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Pochette de l'épisode 21 du podcast Ose Écrire

ÉPISODE 21SOLO4 MAI 202524 MIN

Créer c'est vivre une infinité de fois - Ose changer le monde

Clarté · Intentioncréativitéphilosophie
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FACE A — LES 11 CHAPITRES · CLIQUE POUR ÉCOUTER

CE QUE RACONTE CET ÉPISODE

Voldemort cherchait la recette de l'immortalité. Il a fabriqué des horcrux, déchiré son âme, tué des gens. Il aurait simplement dû écrire des livres. Dans l'épisode 21, je pars de la citation de Camus, « créer, c'est vivre deux fois », et je la pousse jusqu'au bout : la première vie commence quand on remarque qu'on n'en a qu'une, la deuxième naît chaque fois qu'un lecteur s'approprie ton histoire. Et comme le nombre de lecteurs est impossible à mesurer, créer, c'est vivre une infinité de fois. Je raconte aussi mes années au bord de la route, à voir le temps passer sans en être maître, et le jour où l'écriture a remis la vie en couleur. Avec un exercice grandiloquent pour finir : imagine comment ton livre pourrait changer le monde dans 100 ans. À écouter là où tu écoutes tes podcasts.

LE CAROUSEL DE L'ÉPISODE

CAROUSEL À VENIR

Les slides de cet épisode arrivent bientôt dans la bibliothèque visuelle.

Face B — le transcript

L'ÉPISODE MOT À MOT · LES TIMECODES LANCENT L'ÉCOUTE

Évidemment, tu te doutes bien que ce n'est pas moi qui ai tapé tout ce transcript à la main… Alors oui, il y a parfois des incohérences et des erreurs. Comme quoi, rien de mieux que d'écouter l'épisode plutôt que de le lire !

Intro : Camus revisité

Salut à tous, c'est Ybelion, vous êtes dans le 21ème épisode de Chemin d'Artiste et d'Auteur, aussi connu sous le nom de Ose Écrire, et aujourd'hui on va parler d'une citation d'Albert Camus. Créer, c'est vivre de foi. Et si je devais être un peu provocateur, je dirais Camus trompait. Et je reformulerais la citation comme ceci. Créer, c'est la recette de l'immortalité. Je vous souhaite une bonne écoute et je vous dis à bientôt.

Casquette orange et plan en trois vies

Coucou les amis, coucou, épisode numéro 21. Ambiance un peu rouge, casquette orange. Pourquoi, me direz-vous ? Pour une très très bonne raison. C'est complètement faux, il n'y a absolument aucune raison. Simplement parce que, pourquoi pas ? Voilà. Aujourd'hui nous allons parler d'un sujet. Un sujet que j'adore parce que je l'ai abordé en fait plusieurs fois. Et je ne sais pas pourquoi je n'en ai pas fait un épisode de podcast. Nous allons parler d'une citation d'Albert Camus. Le mythe de Sisyve, je crois, mais j'ai un doute. Je l'ai lu il y a très longtemps. Et je ne sais pas si j'ai noté cette citation à ce moment-là ou pas. Mais c'est créer, c'est vivre deux fois. Que moi je transforme ensuite en créer la recette de l'immortalité. C'est une citation qui me touche tout particulièrement parce qu'elle rejoint énormément la vision que j'ai de mon accompagnement et de ce que j'ai envie d'accomplir dans ce monde.

Et surtout de permettre aux gens d'accomplir. Ma vision passe par ça. Passe par les gens, passe par le partage, passe par la connexion. Cette citation d'Albert Camus, je l'ai lu il y a très longtemps et à l'époque je ne la comprenais pas trop. C'était une époque de réticence à la philosophie où j'étais un peu dans ce tâche con de dire « Ouais, la philo, c'est pour les intellectuels, nanani, nanana, tu as rien que d'y penser, je me trouve fiant. » Bref.

