
OSE LIRE #3 · 11 MAI 2026 · 58 MIN
Philosophie Magazine n°199
mai 2026
LES PÉPITES DE LA LECTURE · LES TIMECODES LANCENT LA VIDÉO
Je les ai réécrites au calme après le direct, pour livrer l'idée intacte sans les hésitations de l'oral.
L'ennui m'a sauvé la vie
« Ne rien faire est extrêmement précieux, et c'est ce qui m'a permis de reconnecter avec l'écriture. J'étais dans un poste sans internet et sans téléphone, avec de la doc à lire pour seule distraction. Alors je bullais, je regardais par la fenêtre, je réfléchissais. Et là, les premières idées de mes premières histoires sont revenues. L'ennui m'a sauvé la vie. »
Écrire sans savoir la fin
« « On n'a pas besoin de savoir si c'est possible ou pas pour savoir s'il vaut la peine de défendre ce projet. » Cette phrase de Lea Ypi, c'est toute l'essence de commencer un livre. Il suffit de savoir que ça vaut la peine, bien avant de savoir si tu arriveras à la fin. C'est exactement ce que rappellent ton intention personnelle, celle de ton roman et celle de ton lecteur. »
La Zoé et la Ferrari
« Courir un marathon n'a aucun sens : les 42 kilomètres passent aussi en vélo ou en voiture. Et pourtant tu choisis de t'entraîner pendant des mois pour les courir à pied. Il arrivera la même chose avec les livres. Une IA peut pondre 300 pages bluffantes, et choisir the hard way restera bien plus estimable. Une Zoé et une Ferrari t'emmènent toutes les deux d'un point A à un point B, et pourtant. »
Écrivain dès le premier mot
« On n'a pas besoin d'avoir décortiqué les plus grands bestsellers du monde ni de décrocher un doctorat en narratologie pour écrire le premier mot du livre qu'on a toujours rêvé d'écrire. On a un thème, on a une envie, on pose le premier mot, et ça s'arrête là. Et on peut déjà se dire écrivain à partir de là. »
Pourquoi vouloir être immortel ?
« Je n'ai jamais vraiment compris le délire des gens très riches qui veulent être immortels. La saveur de la vie vient du fait qu'un jour, ça se termine. Si tu admets l'infinité de ta vie, toutes les expériences imaginables finiront par t'arriver, et tout ce qui se passe aujourd'hui perd son sens. Savoir que ça finit rend chaque moment plus intense, puisque tu choisis de le vivre. »
Le téléphone sur le lit
« Gérald Bronner dit qu'il s'enchaîne à des habitudes pour ne pas succomber à ses addictions. Je fonctionne pareil : le matin, quand je me mets à écrire, je sais que le téléphone à portée de main me fera déverrouiller toutes les cinq minutes. Alors je le lance sur le lit, à l'autre bout de la pièce. La tentation disparaît, et le flot d'écriture ne trouve plus la petite porte que je me laissais. »
Lâcher prise sur le contrôle
« J'avais accepté un lâcher prise vis-à-vis de l'anxiété, et je l'avais remplacée par du contrôle. L'étape d'après, c'est de lâcher prise sur le contrôle lui-même, pour atteindre la liberté qu'il promet. C'est exactement comme ça que je fonctionne en écriture : le mouvement d'écrire me fait lâcher le contrôle pleinement, et c'est là que je découvre ce que les textes m'apportent. »
La lecture mot à mot
LE DIRECT INTÉGRAL · LES TIMECODES LANCENT LA VIDÉO
La machine a transcrit toute seule, et un direct de lecture la met à rude épreuve : des coquilles traînent forcément. Au moindre doute, la vidéo fait foi.
Intro et installation
Osez lire épisode 3, c'est parti ! J'ai reçu un nouveau philosophy magazine. Et en vrai, j'avais tellement kiffé l'an dernier, parce que ça me permet de parler de plein de sujets hyper vastes. On va déborder sur un milliard de trucs, je le sens. J'ai trop hâte de découvrir ce que ce numéro porte, à qui appartient mon temps. À moi, bien évidemment. L'épisode s'arrête ici. Je rigole. En tout cas, je suis très bien équipé. Je suis dans une chaise très confortable sur mon bureau que j'adore.
J'ai ma petite boisson chaude. Qui est ? Je vous donne l'astuce parce que bientôt ça arrivera dans les clubs bobo de Paris et donc chez nous tous pas du tout. J'ai un mélange de feuilles de tisane ou de verveine. Non de verveine pardon. Un mélange de feuilles de verveine avec un reste de roi boss. Le combo des deux est phénoménal. Cela étant dit, vous connaissez la chanson de ce genre d'épisodes. Je mute le micro.
Je lis, dès que j'ai un truc qui pop dans ma tête bizarre, je vous le partage. Puis on explore tout ce que ça nous apprend tout ensemble. Écoutez, je vous souhaite un très bon épisode et puis à très vite. Ah et bonus, vous voyez mes petits écouteurs. C'est pas un retour son parce que j'adore m'écouter, mais j'ai de la musique. donc, si vous me voyez faire des petits pas de danse, c'est tout à fait normal. Sur ce, à tout à l'heure. Je pars sur l'exploration du Philosophie Magazine de mai 2026, à qui appartient mon temps.
Ça va être beau. C'est assez incroyable parce que je dois admettre que je ne connaissais pas plus que ça Alexandre Lacroix qui est le directeur de la rédaction. les petits textes qu'il écrit dans l'édito, il me marque à chaque fois. Je les trouve hyper pertinents. C'est incroyable. Et je ne pas tout lire parce que ça serait long, mais je vous partage juste. Il y a deux choses que j'ai envie de partager par rapport à ce qu'il a écrit.
Il parle du fait qu'il se réveille le matin et que la première chose qu'il fait, il se réveille tôt donc il n'est pas dérangé à ce moment là et donc il met, il utilise ce temps là pour éclairer. Et la clarté indécise instaure une porosité entre les rêves et la veille qui se prête bien au mouvement inoptique de la frappe sur le clavier. Comme je suis encore en sommeil engourdi, je ne maîtrise pas complètement les phrases qui viennent. D'ailleurs, je me sens dispensé de l'impératif de maîtrise soustrait à la tyrannie de la volonté.
Alexandre Lacroix : écrire au réveil, lâcher la maîtrise
Il s'agirait plutôt d'un accueil. Les mots proviennent d'une dimension invisible, une doublure du réel. après, il parle de la notion de productivité, tout ça, mais c'est pas... OK, ça, m'intéressera dans un second temps, parce que c'est aussi le sujet du magazine, il a un truc qui me parle énormément dans son partage, c'est que je ressens ça dans le flot d'écriture. Moi, suis comme lui, j'écris le matin, c'est la première chose que je fais.
et c'est intéressant parce que moi la première chose que je fais c'est pas d'écrire sur un manuscrit mais de faire mon journaling tu vois où ce que Julia Cameron appellerait les pages du matin tu vois et c'est vraiment un truc qui me sert genre à cracher ce que j'ai dans la tête ça me permet de faire un espèce de risette ou un espèce de vide de ce qui peut me... de ce qui travaille tu vois de tout ce qui qui infuse et qui nourrit la nuit quand tu dors et que l'inconscient prend dessus et puis commence à faire sa tambouille tu vois et je dois admettre que il y a ce truc de
de flottement non maîtrisé et du coup de plein lâcher prise dans cette espèce d'exercice. Comme si tu t'autorisais pleinement à libérer ce que t'as sans te poser la question de à quoi ça va servir tout ça. Et je remarque de manière rétrospective, je ne savais pas quand j'ai commencé tous ces exercices de quelque part de journaling ou de thèmes aléatoires que j'écris le matin, mais je remarque que...
