clair.
Ybelion — Oui, en fait, c'est ça, moi, je trouve qui est très important. Alors, en l'occurrence, là, j'arriverai à inventer un parallèle avec le livre s'il fallait, mais là, dans l'utilisation d'un produit digital comme ça, au début, tu es obligé de parler à tes users. C'est ça, la data la plus précieuse, en fait, parce que c'est eux qui ont les mains dans le cambouis, presque. et ça, c'est extrêmement important.
Biblibooks — C'est pour ça que je fais beaucoup de sondages sur Instagram pour l'instant parce qu'on n'a pas encore sorti les extras sur les e-books, sinon on aura des extras dédiés pour faire des sondages sur des choses comme ça plus simplement. Parce que là, quand on fait des sondages en story, tu n'as que 24 heures techniquement. Oui, c'est galère. Pour que tout le monde en 24 heures soit tombé sur ta story et répondu et bon, ce n'est pas très représentatif et quand tu fais des sondages dans un post et tout ça, encore une fois, c'est que cibler Instagram. Il n'y a pas tout le monde qui est sur Instagram. C'est notre principal, enfin, c'est même le seul pour l'instant, outil qu'on utilise de communication. Mais à terme, voilà, on va utiliser un peu plus la newsletter parce qu'on a quand même pas mal, on a au moins plus de 2000 personnes sur la newsletter. Pour l'instant, je n'en fais rien parce que je n'ai pas le temps. mais ça a mis à changer justement quand on aura les outils pour, on pourra vraiment faire vivre ça de façon plus simple.
Le parcours d'un·e auteur·ice sur Biblibooks
Ybelion — et raconte-moi le parcours, admettons, là, voilà, moi, Sam, très naïf, j'ai envie de, j'ai mon livre qui est terminé, j'ai envie de, il est corrigé, mis en page, voilà, tu vois.
Biblibooks — Il n'y a plus qu'à.
Ybelion — Voilà, il n'y a plus qu'à. Je viens, je vais sur BibliBooks, qu'est-ce que, qu'est-ce que je vis, qu'est-ce que je peux faire, qu'est-ce que, comment ça se passe ?
Biblibooks — Déjà, ça dépend si c'est ton premier livre ou pas, parce que nous, en fait, comment dire, on a un certain, on ne sait pas nous, il n'y a pas de sélection, on n'est pas une maison d'édition, on ne lit pas les manuscrits, savoir si c'est pro ou si ça ne l'est pas. Déjà, tu ne peux pas t'inscrire en tant qu'auteur, tu ne peux pas ouvrir de compte d'espace auteur jusqu'au bout si tu n'as pas un ciré, déjà, si ce n'est pas professionnel, parce que nous, on n'a pas le droit de rémunérer des personnes qui ne sont pas pro, qui ne sont pas déclarées.
Ybelion — Il te faut un truc pour facturer, quoi, forcément.
Biblibooks — Oui, voilà. Et donc, déjà, il y a ça, donc à partir du moment où tu n'as pas de, si tu n'es pas déclaré, en fait, auprès de l'Ursaf, eh bien, tu n'as pas de ciré, donc tu ne peux pas t'inscrire. Donc ça, ça fait déjà, voilà.
Ybelion — Ça ne paraît pas illogique. Voilà.
France, Belgique, Luxembourg pour commencer
Biblibooks — Et en plus, pour l'instant, on couvre que, enfin, comme on est en période de lancement, on couvre que la France hexagonale, la Belgique et le Luxembourg. Ça veut dire que si tu vends en dehors, si tu es déclaré en dehors de ces trois pays, pour l'instant, tu ne peux pas t'inscrire. Mais voilà, c'est encore une fois, on essaye de consolider le système autour de ces trois zones. Une fois qu'on sera en maîtrise, on pourra agrandir parce qu'on ne se rend pas compte, mais ce n'est pas juste envoyer des colis qui posent problème. Ça, c'est rien. Ce problème, c'est qu'il y a des lois différentes selon les pays, des TVA différentes. Il y a tout un système aussi de facturation, il n'y a pas, par contre, des douanes.
Ybelion — C'est un enfer. C'est un enfer. J'ai vécu un peu ça, c'est un enfer.
Biblibooks — Voilà. Donc, on se dit, ce n'est pas juste, oh ben mince, pourtant, en Suisse, ce n'est pas loin. Ben oui, ce n'est pas loin. Mais c'est très compliqué, en plus, ce n'est même pas la même devise. On n'a rien contre la Suisse. Je viens d'avoir
Ybelion — un flashback de PTSD sur le premier livre où on avait vraiment tout fait. Et là, j'avais mis les mains à la fois dans OK, WordPress, comment je fais tourner mon truc, comment je gère les livraisons, les machins, les trucs. Et je crois qu'en Suisse, il y a un truc, tu es obligé de remplir les déclarations de Doha, non ? Il n'y a pas un truc comme ça ?
Biblibooks — Mais en Suisse, il y a un problème. Tu vois,
Ybelion — ça m'a tellement marqué que je l'avais rayé de mon esprit. Et je me rappelle, je me rappelle maintenant...
Biblibooks — C'est juste pour les Suisses, mais bon.
Ybelion — Je me rappelle...
Biblibooks — C'est en dehors de l'Union européenne. Il y a plein de choses qui...
Anecdote : des livres envoyés au Canada
Ybelion — Et on avait fait... Alors, petite anecdote, parce que je crois que ça n'existe plus maintenant. Mais on avait des... J'avais envoyé certains livres, j'avais des lecteurs un peu partout, tu vois, et notamment au Canada. On en avait au Canada et en Polynésie. Bon, Polynésie, c'est en France, donc ça ne changeait rien. Mais en Canada, on avait utilisé une astuce qui était... Il y avait un truc où tu avais des frais de port à genre 2 ou 3 euros quand tu envoyais pour la culture. Ah oui,
Biblibooks — la lettre, c'est ça.
Ybelion — C'est ça. Et donc, ça mettait des semaines à arriver, mais tu pouvais le faire. Et je me rappelle qu'on était là, on en avait quelques-uns, tu vois, et on était là en mode, mais putain, mais on ne l'avait évidemment pas anticipé. Sinon, ça serait trop marrant. Et là, tu fais, bon, frais de port, les gars, on a foiré là. Il y a un truc sur lequel ça va être compliqué. Et en fait, je me rappelle que c'était une des lectrices qui nous avait envoyé, tu vois, comme quoi, les autres, toujours les autres, qui nous avaient dit, non, mais attendez, j'ai déjà un cousin ou je ne sais plus quoi, un pote qui m'a envoyé un truc au Canada. Il y a une option, machin truc. Et du coup, on était allé à la poste. Moi, je me rappelle que la poste où j'étais allé, il ne connaissait même pas le truc, tu vois.
Biblibooks — Ouais, l'être et brochure, c'est pas très connu.
Ybelion — J'étais là en mode, OK, bon, et du coup, à force, on avait réussi, donc on avait réussi à envoyer nos colis comme ça. Et bref, voilà, ça, c'est la petite anecdote.
Biblibooks — Parfois, la poste n'est pas au courant non plus, quand tu fais un dépôt légal, tu ne dois rien payer.
Ybelion — Oui,
Biblibooks — on peut payer les auteurs pour envoyer des livres au dépôt légal.
Ybelion — Et bien ça, pareil, c'était un pote qui m'avait dit, heureusement, parce que sinon, moi, j'aurais été tout droit, tout dedans.
Biblibooks — Il y a des choses comme ça, on ne sait pas et c'est compliqué.
Ybelion — Ouais, OK, donc désolé, c'était la petite anecdote parce que tu parlais des épines dans le pied des auteurs et ça, putain, là, j'ai des souvenirs de ces 2024. C'était ça, ouais, putain, ça me paraît déjà, c'est incroyable.