C'est donc une citation que je ne comprenais pas trop, que je trouvais presque trop philosophique. J'étais là, bon, ouais, créer ses vies deux fois, ok. Bon, admettons. Bref, je n'y réfléchissais pas. Et aujourd'hui, comme je disais, elle me parle tellement parce qu'elle incarne ma vision. Elle incarne ma vision du rêve. Elle incarne ma vision du livre. Si je devais la résumer, je dirais que plus il y a de gens sur Terre qui accomplissent leur rêve, mieux le monde se porte. Parce que quelqu'un qui accomplit son rêve rayonne, dégage une énergie différente. Et cette énergie provoque chez les autres l'envie d'accomplir leur rêve à eux. Et donc, avec cette vision en tête, je ne peux que me battre tous les jours pour encourager les gens à oser écrire, à oser finir leur livre. Alors, le commencer d'abord puis le finir ensuite. Et à atteindre leur rêve d'écrire ce livre. Je crois énormément au livre comme étant catalyseur de l'évolution de l'humanité.

Pour moi, accomplir son rêve, donc écrire son livre, c'est aider l'humanité, c'est provoquer le futur, c'est invoquer la création. Voilà, on retourne sur le fameux pouvoir démurgique des auteurs. Cette phrase dans le guide de Tolkien m'avait profondément marqué, je le répéterai tout le temps maintenant. Le pouvoir démurgique. Prenez conscience de votre pouvoir démurgique à mi-hauteur et bâtissez le monde de demain. Oh putain, c'est beau, c'est fou ça. Attendez, il faut que je trouve un micro à drop là. L'objectif du podcast, c'est d'infuser en toi, d'infuser, d'insuffler en toi plutôt. Parce que d'infuser, a priori, t'es pas une tasse de thé. Donc c'est d'insuffler, c'est de provoquer cette étincelle en toi, de donner la petite motivation pour commencer, pour ne plus avoir peur, pour prendre du recul sur l'impact que tu peux avoir. Voilà. Quel que soit ce que t'écris. C'est l'objectif de ce podcast là.

« Ne faites pas comme Voldemort »

La première vie : ici et maintenant

Pour les gens qui aiment un peu la structure, qui n'ont pas envie simplement de m'entendre, de déblatérer des conneries sans organisation, voici une petite trame que nous allons suivre. Premier point, alors par contre, vous me pardonnerez, je suis obligé de regarder mes notes. Parce que sinon, il n'y a pas de structure. Voilà, vous ne pouvez pas avoir les deux encore. Je ne suis pas encore assez entraîné. Première, première, première étape. Nous allons parler de la première vie. Deuxième étape, nous allons parler de la deuxième vie. Et troisième étape, nous allons parler de l'infinité des vies. Oui, j'aurais pu me passer de lire mes notes pour vous présenter un plan comme ça. Mais, je suis désolé et je me concentre parce qu'il y a Voltaire qui est littéralement en train de dégommer son panier. Mais je crois que vous ne devez pas l'entendre parce que le micro doit être plus ou moins isolé quand même. Bref, voilà.

Donc un plan comme ça, même Voltaire pourrait le comprendre. Voilà. Première vie, deuxième vie, infinité de vies. Hop, laissons, hop, on va plonger directement dans le vif du sujet. La première vie. C'est laquelle la première vie ? C'est celle d'ici et maintenant. Voilà. Ici, maintenant. Le présent. Le présent.

« Notre vie commence quand on remarque qu'on n'en a qu'une »

Il y a une autre citation qui parle de la vie que vous connaissez sûrement. Je ne sais plus de qui elle est, mais elle est extrêmement connue. qui dit quelque chose du genre.

Notre vie commence quand on remarque qu'on n'en a qu'une. Et ce n'est pas faux. Voilà. Je vous fais un partage très personnel. J'ai pendant extrêmement longtemps, je dirais jusqu'à mes 23, 24 ans peut-être. J'ai eu cette sensation très profonde que je suis capable d'imager maintenant, sur laquelle je n'avais pas la capacité de mettre des mots avant. J'avais cette sensation de voir le temps passer sans en être maître et de le subir. J'avais cette sensation d'être sur le bord d'une route et de voir des voitures, des chevaux, des gens, tout passer. Et moi, j'étais immobile. Ça a créé une espèce, je ne sais pas comment appeler ça, frustration, une tristesse, une perte de motivation, je ne sais pas. Ça a créé ce truc en moi de l'impossibilité de rêver, l'impossibilité de me projeter. J'avais vraiment cette sensation d'être à l'arrêt et de ne pas pouvoir y faire quelque chose. Le jour où je connecte avec ma passion de la créativité, avec l'écriture, avec le partage avec les gens, là, tout a changé.