Au-delà du fait que ça entraîne ma plume, ça me permet surtout de lâcher prise sur le résultat. c'est une espèce d'engrenage qui m'apprend que la beauté de l'écrit ne vient que dans l'acte irréfléchi d'écrire presque. Quelque part, j'ai presque envie de dire toujours, alors que j'aime pas ce mot parce que je suis co, tu me mets... C'est presque toujours comme ça que naissent les plus beaux textes que j'ai pu écrire. Les plus beaux textes que j'ai pu écrire, pour moi, bien évidemment.
je suis personne pour dire que c'est le prochain Victor Hugo tu vois mais toujours dans cette espèce de lâcher prise totale du contrôle et c'est marrant parce que il n'y a pas longtemps en plus je sais même pas si je l'ai déjà dit mais je le partage quand même je parlais du lâcher prise avec je n'arrive pas à me rappeler si c'était avec ma superviseuse ou avec juste un ami coach je ne plus bref on parlait du lâcher prise et on disait que enfin il me partageait plutôt que j'avais quitté un lâcher prise enfin j'avais accepté un lâcher prise vis à vis de l'anxiété
Du contrôle au lâcher prise (et ce que ça change en écriture)
C'est-à-dire d'être bloqué dans l'action perpétuellement en se demandant ce que le futur nous réserve et que j'avais remplacé, temps que c'était, par du contrôle. Et l'étape d'après, c'est justement de lâcher pleinement prise sur le contrôle pour vraiment atteindre la liberté que procure le lâcher prise. tu vois, quand il m'avait partagé ça, évidemment, on parlait d'un aspect très business, très organisation de nos vies.
Et ça m'avait été marqué en me disant mais en fait c'est exactement comme ça que je fonctionne en écriture et je vois bien que c'est ce mouvement d'écriture qui me fait lâcher le contrôle pleinement et qui me fait découvrir ce que les écrits m'apportent. Et ouais c'est vraiment cette espèce d'accueil de... tu sais pas trop de ça bien forcément de toi tu vois mais c'est une espèce de résonance de tout ce que tu portes et de tout ce que tu as vu entendu bref tout ça tu vois. Et ouais c'est un méga accueil. J'adore. Et après il parle de...
de la notion, donc Alexandre Lacroix quand je dis il, je passe à un autre sujet très vite parce que je suis à littéralement la page 3 du magazine. il parle du temps et bref, ce que j'ai envie de partager sur ça, c'est que j'ai toujours été fasciné par cette notion du temps qui est dans le fond quelque chose qu'on se construit. Le temps n'existe que parce qu'on a la capacité avec notre mémoire de se rappeler du passé.
et avec notre intelligence de se projeter dans le futur. Et c'est que au regard de ce passé, de ce futur qu'on est capable de construire une ligne temporelle. Et après lui derrière partage le fait qu'il y a différentes lignes de temps quelque part. Et c'est intéressant, c'est intéressant. Ça va infuser ça encore, j'ai pas trop... J'ai rien de plus à dire. Bref, je vais tourner la page. J'aime beaucoup les petits morceaux d'articles.
qu'il a au début là mais il y a une phrase de Anna Arent que, shame on me, j'ai quelque part dans ma bibliothèque mais que j'ai encore jamais pris le temps de lire mais je suis toujours assez fasciné par le côté très percutant des phrases qu'elle a et de tout ce qu'elle porte ces phrases là tu vois. Et là elle écrit l'éducation est le point où nous décidons si nous aimons assez le monde pour en assumer la responsabilité.
Hannah Arendt : aimer assez le monde pour en assumer la responsabilité
Je sais pas si vous sentez quelque part l'impact de cette phrase. Je trouve ça assez dingue. C'est vraiment un genre de phrase que j'aimerais être capable d'écrire un jour, tu vois. Et je vais pas forcément rebondir dessus parce que je pense qu'elle est assez explicite. Et l'éducation est évidemment un point absolument crucial dans nos sociétés et dans les directions qu'on souhaite leur donner. Cela étant dit, il a d'autres articles.
Et alors, il a un autre partage là, il donne un chiffre, hors de grandeur, 50 % des français héritent de moins de 70 000€ et même de rien pour nombre d'entre eux. Donc après il parle de concentration du patrimoine, disproportion, des héritages, etc. Bref, au-delà de tout ce que ça porte politiquement ou philosophiquement, c'est pas tellement ça qui m'intéresse, mais j'ai toujours été très...
d'un concept et je me suis toujours dit que ça serait sympa de l'explorer en nouvelle, en nouvelle un peu futuriste tu vois, ou même pas forcément, ça pourrait être actuel en fait. Et ça serait de prendre un monde et de l'explorer dans deux directions différentes et d'explorer un monde qui quelque part ne taxe que la vie, c'est à dire qu'il ne taxe pas du tout l'héritage.
mais il taxe ce que tu produis de ton vivant, donc ton salaire typiquement, et une direction où à l'inverse il taxe que la mort mais pas la vie. Et donc pas du tout le salaire mais 100 % de l'héritage. je trouve que philosophiquement derrière il y aurait des questions hyper intéressantes à soulever de tout ça. Parce que c'est des vraies questions, j'ai pas de position, ne m'agressez pas. Mais je trouve que...
explorer ces thématiques là dans une histoire ça serait intéressant. Ça serait intéressant parce que ça soulève de vrais points quand même assez assez impressionnant. Je saute du coq à l'âne ou plutôt du coq au tyrannosaure parce que je viens de voir que au muséum d'amsterdam ils ont exposé un sac fait en peau de T-rex. Alors vous vous doutez bien je ne vais pas vous l'apprendre que les T-rex sont disparus.
Le sac en peau de T-Rex et ce que l'IA permet vraiment
et que donc, non, ils n'ont pas chassé récemment de T-Rex. et quelque part, il faut bien que l'IA servent à quelque chose. Et pour ce genre de choses, c'est quand génial. Mais, grâce, et je cite, pour pas venir à cette prouesse, ces concepteurs ont analysé les traces fragmentaires
de collagène prélevé dans des fossiles de T-Rex. Puis grâce à l'intelligence artificielle, ils ont reconstitué la structure de la protéine, ont déterminé la séquence génétique permettant sa production avant d'introduire le programme dans des cellules cultivées en laboratoire. C'est génial. Et d'ailleurs, by the way, l'application de l'intelligence artificielle pour l'étude de structure des protéines comme ça, c'est hyper, hyper, hyper important, et notamment dans le médical. Et c'est une des grandes prouesses que permet l'IA.
Et là de manière beaucoup plus terre à terre, par exemple de faire un sac à main en cuir de T-Rex. Bon je suis au regret de vous annoncer que c'est pas encore très donné puisque a priori les premiers avengeurs seraient estimés à 400 000 euros. Ouais ouais ouais ouais ouais ouais ouais ouais. Bah je vous laisse quelque part ce sac. Par contre le jour où vous pouvez me faire un petit T-Rex de compagnie là, moi je signe. Je viens de finir de lire l'entretien du numéro là avec...
C'est Léa Hippie, j'espère que je prononce bien son nom, intellectuel albanais qui réinvente le socialisme. Il l'appelle le funambule de la pensée. J'adore ce terme. Qu'est que j'aimerais qu'on puisse m'appeler funambule de la pensée. C'est ouf. Et c'est une une philosophe aussi. Bref, l'entretien est vraiment passionnant. Il y a plusieurs choses qui m'ont marqué. déjà, elle a fait une thèse sur l'architectonique de la raison chez Kant. Donc stylé.
J'adore le mot architectonique de la raison, c'est exceptionnel. Exceptionnel. J'aimerais pouvoir écrire un texte sur l'architectonique de la raison. Il a plusieurs choses qui m'ont touché dans son entretien. Pas tellement sur... Je suis pas là pour faire de la politique donc je parlerai pas spécifiquement de ça mais il a plusieurs points qui m'ont vraiment intéressé. Déjà, elle partage le fait que...
Lea Ypi : philosopher sans avoir lu les philosophes
On lui pose la question, votre grand-mère que l'on retrouve au coeur de votre dernier récit, a incarné pour vous l'idée Kantienne de liberté, dignité, était-elle Kantienne sans le savoir ? Et en fait ce qui est marrant c'est qu'elle partage que oui en fait puisqu'elle disait, elle partageait des phrases qui sont des conclusions auxquelles arrive Kant tu vois, mais sans jamais l'avoir lu. C'est bien la preuve que philosopher ça n'appartient pas à ceux qui ont lu les textes. Philosophé c'est bien au-delà de ça, c'est...
quelque part, je pas, dans mon imaginaire, philosopher c'est vraiment simplement être capable de saisir un fil de pensée et puis de le suivre et de se poser la question en curiosité de ce qui nous amène comme réflexion, comme conclusion, comme question et comme incompréhension aussi et j'aime beaucoup cette notion là qu'on puisse philosopher sans être obligé.
obligé de lire des philosophes quelque part. C'est premier point qui m'a touché, qui est un peu en surface, je dirais de tout ce qu'elle partage parce que c'est hyper dense et hyper intéressant, mais l'autre moment qui m'a passionné dans ce, entretien. Donc on lui pose la question, c'est l'idée de faire comme si le monde avait un sens. Et elle répond, oui, c'est parce qu'on fait comme si la liberté ou le progrès était possible qu'ils vont le devenir, au lieu d'attendre d'avoir des preuves scientifiques que le monde progresse.