Une fiche livre qui dit tout, jusqu'aux piments
Biblibooks — Donc du coup, les auteurs, voilà, dès le départ, déjà, quand tu t'inscris sur Biblibooks, tu deviens un biblinaute. Après, tu peux ouvrir tous les espaces que tu veux. Tu peux ouvrir un espace auteur si tu es auteur et que tu veux vendre des livres. Et donc, au moment où tu veux ouvrir l'espace auteur, on met toutes les choses qui sont nécessaires. Par exemple, être en France, hexagonale, Belgique, Luxembourg, avoir un ciré, tout ça. Comme ça, tu ne sais pas un truc où tu fais tout et tu te rends compte après que, mince, tu n'es pas éligible. Après, dans la FAQ, si jamais tu n'es pas déclaré, par exemple, je mets des liens où se déclarer, comment, facilement, on n'est pas là pour mettre des bâtons dans les roues. Encore une fois, c'est vraiment, on accompagne puisqu'on est là pour ça aussi. Mais comme on n'a pas le droit de représenter des auteurs qui sont sous contrat d'édition ou qui sont, je veux dire, qui ne sont que sous contrat d'édition, je nuance, ou alors qui ne sont pas professionnels, qui ne sont pas déclarés. À ce moment-là, on est quand même obligé de mettre une barrière à ce niveau-là. si, admettons, tu es déclaré, tout ça, pas de souci, tu ouvres ton espace auteur et à ce moment-là, tu te laisses guider parce qu'en fait, on te pose plein de questions. Enfin, plein de questions, il n'y en a pas énormément non plus, mais on te pose des questions sur, par exemple, c'est tout bête, mais quand tu expédies, est-ce que tu veux que ton adresse, ton adresse entreprise ou ton adresse, en général, les auteurs, c'est leur adresse personnelle, ils n'ont pas de domiciliation, donc est-ce que tu veux qu'elle apparaisse sur l'étiquette ou pas ? Sinon, tu peux mettre ton locker favori Mondial Relay et donc, c'est cette adresse-là qui est affichée. On a négocié ça avec Mondial Relay parce que voilà, c'est ce qu'on est en train de faire auprès de Colissimo, auprès de UPS et Chronopost, qu'on est en train de mettre en place là parce qu'on a décroché des contrats pros. Enfin bref, tu peux choisir plein de choses comme ça quand tu crées ton espace et après, tu ajoutes ton premier livre. il faut juste remplir la fiche du livre et donc, au départ, il y en a plein qui disent oh là là, ça va prendre du temps, je vais faire au moins un livre parce que surtout les auteurs qui ont beaucoup de livres. Mais au final, c'est super simple parce que c'est vraiment fait pour et c'est même amusant, il y a un côté vraiment, ça amuse les auteurs parce que tu as plein de questions vraiment, tu n'as pas l'habitude d'avoir quand tu vas sur Amazon ou autre. Par exemple, ce ne sont pas des choses qui sont obligatoires, tu n'es pas obligé de tout remplir si tu veux aller vite, il y a trois trucs obligatoires et après, voilà, mais c'est quand même plus sympa de notifier les options parce que c'est ce qui te permet après de filtrer les livres dans la bibliothèque, dans la librairie de BibliBooks et de tomber plus facilement sur ton livre. Donc, tu peux mettre si c'est la première personne, la troisième, la deuxième, si c'est au passé, présent, parce qu'il y a des lecteurs et des lectrices qui préfèrent vraiment l'un ou l'autre et qui du coup, en général, DNF un livre parce que ça ne correspond pas à leurs attentes. Parce que si en amont, ça a été noté, même le degré de spicy, tu vois, il y a cinq piments, à chaque fois, on note à peu près à quoi fait référence chaque piment, mais c'est assez pareil, il y en a qui adorent qu'il y en a beaucoup, il y en a qui n'a pas trop, donc pour moi, juste la mention de « il y a du smut », c'est pas assez, pareil pour la sensibilité, tu vois, si c'est un thriller qui est très dur, très gore ou un petit peu, tu vois, il y a des personnes qui sont plus sensibles à l'un que l'autre. Pareil pour les triggers warning, on peut les citer, on peut citer les thèmes, les tropes, tout ça, de façon à ce qu'on puisse les filtrer plus facilement. Donc, il y a un petit côté fun à remplir une fiche de livre parce que tu as l'impression vraiment que ton livre, c'est pas juste un produit, tu vois, c'est vraiment un livre, pour toutes les choses qu'on aime dans un livre, qu'on aime savoir sur un livre, du coup, c'est ce qui fait que les fiches sont, enfin, si tu remplis bien, tes fiches sont hyper complètes et on sait où on s'aventure quand on y va, tu vois.
Ybelion — Elles sont très sympas, ouais, effectivement.
Pièce d'identité et dépôt légal
Biblibooks — Voilà, donc, et c'est une fois que tu as rempli ta première fiche de livre, eh ben, tu peux faire, tu peux demander une première mise en vente. Quand tu fais une mise en vente, la toute première fois, on te demande ta pièce d'identité et un récépissé de dépôt légal. La pièce d'identité, du coup, c'est vraiment pour nous assurer que c'est bien les auteurs qui vendent leurs propres livres parce qu'on peut avoir des surprises, c'est là qu'ils peuvent essayer comme sur T-Ped, tu vois, des gens...
Ybelion — J'ai écrit Harry Potter et la Chambre des sorciers. Voilà,
Biblibooks — pas compris.
Ybelion — L'homme est fascinant, franchement.
Biblibooks — Mais parfois, c'est compliqué avec juste la pièce d'identité de savoir si c'est bien l'auteur parce que l'auteur a un nom de plume. Donc, qu'est-ce qui nous prouve qu'un tel ait bien son nom de plume ? Sur le récépissé de dépôt légal, on a cette information. C'est un des seuls documents, d'ailleurs, qui existe où on a les deux noms. On a l'identité officielle de la personne, ce qui peut nous permettre de rattacher à la pièce d'identité. Et il y a aussi tout un tas de choses qui sont importantes. Et c'est surtout que dès qu'il y a un récépissé de dépôt légal, nous, ça nous indique que, un, les auteurs sont au courant qu'il faut faire un dépôt légal parce que ça, il y en a plein. Je dois t'assurer que le fait de faire comme ça, il y a plein d'auteurs qui se sont rendus compte que non seulement c'était obligatoire ou alors que la déclaration de dépôt légal qu'on fait en ligne, ce n'est pas suffisant. Il faut envoyer le livre physiquement à la BNF, que la BNF valide et si elle le valide parce que la BNF, normalement, elle est censée s'assurer qu'il y a toutes les normes éditoriales qui ont été respectées, tu sais, comme le prix en quatrième de couverture, les mentions qui sont obligatoires à mettre au début, ça n'a l'air de rien comme ça. Tout d'imprimerie,
Ybelion — machin, etc.
Biblibooks — Et ça n'a l'air de rien comme ça, mais nous, on ne peut pas vérifier ça pour chaque, en fait. On ne peut pas le faire et surtout, après nous, on fait de la simple mise en relation, ce n'est pas nous qui vendons, donc nous, on se dédouane de tout ça, mais ce n'est pas pour autant qu'on peut laisser des auteurs vendre en toute illégalité, même sans le savoir, en fait. Il y en a qui ne sont pas au courant. KDP ne dit pas ça, en fait, sur Amazon. On ne te dit pas tout ce qui est obligatoire et tout, tu l'apprends parce que tu te renseignes, mais si tu ne te renseignes pas, tu fais comment ? Ce truc-là est très utile parce que le nombre de personnes qui nous ont fourni des récépissés, déjà, soit c'est des déclarations, ils ne se sont pas au courant qu'il faut l'envoyer, donc forcément, ça met du temps derrière. Voilà.
Ybelion — Oui, ça prend son temps.