La vie est devenue en couleur. Avant, elle était très grise. Je n'étais plus sur le bord de la route, j'étais sur la route. Je me traînais quelques casseroles, quelques croyances limitantes, quelques injonctions, des drivers parfois peut-être un peu trop forts. Bref, j'étais un peu clopinant, boitillant. Bref, je n'étais pas en super forme sur cette route au début. Mais petit à petit, je l'ai apprivoisé. J'ai trouvé le véhicule qui me correspondait le mieux pour aller le plus vite possible, le plus loin possible, avec la plus belle intensité et les plus beaux objectifs pour moi.

Donc oui, notre vie commence quand on remarque qu'on n'en a qu'une. Ah putain, je ne pensais pas un jour dire ça en épisode de podcast, écoutable par plein de gens. Tout simplement parce que quelque part à l'époque, quand je l'entendais, je trouvais qu'il y avait un petit côté... Ah ouais, tu vois, voilà. Vous vous rappelez au début quand j'ai fait Val, philosophe à deux balles, machin. J'avais un peu cette sensation. Maintenant, ces phrases-là, je les comprends. Chacun les interprète comme il veut. Elles résonnent en chacun de nous à des moments différents. On a parfois besoin de les entendre. Parfois on n'a pas besoin. Parfois on a besoin de quelqu'un de nous les dise, de nous les répète. Parfois on a besoin de les écrire. Bref, on résonne tous différemment avec ces phrases-là. C'est pour ça que je les adore. C'est pour ça que j'adore les livres où il y a un peu de phrases comme ça, qu'on peut sortir de son contexte.

Réaliser la chance qu'on a d'être en vie

C'est pour ça que j'adore les musiques, où il n'y a que des phrases comme ça. Bref. Notre vie commence quand on remarque quand on n'a qu'une. Voilà. Il faut le remarquer un moment. Enfin, il faut n'obliger de rien, bien évidemment. Mais bref. La vie d'ici et maintenant, elle commence quand on remarque qu'on n'en a qu'une. Et quand on sait où on veut aller quelque part.

Et je pense qu'il faut réaliser la chance qu'on a d'avoir la vie qu'on a. Il est vrai qu'il y a pire partout dans le monde. On trouve toujours pire que soi. Est-ce que c'est une fin en soi ? Je ne pense pas. Est-ce que ça peut être lourd au quotidien ? Bien sûr. Bien sûr. Parfois, on a un fort sentiment d'injustice. Ça touche beaucoup de nos valeurs, de voir des gens qui sont plus en difficulté que nous. Je suis désolé, c'est quelque chose qui me touche beaucoup. Donc, c'est parfois difficile de s'exprimer dans ces moments-là. Mais, voilà. C'est des choses qui peuvent nous toucher. Néanmoins, ce ne sont pas des choses qui doivent nous empêcher de bouger.

Et je dirais même que, si profondément en vous, vous avez cette injustice que vous ressentez, battez-vous tous les jours pour la combattre. Mais, profitez de votre position pour pouvoir vous battre contre cette injustice. Voilà. Et quelque part, si je devais le dire, mais si je devais le dire de manière un peu provocante, je dirais que, ne pas se servir de la chance qu'on a, ne pas saisir la chance qu'on a d'être en vie, dans un cadre comme celui-là, même s'il y a pire à côté, même s'il y a mieux aussi à côté, il y aura toujours pire, il y a toujours mieux que nous, quelque part, ne pas saisir cette chance, c'est un petit peu égoïste. Et, c'est pour ça, c'est un peu une posture provocante.

Dieu merci : le parallèle avec Vald

chacun le prend comme il veut. Moi, je sais que c'est quelque chose qui m'a fait bouger un moment. Il y a, voilà. On a de la chance d'être là, ce n'est pas le cas de tout le monde. certains nous quittent trop tôt. Et réaliser ça quelque part, ça m'a fait prendre conscience qu'il fallait que je me bats tous les jours pour profiter de la chance que j'avais d'être en vie. Et, voilà, je vous fais un petit parallèle musique. Valde a sorti un nouvel album il n'y a pas longtemps et il dit commencer son album par le titre Dieu merci. Et je crois qu'il y a une phrase dans cette chanson qui dit justement Dieu merci, je me lève le matin, je suis encore en vie. Et oui, on n'a pas tous cette chance-là. Profitons-en. Désolé pour ce ce passage plein d'émotions. Vous l'avez peut-être senti, moi je vous le dis, je l'ai en moi là.