En amour, c'est pareil, il faut faire comme si l'amour était possible pour qu'il le devienne. Cela ouvre à une histoire où les humains ne sont plus dans une relation de dépendance vis-à-vis de la nature, de Dieu ou des forces extérieures à la raison. C'est la raison, une raison partagée et intersubjective qui se constitue comme un sujet producteur de sa propre histoire. J'adore parce que pour moi c'est une manière extrêmement poétique et je ne savais même pas que quand partager ce...
ce point de vue, ce comme-ci, mais ça me rappelle tellement de, je pas, vous voyez, de manière très de perso, le el famoso, make it until you, non, fake it until you make it, tu vois, ça rejoint un petit peu ça. La loi de l'attraction, la loi de l'assomption, tout ça, des thématiques qui revendent dans ce comme-ci. Et quelque part, de le voir présenter d'une manière différente comme ça, renforce ma conviction.
Le « comme si » kantien : faire comme si la liberté était possible
que ça compte beaucoup en fait et que peut-être le premier pas du changement qui soit personnel et identitaire ou sociétal et interconnecté entre tout le passe par la conviction profonde qu'il y a un truc qui est possible, qu'on peut aller vers un monde qui est différent et faire comme si la liberté ou le progrès était possible. Et c'est fou parce que ça paraît presque étrange que ça puisse marcher comme ça.
Mais la conviction profonde que quelque chose peut arriver est peut-être le seul si et seulement si qui nous parvient, enfin qui nous permet d'y arriver. C'est fou quand même, je sais pas, me... Tu je savais pas que quand t'avais parlé de ça et si c'était pas un texte ma foi quelque peu dure à lire, j'aurais presque envie d'aller lire la critique de La Raison Pure. Et après elle rebondit aussi, tu vois, elle revient.
vous partager l'histoire avec sa grand-mère qui était kantienne tant savoir quelque part, elle dit justement là où Platon attend de manière très aristocratique que le petit nombre de ceux qui sont philosophes deviennent rois ou que les rois se convertissent à la philosophie quand demande à tous les citoyens du monde qu'ils deviennent philosophes. C'est autrement plus stimulant ? Non. suis totalement d'accord. Mais encore faut-il, et je pense que c'est de notre responsabilité, à nous qui
Alors je me mets dans le panier parce que moi c'est des sujets qui m'intéressent la philosophie, je suis abonné une philosophie magazine après tout. c'est aussi de notre responsabilité de transmettre ce que c'est, tu vois. Et de ne en faire un espèce de truc d'entre-soi un peu intellectuel et de gens qui utilisent des mots compliqués pour dire des choses très simples, tu vois. Je pense que la philosophie n'a pas besoin d'être si compliquée que ça. C'est aussi à nous.
personnes qui en consomment, d'être capable de véhiculer que c'est pas être philosophé, c'est pas lire Kant, Spinoza, Platon, Hegel et qui sais-je encore. Peut-être que ça intéressera certains, mais ça passe pas que par là. Et pour moi, c'est extrêmement important de réussir à véhiculer cette simplicité quelque part de ce qu'est philosophé et la philosophie. Et moi, sais pas, quand j'y pense,
dans l'inconscient collectif, déjà tu fais la philosophie qui est en terminale, tout de suite on te voit ça, en tout cas on te véhicule ça comme étant un truc très complexe, tu devras faire de grandes dissertations sur des sujets très complexes, encore plus complexes que s'ils étaient complexes et que tu vas devoir faire des phrases compliquées et que tu vas devoir lire énormément de livres et machin etc. alors qu'il s'agit juste de tirer un fil de pensée. Il n'y a rien de plus simple qu'un sujet de philosophie de Bach au sens
Je dis pas que c'est simple de l'étudier mais c'est une question. Qu'est-ce que la liberté ? pourrait être un sujet de bac. Ok, qu'est-ce que c'est la liberté ? Chacun d'entre nous est capable de répondre à cette question sans avoir l'obligation de citer quelconque auteur. Même si ça aide. Mais ce que je veux dire c'est que tous les auteurs, à un moment, ont décidé de poser sur papier des trucs qui leur passaient par la tête. Et ils n'avaient peut-être pas lu tous les bouquins qui avaient été écrits avant. Certains l'ont fait et c'est très bien. Mais ce pas nécessaire.
et la pensée s'affine en la déposant sur le papier aussi. Donc à mon sens, c'est intéressant et peut-être très important et peut-être crucial au sens de ce que portent les hippies. J'ai l'impression que c'est un peu cette vibe qu'elle porte. J'ai l'impression qu'elle l'écrit. Je suis en train d'inventer un truc qu'elle a écrit. Justement de partager que la philosophie n'a peut-être pas à être aussi compliquée que ce qu'on essaie de lui faire dire.
Tu vois c'est tout bête mais ça rejoint totalement tout ce que je peux partager sur l'écriture et de dire il s'agit pas d'avoir compris comment sont construits tous les plus grands pessellers du monde pour commencer à ne serait-ce qu'écrire le premier mot du livre qu'on a toujours rêvé d'écrire soi-même tu vois. Et il n'y a pas besoin d'avoir lu tous les livres, besoin d'avoir d'être doctorat en arotologie ou que sais-je tu vois. Il s'agit juste de poser le premier mot. Tu vois on a un thème, a un truc, hop posons le premier mot, ça s'arrête là.
Et on peut se dire écrivain déjà à partir de là. Bref, j'adore ce partage, vois. C'est quelque part de demander à tous les souhaitants du monde qu'ils deviennent philosophes. C'est une belle conclusion ça, une belle conclusion. J'ai encore tant à dire sur les IP, je me dépêche, promis. Alors oui, là effectivement, ça je le lis parce que je trouve ça intéressant, notamment dans le paradigme géopolitique actuel. Sans proposition, évidemment. Enfin, quoique, quand même certains trucs, c'est quand même difficile de les défendre. Mais admettons, elle écrit.
Les trois maximes des Lumières
Enfin, elle dit voilà. c'est à la fois ne pas répéter les erreurs du totalitarisme qui détruit la liberté et ne pas renoncer à surpasser le capitalisme. En Europe de l'Est, aujourd'hui, on n'a plus confiance dans un système alternatif au capitalisme parce que l'on a vécu les tragédies du XXème siècle et on se retrouve dans un moment de cynisme et de néilisme. Et donc on accepte tout. Ou alors on retourne à la religion, à la nation, fascisme, parce qu'on a perdu foi dans les lumières.
tandis que du côté du monde capitaliste, certains socialistes prétendent revenir à Marx, à la classe ouvrière, au communisme d'état, comme si Lénine et Staline n'avaient jamais existé sans intégrer les leçons du XXe siècle. Si l'on n'apprend pas de cette double expérience, on est voué à reproduire les tragédies du passé. Merci Léa, drop the mic et on peut passer à la suite. Et alors elle m'a rappelé les trois maximes des Lumières que j'avais dû étudier peut-être plus jeune, je ne rappelais plus.
penser par soi-même, penser en se mettant à la place de tous les autres et penser de façon cohérente. C'est génial. Je pense que je vais me les écrire quelque part. J'adore. Ça porte tout ce que... Ouais, j'adore. J'adore. J'ai envie de me replonger presque dans la philosophie des lumières en fait. J'ai l'impression d'avoir zappé ce que c'était. Ou d'avoir oublié ce que ça porte, peut-être. Donc ouais, je vais me replonger dedans en vrai.