Biblibooks — Voilà. Soit ils nous ont envoyé un récépissé, mais du coup, on se rend compte que c'est sous contrat d'édition et eux, ils n'étaient pas au courant qu'ils n'ont pas le droit. Par exemple, BOD, à un moment donné, bon, maintenant, BOD, on est en train de trouver des solutions pour, pour agir ensemble parce qu'au départ, ils avaient un peu peur, ce qui est normal. Ils avaient un peu peur, ils ne savaient pas qu'on était aussi carrés, qu'on avait une avocate, tout ça, qu'ils pensaient que c'était une plateforme, une de ces plateformes faite avec IA, je ne sais pas quoi, ça pullule en ce moment, tu vois, des plateformes qui émergent comme ça. Non, nous, on est hyper carrés, voilà. Et donc, maintenant, ils autorisent, mais à un moment donné, enfin, ils ont une exclusivité, BOD, donc, ils ne voulaient pas que les auteurs vendent les livres en direct, voilà. Donc, nous, on devait s'assurer qu'avec ce récépissé-là, que les auteurs avaient bien, c'était bien à leur nom, qu'ils avaient bien fait des démarches. Mais ça, on ne le demande qu'une seule fois. La pièce d'identité, le récépissé, on ne le demande qu'une seule fois pour n'importe quel autre livre. Ce n'est pas forcément le livre que tu es en train de mettre en vente. Parce qu'on part du principe... Voilà.
Ybelion — C'est pour justifier au début, quoi.
Biblibooks — C'est ça, parce qu'on part du principe que si un auteur, il a au moins un récépissé en bonne et due forme, il sait comment faire, il sait que c'est obligatoire, il sait comment mettre en norme. Après, c'est sa responsabilité. Il peut mettre tous les livres derrière qu'il veut en vente sans nous fournir les récépissés. parce qu'il y en a plein qui nous disent oui, mais moi, c'est un livre qui n'est pas sorti donc je n'ai pas le dépôt légal et tout ça. Oui, mais tu en as peut-être un qui est déjà sorti. Si tu as un livre, enfin si tu as un ancien livre avec un récépissé, nous, un seul, on s'en fiche du livre. Nous, c'est juste on veut ton nom, tout ça, savoir que tout est dans les règles et à partir du moment où tu as le feu vert, après, tu fais ce que tu veux derrière, c'est ta propre responsabilité. Mais, mais il y en a plein qui disent bah oui, mais moi, c'est mon tout premier livre que je sors et je n'ai pas de dépôt légal. Ah bah oui, mais nous, c'est un risque qu'on prend du coup. Si tu vends un livre quand tu le vends, du coup, tu as un aspect pécunier derrière et que la BNF, elle refuse ton livre parce qu'il n'est pas aux normes, on fait comment ? Voilà, c'est pour ça que ça répond à ta question. on ne peut pas se permettre de prendre ce risque-là. Donc, forcément, ça va être compliqué, c'est compliqué pour les débutants, on va dire ça comme ça, mais voilà, à partir du moment où tu as au moins un récépissé, après, tu es tranquille, tu fais ce que tu veux, mais on s'assure au moins de, du professionnalisme, en fait, des auteurs qui vendent, en fait, ce qui fait que tous les livres qui sont en vente ont été faits dans les normes, dans la connaissance de cause.
Ybelion — Et donc, là, ça passe à l'étape où je peux vendre mon livre sur BibliBooks, c'est ça ?
Biblibooks — C'est ça.
Sept jours pour expédier
Ybelion — OK. Et là, comment ça se passe, tu vois, il faut que moi, j'ai trouvé où l'imprimer par ailleurs, comment je gère les commandes, comment ça se passe une fois que j'ai mis mon livre en vente et que des gens peuvent l'acheter ?
Biblibooks — Alors, du coup, il faut savoir aussi que quand on valide, quand on met un livre en vente, il y a quand même tout un, on fait une petite liste assez succincte de choses à vérifier avant. Donc, vous avez le stock annoncé, si tu n'as pas le stock, tu mets zéro, tu vois, tu mets en rupture de stock et tout ça. C'est quand même plus intéressant de faire ça que de ne pas mettre le livre en vente.
Ybelion — Oui.
Biblibooks — Pour des raisons que je peux expliquer, mais c'est une parenthèse. Mais en gros, tu t'assures qu'à partir du moment où tu mets un livre en vente avec du stock, eh bien, tu peux l'envoyer sous sept jours ouvrés. Tu peux l'expédier. Parce que si les consommateurs, je parle de consommateurs au sens large, mais si les lecteurs et les lectrices achètent un livre et qu'ils n'ont aucune visibilité de quand est-ce qu'il sera livré ou peut-être sous un mois, évidemment qu'ils vont passer par Amazon ou par d'autres. Ah oui, ça c'est... Déjà, sept jours, c'est énorme pour les gens. Les gens, des fois, ils disent, mais mince, je pensais que ça allait être livré sous trois jours. Ben, d'où ? On ne peut pas, on ne peut pas, même si on avait, on peut décrocher des contrats express auprès des transporteurs. À chaque fois, c'est quelque chose qu'on nous propose. nous, dans les contrats, nous, on refuse. On ne veut pas donner cette responsabilité, cette pression-là aux auteurs, en fait. On ne veut pas... Et ça veut dire que s'ils ne respectent pas les conditions, eh ben, on va devoir les fliquer. C'est quoi l'idée, en fait ? Donc non, on ne peut pas les remettre.
Ybelion — comme vous faites la mise en relation et que c'est à l'auteur d'envoyer, effectivement, vous ne pouvez pas garantir, entre guillemets, les délais de livraison, j'imagine.
Biblibooks — Non, ben non. Nous, on leur donne sept jours ouvrés, parce qu'on va quand même pour expédier, pas pour que ce soit livré, mais comme ça, au moins, les lecteurs, ils savent que quand ils commandent, ils auront à peu près, à peu près, enfin, ce sera de toute façon, ils sont informés pour toutes les étapes. Dès que ça a été expédié, ils reçoivent des mails, tout ça. Et nous, on envoie des relances aussi, plus des rappels que des relances sur les auteurs, pour pas qu'il manque le coche, en fait. Et quand ça arrivait une fois, où il y a une autrice qui n'avait pas validé, parce qu'on leur demande de valider sous cinq jours les commandes, mais valider, ça veut dire juste je clique sur le bouton pour générer l'étiquette de transport parce que ça leur donne une chance en plus de mince, au final, j'avais pas vu, mais que mon stock est arrivé en mauvais état, donc je peux finalement pas, tu vois, on leur laisse quand même une chance de pouvoir reporter ou annuler les commandes. Et quand c'est reporté, évidemment, c'est un bouton, ils indiquent le motif, et du coup, ça envoie un mail automatique à toutes les personnes qui ont acheté, enfin, tu vois, on essaye encore une fois d'automatiser les choses. Et puis, quand ils ont validé ça, ils ont encore quelques jours pour expédier le colis. Mais nous, s'ils n'ont pas validé ce colis, eh bien, on a des, sous cinq jours, eh bien, on a des notifs en interne qui nous disent qu'il faut appeler l'auteur.
Ybelion — pour qu'ils fassent.
Biblibooks — pour savoir si tu vois bien. Ça nous est arrivé une seule fois où j'ai appelé l'autrice, justement, c'était au tout début, donc forcément, il y avait tout qui se faisait, c'était pas encore peut-être tout très clair et tout ça. Et j'ai dit, écoute, t'as une commande et je vois que tu l'as pas validée. Elle me dit, ah non, j'ai pas vu, donc elle avait pas vu qu'elle avait une vente parce que c'était dans ses spams. Du coup, tu vois, ça sert parce que, voilà, encore une fois, je me dis, on n'est pas là pour faire les flics, qu'on n'est pas là pour embêter, on est là pour faciliter les choses. Donc, forcément, on va pas être là pour...