Mais, profitons de la chance que nous avons d'être en vie pour faire les choses qu'on aime. Voilà. Même si on ne peut pas passer notre vie à faire que des choses qu'on aime, on peut commencer par essayer d'y avancer un peu tous les jours. Voilà. La première vie, c'est celle d'ici et maintenant. Si je dois le rattacher à l'écriture et à la notion de créativité puisque la citation s'est quand même créée et s'est vivée deux fois, il y a cette notion très forte derrière tout ça de l'écriture de notre livre, de notre rêve, il se passe aujourd'hui, ici et maintenant. Voilà. Il n'y a pas de... J'écrirais quand je serai mort. Cette phrase-là, elle ne marche pas. Quand on a un driver fait des efforts très forts, parfois la phrase, notre slogan, c'est un peu... Bon, je me reposerai quand je serai mort. Ça peut marcher, mais le j'écrirai quand je serai mort, ça ne marche pas.

Voilà. Spoiler alert. Waouh. Le mec a réinventé la roue. Putain, qu'est-ce que je suis con. Oh là là. Oh là là là là. Vous voyez, on désamorce les situations pleines d'émotions avec de l'humour. Eh ouais, mon pote. Eh, on est malins ici. Bref. La première vie de la citation d'Albert Camus, créer ces vivres de foi, c'est celle d'ici et maintenant, celle dans laquelle on crée pour la première fois. Celle où on écrit notre texte. Celle où on le met en forme. Celle où on le publie. Celle où on le distribue. Voilà. Si je devais faire un résumé de cette partie, je dirais simplement que notre vie commence quand on réalise qu'on n'en a qu'une. Et qu'une fois qu'on a réalisé ça, il faut se saisir de la chance qu'on a d'être en vie. Dieu merci, nous sommes en vie.

Et se donner la chance et l'opportunité d'oser atteindre les rêves qu'on a envie d'atteindre. Dans le cas d'écrire un livre, il s'agit juste de l'écrire. La première vie dont parle Albert Camus, créer ses vivres de foi, c'est simplement celle dans laquelle on écrit notre livre. Voilà. Période. Premier point. Terminé. Deuxième point. La deuxième vie. La deuxième vie dans le cas de quelqu'un de créatif. Mais vous savez, cette citation, je pense que profondément elle s'inscrit pour tout le monde. Elle marche pour tout le monde. Elle marche pour tout. Elle marche pour tout. La créativité, c'est pas seulement l'art. C'est pas seulement écrire des livres, dessiner. C'est pas seulement ça. C'est plein de choses. Mais on va se concentrer sur l'écriture pour notre cas. J'ai écrit mon livre. Des gens le lisent. Des gens s'approprient l'histoire. Des gens imaginent la suite. Des gens comprennent des choses qu'on n'a pas écrites. Des gens comprennent des choses qu'on n'a même pas nous compris.

C'est ça qui se passe quand on met beaucoup d'inconscient dans notre livre. Il y a des choses qu'on dit qu'on ne sait pas qu'on dit. Voilà. Ça c'est très Jack Sparrow comme phrase. Ça j'aime beaucoup.

Tous ces gens qui lisent, tous ces gens qui imaginent, tous ces gens qui s'approprient notre histoire, ils font rien d'autre que de donner une seconde vie à notre histoire. Et comme on a mis de nous dans cette histoire, chaque personne qui lit, qui s'approprie, qui imagine, nous donne quelque part une seconde vie. J'aime beaucoup cette image. J'aime beaucoup cette image de se dire je mets tellement d'intensité, je mets tellement de moi dans tout ce que je fais que j'y laisse une partie de moi et que ça continuera à grandir, à s'éparpiller, à impacter partout. Et vous voyez, là, putain, je suis en train de faire un parallèle avec Harry Potter, je m'étais jamais fait ce rapprochement avec les Horcrux. Je suis en train de réfléchir en direct, je ne vais pas vous polluer le podcast avec ça, mais j'ai envie d'y réfléchir. Peut-être, oui, Voldemort voulait trouver la recette de l'immortalité. Peut-être que finalement, il aurait juste dû écrire des livres.