Ça me donne envie de lire les IP aussi, j'espère que je prononce bien son nom, YPI. Je suis désolé si je le prononce mal. Parce que Léa regardera cette vidéo bien évidemment. Mais pour revenir à ce qu'elle disait, je vais faire comme si elle la regardait. Merci Léa de tout ce que t'écris, ça m'a beaucoup touché. Et alors après elle parle de tout quelque chose, de la liberté et des différents niveaux de liberté et de ne pas confondre, choisir et être libre d'agir. Et je dois vous avouer.
que j'ai lu tout ce qu'elle a écrit sur ça là et que ça n'a pas encore parfaitement infusé dans ma tête. Donc je ne sens pas de vous le partager. En tout cas, c'était extrêmement intéressant. Mais je sens que j'ai percuté un truc, mais qui s'est pas encore décanté et c'est pas encore tout à fait suffisamment clair dans ma tête. Mais par contre, vois, je n'avais jamais vu ça comme ça. le lis là. Or, force est d'admettre que le capitalisme contemporain sape la possibilité de cette liberté relationnelle parce qu'il installe les acteurs dans une asymétrie de pouvoir entre ceux qui ont les ressources et ceux qui ne ont pas.
Capitalisme, asymétrie de pouvoir et illusion de liberté
Cela conditionne les relations des citoyens à l'intérieur de l'état mais aussi la relation entre états dans un monde globalisé où on trouve les centres de production du sud qui sont totalement dépendants du nord. Bref, c'est très intéressant. J'avais jamais vu ça parce que effectivement le capitalisme est très présenté comme une branche qui place la liberté au centre. Et en fait, j'avais jamais vu ça comme étant quelque part parfois une illusion de liberté.
En fait, non, c'est faux. Je l'ai beaucoup ressenti en ayant commencé mon aventure entreprenariale où tu te rends compte que t'es obligé de jouer avec les règles du monde capitaliste et je dois avouer que c'est pas toujours très agréable. Je m'étendrai pas sur le sujet parce que je pas là pour faire le résumé des deux heures de discussion que j'ai eu avec mon expert comptable mais parfois t'arrives à des conclusions et tu te dis
En vrai, me gonfle un peu de devoirs joueur H2 là quoi. Et vient la question derrière, comment tu décides de changer tout ça ? Alors je trouve que l'IA propose une solution qui est de, bah ok, le premier pas pour que ce soit possible, c'est de faire comme si, ça l'était, bien. Et puis après, t'as aussi ce truc de, il y en a certains qui peuvent partager l'idée de, très bien, tu veux changer le monde dans lequel tu vis, bah monte dans le train, va à l'avant et tire le frein.
Facile à dire, plus difficile à faire j'imagine. J'ai pas encore tranché tout cet aspect là dans ma philosophie de pensée. Je sais pas trop encore où conclure toute cette... Vous voyez là j'arrive plus trop à parler parce que ça mouligne dans ma tête. Bref, et elle conclut, je vous lis la conclusion parce qu'elle est belle. Nous vivons un peu un nouveau moyen-âge et il va falloir trouver l'énergie de réinventer les lumières. Mais on n'a pas besoin de savoir si c'est possible ou pas pour savoir s'il vaut la peine de défendre ce nouveau projet d'émancipation.
avec Ant, nous devons faire comme si. C'est la seule chance pour que ce possible, qui est aussi souhaitable, devienne réel. C'est génial. Ça, c'est à appliquer ce truc là. Cette phrase là, elle peut être sortie de son contexte. On n'a pas besoin de savoir si c'est possible ou pas pour savoir s'il faut la peine de défendre ce nouveau projet d'émancipation. Cette phrase là, on n'a pas besoin de savoir si c'est possible ou pas pour savoir s'il faut la peine de défendre ce nouveau projet. C'est dingue. C'est genre, c'est toute l'essence même de...
Pas besoin de savoir si c'est possible pour que ça vaille la peine
commencer à écrire un livre. T'as pas besoin de savoir si tu vas réussir à arriver à la fin. T'as juste besoin de savoir que ça vaut la peine et que... Pourquoi ? Tu on en revient toujours à l'intention personnelle. Je vais pas utiliser le mot pourquoi parce que le mot pourquoi est un peu trop flou et un peu trop vague. Mais c'est pour ça, l'intention personnelle, l'intention de ton roman, l'intention du lecteur rock que t'as envie de cibler. Ces trois intentions là, elles sont exactement là pour ça. Pour te rappeler que tout ça, vaut la peine.
Merci Léa. Allez je passe à la suite parce que j'ai lu pas beaucoup mais en vrai c'était vraiment passionnant et puis ça m'allume. Ok je vous partage ça parce que c'est marrant. Il juste un petit article écrit par Anne-Sophie Moreau qui parle des groupes WhatsApp et je sais pas quelle est votre position sur les groupes WhatsApp. Je suis très mitigé mais elle m'a décrit un petit peu là. Il y a aussi les groupes qu'on se promet de quitter mais qu'on épite elle a furé en embuscade. Ah c'est tellement vrai. Alors là il y en a certains ils sont en mute, je les regarde pas, je lis pas les trucs.
Mais t'sais j'épite de temps en temps. T'sais c'est le petit côté fouine quoi. J'aime bien. Je sais pas quel est votre avis sur les gros WhatsApp. J'ai un avis mitigé que je ne donnerai pas. Il a un article assez intéressant sur la nouvelle addiction des seniors aux écrans. Alors c'est... J'ai envie de dire un peu rien nouveau sous le soleil mais... Mais quelque part ils prennent cette vague un peu après... Après...
après les jeunes entre guillemets parce que ils ont pas grandi avec ça mais ils sont sensibles finalement aux mêmes enjeux que nous on peut... là là, cette phrase n'est pas française, c'est pas possible. Ils rencontrent les mêmes enjeux que ceux qu'on rencontre nous avec les écrans, une espèce d'alignation, carrément une addiction. Il suffit de regarder tout temps des grands téléphones pour comprendre qu'il a peut-être un problème.
Il a une phrase qui m'a fait rire qui dit les jeunes ont déserté Facebook justement parce que les plus âgés y sont allés. Et c'est peut-être pas faux. Je sais pas si c'est totalement vrai et est-ce que c'est la seule et même raison. Mais je suis assez curieux de savoir comment tout ça va évoluer parce que effectivement maintenant en plus avec des réseaux sociaux comme TikTok, il y en a encore plein, qui sont majoritairement jeunes. Qu'est-ce qui va se passer quand les gens plus âgés vont s'emparer de ça ou alors quand...
L'addiction des seniors aux écrans
Les générations actuelles qui l'utilisent vont grandir. Est-ce que les tout jeunes iront encore là-dessus ou est-ce qu'il y en aura une autre ? Dans tout ça, y aussi tout le sujet des technologies comme l'IA. quand tout monde va se mettre à l'utiliser, comment ça va, comment la société va réagir ? Je trouve que c'est extrêmement intéressant. Et ce qui me fascine, ce que je trouve assez, c'est une mi-fascination, un peu terrifié.
Je pense que tous ceux qui savent ce qui va se passer, que ce soit avec Lya ou les réseaux sociaux, sont un peu des menteurs. C'est quasiment impossible d'imaginer. C'est tellement un changement de paradigme important. Encore plus Lya que les réseaux sociaux, mais les deux vont être intrinsèquement liés bientôt. Le sont déjà un petit peu en fait. Et Lya, c'est ça le vrai changement de paradigme technologique récent qu'il a.
ça va avoir un impact et c'est impossible de concevoir les choses positives ou les choses négatives qui vont pouvoir arriver. Alors ce qui intéressant c'est qu'il y a déjà des tonnes de bouquins qui ont été écrits sur ça. Quelque part c'est peut-être ceux-là qui sont le plus proche de la vérité même s'ils ont été écrits parfois pour certains il y a longtemps. Et je suis très curieux de voir comment ça va évoluer. Après il y a un partage et moi c'est vraiment cette prise de conscience que j'ai récemment. Tu vois alors bon...