Ybelion — Déjà, en fait, là, tu vois, moi, ce que j'en comprends, c'est que vous facilitez déjà le... OK, j'ai pas besoin de réfléchir à où est-ce que je vais mettre en vente. J'ai pas besoin de réfléchir avec quel transporteur je vais devoir travailler. J'ai pas besoin de réfléchir à où est-ce que je vais devoir... Enfin, comment je vais devoir l'envoyer, etc., etc. que mon étiquette, pas mon étiquette, machin, me reste à la fin, finalement, à faire le colis puis à le mettre, quoi. Donc, il y a déjà une grande partie de la chaîne qui est prise en compte.
Les frais de port pris en charge
Biblibooks — Parce que c'est nous qui encaissons tous les frais de port.
Ybelion — Ouais.
Biblibooks — Donc, on se dit, c'est cool parce que... En fait, on se rend pas compte, mais pour un auteur qui, déjà, n'a pas... Tu sais, un auteur qui n'a pas d'entreprise, proprement parlé, qui a juste un statut de micro-entreprise, tu sais, ça fait des charges, mine de rien. Des charges qui font dans ton chiffre d'affaires.
Ybelion — Ouais. Et ça, c'est clairement l'enfer de... Enfin, la micro-entreprise a ses avantages, mais elle est... Elle est pas faite pour dépenser de l'argent, quoi.
Biblibooks — C'est ça.
Ybelion — Donc, forcément, c'est là que tu te retrouves souvent un peu... Tu te fais un peu avoir quand tu gères tout, vraiment tout seul dans la chaîne du livre parce qu'en fait, tu peux... Dans l'esprit des gens, un livre simple sans contrepartie, je dirais, tu peux pas vraiment le vendre 30 ou 45 euros, quoi. Et donc, forcément, quand tu gères vraiment tout, tout seul, avoir des coûts qui sont... qui sont... Je dirais... Enfin, avoir un prix du livre qui est bas, c'est pas évident. Et moi, je me rappelle, sur la première expérience, c'était ça qui était compliqué, tu vois. Et encore, maintenant, quand j'ai réfléchi, je trouve que le prix du livre final, il était un peu cher, tu vois. Mais bon, c'est comme ça qu'on apprend, tu vois. Donc, c'est bien qu'il y ait des plateformes qui commencent à exister. Du coup, Babybooks sert exactement à ça, quoi. Donc, ça, c'est vraiment cool.
Biblibooks — Puis, du coup, comme c'est nous qui encaissons les frais de port, il n'y a pas la gestion derrière de même avec le SAV et tout, savoir où est le colis, machin, tout ça. On est les premières personnes contactées quand il y a un souci, justement. Alors, ça arrive encore qu'il y ait des lecteurs qui contactent les auteurs par Instagram pour leur dire où est mon colis, machin, tout ça. moi, du coup, eux, ils n'ont pas la réponse, ils ne peuvent même pas l'avoir. Donc, ils sont obligés de nous contacter et heureusement, parce que du coup, je leur réponds, si on vous pose la question, vous dites de nous poser la question à nous directement. Donc, à force, les auteurs ne seront plus du tout embêtés. En fait, on ne leur posera plus la question. C'est vraiment le but parce que nous, on a des formulaires créés pour ça, pour chaque situation, si c'est une animation, si c'est une rétractation, si c'est un CV classique. Et du coup, nous, ça nous informe directement de quelle commande il s'agit, quand, comment, quel nom, tout ça. Et ça nous permet directement de gagner du temps parce qu'on gagne un temps fou. On sait directement quel colis ne va pas, pourquoi, et après, si c'est aux auteurs de prendre une décision par rapport à des choses, on leur renvoie et c'est eux qui cliquent. Mais, tout ce qui est, donc, frais de port, c'est nous qui prenons et les auteurs, ils ont juste à imprimer l'étiquette et selon le transporteur que c'est, parce que ça peut être Mondial Relais, donc, il y en aura d'autres, eh bien, il y a des instructions en bas, on peut cliquer à savoir où je dépose mon colis. Il y a une jauge aussi qui indique jusqu'à quand, on a pour l'envoyer qui change de couleur, si on s'approche un peu plus. Voilà, c'est...
Commander chez deux autrices
Ybelion — Et du côté du lecteur, si par exemple, je commande un livre à Eulali et à Megara, par exemple, bon, alors, c'est peut-être un mauvais exemple parce qu'elles ont écrit des livres en commun aussi, donc, ça... Non, justement,
Biblibooks — c'est un très bon exemple parce que, justement, il y a des personnes qui m'ont posé la question, bon, il y a une personne qui m'a posé la question si c'était possible de mettre leur quatre mains, justement, et un livre de Megara dans la même commande, justement, pour limiter les frais de port aussi. Le souci est que c'est pas... Enfin, le livre, leur quatre mains est édité par Esquisse, donc, c'est la maison d'édition de Eulali, ce qui fait que, bah, le livre, il part de chez Eulali, donc, c'est pas possible et puis même, c'est deux facturations différentes.
Ybelion — Et donc, quand tu disais, à terme, on aimerait bien avoir notre entrepôt logistique, etc., c'est pour basculer dans cette étape d'après où tu dirais, en fait, t'aurais presque les stocks, tu gèrerais la logistique, en fait. C'est ça. Et ouais, ok.
Vers un entrepôt logistique
Biblibooks — Pour être tout à fait transparent, on commence déjà à chercher des locaux parce que ça a pris une telle ampleur et on voit surtout que ça, c'est la grosse limite de BibliBooks. c'est justement quand il y a beaucoup de livres qui sont en vente comme ça, bah, comme pour Demetra ou il y a eu plein d'autres cas. Mais même les livres qui sont portés par des auteurs et des autrices qui sont dans les Dom Tom ou qui sont au Québec ou qui sont en Suisse, ça serait une très grosse solution pour eux qu'ils puissent imprimer, faire imprimer les livres et les livrer directement dans notre entrepôt. Et donc, et après, ils peuvent venir aussi s'ils veulent diminuer les coûts de logistique parce qu'il y aurait forcément un petit forfait parce que nous, on est obligé d'employer des personnes qui s'occupent de ça. Mais s'ils veulent diminuer les frais et justement avoir ce côté humain de tuffer toi-même ton colis, plutôt que de t'embêter à devoir faire de la place chez toi et vivre dans les cartons parce que ça arrive très souvent ou devoir prendre des box mais les box, c'est pas pratique parce que quand tu vas sur place, t'as rien pour préparer les colis, il faut que t'aies un camion après pour envoyer pour le machin truc, t'as pas de toilette, t'as pas... c'est compliqué. Il y a vraiment cette complication. On se dit que ça, c'est une grosse limite à BibliBooks pour l'instant ce qui fait que on peut pas être... Donc, c'est quelque chose qu'on doit prévoir assez rapidement quand même avant même l'impression à la demande. C'est ça, on en a bien, mais ça, c'est...
Ybelion — Après, c'est en soi, tu vois, moi, je te questionne sur ça, mais en soi, c'est un enjeu que t'as déjà en vérité un petit peu parfois sur les autres sites, c'est que t'as pas forcément le même vendeur ou le même expéditeur et donc parfois, ça arrive en colis séparés ou en deux colis. C'est juste... Donc, ça me choque pas forcément, tu vois, c'est vraiment un enjeu qui est pas évident à régler en l'occurrence parce qu'en plus, après, ça t'oblige aussi de... OK, comment je gère les stocks ? Bon, après, ça devient de la logistique, là, tu vois.