Voilà. Il aurait laissé un peu de lui dans tous les livres et finalement, il aurait vécu de manière immortelle. Putain, c'est beau, je n'avais jamais pensé à ça. Est-ce qu'il y a un truc que je viens de comprendre dans Harry Potter que tout le monde avait compris sauf moi ? Alors que Voldemort voulait être immortel, on est d'accord. mais est-ce qu'il y a un message derrière ce truc ? De dire qu'en fait, finalement, il s'est trompé de chemin pour être immortel.

Hein ? Vous me voyez réfléchir à la caméra, peut-être pas à l'audio, mais... Ok, je ferme cette parenthèse Harry Potter, vous me direz ce que vous en pensez, je suis très curieux et je ferai peut-être un épisode entier sur ça après quand j'aurai démêlé le vrai du faux. Vous voyez, je viens de faire le mouvement de quelqu'un qui pédale dans la smoule parce qu'effectivement, tu vois, il y a plein de chemins qui viennent de se connecter, mais... Clac, clac, c'est un peu une boule de nez encore.

Voilà. Maintenant, vous prenez ces gens qui lisent, qui imaginent, qui s'approprient, vous faites fois le nombre de lecteurs, vous pouvez pas le mesurer, donc l'infini, voilà, vous êtes immortel. Ciao, bye bye, bonsoir. Hop, désolé. Oula, qu'est-ce que j'ai fait là ? Non, c'est bon, rien n'est cassé. Olé, je me suis un peu importé, désolé.

Et donc, ciao, bye bye, vous êtes immortel. Voilà. Et là, hop, pouf, on bascule dans la partie 3, l'infinité de la vie. Notre livre, la créativité, c'est ça, la recette de l'immortalité, ne faites pas la même erreur que Voldemort, ne fabriquez pas des heures crues, écrivez des livres, grosso modo. Putain, c'est un bon slogan ça. Ah, j'aime bien. Ah, je vais me l'écrire. Oh là là. Ok, pardon, je reprends, je reprends le film, je suis tellement marqué par cette histoire de Voldemort, je sais pas pourquoi je viens d'y penser là. Oh là là.

Putain, j'ai envie de me remater les Harry Potter maintenant. Ah, le délire mon pote. Oh là là. Bref. Donc, Camus disait créer ses vivres deux fois. On a vu que oui. On l'écrit, le livre, dans notre première vie. Quand quelqu'un le lit, ça lui donne une seconde vie. Créer ses vivres deux fois. C'est ça, c'est ça mon interprétation de la citation de Camus. Et maintenant, comme je disais, on fait fois le nom de lecteur, on le connaît pas, donc il est infini. Et quelque part, ça nous donne cette infinité de la vie, cette immortalité. Créer, c'est la recette de l'immortalité. Créer, c'est vivre une infinité de fois. Un livre, selon moi, c'est l'héritage culturel qu'on va laisser au monde. C'est cette petite brique que nous seuls pouvons poser, que l'on va poser. C'est ça qui permettra de rajouter un peu de nous dans l'inconscient collectif du monde et qui va permettre de bâtir le futur.

Comment ? On sait pas. Mais ça va permettre de le bâtir. Et c'est ça le plus beau, finalement. Et là, je réfléchissais, mais finalement, ça c'est quelque chose que j'ai déjà un peu lu. C'est le fameux pouvoir un peu dit, c'est le fameux pouvoir démiurgique des auteurs. C'est le fameux effet papillon inquantifiable de ce que peut provoquer notre livre. Et je vais le répéter encore une fois pour que vous preniez conscience d'à quel point votre histoire est importante, quelle qu'elle soit. Vous êtes unique, vous êtes le seul à pouvoir écrire l'histoire que vous avez en tête. Et ça, ça aura un impact. Ça impactera quelqu'un. Vous ne savez pas qui, vous ne savez pas quand, mais ça impactera quelqu'un. Et ça, ça changera le monde. Comment ? On sait pas, mais ça le changera. Et pour ceux qui me croient pas, je vous invite à aller écouter l'épisode sur Tolkien parce que Tolkien est l'exemple que ça marche.