L'article se termine en se disant « tout n'est peut-être pas perdu car nous vivons dans un monde qui aspire de plus en plus à la déconnexion ». Là je suis pas du tout d'accord avec cette phrase, je trouve qu'on a jamais vécu dans un monde qui aspire autant à la connexion qu'aujourd'hui. Mais bon ça c'est mon avis personnel comme celui qui a écrit l'article a le sien. Par contre à la fin il arrive à la conclusion que les personnes âgées
Cela leur donne toute une panoplie de compétences ayant tendance à se perdre mais ces compétences risquent d'être de plus en plus prisées par tous ceux qui désirent instaurer des plages de sobriété numérique dans leur vie. en fait selon moi c'est vrai mais je suis pas d'accord avec le postulat de base qui disent qu'on vit dans un monde qui aspire de plus en plus à la déconnexion. Pour moi on aspire à un monde qui va être blindé d'autant plus de connexions. Suffit de voir tous les services digitalisent.
numérique maintenant le sera encore plus avant toutes les avancées de l'IA qu'on aime qu'on aime pas sont des utilisations du numérique qui permettent de nous soulager grandement de plein de tâches extrêmement répétitives par exemple je sais pas analyser 30 milliards de lignes de données Excel bah c'est vachement plus simple de le faire faire à une IA que de le faire à la main et donc pour moi on va être de plus en plus connecté et il va y avoir un peu un
espèce de un truc un peu scindé tu vois tu vas voir les gens qui ont conscience de cette surconnexion et qui vont décider de se déconnecter volontairement et d'autres qui se laisseront porter ou qui seront ok avec le fait d'être parfaitement connecté et puis de juste de vivre dans ce monde numérique et donc moi si je devais réfléchir un peu et me projeter dans un truc je pense que tout ce qui est humain au sens qui prend le temps d'être fait par un humain
que ce soit des compétences comme le bricolage, l'écriture, la peinture, l'art, tout ça va prendre en valeur de ouf parce que ça traduira l'effort de volonté de ne pas s'inscrire dans le mouvement totalement connecté et de produire quelque chose qui est fait en parallèle. Et pour moi, ça, c'est ma take. Je pense qu'on va dans un monde qui sera de plus en plus connecté.
on aura de moins en moins de choses répétitives à faire mais on aura d'autres choses à faire je sais pas quoi parce que si ce monde n'existe pas encore mais tu vois je suis pas trop non plus et attention j'ai pas d'avis tranché parce que justement c'est des questions un peu philosophiques que j'ai en ce moment qui tournent dans ma tête je suis pas convaincu que l'IA va supprimer des travails mais à mon avis des travails sur lesquels on n'a pas de plus-value en tant qu'être humain et de facto va simplement créer d'autres emplois qu'on connaît pas comme
Alors c'est un peu des sophismes mais c'est juste pour donner une idée mais comme quand on a inventé la machine, bah du coup il avait plus besoin de monter les pièces à la main et on a juste inventé le métier de mec qui invente des machines et qui répare des machines. C'est un exemple très grossier mais c'est juste pour vous montrer que à l'époque on ne pas imaginer qu'il y avait des machines qui allaient nous remplacer et que les nouveaux métiers seraient des gens qui conçoivent les logiciels des machines ou les pièces des machines ou qui réparent les machines. Et donc à mon sens ça va être un peu pareil avec...
L'IA, le marathon et la Ferrari : la valeur de ce qui est fait à la main
c'est des questions d'IA et pourquoi je partageais ça ? Parce que une fois qu'on aura dit ça, quand on choisira de s'inscrire dans une démarche de dire je vais le faire à la main et avec mon cerveau d'être humain, même s'il existe un chemin beaucoup plus rapide de le faire avec l'IA, bien ça donnera naturellement beaucoup plus de valeur et beaucoup plus de poids et d'importance à ce qui est produit sans le chemin de facilité entre guillemets. Ça me rappelle toujours cette phrase de
ne s'aide pas à la facilité. Et tu vois, il exemples comme ça, y en a plein, par exemple en soi courir un marathon n'a absolument aucun sens parce que tu peux le faire 42 km avec un vélo ou avec une voiture mais tu choisis consciemment d'acheter des chaussures et de t'entraîner pendant des mois pour courir à pied 42 km. Et bien je pense que c'est exactement ce qui arrivera plus tard quand il s'agira par exemple d'écrire un livre.
Oui, l'IA peut probablement te pondre un bouquin de 300 pages incroyable. mais, mais, mais, mais, mais, mais, mais, mais, mais, mais, mais,
T'achètes une zoé, une Ferrari, ça fait la même chose. D'un point de vue très pratico-pratique, ça a quatre roues, ça roule, ça t'emmène d'un point A à un point B. Très bien. Pourquoi Ferrari est aussi prisée ? Parce que derrière, ça véhicule et ça porte plein de choses. Je dis pas que c'est des bonnes choses, j'en sais rien, bref on s'en fout un peu. tu vois, mentalement, c'est pas la même chose. Philosophiquement, c'est pas la même chose. Et bien, ça sera à mon sens un petit peu pareil plus tard. Et encore une fois, j'ai aucune certitude et je sais même pas ce que...
les avancées de l'IA permettront donc peut-être que tout ce que je dis là sera complètement faux. mon côté un petit peu utopique et c'est celui que je défends aussi, c'est que je pense que tout ce qui sera produit par main d'homme sera d'autant plus important, estimable, unique, qu'il y aura des manières beaucoup plus simples d'arriver à ces trucs là. Et il y a des vrais enjeux avec l'IA, me faites pas dire ce que j'ai pas dit, il y a des vrais enjeux comme la propriété intellectuelle, comme le fait...
d'avoir des données d'entraînement qui sont éthiques comme le fait d'avoir une utilisation éthique de l'IA. Mais, mais, mais, mais, mon sens, les gens qui choisiront de ne l'utiliser pour produire quelque chose et vivre le chemin, bah, voilà, c'est ça qui sera le cœur du truc, en fait. Et ça, c'est inestimable. C'est un peu ma position. C'est pour ça, d'ailleurs, que des préambules que je partage avec les gens avec lesquels je travaille, que j'accompagne, c'est toujours est-ce que tu as bien conscience que...
c'est toi qui va écrire ton livre que ça sera pas moi et pas une IA. Et évidemment, 98 % des gens disent oui et ceux qui me disent non, je leur dis, écoute, je te souhaite le meilleur. voilà, bref, je suis un peu parti un petit peu loin avec toutes ces histoires de papiers de mamie qui sont coincés sur leur écran. Mais je sais pas pourquoi ça m'évoquait ça. Sur ce, je continue. J'adore le petit...
partage d'Eddie N. Klein dans ce numéro là, sur l'aspirateur, qu'il appelle saboteur domestique de pression locale. Je trouve ça trop marrant de prendre des trucs très banals et d'en faire une analyse un petit peu philosophique, tu vois. Ou en tout cas de rétablir une sorte de vérité physique sur ce que c'est ce truc. Ça me rappellera toujours mon prof de physique en première et en terminale qui...
Il encourageait énormément à être curieux et il nous confrontait beaucoup à ce qu'il appelait la physique non intuitive, étaient globalement des expériences physiques pour lesquelles le comportement que tu observes n'est pas la vérité absolue directe. T'étais obligé de réfléchir un peu et de déconstruire ce que tu vois pour pouvoir décrire le phénomène. J'ai plus d'exemples en tête mais il plus à la physique non intuitive.
J'aimais beaucoup parce que ça t'obligeait à une sorte de curiosité que moi, personnellement, j'ai toujours eu du mal à avoir à l'école parce que tu avais un aspect un petit peu aussi, bon, obtenir le bon résultat pour la bonne note. donc quelque part, tu apprenais des exercices et tu reconnaissais l'exercice dans le DS et tu faisais ce qu'on avait appris. Et donc tu avais pas ce truc de réflexion de juste prendre le problème et de dire, comment je le résout? Et ça, je l'ai découvert.