Biblibooks — C'est ça, mais c'est compliqué, mais du coup, en plus, ce qu'on voudrait faire, c'est que donc, se créer ce centre logistique qui permet du coup de stocker et d'envoyer les commandes, donc ça fait que nous, pour le coup, on peut être hyper réactifs et puis, t'as pas le truc de... Non, je veux pas lancer tant parce que si je fais tant de ventes, eh bien là, il va falloir que je fasse les cartons, je peux pas, j'ai ça à écrire, machin. T'as plus cette question-là, tu te poses plus la question et tu peux quand même vendre en direct. Donc, forcément, t'as un petit forfait sur le stockage, mais là, c'est pareil, le stockage, tu prends un box, par exemple, mais le box, soit il est trop petit, soit trop grand pour ce que tu en as besoin à l'instant T, alors que nous, on facturait, parce que j'ai déjà toute la logique dans ma tête, tu vois, pour que ce soit le plus juste possible, tu facturais vraiment au nombre qui reste sur place et combien de jours, tu fais un prorata sur le nombre de jours où le truc, il est vraiment stocké en interne et comme ça, c'est une vraie solution, mais on aurait aussi un service de fret pour livrer en salon parce que les auteurs font souvent les mêmes salons, les gros salons et donc, on pourrait justement proposer d'emmener les livres et de ramener les livres qui ne sont pas vendus. C'est cool ça. Ouais, ça c'est...
Ybelion — En vrai, il y a vraiment beaucoup de choses à faire,
L'espace prestataires
Biblibooks — tu vois,
Ybelion — et là, en même temps, je regarde les différents espaces, alors, mettre aussi la chronique, tu vois, c'est important, le libraire, je vois que vous avez un espace prestataire aussi, donc j'imagine que vous faites comme de la mise en relation par exemple, admettons, je reprends l'exemple tout à l'heure, moi je viens, j'ai mon livre, mais je connais, je n'ai pas d'imprimeur, tu vois, je n'ai pas, je ne connais personne, je ne sais pas du tout où regarder.
Biblibooks — Alors l'imprimeur, c'est un gros sujet.
Ybelion — Ouais. C'est le mauvais exemple.
Biblibooks — Ah merde. Non, mais c'est effectivement,
Ybelion — c'est un très gros sujet, c'est un très gros sujet, ouais, c'est vrai que je mets les...
Biblibooks — Oui,
les prestataires, du coup, enfin, pour éviter d'avoir à créer 10 000 espaces, on a tout regroupé dans prestataires, mais prestataires, ça peut être très large, ça peut être les organisateurs, les organisatrices de salons, c'est eux qui vont ajouter les salons, ça peut être aussi les créateurs, les créatrices, mais toujours liés au monde du livre, tu sais, les pochettes de livres, les bijoux, tout ça, tout ce qu'il y a, voilà, et en plus, ce qui fait qu'elles peuvent aussi collaborer avec des auteurs et des offrices sur des campagnes et sur des coffrets, et c'est elles qui vendraient directement, en fait, c'est de la facture, il n'y a pas besoin de passer par l'auteur et du coup, faire un micmac, machin, truc, c'est vraiment... Et on pourrait aussi, enfin, c'est ce qu'on a prévu parce qu'il n'y a pas encore sorti, mais c'est le prochain qui sort lui, l'espace prestataire, et on a aussi pensé à la logique du licensing, parce que des personnes qui créent, par exemple, une pochette sur un univers livresque, en général, ils peuvent faire un contrat de licensing avec l'auteur pour faire en sorte que si l'article est vendu, l'auteur récupère un pourcentage. Mais après, c'est compliqué parce qu'il faut savoir, après, il faut la gestion du stock, tout ça, et l'auteur, on ne sait jamais trop combien il y a de ventes, les factures, il faut les faire, etc., tout ça, ça demande du temps. Alors que là, si c'est vendu, l'auteur perçoit automatiquement sa redevance et puis, le prestat, il n'a pas besoin de faire de factures ni rien, tout est automatisé, encore une fois, faciliter les choses. Et meilleure reconnaissance aussi, meilleure visibilité parce que du coup, tu as des recommandations, sur sa boutique, tu as tout ce qui est en lien et tu vois, c'est lié à l'auteur, vu que tout est au même endroit, on peut faire ça. Donc ça, c'est pour les prestataires, mais il y a aussi les correcteurs, les bêta-lecteurs, enfin, tous ceux qui sont professionnels, malheureusement, on ne pourra pas faire les bêta-lecteurs qui sont amateurs,
Ybelion — par passion, tout ça,
Biblibooks — parce qu'on a eu ce coup dur avec le côté chroniqueur, donc on a compris, je ne sais pas si tu as suivi, mais...
Ybelion — Non, je n'ai pas... Si tu veux en dire deux mots, vas-y, mais sinon...
La douche froide de l'avocate
Biblibooks — Parce que quand on a sorti l'espace chroniqueur, avant de lancer, évidemment, on en discute avec notre avocate parce que... ça se passe comme ça, c'est-à-dire que quand on a un espace, quand on va bosser, qu'on va le sortir, j'ai une réunion avec mon avocate et je lui dis ce qu'on a prévu dessus, ce qu'on peut mettre en avant, tout ça, et on en discute et c'est là qu'elle nous dit s'il y a des choses qui vont, qui ne vont pas, tout ça. Donc, une fois qu'on a calibré ça, hop, on passe sur la partie créa. Donc, c'est moi qui dis à Damien, il faut qu'il y ait... Enfin, voilà, ça, il faut que ce soit comme ça, comme ça, comme ça, comme ça, je fais plein de... Je m'embête, je fais ça sur Photoshop, tu vois, il n'y a plus pratique, je te l'avoue, mais c'est comme ça qu'on fait et puis je fais sur Photoshop, je dis exactement et je dis et quand on clique sur ce bouton, ça doit faire ça et ça doit faire tel et tel formulaire trubidule, bon, bref. Donc, lui, il fait, ensuite, moi, je teste, je dis, enfin, on fait plein d'allers-retours comme ça et après, quand c'est fait, eh bien, je fais plein de tests, des tests plus poussés, ensuite, je... quand on a bien, on est assez content, eh bien, on le propose en mode privé, en bêta test, donc auprès des personnes qui sont volontaires, donc là, c'était des volontaires pour tester l'espace chroniqueur, donc beaucoup de chroniqueurs, de chroniqueuses et d'auteurs et d'autrices parce qu'évidemment, l'un ne va pas sans l'autre, on ne va pas faire des SP partir de rien et on avait vraiment beaucoup de volontaires, donc c'était chouette, on a pu calibrer ça. Le truc est qu'on avait pensé à un système où les chroniqueurs, les chroniqueuses, c'est rare quand même qu'elles soient professionnelles, qu'elles soient déclarées, donc on s'était dit que celles qui sont professionnelles et déclarées peuvent percevoir une rémunération sur, peuvent percevoir des redevances en fait sur ce qu'elles ont influencé, parce que ça, on a la data, on peut traquer ça, c'est-à-dire que sur leur chronique, quand elles parlent d'un livre, à la fin de la chronique, il y a les boutons d'achat, les boutons de partage, de like, de machin, donc on peut facilement jauger l'influence et pas juste les achats qui ont été déclenchés, mais même si ça a été enregistré, si ça a été, voilà, si on a cliqué sur la fiche de l'auteur à partir, donc tout ça, ça donne un éventail très concret sur l'influence d'une chronique et les chroniqueurs pro peuvent percevoir une rémunération, enfin, une commission sur les ventes influencées. Et ça, on est trop contents parce qu'on se dit, enfin, parce que combien de fois ça m'est arrivé, moi, en tant qu'autrice, d'avoir envie de rémunérer ces personnes qui font un travail de folie, tu sais, elles font des visuels de malade, elles en parlent avec leur cœur, leur âme, ça se sent et du coup, il y a plein de commentaires, il y a plein, et