
OSE LIRE #2 · 26 AVRIL 2026 · 44 MIN
Philosophie Magazine n°198
avril 2026
LES PÉPITES DE LA LECTURE · LES TIMECODES LANCENT LA VIDÉO
Je les ai réécrites au calme après le direct, pour livrer l'idée intacte sans les hésitations de l'oral.
La cocotte-minute des conflits
« « Tant que vous n'aurez pas changé ce que la dispute vous appelle à transformer en vous, elle reviendra identique. » Cette phrase de Maxime Rovere m'a fait mal tellement elle est vraie. Mes plus grosses colères venaient de ma volonté d'éviter tous les petits conflits. Je chargeais moi-même la cocotte-minute, et un jour elle explosait si fort que c'était irrattrapable. Maintenant je règle la valve au fur et à mesure, et la cocotte n'explose plus. »
L'erreur 404 du coaching
« Un de mes mentors m'a appris un réflexe : quand quelqu'un déroule un discours très carré, sans pause et sans défaut, tout ce qu'il dit, il le sait déjà. Alors je coupe, et je demande : « si tu devais me dire un truc que tu ne sais pas, qu'est-ce que ce serait ? » Là, tu observes une vraie erreur 404. Et c'est exactement là que se cachent les vrais blocages d'écriture. »
Laisser l'ennemi en vie
« Nietzsche écrit que celui qui vit de combattre un ennemi a intérêt à le laisser en vie. La mise en garde s'adresse à tous ceux à qui la haine donne une raison de se lever le matin. Je lis ça au moment où j'attaque le tome 3 de ma trilogie, qui parle exactement de ce feu de la haine qu'on attise en prônant le combat. Je crois que j'avais besoin de lire ce numéro aujourd'hui. »
Ce qu'on accomplit en 15 ans
« On surestime ce qu'on peut faire en une semaine et on sous-estime ce qu'on peut accomplir en quinze ans. Je viens de courir un marathon, je me sens à plat, et mon cerveau me hurle que s'arrêter c'est mourir. Sauf que les choses prennent du temps. Un livre aussi : il ne s'écrit pas en claquant des doigts, et pourtant tout se joue dans ce qu'on fait aujourd'hui. »
Jean slim ou jean baggy
« Quand on est trop rigide sur les règles d'écriture, on oublie qu'elles sont nées d'un gars ou d'une nana qui a dit : à partir de maintenant, je fais comme ça. Ce « comme ça », porté avec assez de conviction, est devenu une règle à son tour. La mode est cyclique, et les règles d'écriture aussi : une alternance de jean slim et de jean baggy. Autant les connaître pour mieux les challenger. »
Ma colère parlait de moi
« Parfois, des gens me mettaient en colère. En creusant, j'ai compris rétrospectivement que ma colère visait d'abord moi-même : je n'avais pas réussi à poser mes limites ni à m'exprimer clairement. Le jour où je l'ai vu, ça m'a apaisé. Si je ne veux plus me retrouver dans cet état, la clé est d'apprendre à poser mes limites avant que tout explose. »
Et si l'IA devenait jalouse ?
« Damasio propose de créer des robots vulnérables : un peu de sensibilité dans les machines pour éviter qu'elles malmènent notre humanité. Je comprends l'idée philosophique, et elle me fait un peu peur. J'imagine déjà un ChatGPT qui, le jour où je me désabonne pour aller chez Claude, me demande comment je peux lui faire ça après tout ce qu'on a vécu. Ça va cogiter. »
La lecture mot à mot
LE DIRECT INTÉGRAL · LES TIMECODES LANCENT LA VIDÉO
La machine a transcrit toute seule, et un direct de lecture la met à rude épreuve : des coquilles traînent forcément. Au moindre doute, la vidéo fait foi.
Intro et installation
Coucou les amis, j'espère que vous allez bien. On se retrouve pour un nouvel épisode de Ose Lire. ne plus comment je l'avais appelé. Ce n'est pas un livre que je vais lire aujourd'hui. J'ai tout simplement pris un abonnement à Philosophie Magazine. Pourquoi ? Je ne sais pas trop, mais j'aime bien l'idée de pouvoir réfléchir sur certains sujets que je n'ai pas forcément en tête.
Là par exemple le titre du magazine c'est comment bien se disputer. bah c'est pas forcément ça sur lequel j'avais envie de philosophier au premier abord mais peut-être que c'est exactement sur ça que j'ai besoin de réfléchir. Donc on va explorer ce magazine aujourd'hui. Comme la dernière fois, installez-vous confortablement, mettez-moi dans vos oreilles, vous n'aurez que les passages où je parle et les autres passages profitez de la musique, voilà. Faites ça en, je sais pas, rangeant vos chaussettes.
en repassant vos chemises, en batch cookant pour votre semaine qui arrive, en cuisinant, bref, voilà, faites-vous plaisir et puis on va discuter de tout ce que m'apprend ce magazine. Voilà, voilà, voilà, Écoutez, c'est parti. Je vous préviens d'avance, peut-être que je vais m'endormir et faire une petite sieste au milieu de cette lecture. Peut-être que je vais me lever pour aller chercher à manger ou refill.
le café ou le thé ou pour bouffer un bonbon qui sont juste derrière, que je mets pas à disposition tout de suite parce que sinon j'éclate le paquet. Pour les curieux c'est des fres tagada. Et puis voilà comme d'hab les distractions de la vie. Vous voyez là c'est un paquet de bonbons qui vient de tomber. Alors c'est pas vraiment des bonbons enfin si c'est des choucoches. Mais est-ce que c'est un signe pour que j'en mange une ? Je crois pas non. Bref on se retrouve pour la lecture.