Étienne Klein : l'aspirateur, saboteur domestique de pression locale
à mon prof et aussi après appliquer beaucoup plus en prépa quelque part parce que là tu es dans des démarches où c'est perpétuellement ça tu vois tu alors évidemment tu as encore des patterns des trucs des machins ok mais la plupart du temps c'est quand même tu obligé de te positionner dans un truc ou tu es obligé de te dire ok qu'est que je en train d'observer qu'est ce qu'il joue et comment je me sors de ce truc et donc là il parle de l'aspirateur et il dit pas qu'il dit justement c'est que c'est pas que ça aspire c'est que
à un moment la miette se trouve moins frappée du côté où se trouve le tio de l'aspirateur que du côté opposé et donc quelque part la miette est poussée vers l'aspirateur plutôt que aspirée tu vois et je trouve ça génial voilà donc des saboteurs domestiques de pression locale stylé merci Etienne et donc là j'arrive enfin au dossier qui a donné le nom au magazine à qui appartient mon temps et ça fait une heure et demie que j'enregistre tout va bien tout va bien mais que voulez vous que voulez vous c'est ça aussi
la découverte. Bref, c'est parti, puis on verra bien ce qui en sort. Je vais commencer par un préambule, parce que la question du temps me fait tout de suite écho à quel point un enjeu personnel que j'ai, qui est que j'ai beaucoup de mal à me poser et à profiter de rien faire, alors que je sais que ne rien faire est extrêmement précieux. Pourquoi ? Tout simplement parce que c'est notamment ça qui m'a permis de reconnecter avec l'écriture.
Et c'est tout con, j'étais dans un poste, j'avais pas internet, pas mon téléphone, impossible d'avoir une distraction. Et j'avais que de la doc à lire. Donc j'avoue que sur mes poses, j'étais un peu en mode bon bah vas-y, j'ai envie de faire autre chose quoi. Et donc je bulais, je regardais l'extérieur comme ça, la fenêtre, et je réfléchissais. Et là j'ai des idées créatives qui sont revenues. Et les premières idées de mes premières histoires qui sont revenues.
C'est incroyable, l'ennui m'a sauvé la vie. Il y a trop de choses intéressantes en vrai. Déjà, ils parlent de... 1, 2, 3... Oui, voilà. Et voici le cœur du paradoxe. Plus nous avons de temps, plus il paraît nous manquer. Plus nous le maîtrisons, plus il semble nous échapper. Et en fait, c'est à mon sens tout le processus interne de... C'est le lâcher prise dont je parlais au début et le contrôle qu'on cherche. Plus on essaie d'y mettre du contrôle, plus quelque part...
À qui appartient mon temps ? Le paradoxe du contrôle
C'est comme si quand on contraignait quelque chose, il nous échappait pleinement tu vois, parce qu'on était pas capable de lui donner sa vraie place. Je le perso un petit peu comme ça là. Puis après il y a aussi ce truc, c'est pour ça que ça me fait... Je sais pas si je suis d'accord avec ce truc, tu vois le fait que Lya va soulager nos vies, j'y crois pas de ouf en vrai parce que j'ai l'impression que ça va juste nous permettre de mettre encore plus de tâches. de...
sais pas comment ça sera dans longtemps mais aujourd'hui de ce que je vois des gens qui travaillent un peu dans ces milieux là ou qui sont déjà des milieux qui utilisent énormément l'IA, j'ai l'impression que c'est pas que ça permet aux salariés de moins travailler mais ça leur permet de faire plus de choses avec le même temps tu vois et c'est là qu'il dit il est correct de supposer qu'écrire un courrier électronique est deux fois plus rapide qu'écrire une lettre classique
complète le philosophe. Nous devrions avoir obtenu un gain de temps, sauf que le volume des tâches à accomplir a été décuplé. Je soupçonne qu'aujourd'hui vous lisez et écrivez 40, 50 ou même 70 messages par jour. Vous avez donc besoin de beaucoup plus de temps pour tout ce qui touche à la communication que vous en aviez besoin avant que le web ne soit inventé. Il se trouve que la même chose s'est produit il y a un siècle avec l'introduction de la voiture et plus tard avec l'invention de la machine à laver.
Ouais c'est dingue, c'est dingue. Je continue, c'est hyper intéressant. Je vous laisse avec ça. Ok, sur cette phrase de Sénèque, il a un truc passionnant qui est écrit là, qui est d'ailleurs un écrit de Pierre Keille, C-A-Y-E, je sais pas si je prononce bien son nom. Je suis désolé, mais...
écrit pour lui seul un effort de temporalisation permet d'habiter réellement le monde sans s'en sentir exclu ou étranger le soin que nous accordons au temps écrit pierre fait la valeur du soin que nous accordons aux autres et aux choses aussi bien qu'à soi même si nous ne savons pas habiter le temps nous ne sommes d'aucun secours pour rien ni personne et en fait c'est assez oui mon toutou vas-y c'est en fuit c'est bon ça rejoint énormément le travail que je fais avec beaucoup d'auteurs qui est de
Pierre Caye : l'effort de temporalisation
de bien être capable de des mots ou des périodes sur les temps qui nous sont impartis. Quelque part, on a 24 heures dans une journée et ça s'arrête là, tu vois. Et à l'intérieur de ça, t'as tout ce qui est impératif et sur lequel on ne pas agir parce que voilà, ça dépend aussi pas que de nous quelque part. Dedans, je pourrais ranger la famille, les amis, la santé, le travail, promener son chien, aller chercher ses enfants, bref tout ça. Tous ces temps là, desquels on ne pas vraiment déroger.
Et puis à côté de ça, t'as le temps libre. Et le temps libre, c'est celui sur lequel on a vraiment une emprise. Et c'est là que c'est important de à la fois se connecter à ce qu'on a envie de faire avec les autres, choses qui nous font du bien et à nous-mêmes. Et c'est en rendant congruents tout ça, et surtout avec les actions qu'on conduit dans le présent, qui permet de faire une juste utilisation de son temps, ou en tout cas de faire cet effort de temporalisation. C'est un truc...
un exercice que je fais très souvent surtout avec les auteurs qui me disent j'ai pas le temps d'écrire bon ok t'as pas le temps très bien c'est quoi le temps pour toi qu'est qu'il ya derrière ces temps que tu t'accordes etc etc ou que tu t'accordes pas d'ailleurs et très souvent on remarque que il ya une espèce de focalisation une espèce d'over focalisation sur oui mais voilà je travaille beaucoup bon ok le travail tu peux a priori pas trop tant défaire et l'atteinte de ton rêve demande pas que tu tires un trait sur ta vie donc ce temps là
Travaillons, ok, la culpabilité que tu pourrais avoir de ne écrire ton livre quand t'es au travail mais tu vas pas pouvoir. C'est du temps incompressible tu vois. Par contre, concentrons-nous sur le temps que t'as vraiment à disposition. Et quand tu regardes ce temps à disposition, tu vois que souvent les gens font autre chose. Je sais pas tu vois, mais ne serait-ce que scroller 20 minutes sur ton trône, c'est 20 minutes pendant lesquelles tu pourrais écrire tu vois. Et ce qui important c'est d'aller récupérer ce temps-là et donc de faire cet effort de temporarisation et d'aligner ce qui nous amine, ce qui nous anime vraiment.
avec les actions qu'on conduit quotidiennement. Et donc ça c'est très très intéressant. C'est assez intéressant les partages qui sont faits des témoins qui ont vécu la contrainte du temps. Il y en a un, donc Gerald Bronner qui partage cette phrase « Je m'enchaîne à des habitudes pour ne pas succomber à mes addictions ». Et c'est un peu quelque part cet effort de temporisation dont on parlait.
Gérald Bronner : s'enchaîner aux habitudes pour mieux créer
connaissant toi, tes manières quelque part de t'échapper de ce que tu aurais envie d'accomplir, tu es capable de mettre en place des structures qui te correspondent pour atteindre les rêves que tu as envie d'atteindre, ou les objectifs que tu as envie d'atteindre. Et je dois avouer que je fonctionne beaucoup comme ça et je sais par exemple que le matin quand je me mets à écrire si j'ai mon téléphone, je sais que toutes les 5 minutes je vais juste déverrouiller juste pour checker si j'ai une notif ou un truc tu vois. Et en fait...