tu sens, enfin, tu ne peux pas savoir combien vraiment de ventes qui ont été générées grâce à cette personne, mais tu as envie de la rémunérer, tu ne peux pas, ce n'est pas possible, il n'y a pas de, et ça, elle reçoit la même chose qu'une personne qui a juste remis le résumé, réarrangé, et mis, oh, c'était sympa, et qui met vite fait une photo pixelisée qu'elle a récupérée, tu vois, ou qu'elle a fait à l'IA, enfin, je veux dire, il y a beaucoup de chroniqueuses qui font un IA et que ce n'est pas évident, c'est sûr, mais voilà, le but, c'est de récompenser les personnes qui se donnent du mal et en général, ces personnes-là, elles ne sont pas forcément déclarées, c'est compliqué aussi de se déclarer, donc on s'était dit, pour les chroniqueuses qui ne sont pas déclarées, on leur verse des commissions sous forme de crédits biblibooks, comme ça, ce n'est pas de la rémunération, parce qu'on a pas le droit, mais elles peuvent faire moins cher leur commande, sauf que l'avocate, au moment où on avait tout été calibré, tout ça, l'avocate fin août, elle venait de vacances, elle n'avait pas eu le temps de tout vérifier avant de partir en vacances, et là, elle nous a dit, alors en fait, après grosse analyse en profondeur et tout ça, ce n'est même pas possible de rémunérer les chroniqueurs et les chroniqueuses qui ne sont pas professionnels, même avec des crédits biblibooks, parce que c'est considéré comme une rémunération déguisée, et l'URSAF dès le premier euro TOSAC, du coup, énorme déception, parce que nous, on l'avait dit partout, ça faisait un gros plus, c'était vraiment une vraie reconnaissance pour les chroniqueurs qui se donnent, et là, d'un coup, ce n'est pas possible, alors on a dû chercher des sous-vueurs, si on ne leur donne pas de crédits biblibooks, est-ce qu'au moins, on peut leur donner des XP, parce que les XP, quand on les cumule, après, on change de rôle, et quand on a un nouveau rôle, une nouvelle, comme pour les lecteurs, en fait, c'est dès que tu as plein d'XP, mais dès que tu as ton rôle, au départ, tu commences en tant qu'humain, le truc nul, tu vois, et au fur et à mesure, tu gagnes des rôles, et à chaque fois que tu gagnes un nouveau rôle, tu gagnes des crédits biblibooks à déduire de tes commandes, et on s'est dit, on pourrait faire ça aussi pour les chroniqueurs, c'est-à-dire dès qu'ils changent de rôle, mais à partir du moment où un point A donne des avantages, on va dire, même si on passe par un XP, par un chemin, c'était toujours considéré comme de la... Donc, on ne peut pas non plus.
Ybelion — Ouais, ça c'est malheureusement... C'est le... Du coup,
Biblibooks — on ne va pas pouvoir faire ça non plus pour les prestats, pour les beta-lecteurs qui font ça en bénévolement, tu vois, qui font ça vraiment de bon cœur, eh bien, on ne va pas pouvoir... Enfin, peut-être qu'on pourra créer l'espace pour qu'ils puissent au moins se faire connaître, mais on ne va pas pouvoir faire de système de rémunération, de reconnaissance, tout ça, et ça c'est bien dommage, parce que je trouve que c'est important aussi,
enfin,
nous en tant qu'auteurs, on a envie de rémunérer les personnes qui contribuent à la vie d'un livre, à la visibilité, tout ça, pour moi c'est important. Donc, on a décidé avec Daniel qu'on allait faire un peu comme YouTube, tu sais, tu reçois des plaques, tu sais, quand tu... Ben nous, on enverra des cadeaux, des trucs comme ça, des choses qui donnent la reconnaissance, même si c'est pas... après, ils auront toujours des XP, des choses comme ça, qui déjà, ils pourront se rendre compte de ce qui fonctionne le mieux, ils ont toujours la data sur leurs influences, il n'y a pas de souci avec ça, mais ça leur donne aussi, ben tiens, ça, cette chronique, elle a vraiment bien marché, elle a fait beaucoup de ventes, peut-être que ça vaudrait le coup pour moi de me mettre en... de me déclarer, tu vois, peut-être que ça...
Ben,
Ybelion — c'est peut-être ça aussi, ça, c'est toujours le truc... Alors moi, tu vois, c'est vrai que j'ai un peu comme vous, tu sais, j'ai le côté très ingénieur qui revient et qui fait, bon, on va pas jouer avec les règles, tu vois, la règle dit ça, donc voilà, c'est vrai que, tu vois, il y en aurait plein qui auraient dit, bon, on voit, mais le truc, c'est que ça, c'est pas à penser à long terme, tu vois, et là, vous êtes aussi dans une démarche de construire quelque chose ! avec une belle vision et etc., qui en plus marche bien, donc ça serait que c'est... Forcément, c'est dommage et en même temps, en même temps, c'est peut-être aussi une façon, tu vois, de pousser le... Je dirais, le bookstagram vers quelque chose de peut-être un peu plus professionnel et c'est peut-être cool aussi, tu vois, voilà, là, je parle en réfléchissant, mais... Mais ouais, c'est cool, tu vois, déjà de pouvoir avoir cette opportunité parce qu'en vrai, de manière générale, sinon, ça se fait très peu, en fait, ça se fait très peu, tu vois, de rémunérer ceux qui font les chroniques. C'est pour ça qu'on voulait le faire. Donc, c'est cool.
Biblibooks — Moi, je me suis dit, j'aimerais trop faire ça parce que je voyais, parce que j'avais pas mal de partenaires et notamment des partenaires qui, à chaque fois qu'elles faisaient une chronique, avaient une quantité, genre plus de 400 commentaires en bas, et tu vois les pics de vente sur Amazon et tu peux pas savoir exactement. Et tu peux pas rémunérer ça et c'est tellement dommage. T'as envie de le faire ?
La data des lecteurs, cachée par Amazon
Biblibooks — Tiens,
Ybelion — me vient une question, mais alors du coup, j'ai la réponse parce que forcément, oui, comme pour l'instant, c'est t'envoie les commandes, OK. Tu vois, moi, je trouve qu'il y a un truc qui est sous-estimé et qui est un peu caché, tu vois, par Amazon, c'est qu'en fait, t'as pas la data des gens qui achètent. T'as pas les adresses mail. Tu vois, tu peux pas vendre ton livre avec KDP et envoyer une notif en disant, regardez, j'ai sorti un nouveau livre, machin, etc. Et ça a été d'ailleurs un moment, un très grand business. T'avais plein de gens qui vendaient des solutions comme ça pour récupérer les mails, qui étaient toujours strike évidemment par Amazon, qui avait bien compris que la data utilisateur était presque plus précieuse que le fait de pouvoir générer de l'argent avec le produit en lui-même. Et du coup, j'ai la réponse, tu vois, elle me venait comme ça. Mais ça, c'est important et tu vois, ça rejoint ce que tu disais, replacer l'humain au centre en permettant la liaison en fait entre l'auteur et le lecteur. Et ça, c'est cool aussi.
Biblibooks — L'auteur aussi, il voit, déjà quand tu mets un nouveau format de livre ou un nouveau livre en ligne ou une box ou un coffret ou une campagne ou peu importe, tous ceux qui te follow sur ta page auteur, ils reçoivent le mail, enfin, ils reçoivent le mail tout de suite ou au moment où ils ont demandé parce qu'ils peuvent choisir à quelle fréquence ils reçoivent les mails sinon t'en reçois trop si tu sais beaucoup de monde. Du coup, tu peux choisir une fois par jour ou une fois par semaine ou une fois par mois. tu choisis tout quoi. et en fait, il y a plein d'auteurs qui viennent vers moi qui disent j'ai mis un déstockage ou j'ai mis un nouveau livre et là, il y a tout de suite des ventes et tout. Ben oui, parce que forcément, ça envoie des mails automatiques, tu n'as pas besoin de faire une newsletter ou un post pour envoyer. Mais c'est trop bien.