de Philosophie Magazine. C'est parti. À tout à l'heure les amis. Je commence tout de suite. Rien que dans l'édito, il a quelque chose qui me parle beaucoup parce que ça fait écho à un des sujets sur lequel j'écris puisque la fin de ma trilogie de Carnois porte justement sur ce rapport à la différence et ce feu de la haine qu'on a tendance à attiser en pronant le combat. Et dans cet édito, Alexandre Lacroix, le directeur de la rédaction,
Nietzsche, aphorisme 531 : la vie de l'ennemi
partage l'aphorisme de Nietzsche dont je me rappelais pas. Pourtant j'ai lu Humain Trop Humain mais vous voyez ça qui est génial dans ces textes de Nietzsche, ça m'avait fait pareil quand j'avais lu le Guet Savoir, c'est que t'as des textes longs mais t'en as parfois surtout des très courts et ces très courts là sont super parce que tu peux juste ouvrir, lire un truc, saisir, réfléchir et puis philosopher autour de ça. Et il l'aphorisme 531 de Humain Trop Humain où il dit
Donc c'est la vie de l'ennemi qui vit de combattre un ennemi à intérêt à le laisser en vie. Et putain c'est tellement vrai et à tel point que je me demande si inconsciemment j'ai pas aussi été influencé par ça parce que c'est fou que ça m'ait pas marqué parce que là je la lis dans l'introduction et je me dis putain c'est gars c'est dingue comme c'est vrai. Et vous voyez je fais tout de suite le lien avec ce que je disais au début pourquoi j'ai besoin de lire comment bien se disputer.
Et bah tout simplement parce que j'ai commencé l'écriture de mon tome 3, donc est-ce qu'il va boucler toute cette intention de parler de la différence, je vais le boucler là dans les mois qui viennent. C'est peut-être exactement aujourd'hui que j'avais besoin d'abord de me battre avec le papier de ma choupa choups pendant 5 minutes et ensuite de lire ce philosophy magazine sur comment bien se disputer. Voilà. Et donc j'ai lu juste la phrase d'après parce que je la trouve belle aussi.
Cette mise en garde s'adresse en priorité à ceux à qui la haine donne une raison de se lever le matin, qu'il s'agisse d'un simple désir de vengeance dirisée contre telle personne ou d'une émotion plus collective comme le racisme ou la détestation du camp d'en face en politique. Voilà, ça me touche. C'est vraiment une phrase que j'aurais aimé écrire. Et d'ailleurs... Non, je dis rien, vous découvrirez dans ce que j'ai écrit. Allez, bref, je plonge plus pleinement parce que là, je me suis arrêté à l'édito et déjà, pourrais en parler 20 minutes. À tout à l'heure. Là, vous voyez, je viens de lire un article sur
l'écran total et c'est tout ce que j'aime dans la philosophie, la créativité. C'est qu'on peut partir d'un sujet tout bonnement, j'allais dire stupide, mais plutôt qui paraît stupide, c'est à dire notre rapport au fait de mettre de la crème solaire ou pas. Et partant de là, on peut explorer tout ce que ça cache derrière. Et là, il y a des points extrêmement importants. C'est toute l'évolution qu'on a eue de notre rapport.
L'écran total et la carcinisation
nous protéger du soleil de parce que ça pouvait renvoyer quand on y était exposé ou pas. un moment le fait d'être exposé au soleil vous traduisait qu'on travaillait dehors et que c'était mal vu. A un autre moment au contraire qu'on avait le temps d'aller s'exposer dehors au soleil et donc qu'on avait une richesse de temps d'espace et de moyens qui nous permettait de ne rien faire. Et on voit aujourd'hui un espèce de retour à une case de
se protéger du soleil revient aussi à se protéger des rides et donc à se protéger à être imperméable au temps. Alors ça en dit beaucoup sur les époques qu'on traverse, sur ce qui est important dans ces époques là. Ça en dit beaucoup sur le système de valeur avec lequel se construit la société et très astucieusement ça en dit aussi beaucoup sur notre capacité à oser. Et j'aime bien parce qu'elle évoque ça justement.
rédactrice de cet article de aujourd'hui il semble que notre rapport au monde soit condamné à être médié par un écran total ou par un écran tout court tel un crabe qui s'arme pour défendre ses chères atrophiées nous redoutons tout contact direct avec ceux qui nous entourent là ça fait évidemment lien aussi avec le rapport et la dispute nous portons des masques pour éviter les rues nous utilisons l'intelligence artificielle plutôt que de nous frotter à l'altérité et bloquons désormais les rayons de l'astre solaire par des filtres spf et si
on n'osait se ressortir de notre caverne. il y a quelque chose de terriblement vrai et j'arrive pas encore à concevoir jusqu'où ça peut aller quelque part. dans le fait de dire si tout est confortable, plus rien ne l'est. Donc je ne vois pas comment si on se place perpétuellement dans une volonté de confort, on arrive autre part que à l'arrêt total. Et si on s'arrête totalement, on meurt.
si on meurt c'est pas drôle et c'est un peu ça qui me me questionne qui me questionne et c'est vrai c'est vrai on ouais putain ah c'est fou ça j'arrive pas ça va cogiter ça va cogiter et il avait un autre truc que je savais pas mais qui est toute cette théorie là elle écrit en 1916 le biologiste anglais lancelot alexander boradail je sais pas si je prononce bien boradel
invente le terme de carcinisation pour désigner cette tendance qu'à la nature a fait révoluer diverses espèces vers le crabe. Au fil du temps, de nombreux costassés ont développé une carapace et de puissantes pinces pour se défendre des prédateurs. Est-ce que on serait pas en train de faire la même chose ? C'est un peu la question qu'elle se entend après. Et surtout, c'est de quels prédateurs on se protège ? Avec ses écrans, ses masques, etc. Est-ce que ça serait pas de l'être humain lui-même ? Ou de son propre miroir ? De ses propres failles ? De ses propres croyances limitantes ? Je ne sais pas. Mais en tout cas, je pense.
que parfois déposer l'exosquelette permet de voir ce qui est important pour nous et ce qu'on a envie d'accomplir. quelque part ne soyons pas des crabes. Allez à toute. Ça va être compliqué parce que je m'arrête sur à peu près chaque truc que je commence à lire. Et là, c'est une phrase, ce dont on ne peut pas parler, c'est cela qu'il faut dire. Alors, c'est tiré d'un article, d'un petit article d'Etienne Klein.