Voilà. Et donc, comme on fait de belles sciences ici, une preuve égale règle. Voilà. Ah, c'est hyper scientifique. Ah, bah là, de toute façon, voilà, de toute façon, je vous parle d'immortalité, donc vous avez compris à quel point mes racines d'ingénieur me touchent, là. voilà.

Donc, la conclusion de tout ça, c'est finalement que si vous commencez à écrire aujourd'hui, c'est comme si vous deveniez immortel. C'est beau quand même, c'est un beau raccourci quand même. Voilà. Avant de conclure, et c'est un épisode qui sera un peu plus court, il fera, voilà, environ 5 minutes. Écoutez, cet épisode m'a touché, de toute façon, vous l'avez vu. Je ne vais pas continuer à broder autour de ça. Mais, un petit exercice que je vous invite à faire. Ok, on se place dans une situation. Là, maintenant, tout de suite, vous avez probablement une idée de livre en tête. Soit, vous avez commencé à l'écrire. Soit, vous n'avez pas encore commencé. Soit, vous êtes plus ou moins avancé à la fin ou pas. Bref, vous prenez ce livre. Vous avez l'idée, l'intention de ce roman en tête. Et maintenant, la question que j'ai envie de vous poser, c'est comment, et je vous demande, attention, nouvelle règle, je vous demande d'être grandiloquent.

Je vous demande d'être complètement fou dans la réponse que vous allez me donner. Comment, ce livre que vous avez en tête, pourrait absolument changer le monde dans 100 ans ? Voilà. Imaginez qu'un petit garçon dans 100 ans tombe sur votre livre et puis qu'il fasse un truc de dingue ou qu'il dise un truc de dingue ou bref, imaginez ce que vous voulez. Mais comment le monde pourrait parfaitement changer grâce à votre livre ? Je peux faire, si vous voulez, je crois que d'ailleurs, est-ce que je me l'étais noté ? Oui, bah voilà. Moi, je prends l'exemple. Carno a un monde, deux peuples qui se détestent. Justement, ce rapport aux différences est extrêmement prégnant dans le livre. C'est tout le but. On n'est pas sur une histoire de fantaisie classique. L'objectif, c'est pas de savoir si Balthème va devenir le plus grand magicien du monde. L'objectif, c'est de savoir comment il va évoluer, comment son rapport aux différences va évoluer.

Bon, admettons, qu'est-ce que ça pourrait changer dans 100 ans dans le monde ? Et là, je vais me permettre d'être grandiloquent, quelque part presque arrogant, parce que c'est un peu démesuré. Mais moi, j'aimerais bien que mon livre y permette à l'humanité tout entière, vous voyez, je suis grandiloquent, j'aimerais bien que mon livre permette à l'humanité tout entière de se rendre compte à quel point les différences sont une immense force. J'aimerais bien qu'il permette à tout le monde de replacer l'humain au centre, de replacer l'écoute profonde et importante de ce qui nous rassemble et de ce qui nous différencie au centre de nos décisions. J'aimerais finalement qu'il nous permette de replacer l'humain au centre de toutes nos décisions. C'était peut-être un peu... Voilà, peut-être que j'imagine beaucoup, peut-être que je rêve, peut-être, peut-être pas. On se donne rendez-vous dans 100 ans pour le savoir.

Conclusion : ne faites pas comme Voldemort

Sur ce, comment je peux conclure cet épisode ? Je conclurai cet épisode en disant que créer, c'est vivre une infinité de fois. Donc Camus avait tort quelque part. C'est pas seulement vivre deux fois, c'est vivre une infinité de fois. La première vie, elle commence quand on remarque qu'on n'en a qu'une et quand dans celle-là, on se met à écrire notre livre. La seconde commence dès l'instant où un lecteur s'approprie, imagine, lit notre livre. Etc, etc, etc. Repeat, on multiplie par 1000, on devient immortel. Quelque part, ne faites pas l'erreur de Voldemort. Ne vous mettez pas à tuer des gens pour fabriquer des orcs rux et devenir immortel. C'est une immense connerie, on a vu que ça marchait pas. Mieux vaut écrire des livres, ça vous permettra d'impacter le monde, d'impacter un nombre de gens qui est absolument incalculable. Voilà. Je vais donc m'arrêter là et je répéterai la conclusion de cet épisode. Ne faites pas comme Voldemort.

Sous-titrage ST' 501