Ybelion — ça rejoint l'aspect de transparence aussi qui me semble primordial et ça, c'est cool.
Biblibooks — Et puis, il y a aussi, pour l'instant, ce n'est pas encore... Enfin, je n'ai pas fait attention. La fille, elle ne connaît pas son site. Non, mais ce n'est pas parce que vous allez vite.
Ybelion — C'est parce que vous êtes agile.
Super fans et partenaires
Biblibooks — On a mis beaucoup de... On a mis une fonctionnalité qui s'appelle les super fans. C'est-à-dire que quand tu achètes plusieurs livres auprès du même auteur, tu deviens un super fan. Et du coup, sur la page des auteurs, il y a ça affiché les super fans d'eux. Et du coup, c'est comme ça que tu peux voir ceux qui te sont le plus fidèles. Pour l'instant, on n'a pas encore fait de fonctionnalités liées à ça. Mais on va pouvoir bientôt proposer aux auteurs d'offrir des choses ou faire des choses pour, encore une fois, avoir plus de reconnaissance envers ces personnes-là. Parce que tu as envie de les gâter, en fait, les personnes qui te suivent qui sont vraiment dévouées à ton univers. Tu as encore plus envie de les remercier. Tu as envie d'en faire des chapitres bonus ou des choses comme ça. Tu vois ? Ça peut être très intéressant. Donc, on a plein de choses comme ça qui sont prévues, des petites améliorations. C'est pareil pour les partenaires que tu fais entre chroniqueurs et auteurs. Moi, pour moi, je vois souvent ça sur le bookstagram et c'est quelque chose qui me hérisse à chaque fois. Recherche partenaire. pour moi, un partenaire, c'est des personnes avec qui tu as beaucoup collaboré, avec qui ça se passe bien, qui a une vraie connexion ou la personne, il y a un vrai lien qui s'est tissé. Ce n'est pas juste qui veut être mon partenaire. Pour moi, c'est plus recherche, collaboration et après, si ça se passe bien et qu'il y a plusieurs des bonnes, ça devient des partenaires. Du coup, on a fait ça comme ça. C'est-à-dire que quand tu as des services presse qui sont faits par BibliBooks, tu deviens automatiquement des collaborateurs, enfin, on peut collaborer ensemble et à partir de trois bonnes collaborations, tu vois, l'auteur peut proposer au chroniqueur ou l'inverse, au chroniqueur peut proposer une demande de partenariat et ce qui fait que tu as des avantages en plus. Donc là, on n'a pas encore mieux parce que c'est une des prochaines fonctionnalités qu'on va mettre aussi, c'est la possibilité de lancer des lectures en avant-première.
Ybelion — Trop bien.
Biblibooks — Voilà. Et du coup, tu peux proposer en amont pour juste tes partenaires de pouvoir lire en avant-première et du coup, c'est automatisé.
Ybelion — C'est trop cool. C'est trop cool en vrai. C'est vraiment... En fait, c'est marrant mais tu vois, là, quand je t'entends depuis tout à l'heure, tu vois, ça me titille tout de suite mon esprit créatif et j'ai l'impression d'avoir rencontré... Enfin, je suis du coup hyper content de t'avoir rencontré parce que j'ai l'impression que vous êtes en train de construire un truc en tout cas qui parle à mes valeurs, tu vois. Et je trouve ça trop cool.
Biblibooks — C'est important. Je pense qu'on a des... On évolue dans un milieu où on a à peu près toutes... Alors, pas tous parce qu'on a... Les valeurs sur l'IA elles sont un petit peu... Oui, il y a plein de... Mais on va pas rentrer dans la polémique. Mais... De mon ressenti, j'ai l'impression qu'on est quand même beaucoup à partager les mêmes valeurs et que c'est important de les mettre en avant et de mettre de la gratitude derrière tout ça aussi.
Ybelion — Exactement. Toujours à la fois... Ouais. Le fameux... OK, de quoi je suis reconnaissant aujourd'hui. C'est toujours...
Récompenser ceux qui jouent le jeu
Biblibooks — Mais du coup, on a mis aussi... On a mis dans ce système-là... On a fait en sorte qu'on pénalise pas les personnes qui jouent pas le jeu. En revanche, on récompense ceux qui le font. Tu vois ? On n'est pas là à dire que si tu respectes pas tes engagements de... Peut-être que tu fais une chronique et tu t'engages pour telle date à peu près. On n'est pas là pour dire... Pour bannir la personne si elle respecte pas ses engagements. Mais en tout cas, si elle les respecte, elle est mise en avant. Tu vois ? Elle a son indice de confiance. Il est un peu plus haut. Et du coup, t'es mieux mis en avant. T'as plus de récompenses. T'as plus de... C'est tout bête, mais je pense que c'est plus valorisant de faire comme ça plutôt que de virer... Parce qu'il peut arriver tellement d'aléas des choses comme ça dans la vie. Mais du coup, t'as juste à l'indiquer et à reporter les choses de façon très simple. Il y a aussi un fléau contre lesquels on... Enfin, il y a plein de choses qui font aussi qu'on a dû prendre des directives. Je ne sais pas si tu es au courant, mais il y a beaucoup de chroniqueuses, c'est assez connu, qui prennent des services de presse, papiers si elles le peuvent, encore mieux. Et qui le revendent. Voilà, sur Vinted. Juste ça, c'est un business. Et du coup, elles ne le lisent pas, tu vois ? Donc, elles jouent même... Si encore, elles le revendent, mais qu'elles ont fait une belle chronique et que du coup, ça a peut-être déclenché des coups de cœur, ça donnait de la visibilité, mais souvent, non. Ou alors, DNF comme ça, facile. Donc, pour éviter ça, nous, on a dit que tous les abandons, quand tu as abandonné un SP, tu devais payer le livre auprès de la personne. En fait, on n'est pas là pour forcer les gens à payer ou quoi que ce soit, mais c'est juste pour se dire que si tu as l'intention de faire quelque chose et que tu sais en amont que tu vas devoir le payer si tu fais ça, peut-être que... Voilà. Et surtout que quand elles font une chronique, elle ne s'est pas postée tout de suite, c'est proposée d'abord à l'auteur, l'auteur doit valider ou demander une modification. Donc, s'il y a des choses qui ne vont pas ou si tu sens clairement que ça a été fait à l'IA ou que tout le bidule, tu peux demander une modification et puis ça peut aussi déboucher sur un litige, on veut éviter ça. Mais en fait, on essaie de protéger tout le monde et après, il arrive aussi qu'il y ait des chroniqueurs qui tombent sur des livres qui ne sont pas forcément qualitatifs. Il y a des fautes ou des choses comme ça et à ce moment-là, ce n'est pas juste qu'elles doivent faire une chronique dessus qui ne va pas forcément être très valorisante ou l'efforcer à le finir plutôt que de l'abandonner et du coup, devoir râper le livre, ce n'est pas juste. Mais à ce moment-là, elles peuvent signaler le livre parce que nous, ça fait partie des critères. Il faut que ça a été corrigé, que ce soit professionnel et tout ça. Donc, si le texte ne l'est pas, à ce moment-là, il faut le signaler et nous, on prévient à l'auteur que le livre est suspendu le temps qu'il y ait des corrections pour remettre le livre aux normes éditoriales. C'est des petites choses comme ça qu'on met en place pour éviter les fraudes, pour éviter les impasses et si tu joues le jeu, en vrai, si tu joues le jeu, il n'y a pas de problème. Et si tu n'as vraiment, vraiment pas aimé le livre et que tu l'abandonnes et que tu peux très bien aussi demander à l'auteur d'annuler le truc, il ne se passe rien. Tu n'as pas à payer le livre, il n'y a rien du tout. Mais il faut qu'on mette des choses en place pour éviter les débordements.