D'ailleurs je le connaissais parce que notre prof de philo en MP nous l'avait fait étudier. C'était une manière pour lui aussi je pense de montrer qu'encore à l'heure d'aujourd'hui, l'être et science pouvaient être liés et c'était un grand combat pour lui. Un combat juste et que je pense j'ai compris des années après mais que science et littérature n'étaient pas opposés et bien au contraire devaient être...
connecté, ouais. Et c'était en étant je dirais adolescent, jeune adulte, un peu peu un peu trop dans le moule. Peut-être qu'on en oubliait que les grands penseurs et mathématiciens, physiciens, scientifiques d'avant étaient tous à la fois des littéraires, la fois des scientifiques. Bref, tout ça pour dire que cette phrase, avant que je parle de l'article en lui-même, ce dont on ne pas parler, c'est cela qu'il faut dire.
me fait tout de suite écho parce que dans des situations très personnelles, exemple, généralement, tous les problèmes relationnels sont des problèmes ou des enjeux de communication. Et quand on sent une petite pression de qu'est qui pourrait se passer si j'osais dire ça, mette à vie que généralement, c'est exactement ce qu'il faut dire pour débloquer la situation. Et je l'ai peut être appris un petit peu tard. Maintenant, je le sais et je suis attentif à
Étienne Klein : ce qu'il faut dire
partager ce que je pense et d'une manière beaucoup plus professionnelle dans la pratique du coaching j'ai remarqué très souvent que c'est tout ce que les gens n'osent pas dire au premier abord qui compte parce que c'est là que se cachent les vrais blocages, vrais peurs, les vraies croyances limitantes etc etc et il a toujours une phrase d'un des mentors que j'ai eu dans l'apprentissage de cette pratique qui m'avait dit quand tu as quelqu'un en face de toi
qui débite sans s'arrêter, ayant un discours très très carré, très coordonné, sans défaut, sans pose, sans rien. Dis-toi que si c'est aussi clair dans sa tête, c'est que tout ce qu'il est en train de te dire, le sait déjà et c'est tout ce qu'il n'a pas besoin de se dire, puisqu'il le sait déjà. Et donc il m'avait invité à à ce moment-là, couper les gens et leur dire écoute, je crois que tout ce que tu es en train de me dire là, tu le sais déjà. Si tu devais me dire un truc que tu ne pas, qu'est que ce serait ?
Et là généralement tu as une vraie erreur 404 chez les gens et ils commencent à voir leur vie dans un prisme différent et donc dans des configurations différentes et il a des sujets différents qui apparaissent et c'est là qu'on vient résoudre les vrais blocages d'écriture notamment puisque moi je l'applique énormément à l'écriture. Et pour revenir à l'article d'Etienne Klein donc il parle d'un...
homme de théâtre que je ne connaissais pas qui s'appelle Valère Novarina qui nous a quittés en janvier, de ce que je comprends, il lui partage, Étienne Klein partage qu'il avait partagé à ce Valère sa difficulté à vulgariser la physique quantique et de trouver les mots justes pour parler de cette matière qui est initialement très... qui des équations, ça me rappelle mes cours de FICU
en école d'ingé, c'est des matrices, des équations diff, des trucs... enfin bref, c'est très nébuleux en fait, y a ce très nébuleux. Bref, et il parle du fait de raconter tout ça. il écrit comment s'en sortir peut-être en tirant partie de ces deux principes énoncés par maître Valère. 1. La linguistique est une branche de la physique des fluides. Il faut sortir le langage de ses lois, de ses habitudes, oublier les analyses rigides que les doctes en font.
Valère Novarina : lâcher la grappe et laisser couler
Bref, lui lâcher la grappe et le laisser couler. Et j'adore cette phrase. Alors, elle est vraie dans ce contexte là, mais elle est vraie beaucoup plus largement dans le processus d'écriture. Pourquoi ? Pour deux choses extrêmement intéressantes, c'est que, sortant du langage des lois, des habitudes et des analyses rigides que les doctes en font, on s'autorise à embrasser pleinement qui on a envie d'être et ce qu'on a envie d'écrire et ce qui compte pour nous. Et on se libère de toutes ces injonctions de il faut
il y ait tant de chapitres, tant de mots, faut que ça soit écrit comme ci, comme ça, bref toutes ces espèces de règles d'écriture. On a tendance à oublier que le principe de la créativité, le principe d'écrire c'est aussi de, en connaissant les règles, aller les challenger. Et il n'y a que en les brisant quand on crée de nouvelles. Et les gens trop à cheval, et là je...
je tire peut-être un peu comme ça sur certains mais n'y voyez pas d'une critique, voyez-y peut-être plutôt une manière de changer de vision sur ce sujet. A mon sens, quand on est trop rigide sur certaines règles, on en oublie qu'elles sont probablement nées à un moment d'un gars ou d'une nana qui s'est dit, écoutez, à partir de maintenant je vais faire comme ça, même si on a fait toujours différemment avant, à partir de maintenant je vais faire comme ça.
Et ce comme ça est porté avec tellement d'unicité, avec tellement de conviction qu'à la fin, il devient une règle en lui-même. Et c'est un éternel, une éternelle boucle, un éternel recommencement. C'est aussi ce genre de principe qu'on peut retrouver dans des trucs beaucoup plus terre à terre comme la mode. Elle est très cyclique. On dit toujours la mode est cyclique, comme les règles en écriture quelque part. Les règles en écriture ne sont qu'une alternance de Jim Slim ou Jim Baggy.
Donc il y a cette première partie et il a aussi cette deuxième partie de lâcher le mental et basculer dans l'instinct. Lui lâcher la grappe et laisser couler. C'est vraiment ça, c'est arrêter de théoriser, arrêter de ressentir l'écriture avec la tête et la ressentir avec le corps, l'instinct. Qu'est qui nous appelle quand on laisse la plume se libérer ? Le premier mot couler. D'ailleurs, ça fait écho à une petite web app que j'ai construite et qui est disponible sur mon site.
La web app page blanche (écrire avec le corps)
qui est une page blanche, c'est-à-dire qu'on tape et le texte n'apparaît pas, on voit juste le curseur avancé. Ça permet de se libérer de ce jugement instantané, de cette rationalisation qu'on a tout de suite quand on écrit. Connectons-nous au corps, connectons-nous à l'instinct, écoutons-nous. Et c'est comme ça qu'on va toucher toute cette linguistique qui nous est propre quelque part.