La solution la plus simple que j'ai trouvé c'est de lancer mon téléphone sur le lit là bas et parce qu'en fait là juste la tentation est pas là et donc le flot d'écriture j'ai à aucun moment je peux me saisir de la petite porte que je me laisse et c'est assez intéressant parce qu'on disait tout à l'heure voilà le contrôle empêche le lâcher prise et quelque part tu vois c'est justement sur cette échelle de lâcher prise chacun est très différent et des gens comme moi ou comme Gérald Bronner là
un petit peu de permet une pleine exploitation de la liberté et de lâcher prise sur le processus créatif en l'occurrence là puisque je parle de l'écriture. Si je me mettais pas ce cadre de ok j'ai envie d'écrire le matin parce que c'est l'axe toutes les métriques qui moi me drive me parlent. Si je mettais pas mon téléphone un peu loin et ben quelque part je m'auto saboterais quoi. Et c'est en connaissance de cause que je suis capable de mettre en place ce petit cadre qui me permet d'exploiter pleinement ma liberté et mon lâcher prise décrivant. Et donc il a un truc très
mélangé quelque part dans tout ça parce qu'il a pas de vérité absolue tu vois il n'y pas de... il y a autant de vérité que d'êtres humains sur terre et donc il a autant de rapport à la contrainte du temps que d'êtres humains sur terre c'est pour ça que c'est extrêmement intéressant de se pencher sur ok qu'est ce qui fait notre conception du temps qu'est ce qui nous fait peur qu'est ce qui nous frustre etc etc c'est que en se posant ces questions là on arrive à de réelles conclusions qui nous permettent de pleinement avancer sans avoir cette espèce d'oppression et
Et un dernier passage qui m'a beaucoup touché parce que ça j'en parle assez souvent, c'est Roger Paul droit qui dit notre existence est de densité que sur l'horizon de la mort. Et ça pour moi, c'est je dois avouer de n'avoir jamais vraiment compris le délire des gens très riches de vouloir être immortel. Le tout ce qui fait la saveur de la vie, c'est justement parce qu'il a un moment, ça se termine. Si tu admets l'immortalité et donc l'infinité de ta vie.
L'horizon de la mort qui donne sa densité à la vie
ça veut dire que tu admets que absolument toutes les expériences que tu pourrais ne serait ce qu'imaginer vont arriver. A partir de là, tout ce qui se passe aujourd'hui n'a plus aucun sens. Parce que de toute manière, ça va t'arriver un jour. ça te pose dans une posture d'attente. Et j'aime pas ça. Et je trouve que quand tu sais que la vie se termine un jour, et bien ça rend chaque moment beaucoup plus intense et beaucoup plus important puisque tu choisis de vivre ces moments là. Et donc il a un truc vraiment de responsabilisation de dire, ok, ben, à ce temps là, je le dédie à...
telle chose, tel rêve, telle personne, tel moment. Et ça rend tout ça beaucoup plus beau. Et donc j'aime beaucoup cette phrase. Notre existence n'est de densité que sur l'horizon de la mort. Et tout à l'heure, on disait philosopher, c'est quelque part assez facile. Et là, vois, typiquement dans le dossier, il a juste des questions. après, tu as deux points de vue qui s'opposent. donc tu as faut-il travailler moins? Oui, non. Le loisir est-il vraiment un temps libre? Oui, non. Doit-on faire place à l'ennui? Oui, non. Et ne serait-ce que se poser ces questions là, c'est déjà philosopher.
Si je prends par exemple, doit-on faire place à l'ennui ? Un premier fil que j'aurais envie de tirer c'est, quelle est ma définition de l'ennui ? Qu'est-ce que je mets derrière le mot ennui ? Qu'est-ce que ça représente pour moi ? Et donc à ce regard là, est-ce que je me laisse embarquer dans l'ennui ou pas ? Et si ça voulait dire quelque chose d'autre, qu'est-ce que ce serait ? Et quelles conséquences ça aurait sur ce que je pense de la place de l'ennui ? Et si je m'autorisais l'ennui ? Et si je me l'autorisais pas ?
Et déjà rien qu'en se posant toutes ces questions on est déjà en train de philosopher. Ce qui est d'autant plus marrant c'est que du coup t'as des points de vue. Alors c'est marrant parce que pour le coup la seule question sur laquelle je connais les deux protagonistes de l'échange c'est doit-on faire place à l'ennui puisque c'est Nietzsche contre Kierkegaard. Et alors j'ai pas lu mais ça ne me détonne pas que Nietzsche se range dans la catégorie oui vouloir le chasser vulgaire.
et quelque part Kierkegaard qui dit non c'est le désespoir bon pour lui tout était à peu près désespoir il a quand même écrit un bouquin qui s'appelle le traité du désespoir mais je sais pas pourquoi il y a toujours un truc dans les écrits de Kierkegaard qui ont raisonné comme moi comme étant au contraire très très porteur d'espoir je sais pas c'est un sentiment que j'ai, je n'ai fait aucune analyse philosophique sur Kierkegaard j'ai juste lu des bouquins je sais même pas de quel courant philosophique il appartient je connais pas spécifiquement sa vie
Mais je pas. Je me rappelle que dans le traité des espoirs, il y a toute une phase un peu sur l'amour où justement ils partagent le fait que le véritable amour est celui qu'on a perpétuellement peur de perdre. Et que quand t'as pas peur de perdre la personne que t'aimes, c'est que tu l'aimes pas vraiment. Et il y a un truc, je trouve, qui est un peu plein d'espoir dans ça, tu vois. C'est un peu bizarre dit comme ça, je sais pas, il a un truc de... T'es tellement important pour moi que rien que l'idée de te perdre me donne envie de me battre.
et de profiter de chaque instant que j'ai avec toi. Tu vois, il a un espèce de truc, c'est un peu comme l'histoire de la mort juste avant. Si la relation te paraît acquise et que quelque part t'en as plus rien à faire, il a une espèce de dissonance. Et dans ce propos qui est que, putain, avoir peur de perpétuellement quelqu'un, c'est horrible. Alors évidemment, il s'agit pas de vivre avec quelqu'un qui joue sur tes insécurités et qui te menace de te quitter à chaque instant. C'est pas ça que je dis. C'est pas ça, à mon avis, à mon sens, c'est pas comme ça que je le capte.
Je trouve que du coup il a un petit truc d'espoir quelque part. Quelqu'un pour qui tu as envie de te battre tous les jours. Dis comme ça c'est vachement positif mais c'est un peu la même intention quelque part. voilà. Il a une image magnifique de Christophe Bouton qui est philosophe qui partage dans des pages saisissantes à la fin de son essai Bouton écrit encore que l'être humain est doué d'une aura temporelle.
qu'il faut-il entendre par là ? C'est une expression que j'ai reprise à Walter Benjamin qui définit l'aura comme l'unique apparition d'un lointain. Il applique ce concept aux œuvres d'art. Une œuvre d'art a une aura car c'est un objet du monde qui a la possibilité de faire apparaître au-delà de sa matérialité quelque chose qui n'est pas là. bien si vous regardez un être humain il produit exactement le même effet. Vous avez accès à sa présence mais à un passé inévitable, pardon, un passé invisible l'entoure, de même qu'il y a des potentialités et des projets qui ne vous sont pas connus.
vous ne pourrez jamais connaître la totalité du passé de la personne que vous aimez chacun de nous à ce que j'appelle des jardins secrets temporaire et c'est très bien ainsi et je trouve ça fascinant de voir l'être humain comme on a accès à la pleine présence qu'il est mais qui composait de son passé la projection qu'il a de son futur donc cette espèce de brouillard un peu mélangé des deux qui en fait s'incarne dans la personne qu'il est aujourd'hui et demain ça sera différent et...
Christophe Bouton : l'aura temporelle de l'être humain
Je trouve ça putain c'est une image que... Ah que j'adore ! Ouais j'adore ! Ça me parle beaucoup, j'aime beaucoup ! C'est aura temporelle de l'être humain. Ça me fait travailler la créativité. Incroyable. Incroyable. Ça me donne envie de lire le livre de Christophe Boutin qui s'appelle... Sur les traces du temps, forcément. Incroyable. Ok là il a un partage que je trouve incroyable de Apolline Guiaud. Donc elle parle de son... de son sevrage d'écran, je crois. Enfin je suis sûr même.