Ybelion — J'entends aussi la volonté d'encourager les gens à jouer le jeu. C'est aussi ça. Parce qu'après, c'est aussi ça l'enjeu. Mais pourquoi les big structures comme Amazon ou ce genre de choses sont aussi rigides ? C'est aussi parce qu'en fait, faire du cas par cas, c'est impossible. Donc à la fin, ils mettent des règles. Elles ne sont probablement pas justes pour beaucoup de gens. et voilà quoi, c'est comme ça. Mais sauf que ça leur permet d'être plus efficaces. On pourrait discuter même ce mot d'efficacité puisque c'est efficacité au prix de quoi ? On est toujours OK, où est-ce qu'on met ? Qu'est-ce que ça veut dire l'efficacité ? J'entends aussi la volonté, encore une fois, c'est de garder cet humain au centre. Et puis je pense aussi
Des préférences qui matchent
Biblibooks — que, après, pour éviter, en général, quand on abandonne un livre dans l'espace chroniqueur, en tant que chroniqueuse, c'est parce que finalement, il ne correspond pas à nos attentes. Il est à la troisième personne ou je n'en sais rien. Mais justement, comme on a toute la data, on a vraiment poussé très fort la data sur chaque livre, et en plus, on a fait en sorte que lorsque les chroniqueuses, elles ouvrent un espace chroniqueur, elles indiquent toutes leurs préférences. Elles peuvent dire qu'elles n'ont pas de préférences sur chaque rubrique, mais elles peuvent dire aussi si, par exemple, elles veulent des livres qui ne vont pas plus haut que trois piments sur cinq, ou pas de piments du tout, ou il en faut forcément, sinon ça ne leur plaît pas. Tu peux tout dire comme ça. Tu veux dire je ne veux lire que des livres à la troisième personne et au passé. Et ce qui fait que, déjà, dans les annonces de services de presse, tu ne vois que les services presse qui respectent tes préférences et celles des auteurs. Parce que les auteurs, quand ils proposent un SP, ils peuvent aussi dire quelles sont leurs préférences de collaboration. C'est des personnes qui utilisent l'IA ou pas aussi, c'est important. Et du coup, ça fait que les collaborations ne peuvent être qu'entre personnes qui matchent, les personnes des préférences qui matchent. Ce qui fait qu'on ne voit pas toutes les SP, et à partir du moment où il y a un match, déjà, tu as déjà des fortes chances pour que le livre te plaise. Donc, ça réduit les risques de ne pas aimer ou de...
Ybelion — La dyscalification en amont, elle permet d'éviter tous les enjeux que tu pourrais avoir en aval.
Biblibooks — C'est ça.
Devenir notre propre géant
Ybelion — J'ai un rendez-vous à 19h, et je suis mitigé parce que j'aurais encore plein de questions à te poser, et du coup, je me sens contraint à devoir t'amener vers la conclusion. Mais du coup, j'ai quand même envie de te laisser le mot de la fin en te disant si tu devais conclure, qu'est-ce que tu aurais envie de me raconter pour finir sur BibliBooks ?
Biblibooks — Je pense que BibliBooks, il est encore il est tout jeune, il vient de sortir, il a 4 mois, même pas. Il y a encore plein de choses à faire, c'est déjà un très bon début, on ne s'attendait pas à ce que ce soit aussi vite, aussi beau, aussi appréciable. Mais je pense qu'il y a encore beaucoup, beaucoup de boulot pour qu'on puisse changer les choses, il faut vraiment qu'on rassemble un maximum de personnes au même endroit. Je pense qu'on a enfin l'opportunité de changer les choses, un autre avantage à tous. Et pour ça, l'union fait la force et BibliBooks est là pour ça, c'est rassembler, créer un cocon pour qu'on puisse tous prendre notre envol. C'est vrai, j'ai cette vision qui est très marquante. Mais c'est en... L'union fait la force et c'est exactement ce qu'on veut mettre en place. C'est que les efforts des uns, les efforts des autres, mais c'est même plus un effort, le fait de replacer l'humain, la passion, au centre, va faire et le fait déjà qu'on ne pourra vraiment plus avoir besoin des personnes qui s'enrichissent sur nous, sur nous tous, en fait. Surtout, on n'a pas besoin finalement de tous ces géants alors qu'on peut devenir nous-mêmes notre propre géant.
Ybelion — J'aime beaucoup ça. Soyons nos propres géants. Oui. Et merci beaucoup Marie, parce que j'aime beaucoup justement le... Alors tu vois, je disais aussi l'ambition que vous avez, j'aime beaucoup la transparence dont vous faites preuve, je dis vous parce que j'inclus Damien aussi dans les remerciements, je dirais. Et bravo pour toute votre belle réussite parce que franchement, c'est trop cool qu'il y ait eu l'engouement tout de suite. Et je pense qu'aussi, ça témoigne du travail qui a été fourni même en amont, bien en amont puisque c'est une idée que tu as depuis longtemps, quasiment 10 ans, quasiment 10 ans. Et puis voilà, tu as été aussi très actif dans tout le milieu du Bookstagram donc ça ne m'étonne pas aussi que tout ça à la fin fasse un beau cocktail. Donc franchement, bravo. Et hâte.
La suite : libraires et éditeurs
Biblibooks — On sort les... les prestataires, après les salons où tous les salons seront censés. On aura les libraires aussi qui pourront vendre mais aussi, ça veut dire que tous les livres qui sont présents sur Babybook seront commandables en librairie sans devoir passer par d'autres structures. Et on aura aussi les éditeurs donc aussi les livres qui sont sous contrat d'édition du coup. Mais le but, c'est de ne laisser personne sur la paille entre guillemets, tu vois.
Ybelion — incroyable.
Biblibooks — Et pas favoriser les uns en dépit des autres que chacun s'y retrouve et pour ça, je vous encourage aussi à découvrir tout ce qu'il y a sur Babybook parce qu'on rajoute toujours plein de nouvelles fonctionnalités, même des petits trucs comme les automatisations sur Instagram, comme des choses un petit peu plus fun aussi. donc allez-y, amusez-vous parce que c'est vraiment fait pour.
Ybelion — Allez explorer. De toute façon, tous les liens seront en description. Alors, tous les liens, en l'occurrence, le lien de Babybooks. Exactement.
Biblibooks — Babybooks.com
Ybelion — Et merci Marie d'être venue partager à la fois toute la création et toutes les valeurs que porte Babybooks.
Biblibooks — Merci à toi pour cette invitation. C'était super d'en discuter avec toi et je suis ravie aussi de te compter parmi les Bibli Notes.
Ybelion — Inscription faite, c'est bon. J'ai le badge des 5000 premiers.
Biblibooks — C'est beau. C'est beau.
Conclusion
Ybelion — Merci. Merci d'être là, épisode après épisode. Si ce podcast t'inspire, t'aide ou te met du baume au cœur, t'abonner, mettre 5 étoiles et le partager, c'est le meilleur moyen de m'aider à toucher le plus de gens qui ont un livre en eux. Parce qu'après tout, plus il y a de livres écrits et mieux le monde se porte. A très vite. Aux écrire.
AU MICRO AVEC
Biblibooks
Marie a cofondé Biblibooks avec Damien : une plateforme où les auteur·ices indépendant·es vendent leurs livres en direct aux lecteur·ices, à côté d'espaces pour chroniqueur·euses, libraires, éditeurs et prestataires. Autrice elle-même, elle porte l'idée depuis ses débuts en auto-édition : réunir toute la chaîne du livre au même endroit et y remettre l'humain au centre, avec un papillon pour emblème.
Ancien ingénieur en sûreté nucléaire, j'ai tout quitté pour l'écriture. J'anime Ose Écrire et j'accompagne les auteurs autour de trois clartés : le rythme, l'identité, l'intention. Toi aussi, tu as un livre qui attend ?