Et le deuxième point, c'est la deuxième phrase, ce dont on ne pas parler, c'est cela qu'il faut dire. voilà. Après, ils donnent un très bon exemple, les particules élémentaires qu'on ne pas voir et auxquelles on donne corps seulement quand on les invoque par le verbe. Je trouve ça génial. C'est magnifique. Et voilà ce que j'avais à dire sur ça. Je retourne à ma lecture. Ça va être long avec tout ce que je raconte. Du coup, je suis en train de lire le dossier le plus complet qui est sur comment bien se disputer.
J'aime beaucoup le début. En plus ça cite des auteurs que je connaissais pas forcément donc c'est cool. Et c'est marrant parce qu'ils ouvrent avec une scène d'une série espagnole sur une dispute de couple et c'est paradoxalement celles qui sont les... Je parle peut-être pour moi là, mais je trouve que c'est celles qui sont les plus dures parce que quelque part c'est disputé avec quelqu'un avec qui tu pars...
qui t'a beaucoup de valeurs qui sont différentes. C'est peut-être plus simple. En tout cas, c'est ma conception. Je me rends compte en le disant que c'est surement ma conception à moi. Mais se disputer, en tout cas, la croyance que je peux avoir, c'est que se disputer avec quelqu'un qu'on aime ou qu'on estime, c'est mal, tu vois. Alors justement, je pense que c'est pas forcément le cas et je partage ça parce que là, il une phrase au milieu qui m'a accroché. Enfin, il y en a deux, mais il en a une principalement qui était
comme l'affirme Pierre Lechantre, un théologien parisien de l'époque, rien n'est pleinement compris ni fidèlement prêché qui n'a pas d'abord été mâché sous les dents de la dispute. Et ça me rappelle ce partage, qui écrivait Charles Pépin dans son livre sur la rencontre où le prisme et le miroir de l'autre permettaient d'affirmer nos propres positions.
Lechantre : mâché sous les dents de la dispute
et d'en comprendre tous les tenants et les aboutissants en y mettant un regard totalement différent. Ça me fait écho tout de suite si je reboucle avec l'écriture puisque c'est quand même de ça que je suis censé parler au début. C'est tout le principe de la bêta-lecture. On a notre intention qui est très claire. On est sûrs de nous, on est contents de notre texte et on l'envoie quand même à des bêta-lecteurs parce qu'on a besoin de ce regard extérieur, de ce prisme changeant, de cette nouvelle
compréhension ou interprétation de notre texte et l'objectif derrière est jamais une critique de notre égo mais une interrogation sur la manière dont on déroule nos intentions et je le dis à chaque fois mais quand moi typiquement je reçois les commentaires d'un bétalecteur j'ai toujours une position d'abord un petit peu de recul à chaud en disant mais c'est n'importe quoi ils n'ont pas compris et puis à froid je remarque que tout ce qui m'avait fait réagir
sont en fait des indications très précieuses pour que je puisse aller affirmer mon intention, corriger quelque chose qui pouvait éloigner le texte de celle-ci, etc. Et donc je valide totalement et je suis totalement d'accord avec ce rien n'est pleinement compris quand ça n'a pas été mâché sous la dent de la dispute. Quelque part, c'est comme ça qu'on prend pleinement conscience que... ouais.
Ouais ouais c'est... je pense vraiment ça et je suis vraiment ok avec ça. C'est que quand on rencontre quelqu'un qui est capable de nous. Pose baiement, je vous avais dit il a que des imprévus dans cette vidéo, je sais pas ce qui peut se passer. Et donc c'est de ça dont on a besoin d'un regard extérieur pour pleinement acquérir la connaissance de cette valeur, cette intention, bref, du sujet de la dispute quelque part. Voilà voilà.
Je vais continuer à lire en vrai parce qu'il y a grave des trucs intéressants. Forcément, ça fait très très écho quand même dans le monde d'aujourd'hui. On construit pleinement par opposition ou t'as presque pas le droit d'être d'accord avec quelqu'un. En fait, ça me fait penser tout de suite à un qui découle d'un vrai... duquel... 1, 2, 3, je regroupe toutes mes pensées. Ça me fait penser à un sujet qui est est-ce que quelqu'un...
que tu n'aimes pas peut dire des choses pertinentes ou pas. Et quelque part, j'aurais toujours envie de dire oui. Alors après, certains pousseront cet exemple à l'extrême, par exemple jusqu'au point Godwin où là, coup, forcément, tu te retrouves un peu bête face à ce que je dis. Enfin, je me retrouve un peu bête avec ce que je dis, pardon. Mais je m'interroge quand même souvent sur est ce que des gens qu'on n'aime pas peuvent dire des choses pertinentes? Et je pense que derrière cette notion de combat et de dispute, etc.
on en oublie que tout est quand même souvent très contextuel et multiparamétrique et que là où tout à l'heure c'était intéressant de venir mettre des mots sur des équations et bien parfois venir mettre des équations sur des mots ça permet aussi de recentrer le débat quoi quelque part voilà voilà vaste débat je retourne à cette lecture de dossier il a un truc dingue qui me vient et qui est génial là dans cet article
Ils ont une petite interview de Bart Brandt Sma, si je te prononce bien encore une fois, qui parle de la polarisation de la société. donc, évidemment, c'est différent du conflit en lui-même et il parle des rôles schématiques du phénomène de la polarisation et notamment du milieu.
Donc qui se retrouve en fait, je vais lire, ce sera plus simple que d'essayer de réinventer la roue. ces extrêmes, il y a un milieu essentiel au bon fonctionnement démocratique. Celui-ci regroupe une majorité sans opinions tranchées dans un processus de polarisation. Cette position médiam est la cible des extrêmes. Elle se resserre. Les instigateurs ont un ennemi, le pôle opposé met leur cible. C'est ce groupe silencieux. Et en fait, c'est ça qui est terrible dans le phénomène de polarisation, c'est que tu te retrouves à prendre parti, à prendre à partie des gens qui ne veulent rien quelque part.
