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SÉANCE 01 · 1 H DE COACHING EN 5 MIN · CLARTÉ DE RYTHME

Comment trouver le temps d'écrire

01

LA FICHE DE SÉANCE

1 H DE SÉANCE5 MIN 16 DE VIDÉO

À L'ARRIVÉE
Elle arrive avec « je n'ai pas le temps d'écrire », et elle demande qu'on la laisse enfin tranquille pour son roman.
À LA SORTIE
Elle a bloqué un mois entier pour son livre, avec un seul rendez-vous accepté en tout et pour tout.

L'EXERCICE À EMPORTER

Chaque fois que tu choisis autre chose que l'écriture, dis-le à voix haute : « là, je vais couper les tomates plutôt que d'écrire ».

LES CHAPITRES · LES TIMECODES LANCENT LA VIDÉO

  1. « Je n'ai pas le temps d'écrire »
  2. Une autrice qui court après le temps
  3. Trois indices qui ne trompent pas
  4. La feuille jaune du plant de tomates
  5. Ce que je lui ai dit
  6. L'exercice à tester dès ce soir

LA SÉANCE MOT À MOT

C'est le texte de la vidéo, tel que je l'ai écrit après la séance. Le mécanisme de la séance est intact. J'ai retiré tout ce qui pouvait faire reconnaître la personne.

« Je n'ai pas le temps d'écrire. » Cette phrase, je l'entends toutes les semaines en séance. Il y a peu, une autrice que j'accompagne est arrivée avec cette demande : qu'on la laisse tranquille, enfin, pour pouvoir écrire son roman. Une heure plus tard, elle repartait avec un mois entier bloqué pour son livre et un exercice tout bête. Je te raconte cette séance, et tu vas comprendre ce que cette histoire de tomate vient faire sur la miniature.

Elle arrive, et elle court après le temps. Son quotidien, c'est une activité où tout le monde la sollicite, une maison où tout repose sur elle, un entourage qui a pris l'habitude que ce soit elle qui gère. À un moment, elle m'a lâché une phrase du genre : « je suis Paris, moi, tout passe par moi ». Pas très décentralisé tout ça. Et pendant ce temps, son roman attend. Elle y pense tous les jours, il ne la lâche pas, mais les journées se remplissent toutes seules et l'écriture passe après tout le reste.

Sur le papier, sa demande se tient. Quand tu regardes sa semaine, c'est vrai qu'il n'y a pas la place.

Sauf qu'en creusant, on a vu arriver trois indices, l'un après l'autre.

Le premier : elle dit oui à des sorties dont elle n'a pas envie, le cinéma par exemple. Quand je lui demande ce que ça lui apporte, elle me répond en rigolant que payer sa place coûte moins cher que des années de reproches. Autrement dit, elle achète la paix, et elle la paye en temps d'écriture.

Le deuxième indice, c'est elle qui me l'a offert. À une période de sa vie, elle vivait seule, avec des journées entières de libres et tout le loisir d'écrire. Tu sais ce qui s'est passé pendant ces années-là ? Elle n'écrivait pas plus qu'aujourd'hui. Si le temps était le vrai problème, cette période aurait été la plus productive de sa vie.

Le troisième remonte loin : depuis le collège, elle fait tout dans l'urgence. Les rédactions écrites la veille, le travail rendu à la dernière minute, toute sa vie a fonctionné comme ça. Et quand elle m'en parle, elle a cette phrase : « la course contre le temps, c'est vertigineux, mais c'est kiffant ». L'adversité la met en mouvement. Tu commences à voir le tableau ?

Et puis il y a eu la tomate. CONTEXTE ! Elle écrit dans son jardin. À un moment, elle lève les yeux et elle aperçoit une feuille jaune sur un plant de tomates. Le temps de se lever pour la couper, et de fil en aiguille, la voilà qui nettoie le jardin entier pendant que le roman attend sur la table. Alors je lui ai posé une seule question : « à une semaine de me rendre ton texte, cette feuille jaune, tu irais la couper ? » Elle m'a répondu non sans même réfléchir. Son ordre de priorités, elle sait très bien le fixer toute seule.

Alors je lui ai dit ce que je voyais, et je te le donne comme je le lui ai donné : elle carbure à l'urgence, elle aime profondément ce fonctionnement, et cette vie qui l'envahit, c'est elle qui l'organise. La laisser tranquille n'aurait rien réglé du tout. Les gens qui nous entourent, on les a choisis, et nos vingt-quatre heures, on décide de leur remplissage. Tant mieux, parce que le jour où tu vois ça, tu arrêtes de te battre contre un faux ennemi.

Je dis ça sans aucun jugement, hein. Quand un chapitre me résiste, je me trouve moi aussi des feuilles jaunes à couper, version Sam : un bureau à ranger, une inbox à vider, n'importe quelle urgence propre et satisfaisante. Le cerveau est très fort à ce jeu-là.

L'exercice qu'elle a emporté, tu peux le tester dès ce soir, il tient en une phrase. Chaque fois que tu choisis autre chose que l'écriture, dis-le à voix haute : « là, je vais couper les tomates plutôt que d'écrire ». Tu peux même compter ces moments avec des bâtons sur une feuille, pour voir l'ampleur des dégâts. Ta tête sait déjà ce qui compte pour toi : regarde tes choix en face, elle fera le tri toute seule. Et pendant que tu y es, surveille les « il faut que ». Qui t'oblige, en vrai ? Elle, elle est repartie en bloquant un mois complet pour son roman, avec un seul rendez-vous accepté, en tout et pour tout. La paix, elle a choisi de se la donner elle-même, au lieu d'attendre qu'on la lui fiche.

À ton tour

Tu as reconnu ton blocage dans cette séance ? J'ai des séances comme celle-là chaque semaine, avec des auteur·ices dont le livre attend depuis longtemps, et l'accompagnement Ose Écrire commence par un atelier offert.

Découvrir l'accompagnement

Ce blocage a sa page : « Je n'ai pas le temps d'écrire »

Ybelion — Samuel Le Parc

DERRIÈRE LES SÉANCES

Ybelion

Samuel Le Parc · écrivain et coach ICF

Ancien ingénieur en sûreté nucléaire, j'ai tout quitté pour l'écriture. J'anime Ose Écrire et j'accompagne les auteurs autour de trois clartés : le rythme, l'identité, l'intention. Toi aussi, tu as un livre qui attend ?