Et je voulais juste un passage, donc elle parle du jour 6, les moutons de Kant. Le ralentissement prend la forme de dizaines de petits papiers, notes et carnets que j'embarque partout. Je continue à maintenir le lien, à jouer le jeu de la vitesse et de l'ubiquité, mais il y a des ratés. J'ai l'impression d'être l'un de ces moutons ramolis que Kant décrit dans son texte, Qu'est-ce que les Lumières ? Je cite, Après avoir rendu stupide le bétail domestique et soigneusement pris garde que ces paisibles créatures ne puissent faire un pas hors du parc où ils les ont enfermés, leur bienveillant tuteur,
leur montre ensuite le danger qu'ils auraient à marcher seuls or le danger n'est sans doute pas si grand car après quelques chutes ils finiraient bien par apprendre à marcher mais de tels accidents rendent timore et font généralement reculer devant toutes nouvelles tentatives et ça au delà de l'expérience là de ce barrage d'écran je vous laisse faire le lien avec la vie de manière générale c'est pour ça qu'être curieux c'est important pour savoir ce qu'on suit parce que quelque part on est un
mouton entre guillemets je re-utilise le mot là attention loin de moi les tests complotistes ou que sais-je mais qu'est qu'on suit parce que c'est ce qu'on nous a dit et qu'est ce qui se passait si on arrêtait de le suivre et qu'on tentait un truc un peu différent j'aime bien ça j'aime bien ça ça me parle beaucoup ça me parle beaucoup et après le partage rien à voir avec ça parce que pour moi ça c'est vraiment la curiosité sur le monde qui nous entoure qui nous invite à nous
questionner sur la place qu'on y a et ce qu'on a envie d'y faire. Et une fois qu'on dit ça, une fois qu'on dit ça, on peut choisir le chemin qu'on a envie de parcourir. Mais si on n'a pas cette curiosité initiale, on peut pas choisir ce chemin et on peut même pas être sûr que c'est le bon puisqu'on ne s'autorise pas à l'explorer. Et c'est en l'explorant qu'on trébuche, qu'on tombe, qu'on se relève et qu'on se rend compte qu'en fait il est vraiment fait pour nous. C'est vraiment un discours de liberté cette curiosité. Je le sens comme ça.
Apolline Guillot : les moutons de Kant et le sevrage d'écran
Elle dit sur le sevrage d'écran, l'un des effets les plus surprenants de ce recul de montant d'écran est qu'il fait refler le travail en aéroplan de ma vie. Et moi ce truc là m'arrive, je vous le partage, peut-être ça vous aidera. Quand je quitte la ville pour aller à la campagne, j'entends se trouver face à une immensité naturelle. La mer, la montagne, la forêt, vous choisissez ce que vous voulez. Ou le ciel étoilé, ça marche aussi. Et bah vous vous rendez compte que là tout d'un coup le temps paraît ralentir. Et tout à l'un, tout, tout paraît moins important et moins urgent.
Quand tu te retrouves face à cette espèce d'immensité, il a moins cette espèce de sensation de... faut absolument faire des trucs. ça agit sur moi comme un espèce de... Tu vois genre doucement, il a le temps de faire des trucs. Voilà ce que je peux vous partager. C'est marrant, a un dossier... Je prendrai le temps de le lire parce que c'est dense, mais sur la philosophie iranienne. Et j'avais reçu une autrice...
Morgane dont vous pouvez aller voir l'épisode qui est sorti, j'ai plus le numéro en tête mais il est sorti à la fin de l'année dernière et elle s'était dans son périple avec son cheval, âne, son compagnon et leurs chiens qu'ils avaient fait à pied depuis la France jusqu'à quasiment en Chine je et jusqu'où ils étaient allés, ils étaient allés super loin c'était un délire, c'était hyper inspirant et ils étaient passés en Iran et elle m'avait raconté à quel point la philosophie là bas était délirée
quelque chose de vraiment particulier qui l'avait beaucoup marqué. Elle m'avait partagé le fameux Rumi là dont il a un gazale qui est partagé dans le magazine et j'adore parce que en fait je savais pas que le gazale, alors je sais pas si c'est une forme de poésie là bas mais dans l'exploration de mes thèmes aléatoires ça m'arrive de tomber sur des thématiques qui sont genre écrit un gazale et à chaque fois je suis obligé d'aller revoir ce que c'est parce que parce que j'oublie en fait parce que j'oublie.
Mais je trouve ça stylé déjà le mot gazal tu vois. Je vais aller vous redire ce que c'est. Et y'en a un du coup là. structure exigeante est codifiée. Alors, donc.
Rumi, le ghazal et la poésie persane
La structure du gazale, c'est des couplets indépendants entre 5 et 15, chacun formant une pensée complète qui peut être lue isolément. Ça déjà c'est stylé. Un refrain, le radif, un mot ou groupe de mots qui se répètent à la fin du second vers de chaque couplet. Voilà c'est ça putain, c'était ça. À chaque fois je me rappelle. Et là typiquement si je regarde, un mot ou groupe de mots qui se répètent à la fin du second vers de chaque couplet. Là c'est le mot, j'ai l'impression que c'est le mot à mot. Ouais intéressant. Bref.
La suite, une rime, le kafia, juste avant le radif créant un écho sonore qui prépare la répétition. Le premier couplet pose le radif et la rime au 2 vers. Le dernier couplet inclut traditionnellement le nom ou le pseudonyme du poète. Une cinéathère intégrée au poème. Et c'est vrai, c'est à la fin. Et là justement dans le gazal qui est partagé, il est précisé que
Rumi est une expression, il veut que son nom disparaisse pour laisser la place de celui de Shams, qui est son maître dont il est tombé, héperdûment, mystiquement, amoureux. Magnifique. Stylé. Ça me passionne ses... formes poétiques. C'est fou parce qu'on étudie beaucoup de poésie quand on est petit, il a plein de trucs qu'on n'étudie pas. C'est un truc de dingue. C'est tellement vaste. Je vous lis juste le gazale du coup. Au cœur d'une voile de sang, il attend de roserer l'amour.
Les amants ont tant à faire avec la façon pourquoi de l'amour. La raison dit les six directions sont la limite. En dehors point de chemin. Il y a un chemin moi je l'ai parcouru tant et tant dit l'amour. La raison entrepris un égosse en voyant là un marché. Au delà de ce marché, l'amour vit tant de marché. Dans l'amour vit, confiant bien des mensures cachées. On quittait la chair et sont montés au gibet. Les amants buveurs de vin ont
En eux, temps d'inspiration. Les hommes de raison, cœur sombre. En eux, temps de dénégation. La raison dit, plus un pas. Il n'y a qu'épine dans le néant. À la raison de l'amour dit, c'est en toi que sont les épines, tant et tant. silences, retirent l'épine de l'être du pied du cœur. Afin de voir en toi même bien des fleurs, bien des fleurs. Au châme de ta brise, dans le nuage de la parole, tu es le soleil. Les paroles disparaissent lorsque se lève ton soleil. Ça me donne envie de l'analyser, tu vois.
de lire les analyses autour mais je vous laisserai avec le mystère de ce poème quelque part. Et ce qui clôt, cette lecture de Philosophie Magazine mai 2026 numéro 199, le prochain sera le 200, incroyable. Et écoutez, ça a été passionnant, j'adore faire cet exercice. Je crois que je retiendrai surtout le, l'article, le, tout le dossier sur le temps et l'intervention de l'EIPE là, si je trouvais ça passionnant. Voilà.
J'espère que ça vous a plu, que cette petite exploration de lecture en direct vous a plu. Je vous souhaite une très bonne fin de journée soirée matinée. Je ne sais pas quand est-ce que vous vous écouterez ou regardez ça. Mais cela étant dit, je vous fais des bisous, c'était Bilion. Ciao !
Et ton livre à toi
Ces lectures nourrissent mes propres textes, la série est née comme ça. Si ton livre attend son tour, l'atelier offert d'Ose Écrire est une bonne première marche.
Découvrir l'atelierUNE AUTRE LECTURE AU HASARD

OSE LIRE #2
Philosophie Magazine n°198

DERRIÈRE OSE LIRE
Ybelion
Samuel Le Parc · écrivain et coach ICF
Ancien ingénieur en sûreté nucléaire, j'ai tout quitté pour l'écriture. J'anime Ose Écrire et j'accompagne les auteurs autour de trois clartés : le rythme, l'identité, l'intention. Toi aussi, tu as un livre qui attend ?