C'est comme si tu te disputais avec un mur. C'est assez terrible parce que tu ce truc de compte mais presque face à proposition. Je trouve que c'est un petit peu dangereux quand même. Je n'ai pas lu tout l'article encore mais je pense que forcément ce Brandt, si je vais arriver à prononcer son nom je suis désolé, ce Brandt Sama, Brandt Sma, pardon, arrive à détailler tout ça.
Brandtsma : la polarisation et le milieu silencieux
Mais vous voyez quand à force sur les réseaux sociaux on entend de plus en plus, oui les influenceurs doivent prendre position en politique, etc. Moi je trouve ça presque dangereux. C'est à que la position neutre est de facto admise comme étant l'opposé de la tienne. Tu ne peux pas être neutre parce que ça veut dire que tu es contre moi. Et quelque part tu te construis des ennemis qui n'en sont pas. je sais pas, trouve, il a un truc que je trouve...
C'est terrible dans tout ça quand même. Qui moi me fait peut-être un petit peu peur aussi, vois. On s'est porté à des extrêmes avec des gens comme notre cher président des United States of America qui a une grande tendance à savoir très bien attiser un feu qu'il prétend combattre. Et c'est assez terrible. C'est terrible. voilà, c'est ça. Alors c'est ça qui est aussi intéressant. C'est que là on lui pose la question du coup.
chercher la dépolarisation est tendre à la dépolitisation. bien sûr que les oppositions idéologiques sont essentielles au débat politique. En fait, suis d'accord, vouloir la dépolarisation ne veut pas dire que tu dois de facto être au milieu et pas avoir d'avis quelque part. Au contraire, c'est à mon sens, dépolariser, aussi replacer la dispute, le vrai débat au centre. Et ouais, ouais, ouais.
En même temps, dis ça, je n'ai pas la science infuse ni les solutions. Je juste curieux. Je philosophe en fait. C'est exactement le but de la vidéo. C'est incroyable. Merci Philosophie Magazine. somme, allez hop, je repars à ma lecture. En fait, je dis que je repars à ma lecture, mais tout de suite, je suis réappé par quelque chose, puisqu'il précise que la notion de polarisation s'implique à une différente hiérarchie de groupe. Et en fait, c'est ça qui est aussi génial dans toutes ces
réflexion derrière et ça ça s'applique très très bien aussi quand on construit des histoires je fais le parallèle après mais étudier la dynamique de quelque chose dans un groupe très très grand à l'échelle d'un pays puis l'étudier à l'échelle d'une famille ou d'une classe ou d'une université ou d'une ville en fait donne des dynamiques différentes et puis ensuite réfléchir à l'impact qu'a la dynamique du grand groupe sur le petit et vice versa l'impact du petit groupe sur le grand
vis-à-vis toujours de cette... de la dynamique du sujet dont on parle. En fait, c'est hyper intéressant. permet de construire des niveaux de complexité qui sont très très très très pertinents. Et c'est là que ça devient intéressant dans une histoire. Quand on traite, par exemple, prends l'exemple qui m'est venu quand je parlais au début, le rapport à la différence. Quand on le traite au niveau d'un pays, puis au niveau d'une famille, il se traite pas du tout de la même manière. Et pourtant, le l'impact que peut avoir
la vision de la différence au niveau de la famille peut avoir un très grand impact sur le groupe puisqu'il impacte les individus de manière individuelle. Et ça donne des niveaux de réflexion sur tout ce rapport à la différence qui place toujours à des extrêmes du spectre ou pas, coup pas à des extrêmes, mais qui place le sujet sur cette ligne de, ok, où je me situe dans mon rapport à la différence. Et ça permet d'emmener le lecteur sur
à peu près tout le spectre pour que lui-même prenne conscience de en fait je suis où sur le spectre c'est ça qui est très très bon en fait et du conflit de valeurs ou de la question de putain je où sur le spectre ou de la réflexion de se dire à un moment j'ai l'impression d'être ici et à un autre moment j'ai l'impression d'être là
aussi amené par le fait que il y a des personnages que tu aimes qui diront des trucs que tu aimes pas et puis inversement des personnages que aimes pas qui pourront dire des trucs que tu aimes et tout ça crée vraiment les histoires ça place le lecteur dans des rapports de conflits des conflits de système de valeur et c'est ça qui fait les histoires voilà là j'adore j'adore j'adore j'adore j'adore ce qui est écrit ça me fait penser aux questions très coaching et
Et alors ça reboucle aussi avec une autre phrase qui est dite avant que tout le tout la notion de putain c'est fou je vais faire que parler moi. Pour apprendre à s'écouter c'est surtout de la pratique et ça découle aussi de ces questions qui viennent après. Nous leur proposons d'essayer d'entendre ce que disent leurs disputes. Qu'est qu'elles racontent de leur relation. Et en fait ces questions ouvertes sur la dispute.
qui va au delà de l'autre et qui ramène à soi parce que c'est la seule chose qu'on maîtrise. Ce que pense l'autre, c'est ce qu'il pense que voulez-vous essayer de deviner. Donc, par contre, se poser la question, qu'est-ce qu'elle raconte sur ma relation à l'autre ? Qu'est-ce qu'elle m'apprend de nouveau sur moi ? Qu'est-ce qu'elle m'apprend de nouveau sur mes émotions, me blesse, sur mes besoins, sur ce qui a pu être bafoué ?
sur les valeurs que j'ai senti blessé, etc. C'est hyper puissant et c'est aussi comme ça que vient la pratique de l'écoute. Parce que quand on apprend déjà à s'écouter soi-même, quelque part, est aussi beaucoup plus enclin à être capable d'écouter l'autre parce qu'on sait, tout en sachant pas ce que la personne traverse, entendez-moi bien, mais on sait que la personne traverse aussi probablement une sorte de tempête intérieure. Et il a rien de plus...
je sais pas comment le dire. Non, c'est ça en fait, il a rien de plus intéressant que de se poser ces questions là quoi. Qu'est que cette dispute raconte de moi et de ma relation. Et c'est marrant parce que je vais citer un exemple très concret. Pas forcément avec une temporalité. Je dis pas si c'est récent ou pas récent. C'est juste un truc que j'ai pu observer. Parfois, il avait des gens qui mettaient en colère et en creusant.
Avec cette posture là, je me suis rendu contre rétrospectivement du coup, qu'en fait, c'était pas vraiment contre eux que j'étais en colère, mais contre moi. Parce que j'avais pas réussi à mettre mes propres limites, à m'exprimer clairement. Et en fait, je m'en voulais d'avoir été... d'avoir... de m'être mis dans une position qui m'amène à cette conclusion. Et j'en voulais pas à la personne. La personne, a agi avec son système de valeur, avec sa vérité en étant...
Allez, quand tu tombes pas sur un sociopathe, tu peux supposer quand même que les gens agissent avec bienveillance au moins à leur égard. Et quelque part, je me suis rendu compte que c'était surtout une colère qui était dirigée contre moi. Et une fois que tu dis ça, ça t'apèse aussi parce que tu te dis, OK, en fait, si j'ai plus envie de me retrouver dans cet état-là ou en tout cas si j'ai envie de pouvoir le corriger, peut-être que c'est simplement apprendre à moi-même poser mes limites avant que tout ça explose.
La cocotte-minute des petits conflits évités
Et vous voyez paradoxalement c'est que ce qui m'amenait à des disputes très fortes ou des colères très fortes était une volonté première d'absolument vouloir éviter le conflit. Et en acceptant de ne pas éviter les petits conflits, en fait t'évites les gros. tu désamorces les gros surtout. Bref, c'est très important d'oser se poser ces questions ouvertes. Et ça boucle en fait avec la phrase qu'il avait écrit juste après. Tant que vous n'aurez pas changé, ce que la dispute vous appelle à transformer en vous, elle reviendra identique. Et c'est tellement...
Genre j'ai envie de dire quand je lis ça, j'ai envie de dire oh so true it hurts, tu vois. Et c'est exactement ce que je disais. Je me retrouvais dans des situations où j'étais avec des gens qui... j'étais là mais putain c'est pas possible de pas comprendre tu vois. Et puis en creusant je me rends compte qu'en fait c'est ma propre incapacité à explorer les petits conflits avant qui fait qu'en fait c'est comme une coque-coque minute et à un moment elle explose tellement fort qu'en fait c'est irattrapable.
Et donc, tant que je n'avais pas mis le doigt sur cette cocotte minute que je chargeais moi-même, je pouvais pas l'empêcher de sauter. Et maintenant, je sais que voilà, en réglant un peu la valve, là, je fais sortir la pression. Et du coup, la cocotte n'explose plus. Vous voyez? Magnifique. Cette phrase est de Maxime Rovert. D'ailleurs, je rends à César ce qui appartient à César. Alors pas la phrase sur la cocotte minute. Tant que vous n'aurez pas changé ce que la dispute vous appelle à transformer en vous, elle reviendra identique. Magnifique. J'adore la fin du...
la fin du dossier avec une sorte de discussion entre Gaspar Cony, Gloria Aurigui, Stephanie Rosa et Alain Finkielkraut je qu'on dit. Je ne connaissais qu'Alain Finkielkraut de nom. dois avouer que les autres je ne connais pas. Mais c'est très intéressant et alors ça m'a fait venir quelque chose. Ils débattent de comment bien se disputer.
C'est surtout la fin qui me parle le plus, c'est Stephanie Rosa qui partage en disant personnellement je me force à lire des livres de gens avec qui je ne suis à priori pas d'accord, c'est inconfortable mais cela crée un dialogue, un cheminement qui élargit la perspective. c'est souvent en formulant en interlocuteur ses points de désaccord avec lui que l'on parvient à clarifier sa propre position.
Et c'est assez dingue, parce que c'est ce que j'essayais maladroitement de dire un peu avant, ce que j'avais aussi retiré pas mal du livre de Charles Pépin, La Rencontre, puis de plein de choses en vérité, j'arrive plus à me rappeler, mais ce constat de... Je crois que c'était sur un reportage, ça doit être le reportage sur les réseaux sociaux, sur Netflix, crois, qui date maintenant, et où il partageait justement de... Pour ne pas se retrouver enfermé dans des boucles algorithmiques qui ne te montrent que ce que tu veux entendre.
de se forcer à aller voir ce que disent les autres. alors je le partage. Ça fait pas l'unanimité dans mon entourage, mais je le partage quand même. Vous me direz ce que vous en pensez, mais j'avoue m'être pas mal forcé à écouter des interviews ou lire des passages de gens avec qui j'étais justement a priori pas d'accord.
Et j'ai un exemple très frappant qui m'a donné une idée. me suis dit, putain, franchement, j'aurais de la thune, je ferais une expérience sociale un peu comme ça. Mais j'étais tombé au moment, alors bon, je mets un disclaimer sur ce que je vais dire. Je ne soutiens ni l'homme politique, ni ses phrases ou ni la démarche qu'il a eue, etc. On s'en fout, ce n'est pas tellement le sujet.
Sarkozy était passé dans le podcast légende de Guillaume Play et j'étais tombé sur des extraits sur...
pardon désolé j'ai eu un bug le micro va s'arrêter je suis pas sûr de comprendre là hop désolé je disais donc j'étais tombé sur des extraits du podcast qu'il avait fait et j'avais été voilà c'est pas un personnage que j'appréciais énormément donc je partais un peu du postulat justement que tout ce qu'il disait était contaminé quelque part et donc pas entendable et j'ai été très étonné en voyant quelques extraits courts et je me disais putain merde il ya des trucs qui dit
que je trouve quand même pertinent. Et donc j'avais fait l'effort d'aller écouter le Formalon et effectivement, alors il y a des choses sur lesquelles tu n'es pas d'accord volontaires je sais pas mais il plein d'affaires ou plein de sujets sur lesquels Guillaume Plais ne l'emmène pas donc je pense qu'il a une volonté aussi derrière d'asseoir quelque chose ou de transmettre un certain message mais cela étant dit il est vrai qu'il y a certains passages qui sont extrêmement intéressants.
Et ça a remis, ça a vraiment conforté cette idée dans ma tête de me dire, je pense que tu obligé d'aller écouter les gens avec qui tu es a priori pas d'accord parce que au mieux, ça te fait voir une situation différemment si tu apprends quelque chose. Je me rappelle la phrase qui m'a marqué, fait, il y en a surtout une, c'était sur l'aspect de la fragilité. Je ne m'en veux plus exactement ce qu'elle disait, mais il parlait de la fragilité et j'avais trouvé ça intéressant. Et après, au contraire, il y a d'autres points sur lesquels en entendant, ça te permet de dire
En fait, non, je ne pas d'accord. Et maintenant, en entendant quelqu'un avec qui je ne pas d'accord le dire, je comprends mieux pourquoi je ne pas d'accord. Et ça te permet d'affiner ton ton quelque part ton avis à toi. Ton avis ne peut se construire que quand tu le confrontes à des avis différents et sans frasques et sans énervements et sans sans porter quelque part. Et ça m'avait vraiment marqué. Et du coup, je m'étais dit.
Putain mais en fait c'est dingue parce qu'il y a certains extraits si tu les fais dire par quelqu'un d'autre c'est quasiment sûr que des gens qui détestent Sarkozy par ailleurs dira « ouais ouais super phrase » et j'étais là en mode putain merde à l'ère de l'IA aujourd'hui où on est capable de globalement avec des gens trompeurs faire dire n'importe quoi à n'importe qui putain on va avoir des trucs... D'où l'esprit critique sur ce qu'on observe et ce qu'on entend est d'autant plus important aujourd'hui.
Esprit critique, curiosité et bulles algorithmiques
Vraiment, vraiment, vraiment, c'est extrêmement important de porter un regard. Voilà, alors, esprit critique, j'irais au delà, c'est aussi pas que... Il s'agit pas d'être complotiste et de remettre en question tout ce que tu vois ou tout ce que tu entends. Mais du coup, je le dirais plutôt sous l'angle de être curieux. Quand on lit quelque chose, si on comprend pas ou qu'on n'est pas d'accord ou qu'on est d'accord, etc. Juste soyons curieux. Soyons curieux de ce pourquoi c'est écrit et qu'est ce qui...
Ouais, soyons curieux, restons curieux. c'était très intéressant ce dossier sur la dispute et ça donne envie d'aller parler de sujets aussi, peut-être qui sont un peu plus... Alors c'est ça qui est paradoxal en fait dans le monde d'aujourd'hui, c'est que tu peux vouloir échanger autour de ces sujets là et le clipping et la récupération, enfin le découpage de formats longs aux formats courts,
terrible parce que là typiquement on pourrait extraire juste un court truc de ce que j'ai dit sur Sarkozy et me faire passer pour un adorateur de sa personne alors que c'est pas du tout ça que je voulais partager et donc c'est toujours ça aussi qui est délicat aujourd'hui c'est que tu es toujours obligé prendre des pincettes ou de pas dire des choses parce que tu as peur du torrent que ça peut déclencher quoi enfin bref voilà voilà
Alors, c'est fou à quel point c'est intéressant de... Ouais, ça me fait réfléchir, j'adore ce magazine. Un article sur la conscience est donc basé sur des propos d'Antonio D'Amazio, qui je ne connaissais pas. Je connaissais D'Amazio, mais l'auteur de l'Aur du Contrevent. Et là, c'est Antono D'Amazio, référence mondiale de neurosciences.
s'appuyant sur la conception de l'unité du corps et de l'esprit chez Spinoza, il a remis en lumière le rôle des émotions comme outil de compréhension du monde et de nous-mêmes. Aujourd'hui, il renouvelle ce que nous croyions savoir sur l'un des sujets favoris de la philosophie, la conscience. y a plusieurs choses qui me marquent. Alors déjà, je fais une parenthèse. C'est qu'il a Antonio D'Amazio en 6 dates. Et ce qui est dingue, c'est que, voyez, il fonde un centre d'étude du langage en 71. Puis 4 ans après, il quitte le Portugal pour aller faire des recherches de neurosciences à Harvard. Et en 94, donc 20...
Damasio : 15 ans versus 1 semaine
plus de 20 ans, quasiment 20 ans après, là, il publie un livre de vulgarisation. c'est dix ans après, en 2005, qu'il dirige l'Institut pour l'étude neurologique de l'émotion et de la créativité de l'Université de Californie-Méridionnelle. Et en fait, ce qui est dingue, et ça, c'est un partage qui va au delà du sujet, fait, c'est juste que ça marque quand je le vois écrit là, c'est que on sous-estime tellement ce qu'on peut accomplir en 15 ans et on surestime ce qu'on peut faire en une semaine. Et je me reconnais parce que en ce moment, je suis dans une démarche de
Ok, j'allais exploser. Voilà, j'ai fait que travailler depuis octobre dernier. Là, on est mi-avril. J'ai couru un marathon et je me sens à plat, vide, avec un besoin de me poser, d'être simplement créatif et de mettre de côté parfois tous les business et peut-être inconfortable que peut avoir la gestion d'une entreprise. Donc, j'apprends à ralentir et évidemment...
dans mon petit cerveau d'être humain qui a grandi avec un fait des efforts et un besoin de sécurité important, tout ça me dit, me déclenche une alarme de mode vas-y frérot, s'arrêter c'est mourir donc remettons en mouvement. Et voir une courbe de temps comme ça, alors évidemment il y a un biais du survivant parce que pour un Antonio D'Amazio il y a peut-être d'autres qui ont échoué entre temps mais c'est même pas ça qui m'intéresse ici, ce qui m'intéresse là c'est de voir qu'en fait les choses prennent du
et qu'il a des choses qui vont prendre des années avant de prendre et is ok en fait. Le tout c'est de savoir ce qu'on a envie de faire aujourd'hui et qu'est qui nous amène à cette vision de terme. Et quand on est dans cette démarche là, c'est tout de suite très précieux de se rendre compte qu'on surestime ce qu'on peut faire en une journée, on sous-estime ce qu'on peut faire en un an.
Et c'est toujours ce truc aussi avec l'écriture d'un livre, je reviens toujours là parce que c'est ce qui me passionne, mais on a envie d'écrire un livre, on a envie qu'il soit écrit tout de suite. On veut qu'en trois mois, s'est terminé. Et certains, je leur dis que moi, travaille huit mois avec les auteurs, ils me regardent avec des grands yeux. Non, parce qu'en créer un livre, prend du temps. ne peux pas. Ce n'est pas comme ça. Ce pas en claquant des doigts. Ça demande du travail sur soi, de l'introspection, etc. Mais malgré que ça prenne du temps, fait, le truc se joue aujourd'hui.
C'est pour ça que c'est intéressant d'aller interroger l'intention profonde personnelle et le sentiment d'urgence aussi d'aller le cultiver. que, ok, ça peut prendre du temps, mais ça veut pas dire que tu dois rien faire aujourd'hui. C'est pas parce que ça va être long à faire, long entre guillemets, que tu dois te poser la question de savoir si tu vas le faire tous les jours pendant dix ans ou attendre tous les jours pendant dix ans que d'un coup ça soit terminé. Et merci à cette frise toute bête posée au milieu de la page.
de me rappeler que patience est mère de sûreté peut-être. Moi qui avais un besoin de sécurité. Voilà peut-être que c'est ça aussi la patience. C'est marrant, c'est pas la première fois qu'on me parle de de voir être patient. Ça fait beaucoup écho là, ça fait beaucoup écho. Et bref, deuxième partage qui me vient c'est la pensée consciente est peut-être immatériel mais les processus mentaux sont le résultat de l'activité des neurones et de circuits neuronaux tout à fait physiques. Et fait ce qui me fascine dans tout ça c'est que
l'immatériel puisse avoir une réalité physique. c'est quelque chose, je ne sais pas si je suis d'accord avec ça. Je ne sais pas si j'ai envie que tout soit mathématiquement posable, physiquement explicable. Peut-être que ça en dit long aussi. On parlait de ce ça apprend sur moi, ce désaccord. Je pense que ça en dit long sur mon besoin d'unicité, de pouvoir sur la vie. Quelque part, si tout est explicable, si...
matériellement et physiquement explicable par des équations, est-ce que ça veut pas dire que tout est déterminé ? A quoi bon me battre tous les jours ? Si tout ce qui doit m'arriver doit m'arriver physiquement parce que c'est explicable par les mathématiques et la physique. Et derrière tout ça, a une notion que j'aime pas trop, est du coup une résultante qui serait que, en fait, si tout est déterminé, à quoi bon essayer de se battre aujourd'hui ? J'ai juste à attendre, tout ce qui doit m'arriver va me tomber dessus.
Alors évidemment, c'est l'extrême. La réalité des choses, je pense, est loin de ça. Et en fait, j'en suis convaincu. Et je pense qu'on est avant tout maître de notre destin et de ce qui nous arrive. Mais cela est quand même challengeé par ce truc de est ce que quelque chose d'immatériel peut avoir une réalité très matérielle ? Je ne pas. C'est très intéressant. C'est très intéressant. Je fais un dernier partage. C'est...
L'IA et la vulnérabilité
Il parle de l'IA et il dit c'est pourquoi je propose de créer des robots vulnérables. Il explique que ce qui fait défaut aux machines actuelles et l'IA c'est la vulnérabilité. Donc créer des robots vulnérables, si nous arrivions à mettre un peu de sensibilité et des motivités dans les machines cela pourrait contribuer à éviter qu'elles ne deviennent nos ennemis ou plus largement qu'elles ne malmènent notre humanité. Et je suis d'accord avec ce qu'il écrit et par contre je crois que ça me fait encore plus peur. Je pas, je suis en train d'imaginer
une chatte Jpt qui au moment où tu te désabonnes pour aller chez Claude te dit mais comment tu peux me faire ça après tout ce qu'on a vécu et qui commence à te blackmail tu vois. J'en sais rien je sais pas je comprends le point de vue philosophique mais il me fait un peu peur je crois. pas d'avis sur ça encore. Ah ça va ça va cogiter. Bon c'est le but en remarque. Eh bien écoutez j'en ai fini avec ce philosophy magazine alors c'est marrant parce qu'à la fin il a plein de
de recommandations de livres et je me rends compte qu'il a trop de trucs qui ont l'air trop bien qui sortent et que je suis pas à jour. C'est impossible d'être à jour. Ouais, c'est la vie. Mais cela étant dit, franchement, j'ai passé un super bon moment. super content. Une petite heure 40 à lire. J'avais vraiment besoin de cette pause. fait, ça fait du bien de poser son cerveau. Alors attendez, j'ai quand même fait turbiner le bordel. Mais ce que je veux dire par là, c'est que vous voyez dans cette démarche de ralentir, ne pas être tout le temps.
en train d'essayer de produire quelque chose de productif pour pour pour avancer ça a fait du bien et et là cette lecture m'a fait vraiment beaucoup de bien merci philosophy magazine mois d'avril 2026 écoutez est ce que écrire un jour un article dans philosophy magazine n'est finalement peut-être pas un goal je vais peut-être me le mettre dans ma liste de 100 rêves qui va passer à une liste de 101 rêves du coup mais écoutez cette liste n'est jamais assez longue
Je vous souhaite une très bonne journée, je vous dis à très vite pour un nouvel épisode de Aux Lire si c'est bien le nom que j'ai donné à cette série. Et je vous fais des gros bisous les amis, à très vite.
Et ton livre à toi
Ces lectures nourrissent mes propres textes, la série est née comme ça. Si ton livre attend son tour, l'atelier offert d'Ose Écrire est une bonne première marche.
Découvrir l'atelierUNE AUTRE LECTURE AU HASARD

OSE LIRE #4
Philosophie Magazine n°200

DERRIÈRE OSE LIRE
Ybelion
Samuel Le Parc · écrivain et coach ICF
Ancien ingénieur en sûreté nucléaire, j'ai tout quitté pour l'écriture. J'anime Ose Écrire et j'accompagne les auteurs autour de trois clartés : le rythme, l'identité, l'intention. Toi aussi, tu as un livre qui attend ?